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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’Angoisse de la liberté (actualité de l’existentialisme)

L’Angoisse de la liberté (actualité de l’existentialisme)

En France, la mode existentialiste fut grande dans les années 40-50, au point que Boris Vian la caricatura dans l’Écume des jours. La notoriété de son représentant national Jean-Paul Sartre et les hystéries qu'elle suscita, y était parodiée à l'extrême (pour tout dire jusqu'à la connerie) sous le paronyme de Jean-Sol Partre.

Mais avant la caricature, et avant la mode existentialiste réelle, il y a dans l'existentialisme une éthique pour notre temps, toujours d'actualité en bien des manières.


Source cinématographique : eXistenZ

 

Première étape : Søren Kierkegaard, l'angoissé monothéiste

Au XIXème siècle, la civilisation nord-atlantique, repue de sa puissance impérialiste coloniale, démocratisait relativement ses sociétés. Ceci, au milieu des compagnies commerciales qui étaient déjà pour ainsi dire « transnationales ». Les garde-fous médiévaux sautaient les uns après les autres depuis la Renaissance : foi, féodalité, corps de métiers. Les mœurs, sur la base des humanités gréco-latines et des sciences ainsi délivrées de la coupe ecclésiale – quoique des ecclésiastiques s'y adonn(ass)ent allègrement, eux qui réveillèrent les humanités gréco-latines après leur perpétuation durant l'âge d'or islamique … – les mœurs perdaient tout cadre.

Dans ce contexte, le penseur religieux Søren Kierkegaard, angoissait beaucoup. Il angoissait, parce qu'il sentait tout le poids d'avoir à se responsabiliser dans la foi. En effet : tant que les mœurs étaient d'accord avec la foi, la foi était socioculturelle, il n'y avait pas à la garantir plus fortement que cela dans
l'acte de foi. Malheureusement, les mœurs ne garantissant plus la foi socioculturelle allant-de-soi, le fidèle est sujet au doute et obligé de réaffirmer sa foi régulièrement : de s'en souvenir, de s'y rappeler, de la relancer (comme la métaphysique du couple selon Alain Badiou) …

Or ce sont des choses courantes de nos jours, sinon la France ne rendrait pas irréligieux, et elle serait peut-être moins dépressive (car les croyances sont anxiolytiques, bien qu'elles n'ont pas besoin d'être monothéistes ! elles peuvent êtres (néo)païennes, ou sorcières aussi). Tout ce qu'il est de dire, c'est que l'existentialisme naît avec Søren Kierkegaard – c'est-à-dire l'éthique d'une existence qui seule a à s'assumer librement, qui en angoisse et en désespère.

Or, l'esprit du libéralisme, c'est cela : la nécessité d'avoir à s'assumer dans l'instant et tous les autres, au sein de la vie vécue comme projet d'autodétermination, par la relativité et le hasard des situations. L'existentialisme est un effet de l'évolution de la civilisation nord-atlantique.



Deuxième étape : Friedrich Nietzsche, le névrosé monothéiste

Friedrich Nietzsche n'est pas à proprement parler un penseur existentialiste. Néanmoins, après Søren Kierkegaard, fin XIXème siècle, il observe la détresse dans laquelle la civilisation nord-atlantique est entrée et pour les mêmes raisons évoquées ci-dessus. Le point de vue de Friedrich Nietzsche, s'il n'est pas existentialiste, est certainement existentiel, dans une optique épique (dont se souviendra André Malraux au cœur du XXème siècle).

Formule percutante, Friedrich Nietzsche évoqua « la mort de Dieu », c'est-à-dire l'amoindrissement de la force des mœurs socioculturelles héritées, sans qu'il soit permis de dire quelles valeurs émergeraient de tout cela. Le néant moral et spirituel ainsi dégagé par le libéralisme, bien que conquis par la force de libertés en marche, fait naufrage et se déprave dans une tendance renforcée au néant (latin
nihil) : c'est le nihilisme, l'apathie nihiliste, la passivité nihiliste des mœurs contemporaines, qui engendre tout un tas de veuleries d'ingénieries et de masses productrices et consommatrices.

Aujourd'hui, l'islamisme radical confronte bien « l'Occident » sur la base d'un tel phénomène. La solution de Friedrich Nietzsche n'est évidemment pas celle de l'islamisme radical – bien qu'il apprécia la culture musulmane, plus que la judéo-chrétienne. Au contraire, la solution de Nietzsche préconise de combattre le mal par le mal, et pour tout dire de
vacciner « l'Occident », en lui prescrivant toujours plus de nihilisme, c'est-à-dire qu'existentiellement chacun(e) aurait à quitter son état de nihilisme passif, au profit d'un nihilisme actif toujours plus destructeur de la morale, afin d'échapper aux névroses religieuses du monothéisme par volonté de puissance renouvelée (dans cette démarche, Nietzsche convoque les sagesses païennes, et c'est tout ce qu'il qualifie poétiquement de surhumain). En clair, l'angoisse de la liberté doit être surpassée épiquement (et c'est à cause de cela que Friedrich Nietzsche passa pour un philosophe adolescent, à enthousiasmer tant d'adolescents).

On peut dire que Nietzsche prend le parti de l'esprit du libéralisme, c'est-à-dire : le parti de la nécessité d'avoir à s'assumer dans l'instant et tous les autres, au sein de la vie vécue comme projet d'autodétermination, par la relativité et le hasard des situations. Mais Nietzsche s'en sert pour convier à de nouvelles valeurs pour refaire communauté. Son
Ainsi parlait Zarathoustra est une prophétie existentialiste, pour en finir avec les problèmes existentialistes (et c'est à cause de cela que Friedrich Nietzsche passa lui-même pour un névrosé religieux, tandis qu'il critiquait les névroses monothéistes).


Troisième étape : Martin Heidegger, l'être-jeté « ultimo-théiste »

Vint alors l'heure de Martin Heidegger au XXème siècle, qui propose une ontologie existentialiste, c'est-à-dire une philosophie de l'Être (de l'essence ou de la nature de la réalité…) basée sur l'existence humaine. En somme, tout bêtement, Heidegger dit : vous êtes là. . Cette instance seule du « là » lui permet de fonder une philosophie de l'Être, puisque c'est l'existence-même que d'être-là. L'être-là, c'est donc toi, c'est donc moi, c'est donc lui, c'est donc elle, c'est donc nous.

Cet être-là existe dans le monde, avec autrui plus ou moins sous emprise et déchéance, disponible comme à distance des choses et des affects qui se présentent alentour. Psychologiquement, c'est hodologique. Mais c'est alors que survient « le drame de l'être-là » car, selon Heidegger, l'être-là se soucie toujours fondamentalement de son devenir. Même quand il rêve d'insouciance et se montre insouciant, il ne peut pas fondamentalement renier l'angoisse existentielle qui l'aiguillonne.

L'être-là est
jeté dans l'existence, et il angoisse d'autant plus qu'il sait que la vie ne durera pas. L'être-là doit régulièrement s'affronter à l'idée de la mort, c'est son être-vers-la-mort, en plus de ses être-au-monde et être-avec-autrui. S'il cherche à renier le souci, l'angoisse, la mort, il entre dans ce que Heidegger nomme l'être-en-faute, c'est-à-dire en défaut de résolution. Manquer de résolution ne fait que redoubler l'angoisse et affoler le souci, inauthentiquement. Voilà pourquoi chacun(e) a à se résoudre face à l'éventualité de sa propre mort, pour devenir authentique et s'approprier son chemin de vie. C'est évident de nos jours, avec les détresses inhérentes au covodisme, et d'autant plus que l'industrialisme a une emprise forte.

Seulement, Martin Heidegger se rend bien compte que l'Être, contrairement aux réalités, est un abyme sans raison. À vrai dire, bien qu'il ait prétendu déconstruire Nietzsche (évoqué ci-dessus) en même temps qu'il prétendit déconstruire la tradition philosophique concernant l'Être … Heidegger n'avait à offrir qu'une énième forme du nihilisme. Dans sa démarche résolument contemporaine, il en appela
ultimo-théiste, à un dernier dieu … Il faut croire que l'angoisse de Kierkegaard (évoqué plus haut) était persistante encore au milieu du siècle dernier. C'est-à-dire en plein cœur de l'esprit du libéralisme triomphant, sa nécessité d'avoir à s'assumer dans l'instant et tous les autres, au sein de la vie vécue comme projet d'autodétermination, par la relativité et le hasard des situations.


Quatrième étape : Jean-Paul Sartre, le spontané athéiste – et son parèdre Albert Camus, l'insensé antithéiste

Nous voici donc là où nous avions commencé, au moment de la mode existentialiste en France, notoirement portée par la figure de Jean-Paul Sartre.

Jean-Paul Sartre, comme Søren Kierkegaard, est né dans une famille chrétienne protestante ; comme Friedrich Nietzsche, il s'inscrit dans une forme d'épopée ; et comme Martin Heidegger, il convoque l'être-là sous les vocables de
réalité-humaine, de situation et de projet … notions déjà plus ou moins utilisées depuis le début de ce texte : il faut dire que Jean-Paul Sartre est un excellent concepteur philosophique, difficile à comprendre quand on n'est pas familier de la philosophie.

Avec lui, c'est vrai, la réalité humaine est angoissée par sa liberté, sans dieu, et elle a à se projeter dans l'instant existentiel, pour
être ce qu'elle se fait devenir (d'où la sentence selon laquelle, concernant l'humain, « l'existence précède l'essence »). Mais on croirait à la génération spontanée des choses, comme en franche construction libérale, dé(sen)racinée.

On doit la mode existentialiste à trois choses : 1. l'existentialisme médiatique, qui croit comprendre Sartre sur la base de la trop-fameuse anecdote du garçon de café seulement, 2. le militantisme gauchiste de Jean-Paul Sartre (qui, comme le nazisme de Heidegger, peut être délayé de son ontologie), et 3. ses tensions avec le bien-trop-fameux Albert Camus, lui-même fort remarqué à l'époque. Mais Albert Camus en effet, et contrairement à Nietzsche, mérite son titre de
« philosophe pour classes de terminale » ... quoique jamais il ne prétendit philosopher : ne lui intentons pas de faux procès.

Albert Camus se contentait de trouver qu'il est révoltant (jusque devant quelque dieu) que l'univers n'aurait rien à dire à la raison humaine ; il se rendait donc à l'absurdité de tout et du Tout, au profit de sensualités diverses ; s'il est apprécié, c'est qu'il nous parle de nous et de notre besoin d'aimer et d'être aimé, dans des termes parfaitement infirmiers. C'est totalement raccord avec les détresses inhérentes au covidisme, et tous les membres des générations W et X qui craignent la contagion.

Bref : Jean-Paul Sartre, par-devers son gauchisme, inaugure avec son existentialisme psychanalytique, tout le coaching et la psychologie de projet des Pôles emplois et des managements contemporains (c'est bien connu : les idéaux gauchistes, malgré leur anticapitalisme, sont le fer de lance de la mondialisation capitaliste). C'est-à-dire encore que, l'esprit du libéralisme, c'est la nécessité d'avoir à s'assumer dans l'instant et tous les autres, au sein de la vie vécue comme projet d'autodétermination, par la relativité et le hasard des situations.

L'existentialisme est un effet de l'évolution de la civilisation nord-atlantique, et nous sommes toujours plus ou moins pétris d'existentialisme. Mais c'est parce que l'existentialisme a très bien décrit les angoisses de la liberté, que nous nous retrouvons aujourd'hui, passifs, entre consumérisme, islamisme et covidisme. Les pulsions néoconservatrices en ce libéralisme médiocre, sont grandes.

Nous sommes si fragiles, quand on existe isolés. L'existentialisme n'est pas si humaniste que cela. Il faut que la raison dialectise la personne dans la communauté, ce qu'avant Sartre les personnalistes avaient tenté ... en restant monothéistes toutefois (requiem pour la revue Esprit qui en héritait) : malgré leurs récriminations, le personnalisme est une forme d'égotisme ...

Des cinq auteurs précédents, il n'y en a qu'un, qui invite au surpassement.

 

 

 

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31 réactions à cet article    


  • Montagnais Montagnais 20 mai 21:21

    Vous avez accompli un Kolossal travail !..

    Sans toutefois noter, par exemple, que l’« existentialisme » n’est qu’une tare de la bourgeoisie, sans noter par exemple qu’au compte de Heidegger, il faut absolument inscrire le concept de Kehre, si utile en nos temps, sans noter par exemple que Céline a remis l’agité du bocal, le ténia .. à sa place, en des textes grandioses, emplis de trouvailles sur les idées et la langue ..

    • “Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.”

    C’est pas « Jean-Baptiste » qui a osé dire ça ..

    « L’existentialisme » ? .. tiens, ce serait une bonne idée ..

    Pour suivre notre époque, pour s’y amuser .. relire Céline, le Dibbouk, pas Tartre .. Ni Tartre, ni BHV ..

    Google « Céline Dibbouk »


    • eau-pression eau-pression 21 mai 09:25

      @Montagnais

      Sartre ne serait rien sans les mots.


    • eau-pression eau-pression 21 mai 09:35

      @eau-pression

      D’ailleurs
      d’égal du mal
      à ego des mots

      il y a un simple passage au pluriel


    • Montagnais Montagnais 21 mai 12:28

      @eau-pression

      Toujours bien vu ..

      Echo des maux .. un simple entrechat sémantique

      Vive Oeil-de-guerre


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 mai 23:00

      Sartre reste un excellent concepteur philosophique, dont on peut découpler la philosophie de l’idéologie, bien qu’il s’appliqua assez bien à les confondre. Ce n’est pas pour des mains grossières. Céline aurait pu, s’il avait daigné s’y pencher plutôt que de se plaindre sur le sort et contre les juifs, en oubliant tous les autres monothéistes.


    • Bref, l’humain est venu au monde et il faut bien faire avec,...


      • Montagnais Montagnais 21 mai 12:30

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        L’humain ? ce serait une bonne idée .. vous voulez dire « le bipède »


      • @Montagnais La définition d’humain n’est même pas claire. Elle vient d’humus. El animal lui, il ne vient pas aussi de l’humus (la terre). Bref on est pas plus avancé,...ADAM fut issu d’ADAMAH : la terre, la poussière. il n’a donc pas chuté, il était déjà au sol. 


      • eau-pression eau-pression 21 mai 13:10

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        La bipédie libérant la main, les zones cérébrales se développent différemment. C’est ce que disent les anthropologues qui n’ont jamais vu de kangourou faire des mathématiques.


      • @eau-pression Je vous savais collé à la matrice, mais pas à ce point,...


      • @eau-pression savez-vous que le kangourou, celui qui a une poche pour porter son bébé signifie : qui ne comprend pas... 


      • Le nom kangourou signifie « je ne comprends pas » en langue indigène. ... Les indigènes auraient répondu « kan ghu ru », soit « je ne comprends pas ». En réalité, le mot est bien repris à une langue indigène d’Australie, mais sous la forme patagorong.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 mai 23:09

        En allemand, ça ne vient pas d’humus, « Mensch ». « Mensch », c’est le penseur, latin mens. Mais qu’il faille bien faire avec parce que l’humain est né, ce n’est pas du tout le concept de l’article. Je suis sûr que vous avez été obnubilée par la fameuse sentence « l’enfer c’est les autres » en réalité tirée d’une pièce de Sartre, dans la bouche d’un de ses personnages pas du tout représentatif de Sartre, quoiqu’à travers cela il exprima une possibilité existentielle. Quant au reste, n’en parlons-pas, vous continuez de prêcher votre paroisse, c’est-à-dire votre gnose monothéismo-ésotériste auto-synchronistique c’est-à-dire aussi égocentrique que le dieu. Vous cultivez son/votre martyr. C’est à vouloir vous préférer voilée, au lieu d’agiter vos nageoires sous le nez de tous.


      • ADAM le GLEBEUX (CHOURAQUI). 


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:06

          Vous avez cité les juifs plus haut, et maintenant vous vous laissez aller à vos associations d’idées, sans frein ni fin, ni même faim.


        • Bon ,disons que l’homme peut lire : A propos de mots : HOMME, HUMAIN. Maurice TOURNIER ; DES MOTS en politique. https://www.persee.fr/doc/mots_0243-6450_2001_num_65_1_2494. tounez sept fois votre langue dans la bouche avant de parler. J’ai demandé à ma chatte de le faire : ses yeux se sont agrandis. t’es bête ou quoi ?


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:06

            On devrait vous le demander, ô chatte.


          • L’homme ne devient homme que quand il se dégage (se libère-LIBERA ME) de sa gangue d’HUMUS et se spiritualise. C’est à dire que même s’il reste attaché à son humus, sa tête s’élève vers le ciel, le cosmos. L’homme ne parle pas par son cul (quoique), mais par sa bouche qui est près du cerveau lui-même rattaché à l’’air, au ciel. Ce n’est pas à un dieu de descendre vers lui, mais lui de s’élever, se libérer de la matrice originelle. Matrice qui vient de mater : ce qui est caché, grotte, caverne. Et pour cacher quelque chose, il faut de la MAT ière. L’expression échec et MAT : qui a perdu a chuté, dans la matière...Ce qui différencie la gnose ou R.C. des catholiques qui estiment que l’avortement est un crime. Pour que l’enfant soit dit humain, il doit respirer. Car l’esprit est souffle.....Pour être humain, l’homme doit humer. Etre actif dans sa désincarcération. Prison : ce qui entrave. D’où l’expression propre à l’idée de prison : j’étouffe.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:07

              Pour la femme, j’ai des doutes.


            • L’angoisse de la liberté, n’est que celle de se libérer de maman..


              • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:07

                Dîtes cela à quelqu’un qui doit se déterminer socioprofessionnellement, jeune ou senior.


              • Mais si je me libère de maman, je vais tomber... ? Non, il y a une échelle tendue, celle de Jabob...A toi d’y monter ou pas...Jacob, celui qui talonne : est derrière toi pour que tu ne tombes pas au moment ou tu t’évades. DES MOTS pour éviter les maux...


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:08

                  Je réalise, en vous commentant, que vous faîtes un usage moraliste de la psychanalyse, pour taxer tout le monde de bébé. Ce faisant, vous êtes dans votre fantasme de toute-puissance.


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 mai 23:12

                  Avis aux connaisseurs. Pourquoi étaler votre jour interdit, Mélusine ? Ceux que vous voudriez rois ne peuvent pas tenir leur promesse avec vous. Vous êtes dans une nuisance totale.


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 mai 23:14

                    Qu’on me pardonne cette semi-boutade, mais vous êtes mère juive.


                  • @Mervis Nocteau question nuisance, je vous laisse à ces prédateurs pédophiles et pervers : ;Peut-on dissocier l’œuvre de Beauvoir de certains détails de sa vie privée  ? Certains pensent

                     que non. Bon an, mal an, dans la presse ou sur l’internet, des textes surgissent pour rappeler sa relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre.

                    En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:01

                    Il ne faut jamais distinguer l’homme de l’artiste, mais toujours l’artiste de l’art. En l’occurrence, ici, l’homme et la femme du philosophe, et le ou la philosophe de la philosophie. Que dans certaines situations Sartre et Beauvoir aient démarché comme vous dîtes, cela n’ôte rien à la philosophie (existentialiste) de la situation que Sartre a développée.


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 mai 18:05

                    Il est vrai qu’on peut s’interroger sur ses emplois des notions de masochisme et de sadisme dans la relation d’objet et de sujet (ce sont ses vocables philosophiques), et l’on peut encore largement contrargumenter pratiquement voire éthiquement : de ces notions il n’est pourtant pas possible de faire découler ce que vous dénoncez, sans réflexion. Que cela pose question est une excellente chose mais, ensuite, il est possible de découpler les choses, et de les entendre dans le contexte plus vaste de la philosophie existentialiste, en ne courant pas aussitôt à la faroucheté et la sensiblerie comme c’est trop le cas, actuellement, et en l’occurrence votre cas.


                  • Je comprends mieux votre passage de « libertaire » à l’extrême-droite. Simone de Beauvoir au nom de la liberté à travaillé pour Pétain..

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