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La mine des cuivres

« La mine des cuivres »

roman d'André Labeur

éditions le Scorpion brun

183 pages

juin 2019

 

Plus qu'un conte philosophique

 

André Labeur, instituteur en retraite est chanteur et musicien.

On le sent tout de suite,dès le début de la lecture avec la présence de la musique et du style.

Les ogres n'existent que dans l'imagination des enfants et des conteurs, oui peut être... quoi que !?

Un conte philosophique rend tout est possible.

L'auteur traite une page dramatique de l'histoire de notre pays d'une manière qui sort totalement de l'ordinaire et l'essai est pleinement réussi !

Dans cette région, il n'y a plus d'ogres, ils ont été exterminés par les hommes et ont tous disparu, sauf deux qui sont enfermés et surveillés....

Pourquoi ce choix ?

Le lecteur l'apprendra un peu plus tard.

Le premier acte se situe le 21 juin 2000 avec l'arrivée d'une jeune fille, Laure, peu farouche qui découvre un couple d'ogres, qu'elle suit.

Peu à peu, elle entrevoit et entend un violoniste qui met en musique et en mouvement des grands musiciens venant d'un passé récent.

Ce sont des victimes de la barbarie nazie...

« De leur corps émanait une lumière blanche, un fantastique halo fluorescent qui coula sur le vernis des violons, éclata sur le brillant des cuivres, éclaira d'un seul coup la forêt toute entière.... »

C'est beau, harmonieux, fantastique... le lecteur est conquis et fasciné, se posant des questions sur la suite.

Le chapitre suivant revient sur la première guerre mondiale quand les profiteurs s'enrichissaient en faisant couler fortement la sueur du peuple.

Nous faisons la connaissance de personnages haut en couleurs et notamment d'Augustin qui sauve une belle ogresse dont il tombera amoureux.

Les ogres, ce sont surtout les autres, ceux qui ne sont pas comme nous, qu'on fuit ou qu'on poursuit.

Les « héros » deviennent des adultes, se marient et ont des enfants et la roue de l'histoire tourne pour s'arrêter en 1943...

Tout s'éclaire pour le lecteur mais pas pour les ogres qui seront tous exterminés, en dehors d'un couple et pour les juifs qui se sont réfugiés dans cette « mine ».

Le suspense est aussi intense qu'il ne l'est dans un livre policier, malheureusement c'est une fiction qui se relie à la réalité de cette époque.

« La musique ! La voilà, l'idée. Voilà comment nous allons exprimer notre résistance, notre combat... Par la musique ! »

C'est un clin d'oeil et un hommage à ces intellectuels résistants et peut être à ce grand musicien, Victor Jara qui s'écroula sous les balles fascistes chiliennes en lançant l'hymne républicain.

J'ai lu cet ouvrage sans la moindre pause, conquis par la poésie de l'écriture et par l'intensité de l'histoire... sans oublier les illustrations de l'auteur.

Jean-François Chalot


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