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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’autre versant du monde musulman

L’autre versant du monde musulman

On le remarque dans la plupart des moments historiques dramatiques, quand un arbitraire menace qu'il soit idéologique ou religieux, les tyrans qu'ils soient seuls ou pluriels s'attaquent très vite à la Littérature. C'est dire l'aspect transgressif qu'elle a pour eux. Elle contredit leurs idées absurdes et va contre le bonheur universel qu'elles prétendent imposer sans demander le consentement de qui que ce soit. C'est ce qu'on fait aussi les islamistes. Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif et un ou deux autodafés.

 

La littérature encourage le rêve, l'expression des sentiments, des sensations. Elle encourage au libre-arbitre, à l'indépendance d'esprit. On comprend qu'ils la détestent.

 

On n'évoque jamais dans les médias officiels comme ceux prétendant ne pas l'être l'autre face du monde musulman qui est celle des quatrains d'Omar Khayyam ou des histoires de Shéhérazade racontées dans les Mille et Une nuits, celle que l'on peut trouver à Bagdad rue al Muttanabi, l'artère de la culture de cette ville.

 

Non, on ne parle toujours que des islamistes, des radicaux, des salauds théocrates pour soit les accabler de tous les maux, soit en faire des victimes qu'ils ne sont pas tout à fait. C'est pour beaucoup une manière de s'absoudre de leur haine des juifs :

 

Ils n'haïssent pas les juifs, ils défendent des communautés opprimées par les israéliens et les sionistes, voyons.

 

Et puis qui sait, en étant très très gentils avec eux, très complaisants, les islamistes les épargneront peut-être. Qui sait ?

 

Tout ce pan pourtant énorme de la culture musulmane évoqué ci-dessus est complètement oublié. Je crois que c'est surtout par ignorance. Je pense aussi que c'est également car la culture normalement incite à réfléchir sur ses haines, sur ses convictions, à les nuancer, à voir en clair un peu plus loin que le bout de son nez. Et voir plus loin que le bout de son nez, c'est insupportable, c'est du travail, c'est fatiguant. Car en plus ça demande un effort, un gros pour un citoyen-consommateur de nos temps troublés sans parler de celui consistant à soulever un livre.

 

Rue Al Muttananbi à Bagdad, progressivement les irakiens s'autorisent à redécouvrir la passion des Lettres. Alors que dans nos pays progressistes, si modernes, on ne lit plus, on n'achète plus d'ouvrages, sauf pour faire bien sur la table basse du salon-salle à manger Roché-Bobois (TM°). Dans nos bibliothèques on expurge tout ce qui peut gêner, qui peut déranger la béatitude des êtres a priori encore pensants composant notre société.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury - Grandgil

illustration empruntée ici


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54 réactions à cet article    


  • Clark Kent Clark Kent 18 mai 09:21

    e ne sont pas des « islamistes » qui ont tué 60 palestiniens dont 7 enfants lundi dernier à Gaza... les faits ont la tête dure. Ce ne sont pas des spéculations stériles qsur Agoravox qui vont changer les réalités de plus en plus criantes !


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 09:22

      @Clark Kent
      CQFD de ce que j’écris dans mon article smiley


    • Le Panda Le Panda 18 mai 09:24

      @Clark Kent
      Bonjour

      Ce ne sont pas des « islamistes » qui ont tué 60 palestiniens dont 7 enfants lundi dernier à Gaza... les faits ont la tête dure. Ce ne sont pas des spéculations stériles qsur Agoravox qui vont changer les réalités de plus en plus criantes !

      C’est plus qu’une évidence et je ne peux que vous donner mille fois raisons !


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 09:39

      @Clark Kent

      C’est un petit peu plus complexe que ce point de vue dans la dictature de l’émotionnel actuel. Mince alors, les guerres tuent et elles tuent des enfants : ! Quelle découverte ! Quelle surprise ! Et il y a forcément UN bon et UN gentil tout noir ou tout blanc. Rien entre deux. Il n’est pas permis de rappeler que le Hamas à Gaza instrumentalise par exemple les gosses. Malheureux ! Maisnon maisnon cilisiouniss, c’est sûr, forcément. L’occasion est trop belle : Dire du mal des juifs ! C’est forcément plus défoulatoire que d’exalter la culture musulmane bien loin de se résumer seulement au Coran.

    • Clark Kent Clark Kent 18 mai 09:47
      Lisez donc ça !

      je ne dis pas de mal des juifs mais constate les agissements d’Israël,
      ce qu’ils font n’est pas une « guerre » mais une conquête coloniale qui passe par le « nettoyage ethnique », l’éradication d’une population qui n’a ni état, ni armée. Une « guerre » suppose au minimum l’existence de ces deux éléments.

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 09:50

      @Clark Kent

      mais oui c’est ça prenez moi pour un con !
      Vous employez des termes excessifs tout en choisissant clairement un camp (ce qui est votre droit mais assumez). La réalité de terrain à Gaza, et je parle de Gaza car c’est encore différent dans les territoires, est complexe.
      Vous légitimez le Hamas qui ne vaut pas mieux dans sa gouvernance que « Bibi ».

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 09:53

      @Clark Kent

      J’ai des copains à Gaza, j’ai l’info par eux, je la préfère aux délires des militants d’un bord ou de l’autre.



    • DACH 18 mai 11:35

      @Amaury Grandgil= je confirme que les témoignages directs que nous recevons incriminent le Hamas,et certains palestiniens le qualifient d’assassins, même s’ils souhaitent rester discrets pour des raisons bien compréhensibles.

      Témoignage pris sur place du lundi 14 mai 2018 d’un soldat israélien à la frontière de Gaza.

      « Je viens de rentrer à la base dormir un peu avant d’y retourner… Je suis tellement écœuré par la France, j’ai tellement envie de vomir quand je lis les articles… aujourd’hui, j’y étais, j’étais à la barrière de Gaza, j’ai tout vu.

      J’ai vu les Palestiniens manifester « pacifiquement » je les ai vus me jeter des pierres, non pas avec les mains, mais avec des frondes.

      J’ai vu des enfants de 10 ans, au milieu de la fumée provoquée par les pneus brûlés, du gaz, dans l’espoir d’être blessé pour pouvoir m’accuser.

      J’ai vu un homme, qui aurait pu être mon grand-père, peut-être 80 ans, pousser les femmes et les enfants vers la barrière avec des pierres, dans l’espoir qu’un d’entre eux soit tué

      J’ai vu des centaines de Palestiniens, la haine dans les yeux, essayer de traverser la barrière dans l’espoir de me lyncher, de me kidnapper, ou de faire un attentat dans une des villes derrière moi

      J’ai vu un Palestinien essayer de me tirer dessus avec une Kalashnikov,

      J’ai vu les Palestiniens essayer de transporter par le biais de cerfs volants, des explosifs, des cocktails Molotov, où des objets enflammés dans le but de m’atteindre, d’atteindre des civils, ou brûler ma Terre…

      Et moi avant ça, je les ai prévenus, j’ai envoyé des tracts dans tout Gaza pour leur demander de ne pas faire ça, j’ai passé en boucle au microphone un enregistrement, en arabe, pour leur demander de ne pas faire ça, je les ai presque suppliés de ne pas m’obliger à tirer sur eux, mais eux l’ont quand même fait… et pire, m’ont envoyé leurs femmes et les enfants…

      Et après tout ça, c’est eux qui « manifestent pacifiquement » et moi le terroriste. »


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 11:37

      @DACH
      J’ai les mêmes témoignages d’amis de là-bas en effet.


    • Paul Leleu 18 mai 17:25

      @Clark Kent


      moi je suis surpris par la qualité des images de la guerre à Gaza, à chaque fois... c’est en vidéo HD... la mort en direct ! ... manque plus qu’un ralenti et un clip... c’est immonde... les gentils musulmans, les méchants juifs... c’est bien... c’est clair... et personne se demande pourquoi c’est LE SEUL pays du monde où on envoie des civils et des enfants en première ligne... 

      ce qui est curieux, c’est que ce sont les mêmes sponsors derrières les faucons et derrière les islamistes... derrière les assassin de Sadate et derrière les assassins de Rabin... Mais ça, tout le monde s’en fout... 

      La dernière trouvaille de Trump ? Foutre son ambassade de merde à Jésuralem, pour faire grimper tout le monde au rideau... ça a pas raté... Et pour quel résultat ? Hystérie générale, noms d’oiseaux, points Godwin, grandes déclarations, experts, « plans de paix »... une palanqué de morts au passage... et RIEN... 

      pourquoi RIEN ?? parce-que tout cela est conçu comme un abscès de fixation... rien de tel qu’un conflit insoluble pour foutre des noeuds dans le cerveau à tout le monde... Pendant ce temps là, les affaires fonctionnent. 

    • Montdragon Montdragon 19 mai 00:51

      @Clark Kent

      Si..désignés en tant sue boucliers humains, le Hamas a tué ces gamins.
      Tu peux jouer au fier à bras en lisant l’Obs ou Marianne..mais tu oublies que les enfants palestiniens sont des cibles, façon Saddam.

    • Le Panda Le Panda 18 mai 09:22

      @Amaury Grandgil

      Bonjour

      On le remarque dans la plupart des moments historiques dramatiques, quand un arbitraire menace qu’il soit idéologique ou religieux, les tyrans qu’ils soient seuls ou pluriels s’attaquent très vite à la Littérature. C’est dire l’aspect transgressif qu’elle a pour eux. Elle contredit leurs idées absurdes et va contre le bonheur universel qu’elles prétendent imposer sans demander le consentement de qui que ce soit. C’est ce qu’on fait aussi les islamistes. Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif et un ou deux autodafés.

      Introduction superbe qui dit bien ce quelle veut dire. Il y a un moment ou les barrières ne sont pas des frontières mais là où le visage de la honte passe, il ne peut y avoir une quelconque forme de réalisme. Le fait de lire reste une des raisons à mon sens ayant été sur place de constater la création de bibliothéque reprenant les versets du Coran, mais pas dans le bon sens. C’est dommage mais cela nous le constatons aussi dans la majorité des religions. Le bonheur universel un rêve il me semble où il demeure comme Le Petit Prince. Excellent exposé à plus tard Cdt Le Panda 


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 09:31

        @Le Panda
        Merci pour ce commentaire


      • Paul Leleu 18 mai 17:28

        @Le Panda


        ... et on ne peut s’empêcher de penser à la dictacture obscurantiste « occidentale » dans laquelle nous vivons ici en France... dans laquelle les librairies sont fermées et remplacées par des franchisés du fast-food ou des fringues... un génocide culturel qui ne dérange pas grand monde... 

        et les tyrans génocidaires et sanglants du capitalisme qui décident de la sous-littérature que les citoyens ont le droit d’introduire dans leurs cervaux pollués... 

      • Étirév 18 mai 09:43

        LA CIVILISATION ARABE

        La civilisation avait commencé en Orient, où les femmes avaient régné longtemps. Elle revenait en Occident de différentes manières, par les Arabes, par les Juifs, par les Cathares, par tous les hérétiques, par les idées rapportées d’Orient lors des Croisades.

        L’influence de la civilisation arabe surtout se faisait sentir. Elle avait déjà sa littérature, ses arts, sa poésie, et surtout sa brillante architecture. Les Arabes avaient fondé des écoles en Egypte, au Maroc, en Syrie, en Perse, en Andalousie ; ils avaient une philosophie qui se développait et qui s’inspirait de la philosophie indienne et de la philosophie grecque. C’est ce mouvement qui, remontant vers le Nord, vint apporter aux écoles de Paris le germe de toutes les grandes idées nées et cultivées autrefois en Orient.

        La civilisation arabe prit un grand développement de 500 à 800. Les sciences arabes étaient protégées par le khalife El-Mansour, en attendant Haroun Er-Rashid au 8ème siècle, El-Mamoun, El-Motassem.

        On vit s’élever des écoles nombreuses à Damas, Baghdad, Alexandrie, Tripoli, Cordoue et Grenade.

        L’industrie, le commerce, l’agriculture suivirent le progrès des sciences et s’étendaient partout, en Syrie, en Egypte, dans le Nord de l’Afrique et le Midi de l’Espagne. Ces progrès seraient venus vers le Nord s’ils n’avaient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel.

        En 756, une dynastie de khalifes s’établit à Cordoue, fondée par Abdérame, de la famille des Ommayades (elle dura jusqu’en 1031).

        C’est ainsi que les écrits d’Aristote, connus et enseignés depuis longtemps dans les écoles de Cordoue et de Séville, furent introduits en France en 1215 par un Espagnol nommé Maurice. C’est à la civilisation arabe que la France doit ses arts, ses sciences, ses mathématiques, son architecture, c’est-à-dire tout ce que l’Église laissa passer.

        Parmi les femmes intellectuelles de l’Orient qui émigrèrent en Espagne avec eux, il faut citer Valadata, fille du roi Mohammed, Aïshah de Cordoue, Sophia de Séville, et Bent Achali, fille du fameux poète Ahmed. Ces femmes transportèrent en Andalousie les rites des anciennes sociétés secrètes, qui depuis se sont perpétués en Espagne. C’est à leur influence que l’on doit en partie l’exquise éducation du peuple espagnol, qui, pendant la domination arabe, réagit contre la brutalité que le régime masculin des Suèves et l’infiltration romaine avaient essayé d’introduire.

        Cordialement.


        • Jonas 18 mai 13:49
          @Étirév "L’industrie, le commerce, l’agriculture suivirent le progrès des sciences et s’étendaient partout, en Syrie, en Egypte, dans le Nord de l’Afrique et le Midi de l’Espagne. Ces progrès seraient venus vers le Nord s’ils n’avaient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel."

          Dans son ouvrage « Le mythe du paradis andalou » (livre en anglais), l’universitaire espagnol Darío Fernández-Morera, documents historiques à l’appui, démonte le mythe de l’existence d’une Espagne tolérante, fraternelle dans laquelle Musulmans, Chrétiens et Juifs auraient vécu pacifiquement pendant des siècles sous la bienveillance des lois islamiques.

          Extrait de l’ouvrage afin de donner un aperçu de la « tolérance islamique » :
          « Dans la jurisprudence malékite, une esclave sexuelle achetée sur une place de marché, ou capturée dans un raid guerrier, ayant des rapports sexuels avec son maître, devient son esclave sexuelle, une « jariya » (ou djariya, une concubine).
          Sous la dynastie Omeyyades, Al-Andalous est devenu un centre de commerce et d’échanges d’esclaves : jeunes femmes esclaves sexuelles, même quelquefois âgée de 11 ans, enfants mâles castrés pour devenir des eunuques dans les harems, enfants mâles capturés et entrainés dans des campements pour devenir des esclaves guerriers, enfants utilisés comme jouets sexuels par les puissants (comme le calife Abd-Al-Rahman III qui était « amoureux » d’un enfant Chrétien capturé nommé Pelayo : refusant les avances sexuelles du Calife, Pelayo a alors été torturé, martyrisé et tué), hommes utilisés comme serviteurs ou travailleurs pour tout usage concevable, les êtres humains de tout âge et race étaient achetés et vendus.

          Le prix d’un esclave dépendait de son âge, de son sexe, de sa race, et de ses capacités. Les esclaves blanches, en particulier les blondes, souvent capturées dans des raids menés sur les terres chrétiennes, étaient les plus recherchées. En 912, pendant le règne de l’âge d’or du Califat Omeyyades de Cordoue, le prix d’un esclave mâle noir était de 200 dirhams (pièces) d’argent. Une fille noire de Nubie étaient vendue pour 300 dinars d’or. Une femme blanche sans éducation coûtait 1 000 dinars d’or. Une femme blanche capable de chanter, valait 14 000 dinars.
          La cour du Calife Abd-Al-Rahman III comptait 3 750 esclaves, un harem de 6 300 femmes, et son armée incluait 13 750 esclaves guerriers. »
          Darío Fernández-Morera, « Le mythe du paradis andalou » p158-159

          Remerciez donc Charles Martel, d’avoir stoppé les jihadistes qui ravageaient, pillaient et brûlaient tout sur leur passage. Sans lui et son armée, l’Europe serait devenue un Maghreb bis, avec la charia et femmes voilées.



        • Pascal L 18 mai 16:28

          @Étirév
          Lorsque les difficultés apparaissent, nous avons tous besoin de rêver à un passé glorieux dont nous souhaitons le retour. Tant qu’il s’agit d’un rêve, cela ne pose aucun problème, mais le passage à l’action peut être porteur de toutes les violences.

          Ainsi les Juifs rêvent d’un grand Israël qui n’a jamais existé (lire « la Bible dévoilée » d’Israël Finkelstein et Neil-Asher Silberman) et les Musulmans justifient le pouvoir sur Jérusalem par le voyage au ciel de Muḥammad qui n’a été inventé qu’après 750 pour justifier l’incréation du Coran (Les inscriptions du Dôme du Rocher construit en 691 sont un cri contre cette théorie). Les deux ont tort et les violences actuelles ne cesseront que lorsque les deux religions abandonneront ces revendications ridicules et laisseront l’organisation de la cité aux seuls citoyens.

          Cette idée d’une grande civilisation arabe procède du même état d’esprit. Cette civilisation n’a jamais vraiment existé, même si dans le début de la conquête arabe, les conquérants n’utilisaient pas le Coran (dont la version définitive date de 840 environ et les Hadîths sont encore plus tardifs) et laissaient les populations locales continuer à étudier la science.

          Ce que vous appelez les sciences arabes n’ont jamais été arabes. On en trouve des traces plus anciennes dans les mondes grec, indien ou perse. J’ai eu l’occasion de travailler sur des copies de manuscrits soit-disant arabes dont les originaux avaient été soigneusement détruits. La reconstitution des manques que j’ai pu faire était assez simple puisque tout avait déjà été décrit par ktésibios au deuxième siècle avant J.C. à Alexandrie.

          Al-Mansour et ses successeurs imposaient le statut de dhimmi aux populations locales, ce qui veut dire qu’ils étaient lourdement imposés dans une situation d’humiliation avec l’interdiction de construire des églises, voire même de les fréquenter. Il est heureux qu’ils aient été arrêté à Poitiers.

          Il est un peu facile de nous envoyer les noms d’Avicene ou d’Averoes lorsque l’on sait que ces deux philosophes ont été condamnés par l’islam à la fin de leur vie. Le grand gagnant est Abuhamid al-Ghazali (1058-1111) qui est le théoricien de l’obscurantisme musulman. Il a combattu la philosophie et la science parce qu’elles n’annonçaient pas la révélation du Coran. Pour lui, la seule science est la science religieuse qui ne met pas en causes les fondements de l’Islam et les sciences comme la médecine ou les mathématiques sont dégradées au titre de techniques utiles. Circulez, il n’y a plus rien à voir.

        • Jonas 18 mai 23:01
          @Étirév "Les Arabes avaient fondé des écoles en Egypte, au Maroc, en Syrie, en Perse, en Andalousie ; ils avaient une philosophie qui se développait et qui s’inspirait de la philosophie indienne et de la philosophie grecque"

          Les Arabes ne lisaient pas le grec, c’était haram, interdit.
          Ce sont les traducteurs de la civilisation chrétienne syriaque qui ont traduit les textes d’Aristote en arabe.
          Les Arabes n’ont gardé que des textes pragmatiques, car la philosophie est interdite en Islam, tout est déjà écrit dans le Coran.
          Ceux qui ont essayé de diffuser des textes philosophiques dans le monde musulman, ont été pourchassés, comme Averroès qui a du fuir l’Espagne andalouse, ses écrits furent brûlés, tout ce qui reste de lui a été sauvé par des Occidentaux.



        • Jonas 18 mai 23:32
          @Étirév "C’est à la civilisation arabe que la France doit ses arts, ses sciences, ses mathématiques, son architecture, c’est-à-dire tout ce que l’Église laissa passer."

          Les arts ? Quels arts ? Les sculptures minutieuses en bois, en ivoire, en métal, les retables décorés somptueusement du Moyen-âge (absolument spectaculaire, allez au musée de Cluny, c’est magique !), l’architecture gothique utilisant des techniques de construction totalement novatrices née en île-de-France (admirez les splendides cathédrales qui rayonnent dans toute la France) ne doivent absolument rien aux Arabes.

          Les arts qu’ils emploient pour les mosquées sont empruntés à l’art des chrétiens romains d’orient.

          Les Arabes n’ont apportés aucun principe scientifique, que des observations empiriques de la nature, ce que faisaient déjà les mésopotamiens, les grecs, les égyptiens bien avant eux.
          Les grandes bibliothèques existaient dans l’empire grec et romain, bien avant les conquêtes des jihadistes arabo-musulmans. La grande bibliothèque d’Alexandrie fondée en 288 avant JC, comportait des milliers d’ouvrages.

          Le processus de fabrication du papier a été mis au point, développé et perfectionné par les chinois, presque 500 ans avant la naissance du Prophète Mohamed. Cette invention ne doit donc rien aux arabo-musulmans.

          Les encyclopédies médicales sont essentiellement l’oeuvre de chrétiens syriaques et nestoriens, sont les seuls à comprendre le grec et à pouvoir traduire les ouvrages de médecine grecque de l’époque les plus avancés (Gallien, Hipparque,...) vers la langue arabe, pour les perses de Bagdad.
          Les califes gardaient d’ailleurs près d’eux des générations de familles de médecins chrétiens nestoriens, les plus expérimentés pour les soigner.

          Les chiffres dont nous nous servons actuellement sont des chiffres qui viennent des mathématiciens de l’Inde, et non du monde arabe.

          L’astrolabe (du grec astrolabos signifiant « instrument pour prendre la hauteur des astres ») est une invention grecque, le plus ancien texte conservé est « Le traité de l’astrolabe » du théologien chrétien Jean Philopon d’Alexandrie (v. 530) qui décrit l’astrolabe planisphérique et ses usages. Le second traité est celui de l’évêque chrétien syriaque de Qenneshrin Sévère Sebôkht (v. 660) « Le traité sur l’Astrolabe plan ». Son invention ne doit donc rien aux arabo-musulmans.


          On pourrait multiplier les exemples.

        • Montdragon Montdragon 19 mai 00:53

          @Étirév

          De la merde mon cher...tu confonds arabe et mozarabe, perse, ou grec...
          ce sui étaye ta démonstration a nihilo.

        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 19 mai 09:17

          @Étirév
          une certaine idéalisation


        • bob14 bob14 18 mai 09:58

          s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans !....v’là un versant du monde musulman...vous savez les gentils de cette secte...


          • bob14 bob14 18 mai 10:01

            @bob14.............ou celui là.... Bienheureux sont les musulmans […]

            ----, 5. qui préservent leurs sexes [ de tout rapport]

            ----, 6. si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent....


          • bob14 bob14 18 mai 10:03

            @bob14......Le coran qualifie de mécréant, d’infidèle ou d’hypocrite tout non musulman, y compris « les gens du Livre que sont les juifs et les chrétiens ». Il est facile de vérifier ces ordonnances d’Allah dans la vie de tous les jours en terre d’islam. Et pour cela, il suffit de tendre l’oreille pour écouter les musulmans traiter les non musulmans de kouffars ( mécréants), de visages de l’enfer, de khanazirs ( porcs) , de zandaqas ( apostats ) et de vils hypocrites....Pour les adeptes de Mahomet, les humains qui ne font pas partie de la oumma ne méritent que la décapitation. ...


          • gueule de bois 18 mai 10:02

            si modernes, on ne lit plus, on n’achète plus d’ouvrages
            Ah mais que si, on a encore des auteurs et des lecteurs !
            Voyez plutot  !


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 10:14

              @gueule de bois
              Il n’y a pas que lui


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 18 mai 10:16

              On re-trouve beaucoup de livres via internet, donc ce n ’est pas tant la matière qui manque mais les esprits curieux ^^


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 10:39

                @bouffon(s) du roi
                Bien entendu mais rien ne vaut le papier, le processus intellectuel n’est pas le même


              • gueule de bois 18 mai 10:56

                @Amaury Grandgil
                le processus intellectuel n’est pas le même
                Expliquez nous cela par le détail. Je suis curieux.


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 11:05

                @gueule de bois

                La lecture d’un livre est spatialisée

                Le repérage dans l’espace est un besoin du cerveau. Il est plus facile de se repérer dans notre lecture en voyant concrètement le nombre de pages qu’il nous reste à lire que lorsque notre livre électronique nous dit qu’il nous reste 64%

                Selon une étude de chercheurs canadiens et norvégiens, la lecture d’un livre papier permettrait d’avoir une meilleure représentation mentale de son contenu que sur kindle ou autre tablette.

                Et selon Anne Mangen qui a dirigé l’étude : “cette expérience confirme que l’ergonomie et la sensation du toucher du papier compte réellement”.

                source ici : https://www.nytimes.com/2014/08/14/arts/reading-literature-on-screen-a-price-for-convenience.html?smid=tw-nytimes&_r=0


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 11:05

                @gueule de bois
                l’apprentissage de l’écriture est lié à celui de la lecture qui font travailler les mêmes zones du cerveau (lire ceci “On mémorise mieux en écrivant avec un stylo qu’en tapant à l’ordinateur“), et qu’il vaut mieux privilégier le support papier au support numérique. Même si aujourd’hui on peut trouver des fonctionnalités intéressantes pour les enfants, notamment ceux en difficulté (troubles DYS : dyslexie, dysorthographie, etc.), rien ne remplacera le fait de prendre un stylo pour ancrer le mouvement dans la mémoire


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 18 mai 11:17

                @Amaury Grandgil

                Si on peut trouver des livres numérisés, on peut aussi trouver des livres d’occasions, comme on peut aussi chercher sur les marchés, les bouquinistes etc.
                Il y a évidemment qq livres qui sont assez rares, mais dans l’ensemble, le choix reste assez largement ouvert. Mais bon, les livres ne font pas tout, et de l’esprit curieux qui doit animer la soif de connaissance, doit se manifester l’esprit analytique, épreuve qui me parait bien plus périlleuse que de trouver un bouquin ^^


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 11:33

                @bouffon(s) du roi

                Bien entendu, d’ailleurs la rue Al Muttannabi dont je montre la photo est une rue aussi de bouquinistes.
                L’esprit analytique peut naître de la lecture.
                Un grand lecteur a soif de connaissances, ce n’est pas parce que c’est parfois de la fiction qu’il lit que cela n’en est pas.

              • gueule de bois 18 mai 11:53

                @Amaury Grandgil
                Eussiez-vous vécu en Mésopotamie, 3000 ans avant J-C vous auriez été un grand défenseur du style, pourfendant la plume ou le crayon.
                Écrire avec un clavier c’est écrire, et puis le clavier a un avantage il y a des majuscules et des lettres accentuées, que nos têtes blondes ignorent parfois, une invite à les utiliser .
                Et puis lire c’est lire, là encore vous auriez défendu bec et ongles le parchemin contre le livre imprimé.


              • DACH 18 mai 11:56

                @Amaury Grandgil=sur les méthodes qui contribuent à ouvrir les esprits, je vous recommande le travail de Gérald Bronner, dont la démocratie des crédules. (Sociologie unioversitaire).


              • gueule de bois 18 mai 12:45

                défenseur du style
                su stylet, pas du style.


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 13:05

                @gueule de bois
                Lire c’est lire, en voilà de l’argument...
                Hé non justement la lecture écran c’est pas du tout pareil. Elle favorise le zapping mental.


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 18 mai 13:08

                @gueule de bois
                La civilisation de l’écrit naît avec l’imprimerie en 1496 environ.
                C’est de là qu’est né la nôtre car cela a permis de répandre savoir et culture pour tous.
                La lecture papier induit des processus intellectuels très différents de la lecture sur écran qui favorise le survol, le papillonnage...


              • gueule de bois 18 mai 16:43

                @Amaury Grandgil
                La civilisation de l’écrit naît avec l’imprimerie en 1496 environ.
                C’est nouveau, on en apprend tous les jours sur AV.
                La lecture papier induit des processus intellectuels très différents de la lecture sur écran qui favorise le survol, le papillonnage...
                Ces comportements relèvent du lecteur pas du media. Les papillonneurs papillonnent aussi bien dans le papier, mais peut-être moins vite. Avez-vous entendu parler de la lecture ’diagonale’.

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