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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’extraordinaire diversité des langues de France

L’extraordinaire diversité des langues de France

Sauf à vouloir se quereller sur un sujet sensible, il est impossible de dire combien de « langues » sont parlées dans notre pays. Nombre de locuteurs revendiquent en effet ce statut pour leurs langages favoris qui apparaissent à d’autres comme des « patois » ou des « dialectes » dérivés d’une langue régionale dominante. Mais une chose est sûre, leur diversité sur un aussi petit territoire est assurément étonnante…

De la même manière que la France métropolitaine offre une très riche palette de paysages et d’habitats ruraux – cf. L’extraordinaire diversité des paysages de France (avril 2018) et L’extraordinaire diversité des villages de France (mars 2016) –, notre pays peut s’enorgueillir d’une diversité de langues régionales rare en Europe sur une superficie aussi peu étendue*.

Cette diversité s’explique par le fait que la France est tout à la fois un carrefour d’influences dont les racines plongent très loin dans l’histoire des civilisations, et une nation qui a progressivement assimilé des territoires de culture étrangère majoritairement situés sur ses marches extérieures continentales. Ces territoires sont venus ajouter leur propre héritage linguistique à celui du cœur de France où la langue gallo-romane d’oïl s’est, au fil du temps, imposée pour – principalement sur la base des dialectes francilien, orléanais et tourangeau –, constituer l’ossature du francien puis du français officiel. On pense notamment, concernant ces territoires de culture étrangère, aux provinces de langue flamande, germanique, corse, catalane, basque et bretonne, mais aussi aux nombreux terroirs de langue d’oc qui, siècle après siècle, ont été, dans le sud du pays, progressivement intégrés à la couronne de France puis à la république française pour parvenir à la carte linguistique que l’on connait de nos jours.

On compte en France métropolitaine de nombreux « parlers » différents dont une dizaine sont reconnus comme des langues régionales. Ce sont (dans l’ordre alphabétique) l’alsacien, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand, le francique lorrain (ou platt), le franco-provençal (ou arpitan), le gallo et l’occitan.

Presque toutes sont des langues « unifiées » qui, grâce au travail de linguistes et à l’évolution concomitante de l’usage des locuteurs, ont bénéficié d’une synthèse de plusieurs dialectes locaux dont certains sont encore pratiqués ici et là. Parallèlement à ces langues – dont plusieurs sont transfrontalières –, de nombreux dialectes de langue d’oïl ont survécu à l’émergence du français et continuent d’être utilisés par des locuteurs, à l’image du lorrain, du picard** ou du wallon – lui aussi transfrontalier –, pour ne citer que ceux-là. 

En 2013, un rapport ministériel soulignait que 6 langues régionales métropolitaines sont encore utilisées couramment par un nombre significatif de locuteurs : l’alsacien-francique, le basque, le breton, le catalan, le corse et l’occitan. Autrement dit, un couple de langues germaniques, une langue celtique et trois langues romanes, ainsi qu’une langue totalement atypique qui constitue ce que l’on nomme en linguistique un « isolat » : le basque***.

Contrairement à toutes les langues citées, mais également à toutes celles que l’on rencontre en Europe, l’« euskara » était déjà présente plusieurs milliers d’années avant notre ère, et par conséquent avant l’émergence des premières souches indo-européennes. Cette langue étonnante à bien des égards demeure le seul isolat linguistique vivant de notre continent ; elle constitue donc à ce titre un élément de patrimoine extraordinaire dont la survivance est à mettre au crédit des générations de Basques qui ont su résister à toutes les tentatives d’assimilation.

À toutes ces langues et dialectes de notre territoire métropolitain, qui totalisent encore environ 3 millions de locuteurs réguliers, il convient d’ajouter celles et ceux des départements et territoires d’outre-mer. Lorsqu’on évoque ces parlers lointains, c’est évidemment au créole à base lexicale française que l’on pense en premier. Un créole qui se décline principalement en variantes guadeloupéenne, guyanaise, martiniquaise et réunionnaise. Moins connues en métropole, les différentes formes du tahitien en Polynésie et les dialectes kanak de Nouvelle-Calédonie contribuent à la richesse du patrimoine linguistique français.

8 langues régionales sont enseignées officiellement dans le cadre des académies de l’Éducation nationale concernées : l’alsacien et le francique, le basque, le breton, le catalan, le corse, le créole, l’occitan et le tahitien. Mais seulement 6 d’entre elles sont admises au baccalauréat comme « langue vivante », le créole et le tahitien étant de facto réduits, comme nombre d’autres idiomes métropolitains, au seul champ des options, ce qui rend peu incitatif l’intérêt de leur enseignement. Cela fait de ces langues et dialectes des victimes de la réforme Blanquer. Et cela malgré : d’une part, l’action constante de l’Union européenne pour les protéger et en favoriser la pratique ; d’autre part, la mise en garde de l’Unesco qui considère, non sans raison, que les langues régionales françaises sont « menacées d’extinction ».

L’’Éducation nationale étant trop frileuse, et à bien des égards défaillante, l’enseignement des langues régionales est fort heureusement, et le plus souvent de manière performante, assurée par des associations qui ont ouvert des écoles bilingues dont certaines fonctionnent en immersion. C’est notamment le cas des iskatolas basques regroupées au sein de la fédération Seaska, des skolioú Diwan en Bretagne, des bressolas catalanes, des calandretas occitanes. En Alsace, en Corse et outre-mer, le bilinguisme est assuré par l’Éducation nationale dans un cadre traditionnel non immersif.

L’ensemble des langues régionales et des dialectes que compte notre pays constitue une très grande richesse patrimoniale. Tout devrait être mis en œuvre pour valoriser cette richesse et encourager les démarches visant a minima à maintenir les effectifs de locuteurs réguliers. Il ne semble malheureusement pas qu’il faille compter sur les pouvoirs publics pour mettre en œuvre de manière zélée les objectifs de la Charte européenne de 1992. Par chance, nombre des locuteurs régionaux, par leur engagement associatif, sont d’excellents vecteurs de la vitalité de ces langues et des manifestations qui leur sont dédiées. Ce dynamisme militant suffira-t-il à enrayer la lente érosion des langues parlées par tant de générations de nos aïeux ? Espérons-le !

L’exemple le plus remarquable en la matière est la Suisse, dont la superficie est 13 fois plus petite que celle de la France métropolitaine. La confédération helvétique compte pourtant 4 langues officielles – l’allemand, le français, l’italien et le romanche – dont 3 sont, il est vrai, assez proches car d’origine romane.

** Le picard est l’un des dialectes de langue d’oïl dont les locuteurs sont les plus actifs pour obtenir le label de « langue régionale » au même titre que le gallo des marches bretonnes qui, lui, en bénéficie.

*** Cf. La famille basque.

À lire également, en rapport avec les parlers régionaux :

Une discrimination peu connue : la « glottophobie » (juin 2020)


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217 réactions à cet article    


  • Septime Sévère 12 août 16:16

    Plus de trente ans d’abord en Champagne, et ne connais pas un mot de son patois !

    Puis plus de trente ans en Limousin, même résultat !

    Trois semaines à Paris, de ma naissance à l’âge de vingt jours, et je parle presque à la perfection le parisien ! 

    Conclusion : plus on est jeune et mieux on apprend. 


    • Fergus Fergus 12 août 16:45

      Bonjour, Septime Sévère

      « plus on est jeune et mieux on apprend »
      CQFD !  smiley


    • babelouest babelouest 13 août 08:40

      @Septime Sévère
      J’ai une amie que j’ai souvent au téléphone. Elle est « une vraie Parisienne », au point que mon oreille sursaute toujours quand elle parle des ses « caillais » à propos de cahiers, comme un autre ami évoquait de la « pââille » à propos des tiges de blé. Le parisien n’est pas une langue neutre, l’angevin-tourangeau bien plus.
      .
      En revanche, c’est bien parce que « les filles du Roy » ont été envoyées en Nouvelle-France à partir de 1663 que la langue de celle-ci s’est unifiée : toutes provenaient d’institutions parisiennes ou proches de Paris, où la langue était déjà la même. Celle-ci devenue ainsi indépendante a légèrement divergé de la nôtre, en s’enrichissant de façon différente.


    • Fergus Fergus 13 août 09:09

      Bonjour, babelouest

      Si cela vous intéresse, j’ai écrit en 2014 un article sur ces filles envoyées au Québec :
      Ces « Filles du Roy » qui ont peuplé le Québec.


    • babelouest babelouest 13 août 10:33

      @Fergus
      Merci beaucoup, pour le lien ! Cela me rappelle que, pour une amie, j’avais pris la peine d’imprimer un article important :
      http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/histfrnqc.htm
      Remis en forme, cela comportait tout de même plus de 250 pages A4. Mon fils a d’ailleurs un diplôme universitaire des universités conjointes de La Rochelle, Poitiers, et l’université Laval.


    • Fergus Fergus 13 août 12:41

      @ babelouest

      Merci pour ce lien que je vais explorer avec beaucoup d’intérêt.

      Petite précision à l’intention des lecteurs qui ne connaissent pas très bien le Québec : l’université Laval est l’une des meilleures du Canada.


    • gruni gruni 12 août 16:34

      Bonjour Fergus

      "Ce dynamisme militant suffira-t-il à enrayer la lente érosion des langues parlées par tant de générations de nos aïeux ? Espérons-le !

      Merci pour ce texte, il est vrai qu’une mort lente de nos langues anciennes est très possible.

      Du coup j’ai pris des informations complémentaires sur le Francique mosellan. Je connais bien le village de Mainvillers et aussi le pays de la Nied ou j’habite. A propos de l’accent rocailleux du 1er Ministre, celui de Forbach n’est pas mal également. 


      • Fergus Fergus 12 août 16:55

        Bonjour, gruni

        Le francique mosellan est en fait très peu connu de nos compatriotes qui, pour la plupart, pensent que seuls les Alsaciens parlent une langue régionale germanique.

        J’ai un peu connu naguère un couple de personnes âgées de Bitche qui s’exprimaient entre eux en parlant cette langue. Idem à Metz où l’un des employés du palais du gouverneur militaire  j’y avais été envoyé pour monter la garde avec quelques autres biffins  s’enorgueillissait de parfaitement maîtriser le francique.

        Je me suis laissé dire que cette langue régionale perd du terrain plus vite en Moselle que sa cousine dans les départements alsaciens.

        Je ne connais pas l’accent de Forbach.


      • JPCiron JPCiron 12 août 20:44

        @gruni

        l’accent de Forbach >

        Voilà ! Je crois que j’ai finalement mis un nom -Franciique Mosellan ? sur ce ’’patois’’ entendu à l’internat de Forbach !
        .


      • dscheffes 13 août 16:48

        @FergusIl faut savoir que l’Alsacien du Nord depuis Wissembourg et l’Alsace Bossue jusqu’à Strasbourg est fortement mâtinée de Francique Lorrain d’où une intercompréhensibilité qui est presque totale, alors que l’Alsacien du Sud de la région -en gros le Haut-Rhin-

        est totalement alémanique et ressemble plus au Suisse Allemand « Schwytzerdutsch » et là l’intercompréhensibilité est nettement moins bonne.


      • Fergus Fergus 13 août 17:35

        Bonjour, dscheffes

        Je suis d’accord avec vous sur le nord de l’Alsace, effectivement mâtiné, disons jusqu’au secteur Marmoutier-Dabo.
        Mais pas avec titi qui prétend qu’un Alsacien de Nordhouse ne comprend pas un Alsacien de Colmar. 
        Concernant l’alsacien du sud, je confirme  malgré mes carences linguistiques la grande proximité avec le Schwyzerdütsch, ayant eu à connaître et entendre les deux à différentes reprises lors de mes voyages en Alsace et en Suisse alémanique.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 16:41

        Mi j’parle pas flamin mais avec el’caleur sui obligé d’m’eponger avec el’wassingue . .


        • Fergus Fergus 12 août 16:57

          Bonsoir, Aita Pea Pea

          Ah, cela faisait un moment que je n’avais pas entendu parler de cette serpillière. smiley


        • babelouest babelouest 13 août 06:43

          @Fergus
          viens dans mon coin, quand j’étais enfant on se servait beaucoup de la since, ne serait-ce que pour éponger mes petites bêtises....
          Heureusement sont restées de vieilles chansons, avec les paroles....
          https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-chants-de-noel/paroles-au-sainct-nau-chant-de-noel-poitevin.html


        • Fergus Fergus 13 août 09:20

          @ babelouest

          Merci, je ne connaissais pas le mot « since ». Il est vrai qu’il existe tant de mots méconnus de nos parlers locaux.

          Allez, pour le plaisir, une « vrie » entraînante par un groupe que j’aime bien : Les Pibolous de la Motte Saint-Héray.


        • Fergus Fergus 13 août 09:23

          J’ai oublié le lien : Vrie à la bouteille.


        • babelouest babelouest 13 août 10:48

          @Fergus je les connaissais bien, à l’époque où je travaillais à Saint Maixent l’École. Je connaissais bien aussi un autre monument local, chez qui il m’est arrivé de prendre l’apéro : Yves Rabault, qui à une période avant-guerre assumait son rôle de poète patoisant dans les cabarets parisiens comme le Caveau de la République ou le Lapin Agile. Nom d’un chien, c’est loin ce temps-là, avec les frères Pacher et les autres....


        • troletbuse troletbuse 12 août 16:44

          Et vous avez parlé des langue fourrées ?


          • Fergus Fergus 12 août 16:57

            Bonjour, troletbuse

            Je vous laisse développer vous-même le sujet.


          • ZenZoe ZenZoe 12 août 16:54

            Bonjour Fergus,

            Je pense que nos patois régionaux sont condamnés à terme. Toutes les langues vivent, se transforment et finissent par mourir au gré des mouvements de population et de leur histoire. Les directives européennes n’y pourront jamais rien. Heureusement, il restera toujours des mots, des expressions, des tournures, sur lesquels les linguistes se pencheront un jour en se demandant d’où ils peuvent bien venir, et comment ils ont pu atterrir là.


            • Fergus Fergus 12 août 17:02

              Bonjour, ZenZoe

              « Je pense que nos patois régionaux sont condamnés à terme »

              D’où l’intérêt des langues « unifiées » qui ont permis d’enrayer assez largement l’érosion, et même de redynamiser la culture de régions comme la Bretagne et la Languedoc où les langues locales ont été un élément essentiel de la renaissance  le revival diraient les Anglais.

              « il restera toujours des mots, des expressions, des tournures, sur lesquels les linguistes se pencheront un jour en se demandant d’où ils peuvent bien venir, et comment ils ont pu atterrir là »

              Le français populaire est d’ores et déjà riche de nombreux régionalismes, et sans doute cela s’accentuera-t-il dans l’avenir.


            • babelouest babelouest 13 août 07:03

              @Fergus
              Je me souviens, au Cours Moyen (pas d’hier), le maître d’école nous aidait en grammaire pour les accords nom-adjectif :
              — Comment le dirais-tu en patois ?
              — Ben, la veuzze a l’é queurvaille
              — C’est donc du féminin, alors tu vas l’écrire comment en français ?
              — La cornemuse est crevée !
              — Voilà !
              (en patois on dirait au masculin le sia* é queurvé) *[le seau]
              Je pense qu’après ma génération, celle de l’immédiat après-guerre, bien peu encore pourront parler la plupart des patois non stabilisés. C’est dû au fait que le collège était fréquenté par une sélection drastique d’élèves, souvent d’ailleurs on l’appelait le cours complémentaire quand il se situait au chef-lieu de canton. Les autres, après le Cours Moyen, suivaient en trois ans le Cours Supérieur qui était sanctionné par le fameux Certificat d’Études Primaires à 14 ans. Je raconte cela pour ceux, plus jeunes, qui n’ont pas connu ces particularités.


            • Fergus Fergus 13 août 09:27

              @ babelouest

              Merci pour ces souvenirs qui sont également ceux de nombre de membres de ma famille. Les régions ont beau ne pas être les mêmes, le vécu des anciens a les mêmes saveurs en mémoire.


            • JulietFox 16 août 11:36

              @ZenZoe
              Co qué, qué bè vraï.
              Saï en charento, ma, limousino.
              Lou dè l’aoto viéno, nè conessen pè, é lous deu biaï d’Angoulémo, non pu.
              Lous vieïs parlan d’enquéro leu « patoi », ma, pu lous djauneï.


            • babelouest babelouest 17 août 06:38

              @JulietFox
              J’avoue ne pas y comprendre grand-chose : cela se rapproche déjà de la langue d’oc limousine, car bien entendu la frontière était un peu floue


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 août 17:15

              Ce n’est qu’au dix-neuvième siècle que l’usage du français s’est généralisé sur un territoire qui avait intégré des régions non francophones comme la Lorraine germanophone, l’Alsace, le Dauphiné, etc. Mais ce n’est pas une décision politique (avoir la même langue dans tout le pays) qui a eu une influence décisive. Lune des causes les plus importantes est certainement la connotation péjorative qui s’est attachée aux « patois », considérés comme des langues d’arriérés, le terme même de patois étant issu du radical patt- exprimant la grossièreté.

              Sainte Beuve avait d’ailleurs défini le patois comme une « ancienne langue qui a eu des malheurs ».

              En fait, ce sont des circonstances sociales qui ont le plus influé pour répandre le français, avant toute autre, la conscription (générale depuis 1875),et bien sûr l’instruction (obligatoire depuis 1886), ensuite la diffusion des journaux et des livres, l’exode rural, et le développement des moyens de transport.

              Mais il faut reconnaître qu’une grande partie des locuteurs a abandonné d’elle-même sa langue pour parler uniquement français.

              Je me souviens de la honte éprouvée par ma mère quand elle a entendu sa mère expliquer la route à suite à un automobiliste en morvandiau : « V’allez r’brater en-deçà d’la boutique à Pâquet ». En-dehors du fait que le parisien concerné ignorait le nom de famille de l’épicier du coin de la rue, il ne savait pas non plus que r’brater signifiait « tourner à gauche » et peut-être même pas que « en-deçà » signifie « avant ». En tous cas, l’émoi maternel m’a fait comprendre que, si je voulais être au chose qu’un bouseux, je devais parler comme l’instituteur, et pas comme ma grand-mère.

              Aujourd’hui, à part quelques irréductibles folkloristes, qui parle encore morvandiau ?


              • JPCiron JPCiron 12 août 19:16

                @Séraphin Lampion

                 la honte éprouvée par ma mère... >

                Par contre, ma grand-mère paternelle m’a autrefois montré une photo de cour d’école où il était écrit « Interdit de parler Breton et de cracher par terre ».
                Je ne sais combien de temps s’était passé entre la photo et son commentaire, mais elle était toujours bien remontée contre les ’’Français".
                .
                Si les régions avaient plus de réelle autonomie, et si la qualité de vie était une Valeur essentielle, alors on cultiverait davantage le culturel.
                .


              • Fergus Fergus 12 août 19:43

                Bonsoir, Séraphin Lampion

                Merci pour votre commentaire.
                J’approuve très largement vos observations.

                « Aujourd’hui, à part quelques irréductibles folkloristes, qui parle encore morvandiau »
                Sans doute très peu de monde. Comme c’est le cas de nombreux dialectes de langue d’oïl appartenant à des terroirs d’identité peu marquée et de faible population.


              • L'apostilleur L’apostilleur 13 août 10:50

                @Séraphin Lampion

                « ...ce n’est pas une décision politique (avoir la même langue dans tout le pays) qui a eu une influence décisive. Lune des causes les plus importantes est certainement la connotation péjorative qui s’est attachée aux « patois ... »

                Dans son « Histoire de la Bretagne et des Bretons » Joël Cornette rappelle les interdictions brutales de parler breton dans les écoles (première moitié du XXe s) où les enfants étaient punis lorsqu’ils étaient surpris à parler leur langue maternelle. En même temps il explique bien cette nécessité pour sortir ce territoire isolé, (négligé même par Charlemagne), et mieux intégré la Bretagne dans la Nation avec l’aide du chemin de fer aussi qui conduira en masse les bretons vers la capitale inconnue. Si pour certains le patois est une richesse culturelle, les locuteurs l’ont subi comme une cause de pauvreté. Si vous connaissez quelques anciens du Rouergues ils vous raconteront la misère de leur isolement conforté par leur langue. Pour imposer le français l’ordonnance de François 1er à Villers-Cotterêts aura attendu presque cinq siècles.


              • dscheffes 13 août 16:53

                @JPCiron L’état Français, d’un jacobinisme redoutable est aussi co-responsable de la disparition lente des langues régionales. Je fais parie d’une génération (1954) ou parler en francique lorrain dans la cour de l’école était sévèrement réprimé par des punitions qui consistait en une longue phrase vantant les mérites de la langue française à copier 500 fois pour le lendemain.


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 août 09:09

                @dscheffes

                les Mosellans ne disent pas « francique », mais « platt » !


              • Fergus Fergus 14 août 09:44

                Bonjour, Séraphin Lampion

                Vous avez raison de le souligner, c’est le mot « platt »qui domine chez les locuteurs, le mot « francique » étant l’appellation officielle plutôt réservé aux experts universitaires.


              • troletbuse troletbuse 12 août 17:25

                Un énorme oubli : l’arabe  smiley



                • Fergus Fergus 12 août 18:05

                  @ troletbuse

                  Une langue à laquelle je préfère le yiddish.


                • troletbuse troletbuse 12 août 19:01

                  @QAmonBra
                  Donc, j’ai raison. Mais Fergus pense bien smiley


                • QAmonBra QAmonBra 12 août 20:44

                  @troletbuse

                  (. . .) « Donc, j’ai raison. » (. . .)

                  Oui et non ! Surtout lorsqu’on étudie le vocabulaire de certaines langues d’oc.

                  (. . .) Mais Fergus pense bien (. . .)

                  Fergus a ses préférences, les goûts et les couleurs. . . Quant a « penser bien » , le terme me semble aussi excessif qu’inapproprié en la matière, il vous suffit d’affirmer que vous partagez la préférence de l’auteur pour le yiddish, où est le problème ? . . .


                • troletbuse troletbuse 12 août 20:56

                  @QAmonBra
                  Mais Fergus a très bien compris.C’est le principal.


                • JPCiron JPCiron 12 août 21:21

                  @troletbuse

                  Un énorme oubli : l’arabe >

                  En France, outre les langues régionales, il y a les langues minoritaires non rattachées à une partie du territoire.

                  On y trouve l’Arabe et le Berbère (et aussi le Yiddish).


                  Beaucoup de gens sont devenus Français ’’par le sang’’ tant en 14/18 qu’en 39/45, et il serait malvenu de passer leur langue familiale sous silence !


                • QAmonBra QAmonBra 12 août 22:01

                  @troletbuse

                  Je vous laisse donc entregent « pensant bien ». . .


                • Fergus Fergus 12 août 22:40

                  Bonsoir, JPCiron

                  Parmi les langues « minoritaires », il y a également le romani. 


                • babelouest babelouest 13 août 07:12

                  @Fergus
                  Le mot algèbre est du yiddish ? Et abricot, aubergine, estragon, goudron, guitare, jupe, matelas, sucre, timbale ?


                • Fergus Fergus 13 août 09:30

                  @ babelouest

                  Je ne mettais pas en doute l’origine arabe d’un grand nombre de mots français. Sans même faire d’allusion politique, je soulignais que je préfère les sonorités de la langue yiddish à celles de la langue arabe, rien de plus.


                • JPCiron JPCiron 13 août 09:56

                  @Fergus

                  Bonjour Fergus,

                  Effectivement. Je l’ignorais 
                  Mais je découvre mon ignorance crasse : Je viens de voir sur internet qu’il y a 98 langues « régionales ou minoritaires ».
                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires_de_France#Langues_am%C3%A9rindiennes

                  Voilà qui fait plaisir !

                  Je suis content de voir que le Kanak y figure aussi (j’ai de la famille là-bas !)

                  .


                • Fergus Fergus 13 août 10:13

                  Bonjour, JPCiron

                  La variété des langues régionales et minoritaires dans notre pays est effectivement très grande, et très largement enrichie par les apports des départements et territoires d’outremer. 


                • dscheffes 13 août 16:56

                  @Fergus L’Arabe, une langue régionale ???


                • Fergus Fergus 13 août 17:37

                  @ dscheffes

                  L’arabe n’est évidemment pas une langue régionale, mais une langue minoritaire dans notre pays.


                • babelouest babelouest 17 août 06:49

                  @Fergus
                  Pour tout vous dire, j’ignore absolument tout du yiddish. Quant à l’arabe...
                  .
                  J’avais un ami, décédé récemment, qui du fait du boulot de son père était né sur les bords du Canal de Suez. Enfant il avait des tas de copains, qui entre eux parlaient une sorte de sabir, mélange de français, d’arabe dialectal, d’italien.... Plus tard il a dû aller en Algérie en raison de la guerre : quelle ne fut pas sa surprise, quand il s’est aperçu que « son arabe » était incompréhensible aux habitants de la Kasbah, et réciproquement : ils ont donc dû dialoguer en français.


                • Fergus Fergus 17 août 08:56

                  Bonjour, babelouest

                  Il y a eu, autour de la méditerranée  par exemple à Marseille , de nombreux sabirs nés des mélanges de populations de cultures différentes, notamment dans les villes portuaires. La plupart de ces sabirs ont disparu. 

                  Je ne suis pas juif, mais j’aime bien le yiddish, langue des Ashkénazes, venue d’Allemagne et des pays de l’Est. La musique klezmer est indissociable du yiddish pour les morceaux chantés (cf. Musique klezmer : de Pitchi Poï à New York).
                  Un exemple de chant yiddish : Bagelman Sisters : A Vaibele A Tsnien.


                • binary 12 août 17:30

                  Il y a une chose qui m étonne dans cette carte. C est le « bourguignon » dans les langues d’Oil. La France et la Bourgogne ont été en guerre pendant longtemps, mais ont une langue commune ? Les Francs et les Burgondes ?


                  • Fergus Fergus 12 août 18:07

                    Bonjour, binary

                    Oui, les racines linguistiques étaient cousines entre le francien et le bourguignon.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 17:49

                    Pour la Polynésie la langue officielle avec le français est le re’mahoi (tahitien ) mais il existe aussi le paumotu (Tuamotu ). Le Mangarévien , l’australe (iles australes) et le marquisien .


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 17:51

                      @Aita Pea Pea

                      Oups .

                      Reo’mahoi


                    • Xenozoid 12 août 17:51

                      @Aita Pea Pea

                      et au pays bas on a le javanais aussi


                    • Xenozoid 12 août 17:53

                      @Xenozoid

                      et aussi le friese,le groningse, tous un peu danois en fait mélangé a tout ce qui est venu avant et apres


                    • Fergus Fergus 12 août 20:06

                      Bonsoir, Xenozoid

                      Ce qui montre que même dans un petit pays, il existe des dialectes différents du néerlandais. 


                    • Xenozoid 12 août 20:09

                      @Fergus

                      je suis tres fluide,le langage ne me gene pas, le manque de language non plus


                    • Xenozoid 12 août 20:16

                      @Fergus

                      je ne le vois pas beau ou un mélange....dans quelle langue revez vous ?

                      le language est aussi une convention,on peut aussi voir que les mots sont le support des mensonges et que tout le monde s’en fout,ou excuser du peu en rajoutede leur sens. ou le contraire en abuser....beaucoup a dire sur le languageet ses diversités...beaucoup


                    • Septime Sévère 12 août 18:01

                      Pour la honte de ne pas parler comme les Parisiens, il n’y a pas que la langue. 

                      Dans son institution religieuse en plein Paris vers 1935, ma (future) sainte mère alors âgée de dix ans voulut au cours de catéchisme parler du « symbole des apôtres ». 

                      Las, elle rentrait de longues vacances dans le Midi, et parla du « symbôle des apotres ». Cette simple interversion d’accent circonflexe lui valut un éclat de rire général des petites bobos de sa classe, et une grande humiliation qu’elle eut bien du mal à supporter chrétiennement. 


                      • Fergus Fergus 12 août 19:48

                        @ Septime Sévère

                        Ce genre d’anecdote est un grand classique, et nul doute que nombre de provinciaux ont subi ce genre de moquerie dans la capitale. 

                        Cela dit, la réciproque est vraie : les Parisiens ont été souvent moqués dans le passé pour leur parler sans relief relativement à celui de beaucoup de provinces françaises.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 12 août 19:53

                        @Septime Sévère. Ah ? Mademoiselle veut dire le boulevard de Vaginshton ?


                      • Rincevent Rincevent 12 août 18:56

                        Le basque… A Bidarray, il existe un vieux pont dit Pont d’Enfer. La légende locale dit que le Diable s’est jeté de ce pont, désespéré de ne pas arriver à apprendre la langue…


                        • Fergus Fergus 12 août 19:58

                          Bonsoir, Rincevent

                          Le fait est que la langue basque est difficile. Mais elle est très belle à entendre pour qui s’y intéresse. 


                        • Le Panda Le Panda 12 août 19:10

                          Bonjour, Fergus,

                          Depuis les portes de l’Occitanie en soins, je prends connaissance de ton article. Je le trouve chouette, mais, il manque toujours quelque chose, comme les spécialités culinaires par « région » à moins que ce ne soit le sujet de ton prochain article. L’Espagne se porte plus que mal, et lorsque tu n’es pas natif d’une région ou d’un cru il est plus que difficile de se faire adapter, c’est le sentiment profond que j’ai, dans le sud de la France il achète le klaxon avant la voiture. Puis les noms d’oiseaux volent plus bas dans que du côté de l’Alsace avec quel plaisir je mangerai une truffade ou une réelle choucroute. Merci à toi, je suis soigné aux petits oignons.

                          Cordialement

                          Peut-être à plus tard, mais ce soir je suis un peu K.O.

                          Le Panda

                          Patrick Juan  smiley


                          • troletbuse troletbuse 12 août 19:28

                            @Le Panda
                            Du côté de Marseille, c’est le mechoui.


                          • Fergus Fergus 12 août 20:03

                            Bonsoir, Le Panda

                            Les cuisines régionales valent en effet le détour, et le fait est que leur variété est extraordinaire dans notre pays. Je n’ai pas d’article en projet, mais je vais y penser. smiley

                            « je suis soigné aux petits oignons »
                            J’en suis sincèrement ravi pour toi.

                            Bien à toi !


                          • troletbuse troletbuse 12 août 20:54

                            @troletbuse
                            Et en Bretagne, c’est les cochons .... de socialistes
                            https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-epopee-du-cochon-socialiste-211953


                          • babelouest babelouest 13 août 07:40

                            @Le Panda
                            Je me souviens en 2013 il me semble, il y avait eu une marche de Nice à Notre Dame des Landes. A l’époque j’étais nantais, et pour leur arrivée (2 mois, en se relayant) chacun avait préparé un plat à leur offrir. Étant poitevin, j’ai fait un farci du même nom, la vraie recette. Elle m’a pris deux jours, en raison de l’ingrédient principal : l’oseille (1,5 Kg). Il fallait pour qu’elle ne soit pas trop chargée en acide oxalique la laver, la dénervurer feuille par feuille, l’essorer entre deux linges tout une nuit. Le lendemain j’ai disposé des feuilles de choux au fond et sur les bords d’un plat creux allant au four, empli le milieu avec le mélange oseille-un peu de salade pour adoucir-œufs-un peu de viande de porc hachée. Une fois cuit il fallait mettre au frigo, puis au dernier moment retourner sur un plat plat et enlever les feuilles de choux. En deux minutes le plat fut vide.


                          • titi 12 août 22:19

                            Les langues régionales n’intéressent aujourd’hui que des babas subventionnés, qui pour certains, ne sont même pas issus des régions dont ils promeuvent la langue d’aïeux qui ne sont pas les leurs.

                            A l’heure où l’Education Nationale manque soit disant de moyen pour apprendre à lire à écrire et à compter, on va mobiliser des profs, des heures, des salles pour faire du folklore. Est ce vraiment opportun ? 


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 22:40

                              @titi

                              C’est sur ce genre de réflexion. Pis faudra supprimer tout ...et donner les clefs a Disneyland.


                            • Fergus Fergus 12 août 22:43

                              Bonsoir, titi

                              Aita pea pea a bien répondu. J’ajoute que c’est faux : dans plusieurs régions de forte identité, les locuteurs défenseurs des langues régionales se trouvent également parmi les agriculteurs ou les employés modestes qui n’ont rien à voir avec des « bobos ».


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 août 22:56

                              @Fergus

                              Voir Michea...le libéralisme est autant ennemi des cultures populaires qu’une grande partie de l’extrême gauche.


                            • titi 12 août 23:43

                              @Fergus

                              « n’ont rien à voir avec des « bobos » »
                              J’ai écris « babas subventionnés ». Pas « bobos ».
                              Les bobos ont quitté ces régions depuis bien longtemps.


                            • titi 12 août 23:49

                              @Aita Pea Pea

                              Qui vous parle de Disney ?
                              Je vous parle des moyens de l’Education Nationale, et vous répondez « Disneyland »
                              Vous êtes Lyonnais ? Emule de Guignol ?

                              Si vous préférez parler Disneyland, alors oui, les lutins de la forêt de Brocéliande, ou les nains de Blanche Neige, c’est exactement la même chose : ça n’a pas sa place dans le programmes de l’EN, mais chacun est libre d’aller visiter la parc d’attraction qui lui plait, et de donner des cacahouètes à qui il le souhaite... tant que cela n’engage pas les moyens de l’Etat.


                            • Fergus Fergus 13 août 09:33

                              Bonjour, titi

                              Désolé pour la confusion des mots.
                              Pour ce qui est des « bobos », vous faites erreur, il y en a pas mal dans les villes où s’est développée un intérêt pour la renaissance de la culture locale. Par exemple à Toulouse.


                            • titi 13 août 10:33

                              @Fergus

                              « s’est développée un intérêt pour la renaissance de la culture locale »

                              Ne vous faites pas d’illusion : la migration vers Toulouse ou Montpellier ce sont avant tout des migrations climatiques.
                              Des gens qui cherche le réchauffement climatique en fait.
                              Et pour connaitre quelques spécimens évoluant plutôt dans les cercles artistiques, ils importent plus leur culture qu’ils n’assimilent la culture locale.


                            • L'apostilleur L’apostilleur 13 août 10:58

                              @titi

                              « ...qui pour certains, ne sont même pas issus des régions dont ils promeuvent la langue d’aïeux qui ne sont pas les leurs... »

                              Voir certains nantais qui revendiquent en breton leur rattachement à la Bretagne quand leur langue vernaculaire est le gallo.

                              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nantes-appartient-a-la-bretagne-210354


                            • titi 13 août 12:14

                              @L’apostilleur

                              C’est pas tellement ça que j’avais en tête...

                              Tout cela ce n’est que de la politique, une tentative de replis sur des « valeurs » de gauche-écolo-baba.

                              Le cas breton est édifiant.
                              Les « militants » qui revendiquent les spécificités locales, et qui mêlent dans leur discours utilisation de la langue bretonne, des couches lavables, et de lessive à la cendre, ils oublient un élément essentiel à l’identité bretonne.... la religion.

                              La religion catholique c’est ce qui a valu à la Bretagne réfractaire d’être malmenée par la République depuis 1789.
                              Et ? Silence radio.
                              Tout simplement parce que ce n’est pas compatible avec l’idéologie cette gauche-écolo-baba.

                              Si vraiment l’identité bretonne était la vraie préoccupation de ces gens, la religion catholique devrait être la priorité numéro une.
                              Or elle ne l’est pas.


                            • Fergus Fergus 13 août 12:46

                              Bonjour, L’apostilleur

                              Ce qui est amusant à Nantes, c’est que la mairie elle-même joue le jeu de la culture bretonnante, par exemple en imposant progressivement la double signalétique dans la voirie alors que, comme vous le soulignez, la région de Nantes est de culture gallo.


                            • titi 13 août 13:28

                              @Fergus

                              Nantes est historiquement la capitale de la Bretagne. C’est un fait.

                              Et la Bretagne n’est pas monolithique : il y a le pays de Léon, la Cornouaille, le pays de Trégor, etc... et la « langue bretonne » ne l’est pas non plus... pas plus que les coiffes des bigoudines symbole de la bretagne, alors qu’elles ne concerne qu’une toute toute petite partie du Finistère.

                              Ca rend encore plus ridicule les tentatives de replis sur une langue soit disant bretonne : elle n’existe pas. Il y a une langue par pays, par canton, par vallée...

                              L’« identité Bretonne » elle est fantasmée.

                              Si vous regardez la « carte linguistique » , la Franche Comté est coupée en deux.
                              Pour avoir vécu en Alsace, je peux vous assurer que l’Alsacien parlé à Colmar n’est pas celui parlé à Strasbourg.

                              D’où l’intérêt d’une langue qui permette de se comprendre au delà de son clocher. Et je pense, au hasard, qu’en France, le français serait une bon compromis.


                            • Fergus Fergus 13 août 14:11

                              @ titi

                              « Il y a une langue par pays, par canton, par vallée »

                              Non, c’est faux ! Il y a des divergences de vocabulaire, mais la langue était  avant l’unification sur la base des dialectes de basse-Bretagne  grosso modo la même en Léon, en Cornouaille, en Trégor, les différence portant la plupart du temps sur des détails. Quelques exemples : crac’h au lieu de créac’h, coat au lieu de coët, méné au lieu de menez, etc. En réalité, les différences portaient plus sur la prononciation que sur les mots eux-mêmes. 

                              Pour ce qui est l’« identité » bretonne, elle n’est pas une vue de l’esprit. Elle a réussi, en quelques décennies, à se fédérer aussi bien en Bretagne bretonnante qu’en Bretagne gallo. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si se sont développées depuis des décennies au plan musical des kevrennoù et des bagadoù dans tout le pays gallo sur le modèle de ce qui existait principalement en Basse Bretagne.

                              « je peux vous assurer que l’Alsacien parlé à Colmar n’est pas celui parlé à Strasbourg »

                              Permettez-moi de sourire. Là aussi, les différences sont insignifiantes. A peu près les mêmes que chez moi en Auvergne entre le parler occitan du Cantal et celui de l’Aveyron ! Il y a en revanche des différences plus notables entre l’alsacien et le francique.


                            • titi 13 août 15:53

                              @Fergus
                              « à aussi, les différences sont insignifiantes »
                              Allez dire à un mec de Nordhouse qu’il parle le même alsacien qu’un mec de Colmar.
                              Vous obtiendrez un franc succès....


                            • titi 13 août 15:54

                              @Fergus

                              Expliquez moi alors pourquoi il y a eu besoin d’une « unification » s’il n’y avait pas de différences notables ?


                            • dscheffes 13 août 16:59

                              @titi allez répéter ces mots à un Alsacien et ensuite... fuyez !!!


                            • Fergus Fergus 13 août 17:06

                              @ titi

                              Nordhouse, et pourquoi pas Orschwiller tant qu’on y est ? smiley

                              Ce genre de discussion, je l’ai eu à diverses reprises en Alsace avec gens du Haut-Rhin comme du Bas-Rhin, et franchement, cela les fait bien marrer. 

                              Croyez-vous sérieusement que le groupe Geranium  mon groupe traditionnel alsacien préféré  a besoin d’enregistrer différentes versions de Kumma geh spela ou Hans im Schnöckeloch pour être compris dans les deux départements ?

                              L’unification est avant tout un facteur d’harmonisation des orthographes et des prononciations. 


                            • L'apostilleur L’apostilleur 13 août 22:16

                              @titi

                              «  »Nantes est historiquement la capitale de la Bretagne..."

                              La Bretagne n’avait pas de capitale, les ducs erraient de villes en châteaux au gré des événements. Le « château des ducs de Bretagne » était principalement celui de Suscinio.

                              « ...D’où l’intérêt d’une langue qui permette de se comprendre ... »

                              En effet, les « bretons » gallos et bretonnants ne se sont pas compris pendant mille ans jusqu’à ce que le français s’impose. La duchesse Anne de Bretagne ne parlait pas breton.


                            • Fergus Fergus 13 août 23:37

                              Bonsoir, L’apostilleur

                              Ne pas confondre Suscinio (qui a effectivement servi de résidence aux ducs) avec... Suscinio, qui a appartenu au corsaire morlaisien Charles Cornic et dont j’ai été voisin durant 10 ans (je vivais à 50 m de là, dans une fermette du 18e dépendant du château). smiley
                               


                            • L'apostilleur L’apostilleur 16 août 10:39

                              @Fergus

                              « ...à Nantes, c’est que la mairie elle-même joue le jeu de la culture bretonnante... »

                              Le clientélisme ne recule devant rien. Le lobby des rattachistes nantais a réussi à faire signer 100000 nantais avec des slogans bretonnants adressé à des gallo bernés.


                            • Fergus Fergus 16 août 11:47

                              Bonjour, L’apostilleur

                              Les militants gallo sont trop peu nombreux pour s’opposer à ce phénomène face au nombre des militants bretonnants qui s’appuient sur la très forte identité du breton depuis qu’elle a été relancée par Alan Stivell par le biais de la musique.

                              Et c’est ainsi que, paradoxalement, Nantes est en passe de devenir, au plan culturel, une ville bretonne qu’elle n’a jamais véritablement été, si ce n’est au plan historique du fait de son appartenance au duché de Bretagne.



                              • Fergus Fergus 13 août 09:36

                                Bonjour, Sozenz

                                Je ne peux pas lire ce lien. Il semble que cela vienne de mon ordinateur. Je ferai un nouvel après redémarrage..


                              • Français du futur Français du futur 13 août 04:39

                                Plutôt que de favoriser un bilinguisme anglais/langue régionales venus tout droit du cerveau fécond d’antinationaux financiarisés voulant nous transformer en américains euro-régionaux obèses incultes et trouillards, mieux vaudrait défendre avec ardeur la langue de Molière qui nous permets de communiquer sur absolument tous les sujets. Allez donc faire de la technique ou de l’informatique avec des patois, le résultat sera obligatoirement un sabir.


                                • babelouest babelouest 13 août 07:59

                                  @Français du futur
                                  Défendre ardemment le français, langue la plus précise de l’avis d’étrangers, c’est certain. C’est ce que font de nombreux partisans de celle-ci.
                                  https://ti1ca.com/cc9xa7yq-associations-dans-le-monde-pour-la-defense-de-la-langue-francaise-associations-dans-le-monde-pour-la-defense-de-la-langue-francaise.pdf.html
                                  Dont par exemple
                                  http://upinsky.work/2019/06/02/lurgence-francophone-nru-par-catherine-distinguin/
                                  .
                                  En revanche, il faut garder un œil sur les langues régionales, qui ont toutes contribué plus ou moins à la formation d’une langue unifiée, acérée et efficace. Cela fait penser à tous ces écrits à travers les siècles, qui au moins au départ furent écrites en un langage plus ou moins local.
                                  https://ti1ca.com/fvpxircs-chrofran-chrofran.zip.html


                                • Fergus Fergus 13 août 09:43

                                  Bonjour, Français du futur

                                  La défense du français n’est pas incompatible avec celle des langues régionales qui n’ont, de toute façon, aucune chance de se redévelopper de manière significative. Et je ne perçois pas le sens de votre référence à des « euro-régionaux obèses incultes et trouillards ».

                                  Enfin, personne  pas même les plus engagés dans la défense des langues régionales  n’a la moindre intention de « faire de la technique ou de l’informatique avec des patois », simplement de faire vivre ces langues en les adaptant aux techniques modernes. Deux exemples en breton : téléphone se dit pellgomz (appel au loin) et réfrigérateur se dit yenerez (générateur de froid).

                                  Ne mettons pas de menaces là où il n’y en a pas !


                                • Français du futur Français du futur 13 août 11:35

                                  @Fergus
                                  Ne voyez donc vous pas l’arbre qui cache la forêt ?

                                  Régionalisez la France et elle disparaîtra aussitôt. La France est une construction politique où rien ne prédestinait des Alsaciens et des Basques à vivre ensemble, à part la géographie de nos frontières naturelles peut être, mais bien insuffisant pour se sentir appartenir à une même nation.

                                  Promouvoir les langues régionales est un signal envoyé à tous comme quoi la France c’est terminé, fini et que chaque région pourra vivre d’elle même avec des subsides européens. Quel retour à la féodalité !

                                  Les langues régionales ont été combattues, interdites, ringardisées... pour former notre unité nationale et maintenant on veut revenir en arrière avec comme but inavoué de faire exploser le pays en une myriade de micro états facile à dominer par la finance et que surtout plus un seul de Gaulle ou Villepin ne viennent mettre des bâtons dans les roues des saints profits américains.

                                  Une langue est l’élément central et polarisant d’une culture, promouvoir les langues régionales c’est promouvoir les aspirations indépendantistes régionales en accentuant les différences entre régions pour au final une belle explosion à la Yougoslave.

                                  Question subsidiaire : pourquoi n’y a t’il pas de promotion des langues amérindiennes de l’autre côté de l’atlantique ? Poser la question c’est y répondre. Je refuse d’entrer dans ce petit jeu à sens unique qui nous sera fatal.


                                • kirios 13 août 11:48

                                  @Français du futur
                                  totalement d’accord !.... sauf pour les régions colonisées comme Corse , le Pays basques, Kanaky,.... , ou la langue nationale devrait naturellement s’imposer


                                • Fergus Fergus 13 août 12:50

                                  @ Français du futur

                                  « Régionalisez la France et elle disparaîtra aussitôt »

                                  Ce genre de risque est éventuellement lié à une décentralisation accrue et à la puissance économique, en aucun cas à un renouveau des langues régionales qui n’a aucune chance de voir le jour au point de devenir un moteur de séparatisme ! 

                                  Désolé, mais sur ce plan, vous êtes dans le fantasme.


                                • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 13 août 13:20

                                  @Français du futur

                                  (...)Une langue est l’élément central et polarisant d’une culture, promouvoir les langues régionales c’est promouvoir les aspirations indépendantistes régionales en accentuant les différences entre régions pour au final une belle explosion à la Yougoslave.(...)
                                  Bien d’accord avec vous. Même si je me suis limité à ce bref passage.

                                  Mais voilà, votre argumentation n’est absolument pas partagée par la plupart des Français. Je ne m’étends pas sur ce sujet car c’est la plupart du temps un dialogue de sourds. Hélas.
                                  Et le plus triste, c’est que même ceux qui ont parfaitement intégré les tenants et aboutissants du néo-libéralisme ne veulent pas voir (ou ne peuvent plus voir ?) que l’imposition de l’anglo-américain faisait et fait bel et bien partie de ce projet esclavagiste mondial.
                                  Pour résumer d’une phrase ce que je pourrais démontrer, et que vous avez parfaitement intégré, vous, c’est que l’anglais ne s’est pas imposé, mais a été imposé. Cui bono  ?

                                  Bien cordialement.

                                  Thierry Saladin


                                • foufouille foufouille 13 août 13:39

                                  @Thierry SALADIN

                                  si l’informatique est en anglais c’est que ce sont bien les américains qui ont été les premiers et les plus nombreux à utiliser les ordinateurs.

                                  internet aussi, etc.


                                • titi 13 août 13:44

                                  @Fergus

                                  « régionales qui n’a aucune chance de voir le jour au point de devenir un moteur de séparatisme ! »
                                  Désolé Fergus, mais ceux qui promeuvent les langues régionales sont les mêmes qui promeuvent des « systèmes politiques ».
                                  Ces systèmes n’ayant aucune chance de s’imposer au niveau national, le séparatisme, et la sécession sont leur seule chance.

                                  D’ailleurs je vois plus haut que quelqu’un par de la Nelle Calédonie.
                                  Le FLNKS, le S à la fin c’est « Socialiste ».
                                  Le FLNK-Socialiste, il promeut l’indépendance dans le but d’établir avant tout une Calédonie Socialiste, avant d’être une Calédonie Indépendante.
                                   


                                • Fergus Fergus 13 août 13:54

                                  Bonjour, Thierry SALADIN

                                  « l’anglais ne s’est pas imposé, mais a été imposé »

                                  Désolé mais affirmer cela est très largement faux  ! L’anglais  en s’appuyant sur la présence britannique sur tous les continents a commencé à s’imposer comme langue du commerce dès le 19e siècle. La politique a suivi, et pas l’inverse !


                                • Fergus Fergus 13 août 13:56

                                  Bonjour, foufouille

                                  100 % d’accord avec toi ! Les américains ayant été les pionniers en matière informatique, et notamment les premiers constructeurs de machines et les premiers concepteurs de langage, il était normal que l’anglais s’impose.


                                • Fergus Fergus 13 août 14:14

                                  @ titi

                                  Soyons sérieux, les séparatismes sont en régression dans la plupart des pays d’Europe, à l’exception notable de la Catalogne espagnole.

                                  La Nouvelle-Calédonie, c’est autre chose : elle ne fait pas partie de la France métropolitaine et ses habitants sont légitimes à espérer devenir un jour indépendants si la majorité le souhaite.


                                • titi 13 août 15:59

                                  @Fergus

                                  « Soyons sérieux, les séparatismes sont en régression »

                                  Ils sont les portes bannières des revendications linguistiques.
                                  Inutile de leur donner de la visibilité avec des histoires d’un autre âge.


                                • Fergus Fergus 13 août 17:15

                                  Diwa@ titi

                                  Que les séparatistes brandissent la question linguistique comme une bannière est logique : on ne peut vouloir être indépendant  ou même simplement autonome  en renonçant à la langue vernaculaire de la région.

                                  Mais on peut également être vent debout contre les autonomistes et défendre également, et avec ardeur, la langue régionale ! Je connais beaucoup de Bretons dans ce cas. J’ai même un petit-neveu dans une école Diwan qui parle breton à la maison avec son père  tous deux appartiennent en outre à un bagad finistérien , et je peux vous assurer qu’ils n’ont strictement rien à voir avec les autonomistes, et a fortiori les indépendantistes dont le nombre a d’ailleurs fortement chuté depuis 30 ans.


                                • Français du futur Français du futur 13 août 23:40

                                  @Fergus 
                                  Soyons sérieux, les séparatismes sont en régression dans la plupart des pays d’Europe, à l’exception notable de la Catalogne espagnole.

                                  Vous oubliez la Flandre qui actuellement en fait baver aux Wallons et Bruxellois par l’intermédiaire de néonazis.

                                  Un article de 2007 mais rien n’a changé depuis, ou plutôt si, ça a même empiré.
                                  https://www.lefigaro.fr/international/2007/10/07/01003-20071007ARTWWW90070-que_la_belgique_creve_.php


                                • Français du futur Français du futur 13 août 23:43

                                  En tout cas ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à tant redouter les régionalismes, merci aux intervenants.


                                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 13 août 23:50

                                  @Français du futur

                                  En tout cas ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à tant redouter les régionalismes, merci aux intervenants.

                                  Faudrait quand même songer à vous retirer les doigts du luc, il y a des trucs un peu plus importants que ça à régler, aujourd’hui. Vous me faites penser au passager « first class » sur le Titanic qui se serait plaint du vin bouchonné deux minutes avant que le bateau coule !

                                  Pri-o-ri-tés. Pas plus con que ça. Parce que sinon, votre futur est déjà écrit, merci de relire Orwell et Huxley.


                                • babelouest babelouest 14 août 05:31

                                  @Français du futur
                                  Pour autant que je sache, au Québec les langues amérindiennes sont promues ! En revanche, dans le reste anglo-saxon ce n’est pas du tout la même chose.
                                  .
                                  Le Québec, c’est bien « de l’autre côté de l’Atlantique », non ?


                                • Fergus Fergus 14 août 09:14

                                  Bonjour, Français du futur

                                  Vous avez raison concernant le cas flamand qui reste très épineux.

                                  Notons quand même qu’après l’émergence puis le déclin du Vlaams Belang suivi du leadership du parti N-VA en Flandre, les indépendantistes ne sont jamais parvenus à dépasser le tiers des voix dans leur propre zone d’influence.

                                  Si je me réfère à ce que je connais de la Belgique, notamment par le biais de discussions avec des ressortissants de ce pays, la question posée est moins l’indépendance de la Flandre qu’une autonomie renforcée pour les uns et une plus grande influence au niveau des instances nationales belges.

                                  Tout cela trouve son origine dans le passé, à une époque où la riche Wallonie imposait un leadership quasiment sans partage qui était très mal vécu par les Flamands. Depuis, les données économiques ont fortement changé avec la fin des industries de la houille, de la sidérurgie et du textile, ceci expliquant très largement cela.


                                • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 16 août 13:56

                                  Bonjour Philippe Huysmans

                                  Vous répondez à Français du futur :
                                  il y a des trucs un peu plus importants que ça à régler, aujourd’hui. 
                                  et même :
                                  Pri-o-ri-tés. Pas plus con que ça.

                                  Si vous saviez le nombre de gens qui tout au long de ma vie m’ont répondu oralement ou par écrit (et souvent des gens très bien, d’ailleurs) que ces questions (linguistiques, s’entend) n’étaient pas la priorité...

                                  Et pour certains, donc parmi les plus anciens, quand je les revoyais vingt ans plus tard ils me disaient, toujours sur ces mêmes sujets : « Ben oui, maintenant c’est trop tard : y a plus rien à faire. »

                                  Ah les priorités...

                                  Cordialement.

                                  Thierry Saladin


                                • Fergus Fergus 16 août 15:18

                                  Bonjour, Thierry SALADIN

                                  « Si vous saviez le nombre de gens qui tout au long de ma vie m’ont répondu oralement ou par écrit que ces questions (...) n’étaient pas la priorité »

                                  Vous avez raison.

                                  Ce genre de réponse, pas seulement pour les questions linguistiques, est en effet très irritant car cela sous-entend que seules les questions « prioritaires »  lesquelles, d’ailleurs ?  devraient être abordées.

                                  Cela n’a aucun sens, la société étant constituée de domaines très divers qui, tous, ont une importance, fût-ce aux yeux d’une minorité de personnes. Dès lors, personne ne peut s’ériger en juge habilité à décider arbitrairement ce qui est important, et ce qui ne l’est pas.

                                  Bien à vous !


                                • babelouest babelouest 17 août 07:00

                                  @foufouille
                                  LE premier programmeur du monde... était une femme, et une Anglaise : la propre petite-fille de Lord Byron, Lady Alexandra Augusta Lovelace, dite « Ada » : d’ailleurs un langage puissant porte ce nom-là, il a été développé par une équipe française, et c’est le langage employé pour ses applications les plus pointues par le DOD américain.


                                • troletbuse troletbuse 13 août 08:54

                                  J’ai également oublié la « langue de pute ». J’aime bien

                                  La langue que je préfère est la langue de bœuf sauce piquante.

                                  Et chez nos politicards, la langue la plus courante et qu’ils pratiquent à merveille, est la « langue de bois »

                                   smiley  smiley  smiley


                                  • Fergus Fergus 13 août 09:44

                                    Bonjour, troletbuse

                                    « J’ai également oublié la « langue de pute ». »

                                    Si l’on en croit certains de vos commentaires, vous avez de beaux restes dans ce domaine !  smiley

                                    Mais peut-être parliez-vous au sens propre...


                                  • troletbuse troletbuse 13 août 09:53

                                    @Fergus
                                    Ben oui, Fergus. J’ai écrit que j’aime bien la langue de pute. C’est une réaction à la bien-pensance d’aujourd’hui ainsi qu’à la complaisance qui est un synonyme de Servilité


                                  • babelouest babelouest 14 août 05:33

                                    @troletbuse
                                    Il y a aussi la langue de vit pair. Ce qui me rappelle une planche de Gotlib, « l’homme aux deux bistouquettes ».....


                                  • Bendidon Bendidon 13 août 09:32

                                    Un article d’autrefois qui sentait bon le terroir MAIS C FINI

                                    Maintenant que nous sommes tous masqués, on peut plus causer smiley


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 09:43

                                      @Bendidon
                                      C’est vrai, c’est la dictature qui s’avance (masquée) à grands pas. Mais il faut dire que la plupart des Français, comme Fergus d’ailleurs, ne veulent pas la voir car ils ont mis aussi un masque sur les yeux et des boules Quies dans les oreilles. Afin de ne pas contracter le virus de la connerie.En revanche, ils ont le virus de la soumission.
                                      Pour le bas, je ne sais pas trop ce qu’ils utilisent car le virus entre par toutes les muqueuses.


                                    • Fergus Fergus 13 août 09:47

                                      Bonjour, Bendidon

                                      « Maintenant que nous sommes tous masqués »

                                      Bof ! Personnellement, je ne le suis pas plus de 10’ par jour en moyenne, le temps de faire quelques courses. Et je continue de discuter abondamment dans les bistrots ou lors de rencontres avec des amis ou voisins.


                                    • Fergus Fergus 13 août 09:53

                                      @ troletbuse

                                      Vous me faites marrer avec votre dictature. Si c’était le cas, cela fait belle lurette que Macron vous aurait demandé des comptes sur vos attaques récurrentes sur sa sexualité. smiley
                                      Ce n’est pas cela qui est en cause, mais face à des réseaux sociaux de plus en plus puissants, la peur généralisée des élus d’avoir à rendre des comptes sur une possible hécatombe. Dès lors, ils se protègent en ouvrant le parapluie  qui prend ici la forme d’un masque —, et comme d’habitude en font trop.


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 09:56

                                      @Fergus
                                      Il n’y a pas de meilleur aveugle que celui qui ne veut pas voir.


                                    • Fergus Fergus 13 août 10:14

                                      @ troletbuse

                                      Soyons sérieux : la réaction politique face à la pandémie transcende pratiquement tous les types de gouvernement, y compris les respectueux de la liberté de leur peuple ! 


                                    • Fergus Fergus 13 août 10:15

                                      Bonjour, Survivant

                                      Je ne sais pas où vous vivez, mais ce n’est pas du tout le ressenti que l’on a en Bretagne !


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 10:25

                                      @Fergus
                                      Bof ! Personnellement, je ne le suis pas plus de 10’ par jour


                                      Alors là Fergus, voyez comme vous vous foutez des autres. Vous êtes retraité et vous n’avez besoin de mettre le masque environ 10’ par jour. Belle exemple d’égoïsme. Vous pensez à toutes les caissières, boulangères, bouchères, restaurateurs etc , enfin tous ceux qui bossent qui doivent le garder au moins 6 heures et parfois sans la clim en ces temps de grosses chaleurs.
                                      Vous faites de votre cas une généralité. Vous ferez mieux de ne rien dire.


                                    • vesjem vesjem 13 août 10:28

                                      @Fergus
                                      la dictature n’a plus le même rythme brutal qu’autrefois ;
                                      compte-tenu des infos tous azimuts que le net nous prodigue (et non les médias mainstreams)

                                      , elle est désormais progressive, sournoise, et adaptée à chaque situation ;
                                      ne te fais pas trop d’illusions, elle est en marche forcée, guidée par les puissances de l’argent (observe les censures sur le net) 


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 10:37

                                      @francis29
                                      Je crois que si on ne peux s’exiler à l’étranger, je pense sérieusement à aller en Cors, le seul endroit où les gens ne sont pas des mougeons.


                                    • Legestr glaz Legestr glaz 13 août 10:41

                                      @Fergus

                                      Je ne pense pas que les élus en font trop. Certains paniquent par manque d’information, c’est vrai, tandis que d’autres jouent avec délectation le jeu du climat anxiogène.

                                      Le covid19 est un virus respiratoire aérosol et les scientifiques, je veux dire les « physiciens », les spécialistes de la mécanique des fluides, pas les médecins, connaissent aujourd’hui parfaitement bien le rôle que joue l’humidité de l’air dans la propagation des virus aérosols. Lorsque l’humidité absolue est haute, la propagation du virus est anéantie. Et c’est bien le cas l’été en climat continental. 

                                      Le port du masque n’a jamais, jamais, jamais été validé par une étude quelconque quant à son utilité pour la protection des personnes. Mais ceci est parfaitement bien « masqué ». Nous sommes collectivement victime d’une manipulation gigantesque qui ne sert qu’à terroriser les gens.

                                      D’ailleurs un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique le dit « noir sur blanc ». 
                                      De cette manière, en évoquant « l’état des connaissances » en septembre 2015 !

                                      2.1 - Etat des connaissances sur l’efficacité des masques en communauté

                                      Dans son rapport du 1er juillet 2011 sur le stock état de masques respiratoires [1], le HCSP écrivait :

                                      « Dans le contexte d’un risque élevé tel que le SRAS, la revue systématique d’études observationnelles suggère une efficacité préventive élevée des masques de soins et des appareils de protection respiratoire.

                                      Dans la prévention de la grippe saisonnière, l’analyse des sept essais, qui constitue le plus haut niveau de preuve atteignable pour l’évaluation de ces interventions, ne met pas en évidence d’efficacité des masques respiratoires en population générale


                                      Rapport ici : https://www.mesvaccins.net/textes/hcspr20150925_preventiongrippe.pdf


                                      La manipulation des esprits est totale.


                                      https://www.youtube.com/watch?v=Fvp6uah-2hY&t=141s


                                      J’ajoute que le masque est « dangereux » s’il n’est pas à usage unique, il est dangereux porté trop longtemps, il est un nid à bactéries plus dangereuses les unes que les autres, il nuit totalement aux échanges nécessaires des bactéries dans les populations. Nous allons donc payer, collectivement encore, un lourd tribu à ce port de masque « débile » et « honteux ». Bientôt le retour de l’étoile jaune, puisque nous en sommes là, nous baignons dans une politique autoritaire. 


                                    • babelouest babelouest 13 août 11:31

                                      @Bendidon
                                      On n’est PAS DES CONCOMBRES, tout de même !


                                    • Fergus Fergus 13 août 12:27

                                      @ troletbuse

                                      Une fois de plus vous parlez sans savoir dans votre commentaire de 10 h 25.

                                      D’une part, je ne fais pas de mon cas « une généralité » comme vous l’affirmez : si j’ai écrit le mot « personnellement », ce n’est pas pour rien !

                                      D’autre part, il va de soi que je porte un masque à chaque fois que j’entre dans un commerce ! Idem lors je vais dans un bistrot, au restaurant ou au cinéma. Mais je conforme que cela ne me prend pas plus de 10’ en moyenne par jour !!!

                                      Le reste du temps, je suis chez moi, les pieds dans l’eau sur une plage ou en train de crapahuter sur des sentiers de rando, ce qui ne nécessite pas de masque.

                                      Pour ce qui est des employés contraints de porter le masque durant des heures, je les plains sincèrement.


                                    • Fergus Fergus 13 août 12:29

                                      Bonjour, francis29

                                      Voir ci-dessus ma réponse à troletbuse !


                                    • Fergus Fergus 13 août 12:32

                                      Bonjour, Legestr glaz

                                      « Le port du masque n’a jamais, jamais, jamais été validé par une étude quelconque quant à son utilité pour la protection des personnes »

                                      Son usage est même très controversé chez les scientifiques, et cela d’autant plus que dans la majorité des cas le masque est mal porté ou insuffisamment changéou lavé.

                                      C’est la raison pour laquelle je ne porte cet accessoire que lorsque j’y suis contraint par la réglementation. 


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 13:11

                                      @Legestr
                                      La propagande journalière des complices du petit dictateur :
                                      https://www.lci.fr/sante/carte-pandemie-coronavirus-covid-19-en-france-jeudi-13-aout-bilan-coronavirus-ou-en-est-l-epidemie-en-france-clusters-departements-circulation-2149110.html
                                      Règle du Vereux :Il porte bien son nom
                                      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/port-du-masque-qu-est-ce-que-la-regle-abcd-evoquee-par-olivier-veran-20200813
                                      L’intox de l’INSEE
                                      https://www.20minutes.fr/economie/2839059-20200813-coronavirus-baisse-chomage-2e-trimestre-provoque-confinement-selon-insee
                                      Si on suit leur logique, suffit de confiner à nouveau et le chômage va tomber à zéro.
                                      Le vrai plan est d’interdire les manifs de la rentrée.
                                      L’intox de l’IMMONDE qui préfère regarder ailleurs qu’en F Rance vu que la GB a quitté cette europe de merde.
                                      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/08/12/le-royaume-uni-subit-le-pire-recul-economique-d-europe_6048791_3234.html
                                      Naturellement beaucoup de ces torchons n’ont pas de commentaires. Les séditieux n’ont pas droit à la parole.


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 13:14

                                      @Fergus
                                      Le propre du propagandiste est d"avoir toujours une porte de sortie soit par omission soit par le doute. Vous le faites très bien.


                                    • Fergus Fergus 13 août 13:50

                                      @ troletbuse

                                      Je n’arriverais jamais à votre cheville, vous qui êtes un « propagandiste » de la plupart des thèses complotistes !


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 14:31

                                      @Fergus
                                      Pour vous le mot « complotisme » est suffisant comme argument, comme le pouvoir ou nos merdias.


                                    • Legestr glaz Legestr glaz 13 août 15:31

                                      @Fergus

                                      Je suis dans la même situation que vous : je le porte si je ne peux pas vraiment faire autrement.

                                      J’avais quand même une question. Comment se fait-il que « nos » autorités fassent « comme si » des études montraient que le port du masque était protecteur en ce qui concerne les virus respiratoire aérosols ? Pourquoi refuse t-on, énergiquement, d’examiner les faits scientifiques, comme cette étude de Jeffrey Shaman par exemple ? 

                                      https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20066155/


                                    • Xenozoid 13 août 15:35

                                      @Legestr glaz

                                      mais parce que les authorités s’en foutent le but étant d’attirer les gens effrayés,,,,,

                                      Dans une atmosphère d’hystérie et de paranoïa collective, les récits des autorités ou/et autorisés n’ont pas besoin d’avoir de sens ou de résister à n’importe quel examen approfondi. Leur but premier n’est pas de tromper, mais plutôt de délimiter un territoire idéologique acceptable, d’expression et d’émotion auquel les gens « normaux » doivent se conformer. Au-delà des limites, se trouvent les ténèbres extérieures de « l’anomalie » et de « l’extrémisme », dont aucune personne « normale » ne veut. Pour éviter d’être jeté dans cette obscurité extérieure, les gens se conformeront aux absurdités les plus absurdes et paranoïaques que vous pouvez imaginer. 
                                      Les classes dirigeantes le savent, et c’est pourquoi elles s’en moquent si vous réfutez leurs récits sur Twitter ou sur un site web « déshonorant » qu’ils ont rendu pratiquement invisible de toute façon. Ils ne discutent pas des faits ou de la vérité ... ils marquent les limites de ce territoire « normal » et attirent des gens effrayés. 


                                    • Xenozoid 13 août 15:40

                                      @Xenozoid

                                      btw, désolé a fergus ,pour le hors sujet


                                    • Xenozoid 13 août 15:42

                                      @Xenozoid

                                      en fait non,on ne voit plus les langues a cause de masques

                                       smiley

                                    • foufouille foufouille 13 août 15:48

                                      @Legestr glaz

                                      par ce que 99.99% ne sont pas de ton avis.


                                    • Legestr glaz Legestr glaz 13 août 15:57

                                      @foufouille

                                      Chiffres officiels par foufouille ! 

                                      Je regarde vos différents commentaires et je reste sidéré par tant de vacuité. Vos nombreux posts ne disent rien, ce sont des éructations, rien d’autre. Venez donc nous chatouiller avec des arguments et non avec d’aussi creuses réactions. 


                                    • foufouille foufouille 13 août 16:14

                                      @Legestr glaz

                                      je ne monologue pas avec les tarés et débiles dans ton genre.

                                      vas donc demander le nobel avec ta science infuse.


                                    • chantecler chantecler 13 août 16:21

                                      @foufouille
                                      Bravo !
                                      En progrès .


                                    • Fergus Fergus 13 août 16:48

                                      @ Legestr glaz

                                      La majorité des scientifiques semble plutôt favorable au port du masque dans les lieux clos et les espaces urbains exposés, et cette majorité est mieux représentée au Conseil scientifique. Ceci pourrait une explication si l’on ne constatait pas les mêmes déséquilibres dans les autres pays. 


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 17:00

                                      @Legestr
                                      Ben oui, d’un cerveau creux, ne peuvent sortir que des réactions creuses comme sa terre ou sa lune creuse  smiley


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 17:04

                                      @Fergus
                                      Conseil scientifique choisi par Micron avec plusieurs psychiatres dedans. Comme quoi, l’arrivisme mène à tout.


                                    • foufouille foufouille 13 août 17:13

                                      @troletbuse

                                      homard fait un régime débile mais toi ton cerveau a trop chauffé et s’est transformé en petit lait du coup il te reste 70 de qqi car le reste est descendu dans ton cul.


                                    • troletbuse troletbuse 13 août 17:18

                                      @Bafouille
                                      Tu devrais écrire de la poésie. Tu as le vocabulaire adéquat.  smiley


                                    • foufouille foufouille 13 août 17:19

                                      @troletbuse

                                      idem pour toi.

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