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L’Histoire antique de la péninsule ibérique, croise « l’Histoire sainte » - c’est-à-dire « la légende biblique »

1. Parce que la civilisation de Tartessos (vallée du Guadalquivir, Andalousie) est mentionnée en tant que Tarsis dans la Bible  ;
2. Parce que les Phéniciens, peuple précurseur en Canaan, y ont implanté des ports pour commercer, dont échanges culturels idoins, avec Tartessos et sur les côtes de l'Ibérie proprement dite (Méditerranée, Espagne de l'Ouest du Languedoc à l'Andalousie) ;
2. Sans parler de Carthage (Afrique du Nord - actuel Maghreb - ainsi qu'Ibérie à une certaine époque pré-romaine, ainsi que Sardaigne et Sicile) ;
3. Or la Phénicie et Carthage ont diffusé en Ibérie des éléments égyptiens (Egypte : civilisation elle-même éminemment "biblique").
 
 

Source de l'image
 
 

La Phénicie recouvrait tout l'antique pays de Canaan, avant l'arrivée des Israélites qui s'y firent une place.
Phénicie est une désignation grecque, pour un ensemble de cités marchandes et colonisatrices en Méditerranée.
Même modèle que les Grecs, et probablement que les Carthaginois jusqu'à un certain point (il y eut quand même une sacrée aire d'influence carthaginoise, au point qu'elle fit concurrence à Rome).

Les Ibères sont sûrement dans cette dynamique aussi, avec des contrées comme chez les Celtes à l'intérieur des terres péninsulaires (jusqu'à la source de l'Èbre, c'est-à-dire la vaste région pyrénéenne même au Nord, devenue cantabrique et aquitanique à l'époque celtibère tardive cernée par les Romains, et enfin basque à la fin de l'empire).

Mais cette "histoire sainte" est une histoire qui a été sanctifiée, auto-sanctifiée. Une série de légendes plus ou moins inspirées de faits historiques (mais plus moins que plus), que ses propres compilateurs et continuateurs (juifs, chrétiens, musulmans...) ont sanctifié.

Il faut sortir la tête de ce ruban de Moebius, quand on se veut païen, et quand on prétend comprendre les mondes païens.

Nous comptons le temps depuis la mort putative d'un juif crucifié, parmi tant d'autres personnes crucifiées sous l'empire romain... le premier juif messianique, certes, un nazôréen.

 
Les Israélites (anciennement de l'ethnie des Hébreux, futurs juifs, mélangés génétiquement avec tous les brassages historiques jusqu'à nos jours, sans plus de lignage direct avec les Hébreux, déjà à l'époque romaine) ...

... les Israélites, après avoir implanté un royaume en Canaan (royaume de David et Salomon), à côté de la Phénicie et en combattant les Philistins vers -1000 (de l'engeance ibéro-sarde issue du bassin ouest-méditerranéen) ...

... les Israélites ne sont qu'un petit peuple proche-oriental parmi d'autres, qui en suivant les autres, a développé quelques quartiers dans d'autres cités méditerranéennes. Des "Judatowns" comme il existe des Chinatowns et autres quartiers juifs aujourd'hui toujours.

Mais la vie putative de Jésus le Nazôréen, juif messianique a lieu environs un siècle après que la Rome, ait conquis Canaan, pays qui lui-même était tiraillé entre différents empires et royaumes orientaux (Phénicie et Égypte donc, mais aussi Babylone, Nabatée, Arabes préislamiques, etc.).

Autant de peuples qui avaient écrasé et déchiré les Israélites (Diaspora).

Il faut bien tout recontextualiser dans l'époque, et comprendre que ce monde est foncièrement polythéiste.

Si quelque chose s'est passé de renversant ensuite, c'est bien la conversion de l'empereur Constantin en 312 à la religion des agitateurs nazôréens, juifs messianiques, au peuplement augmenté par la diaspora, pour inventer le christianisme en récupérant un fond païen apollinien, mithriaque, ésuen, wotanique, dionysiaque ... jusqu'à récupérer tout le fond européen dans la nouvelle religion d'empire.

Il y a là un vortex spirituel et moral, qui idéologiquement a saisi toute l'Europe et pas que l'Europe, en lui faisant oublier qui elle était auparavant.

Certains ont nommé cela l'obscurantisme, et je suis assez d'accord avec eux, malgré les singularités de la civilisation chrétienne, qui n'est pas dénuée de toute richesse, notamment parce que les Danes (germano-scandinaves) l'ont féodalisée.

Quant à la péninsule ibérique, ces Danes féodaux furent les Wisigoths notamment, les Suèves et les Alains, ainsi que les Vandales - qui poussèrent même jusqu'en Afrique du Nord, sur l'ancienne Carthage.

Vous venez de parcourir 1500 ans d'Histoire réelle, de —1000 à l'an 500 environs.



 
 
 
 
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6 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 21 septembre 12:00

    Les Ibères étaient des Celtes comme les Gaulois. Ils commerçaient avec les Phéniciens comme les Gaulois avec les Pocéens, mis il ne faut pas confondre les uns et les autres. l’avantage des Phéniciens a été l’invention et l’utilisation de l’alphabet pour leur comptabilité de commerçants.

    Cet outil a permis le développement d’une culture générale rationnelle alors que le populations celtes, très avancées techniquement (menuiserie et agronomie en particulier) et qui étaient capables d’utiliser les alphabets grec et phénicien, préféraient pour leur propre identité culturelle en rester à la transmission orale qui permettait de réserver le savoir à une élite initiée.

    Historiquement, c’est le système phénicien qui l’a emporté, et le commerce tient toujours le haut du pavé.


    • Djapaskero Djapaskero 21 septembre 16:27

      @Docteur Faustroll
      Cet image de la Gaule « Celtique » est tellement ridicule qu’elle fait sourire. La Gaule était aussi basque et germanique que celtique, depuis qu’elle fut appelée « gaule », car cet espace arbitrairement défini par les romains n’a aucune continuité, ni de peuple, si d’ethnie, ni de langue… il s’agit d’une manière de mettre tout le monde dans le même sac comme le faisaient les empires à l’époque. Pour rappel :
       il existait a l’est des celtes romanisés bien avant la fameuse « conquête des gaules »,
       il existait au nord des tribus indéfinies dont on ne sait toujours pas si elles étaient celtes, germaines ou les deux. (Sûrement un mélange de celtes germanisé et de germaniques gardant le nom de la tribu celtique par esprit de guilde)
       Jules César lui même savait que des deux côtés de Rhein les tribus s’entendaient souvent et étaient selon lui « parentes » et difficile à contrôler de ce fait. 
       Au sud, la langue basque était répandue partout, on peut très bien parler de Gaule Basque. 
       Le terme « Gaulois, Gallo, Wallon, etc. » a été synonyme de langue romane. Il y a fort à parier que certaines tribus celtiques ayant toujours collaboré avec Rome (ex les Rèmes) avaient déjà depuis très tôt développé un idiome gallo-romain avant l’heure. 

      La Gaule était une mosaïque de peuples et de dialectes de diverses origines et n’était pas uniquement celtique. C’est le concept moderne d’état-nation qui conduit à l’erreur de penser « un peuple, une terre, une langue » ce qui est évidemment faux, même aujourd’hui… par conséquent, la Péninsule Ibérique et son éternel mélange ethnique, dire qu’elle était « celtique »… 


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 septembre 22:14

      @Docteur Faustroll. Les Gaulois ne vénéraient pas Tanit ni Bès, des dieux carthaginois et égyptien, encore qu’Isis soit remontée ... surtout à l’époque gallo-romaine ... et que, plus tôt, je présume des échos avec Morigana sur la féminisation du panthéon celtique (rapport aux panthéons grec, romain, dane, balte et slave et quoique les Gréco-Romains eussent été préposés à reproduire ce genre de phénomène : il faut croire que d’autres forces civilisationnelles étaient en jeu chez eux).

      @Djapaskero. César n’est pas la moitié d’un con, quoiqu’il mit son intelligence au service de choses sournoises aussi atroces qu’un Romain (on se souvient encore du siège de Numance, en (Celt)Ibérie sud-pyrénéenne). Si donc César parle de Gaule aquitaine (qui courait jusqu’en Ariège au moins, celtibérique tardive), de Gaule celtique, et de Gaule belgique (finalement la plus danisée), ce n’est pas un hasard.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 septembre 16:14

      @Docteur Faustroll. Je n’ai cité les cultes qu’à titre d’exemple. Les technologies et les langues ibères sont différentes des technologies et langues celtiques. L’ibère est l’ancêtre du basque, en fait, lui-même issu du tartessien, dans son genre, le tout étant relié au Caucase et à l’Afrique du Nord en chemin. Les Celtes, eux, descendent des Yamnayas, qui certes colonisèrent la péninsule ibérique avant les Ibères, mais qui se firent, si l’on veut, pré/ibériser dans leurs démarches de sortes que les cultures non-indo-européennes y survécurent sur les migrations indoeuropéennes.


    • Jean de Beauce Jean de Beauce 21 septembre 15:57

      Cette présence des phéniciens et les liens avec les berbères ont-ils favorisé la conquête de la péninsule par Tariq et ses guerriers quelques siècles plus tard ? 


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 septembre 22:28

        Ce qui a favorisé la conquête islamique, ce sont les dissensions entre familles wisigothes, et la trahison de l’une d’entre elle au profit des Maures, contre les siens, et pour conserver ses terres (que les Maures lui laissèrent en fin de comptes, qu’on se le dise, les Maures ont laissé une assez faible emprunte génétique sur la péninsule, quoique culturellement on s’en souvienne).

        Donc rien à voir, d’autant plus que les Berbères et les Kabyles pourraient génétiquement descendre des Vandales, et pas que des Vandales, en termes d’Européens (d’où la blancheur bronzée de leur épiderme, au lieu que d’un épiderme naturellement mat comme les Maures c’est exactement la même chose avec les Ibériques contemporains).

        Les Phéniciens n’ont plus d’écho, au moment de l’islam, puisqu’ils étaient polythéistes et que l’islam a tenté de tout effacer de ce qui le précéda (et qu’il y ait mieux arrivé que la chrétienté, qui ne l’a pas cherché mais chercha à recycler le fond polythéiste dans ses propres termes et selon ses propres valeurs).

        Par contre, on s’est par coïncidence et peut-être par mémoire, souvenu de la haute-médiévale trahison de la famille wisigothe face aux Maures contre les siens, au moment de la rédaction de la Chanson de Roland (par le supposé Turold), où Ganelon représenterait un vieil ennemi intérieur ... sans garantie, simple parallèle (il fallait aussi expliquer facilement pourquoi Charlemagne n’était parvenu à rien là-bas, et éluder qu’au contraire des polythéistes basques survivance (celt)ibère alors lui avaient encore repris Pampelune, en plus d’assaillir son arrière-garde sur le retour, menée par un Roland qui n’était pas non plus son neveu ... mais ça fait plus dramatique dans la geste, pour aguicher le badaud de cour quand on est trouvère ... ).

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