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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’atelier guitare et chansons : Maxime Le Forestier

L’atelier guitare et chansons : Maxime Le Forestier

On l’aime bien Le Forestier avec sa voix chaude qui enveloppe et séduit plusieurs générations, son timbre grave et posé, jamais criard, qui dénonce pourtant sans aucune complaisance les vices de ce monde. Il fait partie aussi de ces grands guitaristes auteurs-compositeurs-interprètes. Celui qui se dit de passage et qui ne veut pas collaborer aux plans de la planète, n’a jamais oublié qu’il était guitariste.

Alors qu’aujourd’hui, des milliers de militants socialistes se demandent qui va bien pouvoir désormais "changer la vie", Maxime Le Forestier, lui, la change dans chacun de ses titres, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, même s’il s’en défend. Mais la vie, il la chante surtout.

Le troubadour qui chante "Passer ma route" ou "Grain d’sel" et ne cesse de dire qu’il ne bouge en rien la société ni l’esprit des gens, agit en réalité, mine de rien. Qui n’a pas en mémoire les passages de chansons comme "Etre né quelque part" ou "San Francisco" ? Il sème des germes de liberrté, de création, de l’amitié. Il l’admet avec "Chienne d’idée" sur le thème du pouvoir de l’imagination. L’imagination au pouvoir, scandaient les étudiants en 1968. L’imagination de Le Forestier est au pouvoir, à la guitare et dans ses textes !

Il délivre ses messages avec douceur, comme dans "Parachutiste", une de ses premières chansons. Il adresse son message au militaire va-t-en-guerre, sur le mode amical du tutoiement, sans crier : comme ça, doucement. Et ça passe !

Son message à la société, il le fait passer de la même manière, par doses homéopathiques, par touches humanistes, de façon presque tendre, puisqu’il ne peut dénoncer sans éprouver une certaine empathie envers les hommes dont il sait les limites et les défauts. "Sage" est la chanson message par excellence.

Ce que l’on aime encore chez Le Forestier ? Ses interrogations sur le sens de la vie : "ça sert à quoi" : "Un beau matin on vient au monde, le monde n’en sait rien...(...) à quoi ça sert à quoi tout ça ? Ne me demandez pas de vous suivre." Ces questions, nous nous les sommes tous posées. Lui, en a fait de superbes chansons.

Beaucoup d’interrogations chez Le Forestier sur ses origines et sa famille : "Mon frère", Né quelque part"...La solitude due aux carences familiales, il la livre dans "Mon frère" et dans "Comme un arbre dans la ville".

Ce qui séduit aussi chez le poète Le Forestier, c’est le regard mi amusé mi attendri qu’il pose sur la frontière entre l’innocence et l’éclosion de la sexualité, avec ses parfums d’interdits : "Education sentimentale", "Fontenay aux roses", "La poupée". Cette expérience universelle très bouleversante, il l’a immortalisée aussi. 

C’est tout cela, Le Forestier, et c’est beaucoup pour un artiste qui affirme qu’il n’a rien changé en ce monde. Ses chansons passent mais surtout elles restent. Dans nos mémoires et dans nos coeurs, elles sont ancrées bien au chaud. Elles réchauffent. Pourtant, Maxime Le Forestier continue de se dire saltimbanque. Une de ses premières chansons portent ce titre. En modeste troubadour, il propose ses chansons à qui veut l’écouter. Cette simple philosophie est paradoxalement exprimée par son plus long titre : "Le steack ou complainte de ceux qui ont le ventre vide considérée comme une gaudriole par ceux qui ont le ventre plein".

Maxime Le Forestier est un excellent guitariste, un excellent musicien. Il connaît ses classiques : "La petite fugue" est un souvenir de Bach. Après une période d’orchestrations modernes qui a donné des tubes comme cette reprise qu’il popularise : "Ambalaba", il est revenu à la guitare. Il a d’abord rendu hommage à Brassens avec un album en 1996 "Douze nouvelles de Brassens", sous-titré "Petits bonheurs posthumes" : 12 chansons écrites par Brassens l’année de sa mort que Le Forestier interprète à la guitare. Il donnera 300 concerts avec des chansons de Brassens.

Après la sortie de "L’écho des étoiles" en 2000, il a fait deux ans de tournée avec trois guitaristes Jean-Félix Lalanne, Manu Galvin et Michel Haumont. Il s’entoure en 2008 de guitaristes virtuoses confirmés, notamment Michel Haumont qui a accompagné les grands de la variété francophone comme Philippe Chatel (on lui doit notamment l’accompagnement guitaristique du célèbre "J’taime bien Lili"), mais aussi Julien Clerc ou Georges Moustaki.

Le dernier album de Le Forestier est sorti en mai. "Restons amants" comporte 12 chansons originales (dont deux réalisées avec des musiques de Julien Clerc), toutes conçues initialement pour voix et guitare.

"L’ère étrange" fait penser à Dick Annergarn, un autre guitariste de génie. "Raymonde" est une chanson désabusée sur le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que Le Forestier voudrait nommer le monde : "Monde, monde, monde vaste monde, si tu t’appelais Raymonde..." Si l’on ne peut comprendre le monde, on peut le sillonner "Bille de verre". Visiter la terre ou la quitter "Là-bas, la terre" c’est pas pour mes pieds, faut la quitter. On peut aussi se préparer le quitter en ayant appris quelque chose, en ayant appris l’essentiel : être heureux ("Je veux quitter ce monde heureux").

Mais on peut aussi contribuer à le changer et plusieurs générations sont là pour le confirmer : Le Forestier bouge le monde, change les regards, les coeurs. A ses débuts, il écrivait "Dialogue", un texte plein d’espoir d’où fusait le désir de transformer le monde par les générations nouvelles.

Maxime Le Forestier change la vie !

Pour finir, et puisqu’il s’agit d’un atelier guitare et chansons, j’invite les amateurs de textes et guitaristes à pousser la chansonnette. J’apporte ma très modeste contribution par une petite improvisation à la guitare, une idée d’un air possible sans autre ambition que de donner le ton et d’animer ce qui n’est qu’un échange entre amateurs de mots et de ritournelles.



En France, tout commence et tout finit par des chansons. Commençons !


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36 réactions à cet article    


  • morice morice 25 novembre 2008 10:51

    Il délivre ses messages avec douceur, comme dans "Parachutiste", une de ses premières chansons.

    c’est  sa sœur qui l’a chanté en premier, pas lui .... il faut réécouter chez elle son "allez voir mes voisins" !! 

    Si vous voulez parler des pays lointains
    Où l’on meurt de misère et de faim
    Des enfants de Biafra et des petits indiens
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    Vous ne trouverez pas leur nom dans le BottinMoussa, Mohamed et Salem
    Et vous aurez du mal à trouvez le chemin
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    La concierge me dit qu’ils ne sont bons à rien
    Qu’ils n’ont pas les manières des chrétiens
    Qu’ils respirent notre air et mangent notre pain
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    C’est vrai que nos grands-pères étaient des gens de bien
    Qu’ils avaient des manières de chrétiens
    Qu’ils ont pris la terre d’Afrique aux africains
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    Ils ont fait de ces hommes vos grands-pères et les miens
    Des balayeurs et des fantassins
    Et si le pain est cher leur vie ne coûte rien
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    Aux concours de misère leurs taudis valent bienNew Delhi, Calcutta ou Harlem
    C’est aussi pittoresque mais c’est beaucoup moins loin
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    Vous les voyez transis de Montrouge à Pantin
    Pourtant ils pourraient bien un matin
    Venir vous réveiller vous qui dormez si bien
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    Si vous voulez parler de pays lointains
    Où l’on meurt de misère et de faim
    Des enfants du Biafra et des petits indiens
    A deux pas de chez moi allez voir mes voisins
    A deux pas de chez toi va donc voir tes voisins

    pas mal non, ça date de 1971..


    • Avatar 25 novembre 2008 12:08

      Une jolie chanson de Maxime Lefoxterrier smiley contre le racisme :

      http://fr.youtube.com/watch?v=98afouQace0


    • La Taverne des Poètes 25 novembre 2008 13:04

      "à qui parle-t-il ?", d’accord mais qui fait-il parler dans sa chanson ? De qui se fait-il le porte-parole en disant "je" ? C’est la question qu’il faut se poser avant de déduire des choses.


    • La Taverne des Poètes 25 novembre 2008 17:34

      Pourquoi vouloir comparer Le Forestier à Brassens ? A chacun son style.

      Je joue de la guitare classique en autodidacte puisque dans ma jeunesse je n’ai pu m’offrir de vrais cours de guitare mais j’avais une méthode et mon frère, très doué, corrigeait mes erreurs. Je manque de temps pour perfectionner mon jeu mais quand je m’y mets à fonds, je m’améliore sensiblement. Là, cela me sert surtout à inventer de petites mélodies qui accompagnent mes poèmes. Je n’ai pas d’autres prétentions. Mais je suis de ceux qui pensent que pour créer même un petit truc, il faut des bases solides et de la sueur. En fait, c’est avant tout un plaisir immense de jouer les grands compositeurs. smiley


    • Gasty Gasty 25 novembre 2008 20:02

      @ Abeschienlit

      Je ne fais pourtant de mal à personne ( brassens)


      C’est du pinaillage, quelle importance. Est-ce que le "on" impersonnel est mieux. Si un texte plait c’est souvent parce qu’il a une part de vérité parfois déterminé par son propre vécu sur des malheurs ou des bonheurs en partage.

      Ce "je" peut etre interpréter comme de donner la parole à ceux qui ne l’on pas ou jamais eu. Je n’ai pas l’impression que Leforestier ce soit souvent trompé dans ses textes.


    • Gasty Gasty 25 novembre 2008 22:13

      Vous auriez pu choisir plus simple.


    • ArchiArchibald 26 novembre 2008 02:46

       "Laissez-moi ce repère" en réponse à ceux qui voudraient vous le levez... Si vous ne comprenez pas de qui il parle en employant le vouvoiement, c’est que vous ne suivez pas l’actualité avec Brice Hortefeux...

      Ensuite, dans "Mon frère" (c’est le bon titre), le "on se fabrique une famille" vous semble ringard peut-être parce que vous avez eu un frère. Moi qui n’en est pas eu, je peux vous dire que cette phrase m’a fait fondre en larme les premières fois où je l’ai entendu, et encore aujourd’hui me retourne le coeur. Quand tout semble perdu, que les parents ne peuvent pas vous servir de confident, et que vos amis vous lâchent, un frère est le dernier recours, celui sur lequel on pourra toujours compter. Une famille, exactement, sans ringardise aucune !

      Enfin, j’aimerai bien savoir où est-ce qu’il est coutumier du fait ?

      Merci par avance,
      Amicalement


    • La Taverne des Poètes 26 novembre 2008 10:33

      Un si grand fugueur ne pouvait pas faire de come Bach.


    • 5A3N5D 26 novembre 2008 12:03

      fugue BWV 1001 en sol mineur

      Au poète : commencez par corriger votre position :


      - posez votre pied gauche sur un support (hauteur réglable) ;


      - le creux de l’éclisse de la guitare doit être posé sur votre cuisse gauche ;


      - la tête de la guitare approximativement à hauteur de l’épaule gauche ;


      - ne pas trop incliner la guitare pour "mieux voir la touche" (difficultés pour changer de positions à la main gauche) ;


      - posez votre bras droit sur le haut de l’éclisse de façon à être à l’aise ; le poignet doit être décontracté (sauf en flamenco) ;


      - enlevez ce plectre à votre pouce gauche et arrêtez de vous bouffer les ongles ! On attaque les cordes avec le gras des doigts et l’extrémité de l’ongle qui doit dépasser la pulpe du doigt (à chacun de déterminer la bonne longueur.)


      - utilisez votre index droit (donc, lâchez ce plectre qui a créé un réflexe de préhension pouce-index !!!)


      - Le pouce gauche doit être toujours derrière le manche, et pas uniquement pour effectuer des barrés ;


    • 5A3N5D 26 novembre 2008 12:06

      fugue BWV 1001 en sol mineur

      Au poète : commencez par corriger votre position :


      posez votre pied gauche sur un support (hauteur réglable) ;


      le creux de l’éclisse de la guitare doit être posé sur votre cuisse gauche ;


      la tête de la guitare approximativement à hauteur de l’épaule gauche ;


      ne pas trop incliner la guitare pour "mieux voir la touche" (difficultés pour changer de positions à la main gauche) ;


      posez votre bras droit sur le haut de l’éclisse de façon à être à l’aise ; le poignet doit être décontracté (sauf en flamenco) ;


      enlevez ce plectre à votre pouce gauche et arrêtez de vous bouffer les ongles ! On attaque les cordes avec le gras des doigts et l’extrémité de l’ongle qui doit dépasser la pulpe du doigt (à chacun de déterminer la bonne longueur.)


      utilisez votre index droit (donc, lâchez ce plectre qui a créé un réflexe de préhension pouce-index !!!)


      Le pouce gauche doit être toujours derrière le manche, et pas uniquement pour effectuer des barrés ;


      Commentaire ci-dessus mal placé. Désolé smiley


    • La Taverne des Poètes 26 novembre 2008 12:15

      Oui je sais tout ça, cher "Cinq à trois", mais là c’était un petit truc vite fait. Même pas classique d’ailleurs. Les ongles je me les casse souvent en travailllant ou en portant les courses. C’est pas comme ça que je vais progresser... smiley


    • La Taverne des Poètes 26 novembre 2008 12:19

      Pour l’index replié, j’ai laissé tomber. Même Jean-Félix Lalanne a essayé de me faire corriger ce défaut (lors d’un atelier "autour de la guitare"). Mais c’est trop tard. Fichu ! Ratiboisé ! Je parviens à jouer pareil qu’avec tous les doigts sauf pour les Jeux interdits où les fines oreilles des professionnelles perçoivent un léger décalage dans l’arpège.


    • La Taverne des Poètes 26 novembre 2008 12:21

      J’ai écrit "professionnelles" ? Damned, je me suis trahi ! Professionnels et mélanomes heu pardon mélomanes.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 novembre 2008 12:00

      Guitaristes virtuoses ? Je m’attendais à Clapton ou Jimmy Page

      Maxime, ça fleure bon les cools babas des seventies mais maintenant, ç’est d’un ennui et moi qui refuse de finir comme un vieux con, j’écoute du métal ou alors du Rachmanivov, rêvant d’un atelier de musique symphonique


      • La Taverne des Poètes 25 novembre 2008 13:00

        Le titre "guitare et chansons", c’était dans mon esprit pour évoquer la chanson francophone. Et plus particulièrement les chanteurs guitaristes francophones. Un sujet d’article ne peut pas tout englober.

        Haumont est virtuose dans son style. Lalanne aussi. Le Forestier est un excellent guitariste.


      • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 13:12

        Pour refuser de "passer pour un vieux con", Dugué s’essoufle après le modernisme à tout crin, et il écoute du métal ; ça, c’est d’jeun’..
        Mozart, franchement, c’est vieux et ça craint..
         smiley

        Maxime Le Forestier a une des plus belles voix de la scène française, et fait des chansons magnifiques.
        Il reste un des grand artistes de l’époque. 


      • ninou ninou 25 novembre 2008 21:20

        Scusez-moi, mais là, je rejoins plutôt Dugué sur le sujet...


      • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 21:38

        C’est votre droit absolu. 

        Personnellement, je suis très bon public, et j’ai des goûts musicaux très eclectiques ; qui vont de Mozart, Verdi, Chopin, Satie, jusqu’au R’n’B, en passant par le Jazz, le rock, la soul, le reggae, le tango, la musique africaine, la musique orientale, la salsa, voire le slam, la chanson francophone, et encore bien d’autres, mais mes goûts n’ont jamais été dictés par un quelconque souci d’être dans la modernité à tout prix, ou de craindre de passer pour un vieux con. 
        Le métal, vraiment, c’est sans moi ; je reste attaché à l’aspect mélodique de la musique.
        Et, dans la musique francophone, Le Forestier est un artiste important (encore vivant) ; on a le droit de ne pas aimer, de préférer ce qu’on veut, sans pour autant cataloguer selon des critères de pseudo-modernité ; c’est tout ce que je voulais dire. 


      • Absurde Absurde 26 novembre 2008 09:10

        Moi idem, il me barbe Le Forestier, avec ses bons sentiments z’humanitaires qui ne mangent pas de pain, et sa gratte baba qui chevrote comme un moteur de bus Volkswagen. Je me le souviens quand j’étais minot et qu’ils étaient quelques-uns comme lui à jouer les affranchis barbus ou pas, Fugain, Yves Simon, Moustaki, Lavilliers, Renaud, l’air d’avoir tout pigé, brandissant l’imminence de la Révolution, enfonçant les portes grand ouvertes, balançant de ces "vérités qui ne servent à rien" (Brel dixit) dont ils ont fait leur fond de commerce, et les voilà encore aujourd’hui et aujourd’hui encore à ronronner leur compil annuelle pour les Restos du Coeur, le Sidaction, les gosses perdus des favelas, la Caisse des Anciens Combattants de la Mutualité, les Vétérans de la Sorbonne, que sais-je, et à nous ressortir chaque année un opus en tout point semblable au précédent, assorti de temps en temps d’une énième reprise de reprise de reprise de Léo Ferré... dont on aura bientôt oublié qu’il n’avait besoin de personne, Léo, pour dire ce qu’il avait à dire, et qu’il avait écrit, sur sa musique à lui, symphonque s’il vous plaît, composée par ses soins (et qu’il dirigeait avec moins de bonheur), sur des plages de parfois plus de trente minutes, comme Led Zeppelin, les Pink Floyd ou Isaac Hayes sur un autre registre. Tant qu’à être ringard, je préfère me référer à l’élite, pas aux sous-fifres qui s’en réclament, s’en revendiquent, s’y réfèrent faute d’être capables de vraiment créer autre chose que... de la chansonnette. 



      • Gasty Gasty 26 novembre 2008 09:42

        Mais qui est donc cette élite ??? smiley Est-ce que Carla Bruni en fait parti ??? 


      • Absurde Absurde 26 novembre 2008 11:24

        Carla Bruni ? Tu charries !
        Je t’explique ma réflexion, après tu en fais ce que tu veux. 

        De temps en temps (ça se fait rare ces temps-ci...) émerge de la masse des créatifs telle qu’elle a toujours existé quelqu’un qui ne se contente pas d’être un ego, qui a quelque chose de plus que du talent et du charisme. Un virtuose des mots et de la composition, avec un syle bien à soi, le sens de la mélodie et de l’arrangement, du texte que l’on retient, que l’on a envie de partager. Quelqu’un dont on sait, au moment où on l’écoute, qu’il est un monument. 
        Dans le genre, pour rester franco-français, on a eu Vian, Gainsbourg, Ferré, Piaf, Nougaro, Barbara... apparus dans un contexte il est vrai favorable à l’éclosion de ce qui demeure, à mon sens, une élite indépassable. 

        Ces gabarits-là, envisagés par les maisons de disques comme des concepts, ont donné lieu ensuite, vu leur succès, à la création de sous-produits de consommation courante bâtis sur le même modèle. C’est ce que j’appelle les sous-fifres. Exemples, Michelle Torr, Georgette Lemaire et Mireille Mathieu comme clones dégénérés d’Edith Piaf, Sanson comme sous-produit de Barbara, Lavilliiers "suivant les traces" de Ferré, Le Forestier et Renaud "s’inspirant" de Brassens. Sans que jamais l’élève n’arrive à la cheville du maître. 

        Bruni, dis-tu ? Une sous-sous-sous version de solderie de Soeur Sourire. Comme Obispo n’est jamais qu’un sous-Polnareff. Comme quoi ce n’est pas facile de créer vraiment, aujourd’hui plus que jamais, semble-t-il, en ce que de toutes parts ne surgissent que de pâles imitations de ce qui fut... il y a déjà vachement longtemps, et cela s’ajoute aux reprises de reprises de reprises de reprises à l’infini...


      • La Taverne des Poètes 26 novembre 2008 11:29

        Pas du tout ! je n’ ai pas parlé de Bruni. Mais voyant votre pseudo, "Absurde", je vous pardonne.


      • Gasty Gasty 26 novembre 2008 20:32

        Ben moi je dis que la taverne n’a aucun style connu et que par conséquent il n’est pas la sous solderie de quelqu’un. Il est entier et c’est la preuve qu’il a plus que du talent et du charisme, c’est un virtuose des mots et de la composition. C’est un monument, un pilier.... que dis-je, un concept.


      • Walter SALENS Walter SALENS 25 novembre 2008 12:57

        Bel article du Poète en Taverne sur le POETE Maxime. Même Morice nous offre une magnifique chanson.

        Métal= à chacun ses goûts, Rachmaninov : forcément et demain-soir LEONARD COHEN : une ultime fois, après l’avoir vu au REX en 1988.

        Les Poètes ne meurent jamais
        Walter


        • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 25 novembre 2008 13:29

          Bonjour La taverne,

          Un petit résumé pour remettre mon post dans le contexte  : Hier, La taverne nous a fait un article très utile sur le maniement des arcanes secrètes pour écrire dans Agoravox. Vers la fin du fil, Eugène (qui a fait un super article, vendredi, sur la machine à pain) s’est proposé d’organiser chez lui en Bourgogne des stages régionaux d’apprentissage et perfectionnement par échanges entre rédacteurs. Léon lui a répondu s’il pouvait faire aussi des stages de boulange ?

          Alors, La taverne, ça ne vous dit toujours rien ? Il se trouve que ça fait 35 ans que je chante, accompagné à la guitare, des chansons de Maxime Leforestier, on pourrait faire un stage d’apprentissage au maniement d’Agoravox / apprendre à faire du pain / chanter du Maxime... pendant que Bernard Dugué pourrait nous initier au métal et à Rachmanivov...
          Eugène dit qu’il peut recevoir jusqu’à huit personnes. Ça pourrait être sympa, non ?




          • La Taverne des Poètes 25 novembre 2008 14:10

            Le programme me va. Moins le Metal. smiley


          • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 25 novembre 2008 14:22

            J’ai écris à Eugène il y a 20 minutes à l’adresse qu’il nous a donné hier sur votre fil.

            eugene.wermelinger@wanadoo.fr
            http://perso.wanadoo.fr/eugene.wermelinger/ind (...)

            Je me suis inscrit.

            On est déjà deux ! 






          • eugène wermelinger eugène wermelinger 25 novembre 2008 15:10

            Merci Alain Michel Robert.
            Au fait quel est le patronyme ?

            Votre idée un peu plus élaborée peut être réalisable.
            Au mois de juin j’avais lancé - à mon carnet d’adresses fait des lecteurs de mes livres (voir ma page perso) - une invitation à un week-end disons à la fois amical et culturel. Nous fûmes presque une vingtaine au plus fort, lors du repas pique-nique de dimanche midi. Avec auberge espagnole : on mets tout en commun sur des tréteaux, et on a un superbe et très riche festin. Sans bourse déliée et sans engendrer un travail fou à la maîtresse de maison. 
            Dans la partie culturelle, Yves dr en sciences vint nous expliquer comment il s’était guérit de son cancer de la prostate par des voies non conventionnelles. Gilbert ex-chef d’entreprise nous parla de ses rencontres avec des chamanns, Catherine nous fit un récit amusant de ses déboires avec de l’eau qui avait l’apparence de l’eau mais plus ses qualités (ou défauts) ordinaires.... etc.
            On mangea bien entendu du pain d’Eugène, de la tarte flambée de Léone - mon épouse - et on a dégusté de la comboucha : ce breuvage véritable élixir de vie, aussi de ma fabrication. Et ils sont partis avec la recette.
            Nous avons la chance de vivre à la campagne dans la fermette rénovée du grand-père, donc avec de la place, et des lits "en pagaille" comme me le fit remarquer quelqu’un.
            Alors, à nous de faire le pas. Ce sera formidable. Et les chansons seront aussi les bienvenues. Merci de m’écrire, en me disant déjà quel pourrait être votre thème de présentation.


          • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 25 novembre 2008 17:16

            ROBERT est le nom de famille.
            Alain Michel parce que, en 2005, losque je me suis inscrit à Agoravox il y avait déjà un Alain ROBERT.
            Son dernier article date de 2006... on ne le voit plus sur Avox depuis. Dommage, il s’y connaissait bien au niveau cinéma... d’après ce que je me rappelle.

            Pour ce qui est de votre stage... j’espère qu’il y aura des candidats !

            Pour ce coup-ci, mon thème de présentation serait : "Apprendre à La Taverne (et à qui veut) à chanter à la guitare : "C’est une maison bleue", "La petite fugue", "Un beau matin on vient au monde" de Maxime Leforestier. Pour un WE c’est suffisant je crois...

            Mon ami Franck Sitbon (pianiste de la Nouvelle Star et Directeur musical de Grease, en ce moment au théatre Comédia à Paris) serait de la partie, il a envie d’apprendre à faire du pain.
            Avez-vous un piano ?



            • La Taverne des Poètes 25 novembre 2008 17:28

              La petite fugue, c’est du Bach et j’adore Bach. Je suis toujours esbaudi devant le génie de ses créations. Je joue plusieurs de ses morceaux (imparfaitement bien sûr mais c’est pour le plaisir et aussi pour le doigté et la composition)

              Pour les cours : à la guitare, je me débrouillerai bien je pense, même si mon registre est classique mais je n’aime pas chanter ... smiley Tout au plus du Brassens.



            • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 25 novembre 2008 17:59

              Bon ! Il n’y a plus qu’à attendre 2 ou 3 inscriptions de plus de rédacteurs d’Avox !


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 25 novembre 2008 19:57

              Piano : oui, électronique.


            • ninou ninou 25 novembre 2008 21:17

              Le Forestier est sans doute un bon chansonnier. Un excellent artisan...
              De là à écrire un article dessus... (sauf s’il est mort ????)
              Personnellement, les "artistes" que j’entends à longueur de temps dans les supermarchés et uniquement dans les supermarchés (ou chez le coiffeur, les galeries marchandes, les boutiques de centre-ville...) j’ai tendance à essayer de les oublier rapidement...
              Bach, Mozart, Haydn, Berg, Branca, Zappa, Hendrix, Benson, Davis, Glass, Britten, Basie, Gould, Ravel, Thiéfaine, Ferneyhough, A et M Zannini, Corrette, Monteverdi, Holiday, Couperin, Rameau, Charpentier, Cantat, Higelin, Björk, Curtis, Bowie, Pop, Reed, Cage, Pastorius, Hawkins, Beethoven, Armstrong, ... C’est quand même pas les musiciens et les compositeurs qui manquent !!!
               smiley


              • sisyphe sisyphe 25 novembre 2008 21:44

                Si ça intéresse quelques lecteurs d’AVox, j’ai fait procéder, en 2002, à un vote des auteurs et compositeurs francophones sur les 20 plus belles chansons francophones du XXème siècle. 

                J’ai le vote personnel de 111 auteurs compositeurs, dont tous les plus importants de l’époque (jeunes et anciens)  : je pourrais être amené à publier la liste... 

                A voir...


                • ninou ninou 26 novembre 2008 21:02

                  Oh-là Sisyphe ! ça ressemble à des menaces ça !
                  J’ai le vote personnel de 111 auteurs compositeurs, dont tous les plus importants de l’époque (jeunes et anciens) : je pourrais être amené à publier la liste...

                  Ma curiosité étant aiguisée, je suis preneuse pour ce palmarès. Et tant pis pour les conséquences !! smiley


                • Emmanuel Aguéra LeManu 30 novembre 2008 21:29

                  Bien vu et bien ecrit... bien-entendu !
                  Ce vieux Maxime m’énervait, lui qui avait séduit ma petite soeur qui s’était acheté son album. Fleurette, guitarette, tout le contraire de ma vie d’adolescent contestataire, habitué des manifs musclées et fasciné par Jimmy Page...
                  Mais ce texte, "Parachutiste", je savais bien qu’a l’époque (j’avais dû quitter le PSU... faute de PSU), j’aurais pu... j’aurais aimé l’écrire ! Alors, la Maison bleue, le Frère, l’Education sentimentale, je les apprises en secret.
                  Et où que j’ai osé les chanter, elles accrochaient. Never mind le public, elles "passaient" comme ça, justes et naturelles.
                  Maxime le Forestier a la musique naturelle et les paroles justes. Comment fait-il ? Facile, c’est un poête, un troubadour. Empreint d’humanité. empreint de lui-même. Vous pourriez, par exemple, écouter l’intégrale de Mireille Mathieu sans avoir le début d’une seule idée concernant sa personnalité. Faux pour Maxime qui, lui, chante son coeur. Une vraie culture se reconnaît à son pouvoir de contradiction (ça, vous pouvez l’encadrer)
                  Alors, tout simplement, respect, Max !
                  Et merci à Marie-Isabelle, ma soeurette, sans qui je n’aurais pas su allier les sarments de la Brune aux "escaliers du paradis" woh oh oh...It makes me wonder....

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