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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’opéra est italien !

L’opéra est italien !

Les Italiens ne seront jamais détrônés de leur rang de dieux incontestés de l'opéra ! Il suffit d'écouter l'air "Va, pensiero" de l'opéra Nabucco de Verdi pour être édifié. Quand j'écoute cet air sublime et transcendant, j'entends le message suivant : "les Italiens sont les rois de l'opéra et jamais aucun peuple ne les détrônera !" Cet air d'opéra est un hymne à la liberté des peuples. Il sera adpaté pour Nana Mouskouri qui chantera "Je chante avec toi Liberté". Mais, outre, qu'il s'agit d'un air de nostalgie de la patrie perdue et d'une prière pour la liberté, c'est aussi un hymne pour l'Italie éternelle et (mon avis) pour son opéra.

Remontons dans le temps, dès le XVIème siècle, Haendel compose des opéras italiens et compose l'air magnifique "Lascia la spina, cogli la rosa" ("Laisse l'épine, cueille la rose"). L'air est tellement au-delà de tout ce que l'on a entendu jusque-là que le compositeur ne sait lequel de ses opéras le mérite. Il va le tester dans plusieurs de ses opéras. Puis, en 1711, son opéra « Rinaldo » (Renaud) l'inclut et remporte un tels succès que, depuis ce temps, l'air est connu sous son titre raccourci : « Lascia ch'io pianga  ».

I - L'EMOTION COLLECTIVE

Extraits des textes 

Va pensiero (Verdi) - Ecouter sur YouTube

Va, pensiero, sull’ali dorate ; 
Va, ti posa sui clivi, sui colli, 
Ove olezzano tepide e molli 
L'aure dolci del suolo natal ! 
 

Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !

Lascia ch'io pianga (Haendel) - Ecouter sur Youtde la version de Philippe Jaroussky.

Lascia ch'io pianga 
mia cruda sorte, 
e che sospiri 
la libertà. 

Il duolo infranga 
queste ritorte, 
de' miei martiri 
sol per pietà. 
 

Laisse-moi pleurer
sur mon sort cruel,
et soupirer
à la liberté.

Que la douleur brise
ces chaînes,
de mes martyres
juste par pitié.

L'opéra italien a aussi exprimé son génie dans des oeuvres joyeuses.

C'est ainsi que le bon vivant compositeur Rossini (il a donné son nom à de nombreux plats dont le "tournedos Rossini), adapte la comédie "Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile" de Beaumarchais. L'ouverture de l'opéra est restée célèbre grâce à sa mélodie. Et l'air très dynamique de Figaro reste dans toutes les mémoires comme un moment de pur bonheur : « Largo al factotum ».

Figaro est un homme à tout faire, un factotum. Ses responsabilités sont multiples et écransates mais il demeure d'un tempérament italien et il chante tout le temps. Il paraît insouciant mais ne l'est pas. Sa bonne volonté ne laisse jamais transparaître le moindre découragement. Il est heureux de faire ce métier. L'écouter suffit à s'en rendre compte.

Largo al factotum (Rossini) - Ecouter sur YouTube

Ah, che bel vivere, che bel piacere
Che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità (...)

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
Quelle vie plaisante pour un barbier de talent ! (...)

II - JOIE ET FRIVOLITE

On trouve aussi dans Rigoletto de Verdi de la bonne humeur. L'oeuvre a été composée d'après la pièce de Victor Hugo « Le roi s'amuse ». Mais il s'agit cette fois de légéreté volage. Ce n'est plus Figaro et son amusement dans le travail, c'est le divertissement ambivalent d'aristocrates et de courtisans. La "cuisse légère" peut on dire même et d'ailleurs c'est l'idée qui accompagne l'air le plus connu :

La donna è mobile (Verdi) - Ecouter sur YouTube la version d"Andrea Bocelli.

La donna è mobile. 
Qual piuma al vento,
muta d'accento e di pensiero.
Sempre un amabile,
leggiadro viso, in pianto o in riso
è menzognero.

La femme est changeante
Telle une plume au vent, 
Elle change de ton et d'idée 
Gracieux visage 
En pleurs ou en rire 
Est mensonger (...)

On trouve plus encore cette légèreté presque immorale dans Rigoletto, toujours de Rossini. Rigoletto a été composé d'après le roman d'Alexandre Dumas fils, « La Dame aux camélias » (1848). Une fois encore, c'est la littérature française qui inspire l'opéra.

C'est l'histoire d'un jeune homme issu d'une bonne famille provençale qui tombe amoureux d’une courtisane en vue (euphémisme de l'époque) lors d’une soirée privée à Paris. L'air joyeux du premier acte ("Libiamo, ne' lieti calicine") ne laisse aucun doute sur le mode de vie que mènent les protagonistes :

Libiamo, ne' lieti calici (Buvons joyeusement dans ce verre)

Alfredo :

Libiamo, libiamo ne' lieti calici
Che la bellezza infiora.
E la fuggevol, fuggevol ora
S'inebrii a voluttà.
Libiamo ne' dolci fremiti
Che suscita l'amore,
Poiché quell'occhio al core
Onnipotente va.
Libiamo, amore, amore fra i calici
Più caldi baci avrà. (...)

Alfredo :

Buvons, buvons joyeusement [le vin] de ces coupes.
Que la beauté fleurisse ,
Et que l'heure fugitive
S'enivre de volupté.
Buvons dans les doux frissons
Que suscite l'amour,
Puisque ces yeux tout-puissants
Percent le cœur.
Buvons ! l'amour, l'amour entre les coupes
Aura des baisers plus ardents. (...)

III - L'ESPRIT DE LA BOHEME

Après tant de joie et d'insouciance, le drame revient avec Pucchini, le compositeur qui émeut le plus les foules, y compris les mélomanes qui écoutent peu l'opéra. La Bohème touche chacun parce qu'elle conte l'histoire de gens très simples, simples et généreux, épris d'entraide jusqu'au sacrifice. Un jeune homme pauvre (un poète) rencontre une jeune fille pauvre (malade). Ils vont s'aimer dans le Paris des artistes. Une bande d'amis les entoure. Cet opéra se regarde comme un film et l'on est très ému, surtout à la fin où l'on ne peut que pleurer.

Rodolfo se saisit de la main de sa voisine et, une fois ce premier contact physique établi, se présente comme poète et lui déclare tout son amour. Cette première scène est déjà émouvante au plus haut point car elle résonne en chacun de nous ; elle rappelle les amours naïves de jeunesse. Sauf qu'ici, le destin s'est glissé dans l'histoire dès le début : la "main froide" annonce la mort future de la jeune fille...

Rodolfo - Ecouter la version de Roberto Alagna

Che gelida manina,
se la lasci riscaldar.
Cercar che giova ?
Al buio non si trova.

Quelle petite main gelée !
Laissez-moi donc la réchauffer.
À quoi bon chercher ?
Dans l'obscurité, on ne la trouvera pas.

Je mets ici un extrait de la réponse de Mimi et seulement en français mais on trouvera la version bilingue sur Wikipédia.

Mimi - Ecouter sur YouTube

On m'appelle Mimì,
 Et j'en ignore le pourquoi.
 Seule, je me prépare
 pour moi-même mon déjeuner.
 Je ne vais pas toujours à la messe,
 Mais je prie beaucoup le Seigneur.
 Je vis seule, toute seule.
 Depuis une petite chambre blanche,
 Je regarde les toits et le ciel.
 Mais lorsqu'arrive le dégel
 Le premier soleil est à moi,
 Le premier baiser d'avril est à moi.
 Quand bourgeonne une rose dans un vase,
 Feuille après feuille, je la guette.
 Comme il est léger, le parfum d'une fleur !
 Mais les fleurs que je fais,
 Hélas !, n'ont pas d'odeur.
 Je ne saurais vous en dire davantage sur moi.
 Je suis votre voisine
 Qui, à une heure indue, vient vous importuner. (...)

Ecouter le final poignant et tragique (Alagna au sommet de son art).

Je reste convaincu que les Italiens sont nés pour le chant et pour l'opéra. C'est le peuple élu de l'émotion pure et vraie, proche de l'humanité la plus profonde. Je termine ici mon modeste hommage mais je ne vous quitte pas sans quelques conseils d'écoute : 

Gaetano Donizetti  : « Regnava nel silenzio  » (« Il régnait en silence », de l'opéra Lucia di Lammermoor, acte I, 7) : texte bilingue.

« Una furtiva lagrima  », par Pavarotti.

Madame Butterfly de Puccini : L'air de Butterfly « Un bel dì, vedremo », Coro a boca cerrada (chœur à bouche fermée).

Illutration : La Scala de Milan


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56 réactions à cet article    


  • Louis Louis 16 mars 16:17

    Poutino poutino oh oh oooooooh

    Que tu es booooooooo

    oh sole mio que tu es boooo

    comme une pizzaaaaaaaaa

    au chorizooooooooo

     smiley


    • Et l’opéré, c’est le chirurgien. smiley


      • Un faible pour la flûte enchantée.... l’italien, c’est le versant hystérique et tragique...


        • Doume65 16 mars 19:34

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Hystérique et tragique

          Rossini ? Plus que Wagner (mort à Venise, j’en conviens) ? Soyons sérieux !


        • Monteverdi fut à l’origine de l’OPERA... De loin supérieur à Verdi mièvrerie...


          • Seth 16 mars 18:35

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Pas tout à fait juste.

            Ce qui passe pour 1er opéra est L’Orfeo de Monteverdi qui fut créé en 1607 à Venise mais il fut précédé de L’Euridice de Peri (aidé par Caccini) créé en 1600 chez les Medicis au Palais Pitti à Florence, et Peri avait même écrit dans les dernières années du siècle précédent La Dafne aujourd’hui perdu et dont il ne reste que des frangments.

            Et il y avait eu auparavant une sorte de divertissement « pro-opéra », La Pellegrina de Bargagli de 1579 dont il existe des enregistrements.


          • Fergus Fergus 16 mars 21:05

            Bonsoir, Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Désolé, mais c’est n’importe quoi ! 
            Comment comparer les oeuvres de Monteverdi et celles de Verdi, composées 2 siècles plus tard ? Cela n’a aucun sens !

            A toutes fins utiles, je vous signale que Verdi était une véritable rock star en Italie. Les gens en venaient parfois presque aux mains pour assister à l’un de ses opéras. Croyez-vous les Italiens capables de se tromper sur la qualité des oeuvres ? Ce serait bien mal connaître ce peuple, si mélomane des hautes sphères de la société jusque dans les classes populaires !


          • @Fergus vous avez raison. J’ai assis à de nombreux spectacles de ’Opéra ayant vécu avec un français qui contribuait au décor. Mais ma nature m’attire vers la sobriété. Satie reste pour un sommet d’écoute musicale. Bien sûr Manuel de Falla, la 6ème de BEETHOVEN (la Pastorale), et l’Après-midi d’un faune. Mais goûts étant plutôt tourné vers l’impressionisme. Excepté Messian, je déteste la musique dodécaphonique. Une musique parle à mon coeur ou pas. Et je serai clémente ayant adoré LA CLEMENCE DE TITUS. Ah, mais c’est Mozart... Verdi, je l’ai vu en plein air à Rome avec une véritable personnalité hystérique qui chantait en permanence de l’OPERA. L’hystérie, on aime ou pas. Ou de loin....Bon : les pêcheurs de perles qui servaient d’attrape dames pour Landru..... Mais Satie.... 


          • Antoine 17 mars 15:54

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Stravinsky, pas le premier venu, faisait l’éloge du premier Verdi, appréciant peu sa wagnéisation des derniers ouvrages.


          • Taverne Taverne 16 mars 16:39

            Mais l’apéro est français ! Consolons-nous...


            • tonimarus45 16 mars 16:48

              @Taverne—Ah « netrebko » dans la traviata .Elle est sublime


            • tonimarus45 16 mars 16:52

              @Taverne---Et 

              Dmitri Khvorostovski(mort en 2017) interpretant le role de germon dans cette meme traviata ;; ;;

              Sublime


            • Adèle Coupechoux 16 mars 17:05

              @tonimarus45

              Tito Gobi n’est pas mal non plus dans la tosca.

              https://www.youtube.com/watch?v=LJbDKNAuAw8


            • tonimarus45 16 mars 17:13

              @Adèle Coupechoux tout a fait mais disparu depuis longtemps par contre « netrbko » est toujours « vivante » et « hvorotoski » decede depuis peu encore jeune peut etre ecoute sur ses disques et sur youtube


            • tonimarus45 16 mars 17:17

              @tonimarus45-curieux qu’en citant et netrebko et hvorotoski ,je me sois fait moinsser par des abruis de chez abrutis , qui vont me dire qui ils sont ?


            • Taverne Taverne 16 mars 17:30

              @tonimarus45

              De plus elle totalement canon. Ah zut, je ne devais faire aucune allusion à la g....... heu à l« opération amicale de libération » 


            • Seth 16 mars 18:51

              @tonimarus45

              Je vous recommanderais plutôt cela :

              https://www.youtube.com/watch?v=e2HiaqOC9Vs

              Enregistrement public en 1955, on n’est plus habitué à une qualité sonore aussi discutable, mais...

              Callas, Di Stefano et Bastianini en 1955 à la Scala, direction de Giulini. La mise en scène était de Visconti.
              A cela aussi, on n’est plus habitué, dommage...


            • tonimarus45 16 mars 19:03

              @Taverne—Bonjour -Tapez « hvorotoski » sur « youtube et ecoutez des airs plus legers avec une cantatrice sud coreenne’ ( »sumy jo" ,si je ne me trompe) ainsi que d’autres plus connues .Je pense que vous apprecierais


            • tonimarus45 16 mars 19:06

              @Seth je connais___ Mes dvd et cd ne sont qu’opera et musique classique .En ce moment sur mon « lazer » j’ai trois disque de pavarotti( compact disc pouvant accepter cinqs cd)


            • tonimarus45 16 mars 20:03

              @Taverne------De plus elle totalement canon. Ah zut, je ne devais faire aucune allusion à la g....... heu à l« opération amicale de libération » ------dites vous
              Là faut m’expliquer


            • Roberto Rastapopulos Kaa 16 mars 16:59

              « Haendel compose des opéras italiens et compose l’air magnifique "Lascia la spina, cogli la rosa« ( »Laisse l’épine, cueille la rose"). »

              Sage conseil pour les amateurs de feuilles de rose.

              Pourtant, qui aime la rose aime l’épine, mais

              « Hélas l’épine est sous la rose

              Et la pine sous le plaisir.

              Bientôt au bord des exostoses

              Des chancres vinrent à fleurir

              Les coqs de leur crête inhumaine

              Se parent dans tous les chemins

              Dans le département de l’Aine

              Gambadent les jeunes poulains.

              Jules Verne - Lamentations d’un poil de cul de femme (1854)


              • Seth 16 mars 18:57

                @Kaa

                 smiley

                Il est bon de faire connaître de tels chefs d’oeuvre oubliés...

                Allez, j’en remets une louche (les quelques vers délicieux qui précède votre choix) :

                Bientôt au doigt le vit sucède,

                Et, dans ses appétits ardents,

                Appelant la langue à son aide ;

                Il nous déchire à belles dents.

                J’ai vu s’en aller nos dépouilles

                Sur le fleuve des passions,

                Qui prend sa source dans les couilles,

                Et va se perdre dans les cons.


              • chantecler chantecler 16 mars 19:00

                @Seth
                Vous avez la musique ?


              • Adèle Coupechoux 16 mars 17:02

                Merci pour cet apéro musical.

                Dans un autre registre très proche de l’opéra, Nino Rota (la Strada entre autres), c’est pas mal non plus :

                https://www.youtube.com/watch?v=CKLa8j06lkw


                • Taverne Taverne 16 mars 17:51

                  @Adèle Coupechoux

                  La Strada, quel beau film ! Vous lisez dans mes pensées ? Je songeais à me constituer une playlist de musiques de films de cinéma...


                • Adèle Coupechoux 16 mars 19:11

                  @Taverne

                  J’ai découvert récemment radio France la BO, mais c’est vrai que se constituer sa playlist c’est sympa aussi.

                  https://www.radiofrance.fr/francemusique/radio-musiques-films


                • Taverne Taverne 16 mars 19:18

                  @Adèle Coupechoux

                  Intéressant. En consultant la liste j’ai vu Paco de Lucia que j’aime entendre interpréter les œuvres de Manuel de Falla. Mais j’en parlerai dans mon spécial guitare...


                • ZenZoe ZenZoe 17 mars 09:37

                  @Taverne
                  Il me semble avoir vu que la Strada est au programme TV la semaine prochaine (me rappelle plus la chaine). Je serai en tout cas devant mon poste avec mon infusion et mes chocolats, et mes mouchoirs aussi. Film sublime.


                • Taverne Taverne 17 mars 14:10

                  @ZenZoe

                  Je regarderai. Hier soir j’ai raté Don Carlos de Verdi (d’après la tragédie Don Carlos de Friedrich von Schiller), sur la chaîne Mezzo à cause de mon habitude de regarder La grande librairie sur la 5. J’espère qu’il y aura une rediffusion bientôt. 


                • C’est oublier Berlioz né un 11 décembre 1803. Benvento Cellini. La damnation de Faust, Les Troyens...


                  • Taverne Taverne 16 mars 17:48

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Berlioz n’est pas italien. Par précaution j’ai vérifié sur Wikipedia des fois qu’il serait né en Italie mais non ! Pas de Marcello Berliozi naturalisé !

                    J’ai plein de liens en réserve mais je ne veux pas assommer le lecteur. Je les publierai demain dans des commentaires avec explications utiles. 


                  • @Taverne Berlioz est bien français. 


                  • Fergus Fergus 16 mars 21:07

                    Salut, Taverne

                    Merci pour cet article qui rend hommage à l’opéra.

                    Un domaine qui n’est ici qu’effleuré, mais je te fais confiance pour y revenir tant le sujet est vaste et comporte de si nombreux chefs d’oeuvre.

                    Bonne soirée !


                    • Quant à WAGNER..... la belle entrée de Roméo ou Juliette. Non ! décidemment : non. Bon vite Water Music...


                      • Belpère 17 mars 09:17

                        Philippe Jaroussky étant d’ascendance russe doit être chassé des ondes..selon les dingues qui tentent de nous gouverner .


                        • @Belpère taisez-vous smiley Mon amie lui a fait un shiatsu après un concert. La saaaalope smiley


                        • Taverne Taverne 17 mars 10:40

                          Le chœur à l’ouvrage...

                          Les chœurs dans l’opéra ne sont pas à négliger. Beaucoup sont mémorables. J’ai parlé du chœur à bouches fermées de Madame Butterfly. Dans la Traviata, les chœurs des bohémiennes et des matadors sont très connus. C’est le génie italien encore une fois dans l’opéra.

                          La Traviata : 

                          Chœur des bohémiennes « Noi siamo zingarelle  » - acte II

                          Chœur des matadors « Di Madride noi siam mattadori » - acte II

                          Le Trouvère :

                          Acte II, scène I Chœur des gitans : Vedi le fosche notturne spoglie » :

                          « Vois ! L’immense voûte des cieux se dépouille de son manteau de nuit… »

                          Texte bilingue.


                          • grangeoisi grangeoisi 17 mars 11:02

                            Bonjour Taverne, merci pour ce bel hommage à la grandeur chantée.


                            • Taverne Taverne 17 mars 14:05

                              L’œuvre de Monteverdi est quasi exclusivement vocale (ceci n’est pas un reproche). A l’opposé, Rossini a composé de prodigieuses ouvertures musicales d’opéras dont beaucoup d’airs sont très connus : 

                              Ouverture de la Pie voleuse.

                              Ouverture de Guillaume Tell.

                              Ouverture de l’Italienne à Alger. 


                              • Taverne Taverne 17 mars 14:25

                                Ouverture la plus populaire !

                                Ouverture, de La forza del destino (la Force du destin) par Herbert von Karajan.


                              • Antoine 17 mars 15:22

                                D’origine impure, l’opera est devenu l’art musical le plus sublime. Les plus grands : Don Juan, Tristan, Boris, Pelléas, sans oublier tant d’autres admirables...


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 mars 15:37

                                  @Antoine
                                  Le plus sublime... Mouais...la musique c’est pas une compétition.


                                • Antoine 17 mars 15:59

                                  @Aita Pea Pea
                                  Parce que c’est un spectacle total.


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 mars 16:08

                                  @Antoine
                                  Mouais... Après chacun sa sensibilité...mais le « plus » ,non .


                                • Antoine 17 mars 16:28

                                  @Aita Pea Pea
                                  Ben si puisqu’il a toutes les dimensions, les autres non, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne méritent aucune estime, la preuve, l’une de mes oeuvres préférées, la (grande) symphonie de Hans Rott.


                                • grangeoisi grangeoisi 17 mars 15:58

                                  Bonjour à tous,

                                   

                                  Regardez le message d’amour d’Arnold Schwarzenegger au peuple russe.Poignant.

                                   


                                  • Taverne Taverne 17 mars 16:01

                                    @grangeoisi

                                    Un message que les Russes n’auront pas le droit de lire. « Vladimir dire niet ! »


                                  • Abolab 17 mars 16:18

                                    @grangeoisi
                                    Soulever des poids ou utiliser son cerveau, difficile de faire les deux pour beaucoup. Arnold Schwarzenegger nous informe que son père était un combattant nazi contre les russes... et trouve que l’invasion du capitole aux Etats-Unis était quelque chose de très très moche, mais étrangement pas le coup d’état de Kiev en 2014 mené par des groupes néo-nazis... Il fait également de la désinformation en disant que Vladimir Poutine affirme qu’il s’agit d’une « guerre » de dénazification de l’Ukraine, alors qu’il ne s’agit pas d’une guerre, mais d’une « opération militaire spéciale ». Il affirme que l’Ukraine n’est pas nazie car Zelensky est « juif »... Difficile d’aller plus loin tellement c’est moche à entendre...



                                  • Taverne Taverne 17 mars 16:34

                                    @Abolab

                                    Le souci avec les US, c’est qu’ils se prennent pour les défenseurs du Bien et au nom du monde entier ! Leur conception du Bien est très souvent binaire et simpliste. Souvent animés des meilleures intentions, ils versent dans la bêtise voire le pire car ils n’ont pas grande notion de l’histoire ni de la géopolitique. On se souvient de l’Irak...

                                    En ce moment, la désinformation est partout. Toute information doit être soumise au doute le plus radical. Dès qu’un personnage affirme ses opinions, il faut se demander pourquoi il le fait. 

                                    Et pour soi-même, quatre règles à suivre : 

                                    1 — Suis-je sincèrement convaincu de ce que j’affirme ?
                                    2  Si oui, par quel moyen me suis-je convaincu ? (comment est-ce que je sais ?)
                                    3  Ce que je tiens pour vrai doit-il être exprimé (question de l’utilité) ?
                                    4 Si oui, selon quelles formes ? Il y a parfois des précautions à respecter (dire en plusieurs fois, choix du média et de la manière)

                                    La pulsion ne peut justifier à elle seule l’expression car trop d’émotion défigure la vérité. 


                                  • Abolab 17 mars 16:07

                                    Les adorateurs de Mussolini doivent apprécier vos articles. Il y en a d’ailleurs en France qui ont rejoint les combattants du « Secteur Droit » à Kiev ces dernières années.


                                    • Abolab 17 mars 16:19

                                      @Aita Pea Pea
                                      C’est manifestement que vous n’avez pas écouté le discours d’Arnold Schwarzenegger.


                                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 mars 16:20

                                      @Aita Pea Pea
                                      « balai russe  » ...


                                    • Abolab 17 mars 16:30

                                      @Aita Pea Pea

                                      Les ballets russes, c’est autre chose que l’opéra italien.


                                    • Taverne Taverne 17 mars 18:57

                                      Des opéras repris dans des films célèbres

                                      (Mais dont les compositeurs sont peu connus) :

                                      Le Parrain 3 : 

                                      Cavalleria rusticana (« Chevalerie campagnarde ») de Pietro Mascagni (1863 - 1945).

                                      Cavalleria rusticana apparaît longuement dans Le Parrain 3 de Francis Ford Coppola. Anthony Vito, le fils de Michael Corleone, y joue le premier rôle. De même dans la grande scène finale avec la mort, sur les marches de l’opéra, de Mary, la sœur d’Antonio.

                                      ***********************************************************************

                                      Philadelphia : 

                                      Opéra Andréa Chénier (l’opéra s’inspire de la vie de ce poète) de Umberto Giordano : 

                                      L’air « La mamma morta" . Ici chantée par Anna Netrebko mais par la Callas dans le film.

                                      La mamma morta m’hanno / Ils ont tué ma mère
                                      alla porta della stanza mia / sur le pas de ma porte (...) 

                                      **********************************************************************

                                      La Diva, de Jean-Jacques Beineix 

                                      L’air principal (*) de l’opéra la Wally d’Alfredo Catalini est chanté dans ce film par Wilhelmenia Wiggins Fernandez. 

                                      (*) « Ebben ne andro lontano »  » (« Eh bien ? Je partirai loin »). 


                                      • Antoine 17 mars 21:09

                                        A l’auteur : Vous connaissez les culs-de-plomb qui vous ont moinssé ?

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