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Jef Jino « Tous pareils »

C’est dans cette effervescence que le Nordiste Jef Kino dévoile son nouvel album « Tous pareils ».

Né en 1970 à Auchel, Jef Kino enlace son premier accordéon à 8 ans. Ado, il saisit une guitare et monte un groupe de rock - Parkinson - qui fera plus de 300 concerts en dix ans. Il y a quelques jours, dans un troquet de Wazemmes, il se souvient : « On avait le genre Noir Désir, avec des textes en français, assez maladroits, contestataires, mais trop universels, pas assez dans l’air du temps ». Le groupe disparaît, mais pas Jef qui sort son premier disque solo en 1998 : Modèles déposés. Un BTS publicité, un Deug de lettres modernes, une licence de sciences de l’éducation et cinq années à faire le « pion » dans les lycées le précipitent vers son destin : il plaque tout pour la musique. Sans toutefois échapper au service militaire.

Chienne de vie, mini-album de l’an 2000, accroît sa notoriété publique et critique. Le voilà en première partie d’Hubert-Félix Thiéfaine, Ange, Mano Solo, devant des Zénith bondés. Le Plus Heureux des Hommes sort en 2002, ouvrant les portes des Francofolies de Spa et La Rochelle, du Printemps de Bourges, des Transmusicales de Rennes. Apprendre ou à laisser, quatrième album, se vend à 4 000 exemplaires : un succès couronné par le prix Adami Bruno Coquatrix 2005. S’ensuit une tournée de quarante dates, de Paris à la Pologne.

En 2006, le chanteur-compositeur écrit une pièce de théâtre. Les psy-choses de la vie se joue dans plus de trente salles tandis qu’entre en gestation une œuvre qui lui tient énormément à cœur : Le Bar de l’écluse, une sorte de « Broadway-les-mines », véritable comédie musicale avec neuf artistes sur scène et du « live total ». Actuellement, la tournée redémarre, tout comme un projet de CD : « Le DVD, c’est trop cher ».

C’est dans cette effervescence que Jef Kino dévoile son nouvel album Tous pareils : « Il était prêt depuis un an, mais il me manquait un producteur. Aujourd’hui, il faut de gros moyens pour percer. La télé, la radio... Sans ça, c’est difficile. Quant au buzz du web, je n’y crois pas, à moins que le phénomène ne soit relayé par une maison de disques ».

Tous pareils, mi-rock mi-crooner, s’affirme comme un album intimiste, émouvant, sincère, où percent les influences de Neil Young et Leonard Cohen. Réaction : « Oui, ce sont des chansons personnelles, mais pas impudiques au point de reprendre ça dans les détails. En le composant, j’écoutais beaucoup John Lennon, en me sentant proche de sa situation à la fin des Beatles. J’ai voulu faire un album humaniste : je crois plus en l’homme qu’en la religion ». Sur des chemins rock & folk, les thèmes restent universels, exprimant les émotions, les colères et les craintes de l’artiste : « Ma vision du monde n’est pas très optimiste : on continue à jouer avec les armes, le pétrole et les dollars alors qu’on sait ce que ça donne ! ». Les chansons d’amour donnent le change, comme Tout c’qu’on boit, chanson à boire en duo avec Loïc Lantoine, un Armentiérois chez qui Télérama a perçu « des échos de Rimbaud et des Braises de Brel »... Plus loin, la Suédoise Mimi Kay (artiste, militaire, top model... un phénomène féminin !) assure le second duo pour Comme un vieux chewing-gum. Derrière les instruments, deux talents connus puisque membres de l’orchestre de la Revue de l’Orphéon d’Hazebrouck : le bassiste Manu Berdin et le claviériste Rémy Charlet. 

Tous pareils a été enregistré à l’ancienne. C’est-à-dire, comme l’explique Jef, « à cinq dans une pièce pendant cinq jours, comme les Beatles, avec le côté spontané de leur époque ». Ses onze chansons (plus une « cachée ») aux rimes évidentes, à l’humour amer, à la gaieté désabusée prouvent, avec cette révolte saine qu’on doit savoir garder de son adolescence, que Jef Kino a onze fois raison. De nous dire le mal et le bonheur d’aimer, de s’accrocher à la légèreté des choses, de se poser les vraies questions, de pleurer les artistes qui meurent, de prendre du bon temps, puisque... « la vie peut être belle ». On imagine aussi ce que donnera Tous pareils sur scène. Après le concert du Splendid, il est vérifié que le rock de Jef Kino embrase les salles. Comme il dit : « C’était l’apocalypse ». Plus doux, il trouve le mot de la fin : « Une chanson fige le temps, en y mettant de la vie ». Avant d’ajouter : « Le prochain disque sera plus rock ! ». Y a pas d’mal.

Cambrousse

Prochains concerts : 17 mai Abattoir Lillers, 29, 30 et 31 mai Biplan Lille.

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Jef Jino « Tous pareils »

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3 réactions à cet article    


  • morice morice 22 avril 2008 18:22

     Merci de rappeler l’existence de L’Abattoir.... qui a connu des groupes incroyables !!


    • ZEN ZEN 23 avril 2008 11:57

      Merci de me faire de me faire découvrir un voisin inconnu..

      Honte à moi !...


      • Francis Cambrousse 25 avril 2008 00:05

        Désolé pour la coquille dans le titre : il faut lire JEF KINO, bien sûr.

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