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Jusqu’à la bête

« Jusqu’à la bête »

Roman de Timothée Demeillers

Editions Asphalte

Septembre 2017

149 pages

 Roman social

 

JPEG Erwan conte son histoire, son quotidien ici en prison et son passé récent quand il travaillait à l’abattoir près d’Angers.

C’est sa vie quotidienne, les carcasses des bêtes qu’on abat, le sang qui coule, les plaisanteries, toujours les mêmes, entendues et le regard des autres, à l’extérieur, des copines rencontrées et de celle qu’il a fréquentée quelques mois.

Tous ne voient en lui qu’un boucher.

Il est commis aux frigos avec Didier, celui qui ne cesse de causer  : « Lui enfermé dans son petit frigo, à trancher des flancs, à prendre le Ph, et moi à côté, dans mon hangar frigorifique à ordonner mes carcasses. Les compagnons du froid. Les inséparables des frigos. »

Il y a la mort des bêtes, leurs cris, l’odeur qui colle à la peau et les images qui reviennent la nuit en cauchemars.

Erwan nous fait découvrir l’horreur de ce quotidien, toujours le même, le travail à la chaîne, l’abattage à des cadences infernales, augmentées en fonction des commandes pour le profit.

Il y a l’envers du décor bien propre de l’entreprise vue des bureaux avec des photographies représentant des vaches paissant dans des prés verdoyants et des employés portant des blouses blanches et brillantes.

Il y a le monde des cols blancs, celui des secrétaires et celui de ceux d’en bas qui aspirent à la retraite.

Ils espèrent pouvoir goûter de deux ou trois années de paix et de bonheur, sachant bien que leur espérance de vie de l’après travail est courte.

Erwan a tout le temps de repenser à tout ceci, à son enfance déchirée, à ses longues années à l’usine de destruction massive et à ses espérances dans l’attente de sa sortie de prison.

Mais au fait, il a commis l’irréparable, mais quel irréparable ? Le lecteur devine qu’il existe un lien direct entre sa situation d’hier et son crime mais il faudra attendre la fin pour tout savoir.

Ce roman nous prend aux tripes et j’avoue que le réalisme et la précision des descriptions ne me donnent pas envie d’acheter un morceau de viande pour « agrémenter » mon repas, même si cette viande-là, bien présentée n’a rien à voir avec les carcasses découpées.

Erwan essaye de se créer des rêves comme le fait son voisin de cellule : « des rêves pour dans seize ans, si tout se passe bien, dans seize ans quand je pourrai sortir et retrouver les beaux souvenirs du passé », ils sont rares mais ils existent et dans la vie il vaut mieux essayer de s’accrocher au beau, même s’il faut le chercher.

Jean-François Chalot


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4 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 22 janvier 16:48

     
    LE LENT 1940 DES SOUCHIENS, LES RÉSISTANTS ET LES COLLABOBOS
     
    “L’Europe de l’Est avait perdu sa souveraineté [avec URSS] mais pas son identité. Les pays de l’Ouest perdent les deux” Soljenitsyne
     
    “Les dissidents étaient à l’Est, ils sont dorénavant à l’Ouest” Soljenitsyne
     
    « Toute les frontières de l’Islam saignent » Huntington
     
    « Baise la main que tu ne peux pas encore couper » Proverbe musulman
     
    « Le multiethniquage est le bélier de la féodalité mondialiste, et La Baudruche négrière à Soros, notre bouffon (et client) préféré » Baron de Rothschild



      • BA 22 janvier 19:26

        Lundi 22 janvier 2018 :


        France : les très riches toujours plus riches.


        « L’an dernier, les 10 % des Français les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses, alors que les 50 % les plus pauvres se partageaient à peine 5 % du gâteau. Tout en haut de la pyramide, le 1 % des ultra-riches détenait 22 % de la richesse, contre 17 % en 2007 », pointe l’ONG Oxfam dans son rapport « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent », publié ce lundi, à la veille de l’ouverture de la 48e édition du WEF.


        Le tableau pour la France est très contrasté aux extrêmes. En vingt ans, la fortune cumulée des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12, parallèlement 1,2 million de personnes supplémentaires ont grossi les rangs de la population pauvre.


        Dans ce contexte, les 38 milliardaires recensés dans l’Hexagone possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population.


        Et en haut de la pyramide, tout va plus vite. Le nombre de milliardaires français en dollars est ainsi passé de 15 à 38 en onze ans et leur richesse a triplé, par rapport à 2009, pour atteindre 245 milliards d’euros l’an passé.


        Ce boom des milliardaires est-il le signe d’une économie florissante ? « C’est d’abord le symptôme d’un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE », commente Manon Aubry, la porte-parole d’Oxfam France.


        Comment expliquer ce phénomène ? En partie, et en partie seulement, par le rôle moteur des entreprises. Plus de 44,3 milliards d’euros ont été reversés l’an passé aux actionnaires par les sociétés cotées sur le CAC 40, c’est trois fois plus qu’il y a quinze ans et un record en Europe, mais 4,1 % de moins qu’en 2016.


        « Le taux de redistribution de ces entreprises dépasse désormais les 50 %, contre 33 % au début des années 2000. Dans le même temps, le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France », note l’étude.


        A la Bourse de Paris, trois valeurs se distinguent particulièrement : Total, Sanofi et BNP qui, à elles seules, ont versé le tiers des dividendes du CAC 40 en 2017. Sanofi et Total figuraient déjà dans le top 10 des entreprises mondiales qui ont distribué le plus de dividendes en 2016.


        Ces géants de la cote ne se montrent pas généreux qu’avec leurs actionnaires, elles le sont aussi avec leur PDG. Le n° 1 de Sanofi « gagne ainsi en moins d’une journée le revenu annuel moyen d’un français. Il faudrait 11.674 années à un salarié du textile au Bangladesh pour gagner ce que gagne en une année le PDG de Carrefour, où sa marque Tex produit une partie de ses vêtements », note l’étude.


        https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0301179932410-france-les-tres-riches-toujours-plus-riches-2146955.php


        • Choucas Choucas 22 janvier 20:08

           
           
          « Que négrier La Baudruche soit client privilégié » Rothschild
           
          « Que petit facteur dévot sans-frontièriste vante bien l’ouverture » Soros
           
          « Que Chalot organise bien le gland remplacement des titi rouges » Parisot
           
          « Tout ça finira par la partition » Flamby
           
          « La guerre des classe existe, et les riches l’ont gagnée, avec le bélier du multiethniquage sans frontièriste détruisant les forteresses nations » Warren Buffet

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