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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La bâtarde : autopsie d’une enfance bafouée

La bâtarde : autopsie d’une enfance bafouée

L'auteure de ce "roman" livre son enfance, ce qui ne lui est pas facile, d'autant plus qu'enfant adultérin comme on dit, elle va doublement souffrir.

Une première fois à cause de la "faute" de sa mère et une autre, comme sa nombreuse fratrie, frappée et humiliée comme elle par des parents alcooliques et maltraitants.

Elle raconte son enfance et explique son "itinéraire" :

" Ce n'est qu'en grandissant que j'ai pu comprendre que mes parents n'étaient pas seulement mes parents mais qu'ils formaient avant tout un couple discordant qui se réfugiait dans l'alcool pour cacher sa misère relationnelle."

Cette petite fille subit dès la plus tendre enfance les coups, les brimades du père et des agressions sexuelles violentes très graves de la part d"amis" du couple cabossé. De nombreuses familles pauvres connaissent des difficultés sociales et financières mais beaucoup vivent dans l'harmonie et dans une forme de bonheur niée par tous ceux qui sans le savoir condamnent les familles très nombreuses.

Dans cette famille là " Une véritable alchimie s'était opérée" entre un homme éduqué dès le plus jeune âge dans la violence la plus extrême et une femme qui, d'après sa fille aînée renfermait un secret douloureux. Ces deux adultes se sont brisés et ont d'une certaine façon brisé leurs neuf enfants qui ont eu du mal à se reconstruire, deux d'entre eux se suicideront à l'âge adulte.

Ce "roman" bien noir mais réaliste et passionnant nous conduit à réfléchir sur le silence des voisins qui savaient mais se taisaient et peut-être aussi sur le manque de moyens dont disposaient et dont disposent encore aujourd'hui les travailleurs sociaux. A quatorze ans, la petite devenue adolescente décide de se libérer totalement de ce joug familial.

Jean-François Chalot


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2 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 24 octobre 15:24

     @Jean-François Chalot si les travailleurs sociaux en charge par l’état de traiter ces cas n’en ont pas les moyens, cela signifie que les voisins en ont encore moins.

    A l’inverse si les voisins sont eux exemplaires avec leurs enfants, c’est un modèle et une bouée pour les enfants de la maison voisine.

    Ne jugez JAMAIS ce que vous ne connaissez pas.

    La question de ce livre est pourquoi en sont ils arrivés a ce niveau de destruction ?

    L’adultère n’arrive JAMAIS sans raisons.


    • Albert123 25 octobre 09:49

      La démagogie du travailleur social à son apogée, 


      surfant sur une vague de dénonciation virant petit à petit à une chasse aux juifs à peine déguisée (DSK, Weinstein, Wissel Polanski ...), Chalot en bon commercial tente de tirer le drap vers lui et sa petite entreprise.

      il semblerait aussi que la gouvernance par le diktat des minorités moralisatrices arrive dans une impasse.

      Cette petite guerre entre lobbys pour savoir qui aura du pouvoir sur qui, finira peut être par enfin donner le pouvoir au plus grand nombre.

      dans un monde dirigé par la lie on peut rêver un peu de temps à autres ... non ?

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