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L’empereur de Paris ou le retour du cinéma patriotique : une bonne surprise !

Pour commencer une nouvelle année, présenter ses voeux en y associant une recommandation pour un bon film français n'est pas si courant. Rien de plus barbant que ce cinéma hexagonal subventionné, nombriliste, moralisateur et sans intérêt qui encombre les salles obscures. Le Vidocq de Jean-François Richet est une heureuse surprise, porteur d'un nouveau souffle (un peu d'optimisme !).

Votre narrateur a visionné pour vous cet Empereur de Paris dans une petite salle provinciale. Deux heures d'un récit agréable, interprêté par des acteurs au sommet de leur art. Vincent Cassel est excellent, de même que les seconds rôles (August Diehl, Olga Kurylenko). Fabrice Luchini se fait plaisir en campant un Foucher plus vrai que nature. La reconstitution du Paris de 1805 est impeccable, décor et costumes soignés. On interprête des chants patriotes dans les tavernes, on pavoise aux exploits de l'empereur, on s'enorgueille d'avoir fait son devoir sur le champ de bataille, l'honneur et l'amitié sont mis en avant. Même le solitaire Vidocq, ancien soldat, se découvre patriote et finit le film avec le grade de directeur de la sûreté à titre de grâce pour ses exploits ; il passe en revue les troupes impériales.

Si le scénario est assez convenu, on retrouve dans ce polar historique les ingrédients des bons films d'aventure d'un Christian-Jaque en son époque. Virilité des personnages, action, sens du devoir (le rôle de l'inspecteur qui poursuit Vidocq en première partie du film avant de l'épauler par la suite)... Napoléon fait une apparition en dernière séquence...

Le patriotisme est enfin de retour dans le cinéma français, il était temps. Ce n'est pas un hasard si Jean-François Richet en est le réalisateur. Il y a vingt-cinq ans, ce garçon à contre-courant nous livrait un Etat des lieux plus vrai que nature sur la situation des banlieues françaises : violence, communautarisme, trafics de drogue, désengagement de l'état dans les quartiers : tout y passait... Une situation que notre bonhomme qui a grandi en HLM maitrisait bien. Il est devenu un maitre du cinéma par ses escapades aux Etats-unis et les deux Mesrine, très convaincants, où il rencontra et fit encore murir Vincent Cassel.

Loin des idioties à la Kassovitz, de la repentance sur les guerres coloniales ou encore des interprêtations sur la seconde guerre mondiale dont raffole la gauche bobo, cet Empereur de Paris est une bouffée d'oxygène à consommer sans modération. Vidocq, l'ex-bagnard qui se redécouvre patriote, servant le dernier homme d'état digne de ce nom que la France moderne et contemporaine a connu, voilà un bon modèle positif pour nos jeunes générations !

Extrait du film :


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1 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 janvier 13:28

    Au moins, vous faites l’éloge d’un film après l’avoir vu. C’est déjà un bon début pour 2019.

    Mais Jean-François Richet, vous n’avez pas l’air de bien connaître. En tous cas celui d’il y a 20 ans, de Ma 6T va cracker, qui a été « co-produit » avec le mouvement de l’immigration et des banlieues, l’ancêtre du PIR en somme.

    Et donc, en gros, Richet, Cassel, Kassowitz, c’est la même équipe : ils bossent tous ensemble.

    Cela dit, ça ne fait pas obligatoirement des mauvais films.

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