• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La poésie est essentielle...

La poésie est essentielle...

 

JPEG La poésie est essentielle : on l'oublie trop souvent, mais grâce à elle nous appréhendons mieux la beauté du monde, grâce à elle, nous aimons mieux le monde.

 

La poésie n'est-elle pas une ouverture sur tout ce qui nous entoure ?

Elle suscite émotions, sensibilité, révolte, colère, réflexions.

Elle recrée le monde, le rend plus évident et plus présent.

 

Harmonie ou dissonnance, beauté ou virulence, la poésie nous aide à vivre.

Elle peut transformer et magnifier les êtres, les objets, tout en restituant leur profondeur et leur essence.

 

La poésie transfigure le monde et nous en fait mieux percevoir toute la beauté, ce que nous ne voyons plus, ce que nous ne regardons plus, ou ne ressentons plus.

Un lézard qui s'attarde sur un mur, un coucher de soleil, aux teintes flamboyantes, une aurore naissante aux embruns de roses et de pourpres.

Des senteurs de pins dans les sous-bois, si prégnantes qu'elles envahissent l'espace et nous enivrent de bonheurs.

Des couleurs nuancés à l'infini de verts, des camaïeux, des mosaïques variées...

 

La poésie des mots est, en elle-même, une évidence : les mots qui nomment et qui résonnent de sonorités, d'échos qui se répondent.

Les mots et leurs éclats de voix !

Des jeux de mots, des contrastes, des associations nouvelles, des mots qui tourbillonnent et nous emportent avec eux pour découvrir des paysages, des êtres, des histoires.

Oxymores, comparaisons, anaphores, allitérations, assonances, échos sonores, rimes, la poésie nous emporte dans un univers nouveau.

 

Que serions-nous sans la poésie ? Elle nous accompagne dans nos joies, nos révoltes, nos peines, elle nous montre que le regard est essentiel, que la pensée est une force, une force de joie et de bonheur.

 

Elle nous fait redécouvrir le monde, elle est musique, rythme, réflexions, et attention.

Elle est "peinture", elle est tableau, elle contient et réunit tous les arts.

Elle est "musique", aux sonorités variées, douces, légères, ou rudes, virulentes, quand elle s'emporte et dénonce des injustices.

 

Grâce aux images, elle nous fait ressentir l'harmonie des éléments : le ciel, la mer, la terre, les arbres qui chaloupent sous le vent de l'été.

"Un nuage, Flocon de laine, nage Dans les champs bleus du ciel" !

"Les grands lys orgueilleux se balancent au vent" !

 

Fusions, correspondances, mondes qui se rejoignent !

La poésie nous entraîne dans son sillage et nous fait aimer le monde...

JPEG

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/la-poesie-est-essentielle

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.57/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

70 réactions à cet article    


  • Chantecler Pink Marilyn 25 février 16:58

    C’est très beau, ce que vous écrivez, Rosemar.

    Moi je dis que la poésie, c’est une pensée dans une image.


    • Fergus Fergus 25 février 17:19

      Bonjour, Pink Marilyn

      Très jolie formule. Mais la poésie peut également être très chiante lorsque le rimailleur veut « poéter plus haut que son luth », comme aurait dit le Willy de Colette.

      Allez, en cette période de Salon de l’Agriculture, je me risque à un petit poème sans prétention à ma façon :

      LA FERME ENCHANTEE

       

      C’est une ferme enchantée

      Dans un coin isolé

      Au milieu des tourbières.

      On dit qu’elle est exploitée

      Par un curieux fermier

      Epoux d’une sorcière.

       

      Leurs vaches donnent un lait bizarre,

      On dirait du Ricard,

      C’est extraordinaire !

      Même les petites brebis

      Produisent du chablis,

      Quand c’est pas du sancerre !

       

      Les canards sont très sympas

      Car ils pondent du foie gras

      Truffé tous les dimanches.

      Dans l’étang on voit nager

      De beaux saumons fumés

      Prédécoupés en tranches.

       

      Et puis il y a des dindons

      Tous farcis de marrons

      En prévision des fêtes,

      Sans oublier les gorets

      Qui marchent au beaujolais

      Que produisent les biquettes.

       

      Le fermier m’a invité

      Dans sa ferme enchantée,

      C’est vraiment formidable

      De se griser le palais

      En dégustant du lait,

      Ça paraît incroyable !

       

      Mais quel est ce bruit strident

      Qui me perce le tympan ?

      C’est mon réveil qui sonne.

      Adieu mon beau Paradis, 

      Je dois quitter mon lit, 

      Beau rêve, je t’abandonne !


    • Chantecler Pink Marilyn 25 février 17:52

      @Fergus

      moi j’ai écrit un poème en prose :

      Bien lavée,
      étendez votre choucroute dans la casserole
      Une couche de choucroute, poivre et genièvre en grains
      ne couche de saindoux
      une nouvelle couche de choucroute
      oignons et carottes émincés
      bardes de lard
      saucisson et crosses de jambon
      mouillez avec de l’eau, de manière qu’elle ne sèche pas et qu’elle reste bien blanche
      laissez cuire deux bonnes heures
      dressez avec saucisses de Frankfort ou de Strasbourg,
      tranches de jambon et pommes de terre cuites à l’eau
      servez bien chaud


    • Cadoudal Cadoudal 25 février 17:58

      @Pink Marilyn
      C’est pas gentil ça, vous savez bien que le référent laïcité de Fergus l’a mis au régime républicain...

      https://francais.rt.com/france/46764-accuse-pour-ses-preches-radicaux-imam-brest-recoit-diplome-universitaire


    • rosemar rosemar 25 février 18:28

      @Fergus

      Une poésie rurale... une bucolique, mais on est loin de Virgile...


    • rosemar rosemar 25 février 18:33

      @Pink Marilyn

      MERCI pour cette définition : en effet, la poésie est faite d’images, de correspondances, d’associations d’idées... elle contient tout un monde...


    • Fergus Fergus 25 février 19:40

      Bonsoir, rosemar

      « on est loin de Virgile »

      Certes ! Mais on peut quand même changer de style sans prétendre atteindre des sommets, par exemple avec ce modeste poème grivois provençal :

      LE RAVI

       

      Un ravi provençal, penché sur un ruisseau,

      Contemplait le visage que lui renvoyait l’eau.

      J’ai, ma foi, bel aspect et suis fort bien tourné,

      Se disait le bellâtre en admirant son nez.

       

      Il était, il est vrai, doté d’un appendice

      A faire pâlir d’envie la plus chargée de vice.

      Toutes les femmes du village, dans leur concupiscence,

      Rêvaient donc d’en user pour apaiser leurs sens.

       

      L’épouse du notaire et celle du médecin

      Avaient tenté leur chance, mais jusqu’alors en vain.

      Quant à celles du maire et de l’instituteur,

      Elles louchaient vers ce mât pour calmer leurs ardeurs.

       

      Tous les jupons du lieu lorgnaient avec envie

      Cet étonnant objet à l’allure de vit.

      Qu’un petit rhume bénin lui colore le bout,

      Et l’on courait au viol par ces femelles à bout !

       

      Or donc notre fada penchait sur le miroir

      Ce membre qu’attendaient ces dames avec espoir.

      Un grand brochet, soudain, surgit de la rivière,

      Et de ses dents aiguës trancha le bout de chair.

       

      L’intimité des dames s’en trouva fort marrie

      Et dut se résigner aux élans des maris.

      Voire ! Car des jouets nouveaux apparurent au village :

      Des Pinocchio en bois ; Dieu sait pour quel usage !



    • spearit 26 février 20:27

      @Pink Marilyn
      euh... et le Riesling dans tout ça ???... vous avez déjà torcher la bouteille ???


    • Decouz 25 février 17:37

      La poésie elle évite de longues digressions

      si on parle avec précision

      ou alors on se perd dans l’inflation

      et l’infatuation

      Et sans ciel, on est par terre,

      la grume du français découpée à la scie

      en grosses buches

      ou en fines allumettes,

      c’est du son pour les âmes

      ou une zonzon pour les ânes.


      • JC_Lavau JC_Lavau 25 février 17:59

        Et toujours pas de poézizi ?


        • Cadoudal Cadoudal 25 février 18:11

          @JC_Lavau
          Si vous insistez...

          "Je voulais parler avec elle pour devenir copain avec elle. Je l’avais prise de force et c’est pas bien. Quand j’ai parlé avec elle j’ai pensé qu’elle allait être d’accord pour que je la prenne."

          Me Iris Christol, son avocate. « Vous savez ce que c’est des préliminaires ? »

          Lahcen Agrod : « Non »

          Le président Pinarel : « Expliquez lui »

          Me Iris Christol : "C’est des choses qu’on fait avant la pénétration pour que la dame elle ait envie d’être pénétrée. Parce qu’une dame elle n’a pas toujours envie d’être pénétrée comme ça directement. Vous comprenez ?"

          « Oui »

          « Alors vous avez fait des préliminaires avec elle ? »

          « Non. Je n’ai rien fait ».

          Le président : « Si. Vous avez craché dans votre main pour humidifier votre verge en érection, dit-elle. »

          https://www.midilibre.fr/2019/02/25/assises-de-lherault-lagresseur-de-lecusson-face-a-ses-sept-victimes,8036005.php

          « C’est quelqu’un qui a une personnalité compliquée, reconnaît son avocate, Me Iris Christol. Il est psychotique, extrêmement limité intellectuellement, et il est arrivé du Sud marocain ici sans avoir aucun code

          Quelque chose me dit que « déséquilibré » va officiellement être remplacé par « individu n’ayant pas les codes » dans un avenir proche .(c’est la 3 ème affaire que j’entends comme ça)


        • phan 25 février 18:22

          @JC_Lavau

          J’ai osé donner une petite suite au poème « Annie » de Guillaume Apollinaire
          ...

          Sur la côte du Texas
          Entre Mobile et Galveston il y a
          Un grand jardin tout plein de roses
          Il contient aussi une villa
          Qui est une grande rose
          Une femme au teint rosé s’y promène souvent
          Dans le jardin toute seule
          Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
          Nous nous regardons
          Comme cette femme est mennonite
          Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons
          Il en manque deux à mon veston
          La dame et moi suivons presque le même rite
          Et pourtant sous ses dessous
          Sous son buisson sans épine
          J’imagine de sa roseraie
          Le bouton rosé qui oserait
          Rêver de ma p...


        • JC_Lavau JC_Lavau 25 février 19:15

          @Cadoudal. Vous avez le droit de rester silencieux.
          A partir de cet instant tout ce que vous direz et tout ce que vous serez sensé avoir pensé dire sera retenu contre vous jusqu’à ce que la mort vous délivre.


        • Cadoudal Cadoudal 25 février 19:50

          @JC_Lavau
          L’homme de l’art lui dit : – Fort bien, restons-en là.
          Le traitement est fait : vous êtes sourd. Voilà
          Comme quoi vous avez l’organe bien perdu. –
          Et lui comprit trop bien, n’ayant pas entendu.

          – « Eh bien, merci Monsieur, vous qui daignez me rendre
          La tête comme un bon cercueil.
          Désormais, à crédit, je pourrai tout entendre
          Avec un légitime orgueil...

          À l’œil – Mais gare à l’œil jaloux, gardant la place
          De l’oreille au clou !... – Non – À quoi sert de braver ?
          ... Si j’ai sifflé trop haut le ridicule en face,
          En face, et bassement, il pourra me baver !...


        • ZenZoe ZenZoe 25 février 18:20

          La poésie est essentielle.

          Ca ne veut strictement rien dire çà ! Essentielle pour quoi, pour qui ?

          Un être humain peut parfaitement vivre sans, comme il peut vivre sans musique, sans lecture, sans jamais regarder une oeuvre d’art, sans rien d’autre en fait que de l’eau et de la nourriture, et un peu d’amour au berceau pour grandir.

          Vous aimez la poésie, soit, mais ne faites pas de vos goûts des « essentiels ». Ils ne sont que des inclinaisons personnelles, rien d’autre.


          • rosemar rosemar 25 février 18:30

            @ZenZoe

            L’être humain a toujours vécu avec l’art : vous connaissez les peintures rupestres ?


          • Fergus Fergus 25 février 20:22

            @ rosemar

            Disons plutôt qu’il y a toujours eu des artistes parmi les hommes. Autrement dit, tous les groupes humains ont eu des artistes, mais tous les êtres humains n’ont pas été sensibles à l’art.

            Autre remarque que l’on peut faire à propos de la poésie : il n’est pas toujours nécessaire d’aligner des vers pour être poète. La poésie peut prendre de nombreuses formes, y compris dans les activités les plus triviales. 


          • rosemar rosemar 25 février 20:41

            @Fergus

            Evidemment, les grosses brutes ne sont pas sensibles à l’art...


          • Cadoudal Cadoudal 25 février 20:49

            @rosemar
            Mais l’art est sensible aux brutes ?

            Parallèlement, il suscite l’intérêt des chercheurs universitaires. En septembre 2010, une dizaine d’étudiants ont produit des mémoires ou des thèses portant sur l’art brut. Ils ont créé le CrAB (Collectif de réflexion autour de l’art brut)54. Parmi ceux-ci, on trouve Céline Delavaux, auteur de L’Art brut, un fantasme de peintre (Éd Palettes - 2010) et Émilie Champenois, auteur du Que-sais-je ? sur l’art brut (Éd PUF - 2017). Depuis la rentrée 2010, Barbara Safarova, présidente de l’association abcd, docteur en philosophie, maître de conférence en esthétique, auteur de nombreux articles sur l’art brut, est directrice de programme au Collège international de philosophie et anime un séminaire consacré à l’art brut.


          • Lympios8 Lympios8 25 février 20:56

            @rosemar
            Leni Riefenstahl était donc une grosse brute selon vous.
            Et Arthur Rimbaud le marchand d’armes ?????
            Et Bevenuto Cellini le poignardeur une tendre gazelle ???


          • rosemar rosemar 25 février 21:02

            @Cadoudal

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_brut

            L’art brut désigne les productions de personnes exemptes de culture artistique...
            Il n’est pas besoin d’avoir une culture artistique pour être sensible à la beauté, il me semble ?


          • Cadoudal Cadoudal 25 février 21:22

            @rosemar
            Ça dépend, moi je suis importateur de plug anaux gonflables Chinois pour les mairies socialistes Fronçaises...

            Je suis pas insensible à la beauté de ma plus-value exonérée d’impôts au nom de l’exception culturelle Fronçaise...

            Après, c’est vous qui payez, à vous de voir si vous considérez que l’escroquerie est un art majeur ?


          • Lympios8 Lympios8 25 février 21:29

            @Cadoudal
            Pour une fois je vous approuve.
            ...
            Il faut savoir que pour Rosemar art et vertu sont synonymes.
            Ce qui pose une question de première importance.
            Quand on sait le niveau de son art.... etc ......etc......


          • ZenZoe ZenZoe 25 février 21:31

            @rosemar
            L’être humain a toujours vécu avec l’art : vous connaissez les peintures rupestres ?

            Et en quoi ça répond à ce que j’ai dit ?


          • Cadoudal Cadoudal 25 février 21:36

            @Lympios8
            Pour une fois je vous approuve.

            Je vous prie de vous arrêtez...

            On n’a pas fondé le RPR ensemble...lol...

            https://www.francetvinfo.fr/politique/alain-juppe/immigration-1990-quand-les-propositions-de-la-droite-ressemblaient-a-celles-du-fn_709923.html




          • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 25 février 21:42

            @rosemar

            Surtout celle que l’ on voit le matin sur la prof  de Cfranc ... imaginez les stress post traumatique pour d’ honnête cancre bien comme il faut ...


          • Cadoudal Cadoudal 25 février 21:47

            @rosemar
            Depuis, on à quand même inventé Jack Lang, les quotas, l’immigration, le rap et les subventions...

            Faut suivre un peu Maitresse, sinon vous risquez de pas saisir tous les bienfaits du progrès et toutes les avancées majeures de l’art pariétal ...

            On pouvait y lire : « Kaaris vs Booba », allusion au prochain « combat » que doivent se livrer en Afrique les deux rappeurs français. 

            https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/saint-malo/saint-malo-pour-cause-de-tags-le-tgv-pour-paris-annule-22-02-2019-12214613.php



          • ZenZoe ZenZoe 25 février 21:56

            @rosemar
            Evidemment, les grosses brutes ne sont pas sensibles à l’art...

            Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire comme conneries de nos jours soit dit poliment !
            Qu’en savez-vous ?
            Certaines « grosses brutes » comme vous les appelez si élégamment, peuvent être infiniment plus sensibles à l’art que leurs congénères soi-disant moins dégrossis. Et produire le cas échéant des oeuvres bien plus puissantes.
            Et comment je le sais moi ?
            Parce que j’ai étudié les Beaux-Arts, et que j’ai pu constaté sur place.
            Et parce qu’un être humain n’est jamais d’un seul bloc, mais fait de multiples nuances et apparentes contradictions. Quasimodo la « grosse brute » difforme était sans doute bien plus fin et délicat que son archidiacre de patron face à Esmeralda.

            Rosemar, vous ne connaissez rien de rien à l’art, vous ne connaissez rien de rien aux artistes ni à la personnalité humaine et ses multiples facettes. Pire, vous vous pensez cultivée, alors que la plus élémentaire sensibilité qui vous permettrait d’appécier une oeuvre et son créateur vous fait clairement défaut. Il ne suffit pas de connaître pour apprécier, vous saisissez la différence ?

            Finalement, vous avez raison. Limitez-vous à commenter des poèmes, au moins vous dites moins de bêtises.


          • ZenZoe ZenZoe 25 février 21:59

            j’ai pu constater

            (quand se décidera-t-on sur AV à proposer une option de correction ?)


          • JC_Lavau JC_Lavau 25 février 22:26

            @rosemar. Mon fî aurait demandé :
            « Qu’est-ce que tu préfères, maman, du lard ou du cochon ? ».


          • rosemar rosemar 25 février 22:38

            @ZenZoe

            Mais, enfin, Quasimodo n’est pas une grosse brute, bien au contraire, il révèle sa sensibilité et son intelligence... il ne faut pas se fier aux apparences, il faut revoir vos classiques !!


          • Paul Leleu 25 février 22:41

            @Cadoudal

            « Depuis, on à quand même inventé Jack Lang, les quotas, l’immigration, le rap et les subventions... » ...

            je suis d’accord avec vous... d’ailleurs, avant on a importé le rock, le jazz et l’art africain...


          • Paul Leleu 25 février 22:47

            @ZenZoe

            et moi, Zen Zoe, je pense que vous êtes d’une inimitable sècheresse... vos arguments sont totalement plats et éculés... des poncifs pédents à la sauce anar’...

            en attendant, vous étalez votre manque d’ouverture à ce qu’a écrit l’auteur du texte...

            c’est drôle, ce droit de juger à sens unique, que s’arrogent les gauchistes et les anar’... ils se servent du poncif de « la brute au grand coeur », pour justifier une espèce de tyranie intellectuelle...

            à la limite, pour une fois, les autres commentateurs avaient fait l’effort d’être originaux et taquins... c’était franchement plus sympa et plus drôle...

            mais le sectarisme gauchiste-anar’, non merci...


          • ZenZoe ZenZoe 26 février 11:27

            @Paul Leleu
            Vous avez tout à fait le droit de commenter mes commentaires dans le sens que vous voulez et de préférer d’autres commentaires aux miens.
            En revanche, d’une part, vous me permettrez de faire de même avec les articles de Rosemar, et d’autre part, vous voudrez bien éviter de me coller des étiquettes loufoques autant qu’obscures (quel rapport entre l’anarchie et le pédantisme ? smiley).


          • ZenZoe ZenZoe 26 février 11:29

            @rosemar
            C’est incroyable cette faculté que vous avez de répondre à côté !


          • Paul Leleu 26 février 12:49

            @ZenZoe

            « Vous avez tout à fait le droit de commenter mes commentaires dans le sens que vous voulez et de préférer d’autres commentaires aux miens. En revanche, d’une part, vous me permettrez de faire de même avec les articles de Rosemar » . - dit comme cela, je suis entièrement d’accord. (et d’ailleurs vous pouvez vous en permettre autant avec les miens). Pas de problème.

            sur le rapport entre l’anarchie et le pédantisme : je dirai, les attendus, les lieux-communs sur une supposée hiérarchie (! !!) entre ce qui est bien et ce qui est mal. En fait, l’anarchie dresse ses propres codes du bien et du mal, ses propres hiérarchies. Ce qui vous permet de trouver nulle l’approche de la poésie de Rosemar (et donc, d’être hiérarchique). En fait, l’anarchie crée une nouvelle hiérarchie qui favorise ses adeptes, et ceux qui se sentent à l’aise et en phase avec le « moyennisme » anarchique. J’y vois une certaine mauvaise foi (ou une mauvaise foi certaine !). Tout cela passe par les lieux communs d’une supposée « supériorité » des humbles, des poncifs, et des références mille fois ressassées et jamais démontrés ( du genre les « grosses brutes » qui seraient infiniment plus sensibles que les « élèves des beaux-arts ou que les archidiacres »). Mais qui est la grosse brute et qui est sensible ? Je me garderais des certitudes péremptoires appuyées sur des clichés gauchistes. Peut-être que le type des beaux-arts ou l’archidiacre sont sensibles, et que c’est même pour cela qu’ils ont choisi ces voies. Et les écraser revient en fait à brutaliser une sensibilité qu’on veut ignorer. Difficile de juger en bloc. De même que de prêter a priori au peuple ou aux « grosses brutes » des qualités supérieures.


          • ZenZoe ZenZoe 26 février 14:51

            @Paul Leleu
            La seconde partie de votre commentaire s’applique exactement aux propos de Rosemar.
            « Evidemment, les grosses brutes sont insensibles à l’art ».
            Ce genre d’affirmation péremptoire me scie à vrai dire.
            Vous conviendrez avec moi je l’espère qu’Il faut de tout pour faire un monde : les grosses brutes et l’art ne sont pas obligatoirement deux composantes qui s’ignorent ou s’opposent, et c’est juste ce que j’ai dit.
            Vous conviendrez également si vous êtes honnête que je n’ai jamais fait allusion à une quelconque hiérachie entre brutes et artistes.
            Relisez donc attentivement plutôt les propos de l’auteur dans nombre de ses articles. Vous y verrez que les clichés, les rapprochements douteux, les préjugés de classe et la courte vue viennent d’elle, et pas de moi.

            Quant au lien avec un courant politique de gauche, toujours pas compris. smiley

            Finalement, concernant l’approche de la poésie par l’auteur, ses « arguments » ne m’ont pas convaincue. Essentielle, ah ?


          • Cadoudal Cadoudal 26 février 15:15

            @ZenZoe
            « Chaque vertu suppose une innocence spécifique. L’innocence est un instinct moral. La vertu est la prose l’innocence la poésie. Il y a une innocence fruste et une innocence cultivée. »

            Novalis (1772-1801)

          • Paul Leleu 26 février 20:45

            @ZenZoe

            « Vous y verrez que les clichés, les rapprochements douteux, les préjugés de classe et la courte vue viennent d’elle, et pas de moi » ... je ne suis pas d’accord. Le fait que l’auteur ait une vision de la poésie différente de la vôtre, n’en fait en rien des rapprochements douteux, des clichés ou des préjugés de classe.

            il est d’une singulière mauvaise foi d’appliquer une analyse politique (discutable au demeurant) au propos esthétique de l’art ! C’est un moyen commode d’éviter les comparaison peu avantageuses sur le plan esthétique. Un peu comme les sportifs qui détestent « la compétition » uniquement car ils ne sont pas en position de la gagner.

            L’art classique répond tout entier à un logiciel hiérarchique. (hieros- le mystère, le sacré). C’est donc une dimension verticale. Là-dessus, on débarque avec une analyse démocratique, horizontale. C’est donc une condamnation a priori et sans appel de tout l’art classique. C’est d’une mauvaise foi absolue !!!! Et derrière, vous sortez le moindre art « démcratique », même si c’est de la merde, il aura l’air légitime idéologiquement.

            D’ailleurs, les préjugés de classe fonctionnent dans tous les sens, comme quand vous reprochez a priori à l’élève ds beaux-arts ou à l’archidiacre d’être inférieur et fermé à l’art vrai... c’est un gros préjugé de classe que cela ! Mais c’est politiquement correct, donc ça passe... et je note que les gens sont hyper intolérants avec le cri assez charmant « les grosses brutes sont insensibles à l’art ! »... quand je vois ce qu’on écrit par ailleurs sur AVox ... vous conviendrez du 2 poids 2 mesures.


          • ZenZoe ZenZoe 27 février 11:58

            @Paul Leleu
            Je n’ai pas compris grand chose à votre charabia, oserai-je dire, pédant ?
            Vous ne pouvez pas écrire normalement ?
            Je vous réponds quand même (à côté sûrement) :

            Le fait que l’auteur ait une vision de la poésie différente de la vôtre
            Déjà je parlais des articles de Rosemar dans leur ensemble. Je n’ai pas de vision particulière de la poésie, je conteste seulement son côté « essentiel ».

            il est d’une singulière mauvaise foi d’appliquer une analyse politique (discutable au demeurant) au propos esthétique de l’art !

            Mais c’est vous qui parlez tout le temps de politique ! Je n’en ai rien à cirer si mon interlocuteur est anar, black block, démocrate, roux ou lobotomisé.

            L’art classique répond tout entier à un logiciel hiérarchique.
             ???

            vous reprochez a priori à l’élève ds beaux-arts ou à l’archidiacre d’être inférieur et fermé à l’art vrai...

            Encore une fois, c’est vous qui introduisez (à tort) la notion de hiérachie dans mes propos.

            D’une manière générale, tout à la défense de Rosemar, vous ne m’avez pas bien lue, et ça, je ne peux rien y faire. Dans la phrase de Rosemar « les grosses brutes sont insensibles à l’art », je condamne le côté obtus et binaire de l’auteur, et avance que les gens sont plus complexes. Vous, vous me parlez de politique et d’art «  »vrai". On n’est juste pas faits pour se parler vous et moi, c’est comme ça, je vous souhaite néanmoins bon vent.


          • JC_Lavau JC_Lavau 25 février 22:28

            En quelle saison le style fleurit-il ?


            • Paul Leleu 26 février 13:11

              @JC_Lavau

              en toutes saisons... le printemps est particulièrement favorable. L’automne parfois aussi. Mais encore, en toute saison, selon la sensbilité de chacun, et les âges de la vie.


            • Paul Leleu 25 février 22:49

              @ l’auteur

              j’aime quand vous parlez de poésie... non pas que je partage absolument vos opinions... mais je trouve que ça choque les gens...

              c’est drôle comme un petit poème sur les oiseaux qui gazouillent ça fait péter les plombs 10x plus qu’un plug anal sur la place de Paris...

              en fait, vous êtes subversive.


              • rosemar rosemar 25 février 23:29

                @Paul Leleu

                Oui, je dois être à contre courant, et j’aime bien...


              • Paul Leleu 26 février 12:55

                @rosemar

                c’est ce que je pense et que j’apprécie... vous êtes à contre courant... vous êtes réellement à contre courant...

                car ça fait bien longtemps que la prétendue subversion est devenue l’ordre, le poncif, l’autorité, le sectarisme et la norme.

                Et que finalement, de bons vieux poèmes faisant appel à notre sensibilité instinctive, sont piétinés avec rage par les tenants de « nouveau bien ». On finit par piétiner des pauvres poèmes comme les nazis brûlaient des livres qui ne leur convenaient pas. Voilà ce qu’on appelle la « tolérance moderne ».

                ces poèmes, avec leurs petits oiseaux et leus amours d’antan, se présentent dans toute leur sensibilité et leur pauvreté. Et les « modernistes », avec rage les brutalisent, les insultent et les cassent, au nom de « la sensibilité et la pauvreté »... cherchez l’erreur !


              • rosemar rosemar 26 février 14:01

                @Paul Leleu

                De la poésie sur agoravox ! Avec tant de commentaires... ! C’est sûr : la poésie ne laisse pas indifférent !


              • Paul Leleu 26 février 20:29

                @rosemar

                c’est tout à fait cela !


              • Pere Plexe Pere Plexe 26 février 07:54

                C’est tellement vrai.

                Au point que c’est la principale revendication des GJ.

                Mais aussi des ONG, des syndicats, du Medef.

                La poésie est aussi indispensable que le dernier iphone ou l’intégrale de Lara Fabian.C’est dire.

                Elle est essentielle...quand on à tous le reste !


                • rosemar rosemar 26 février 09:11

                  @Pere Plexe

                  Mais tout le monde a besoin de beauté, de culture, de réflexion... 


                • JC_Lavau JC_Lavau 26 février 09:14

                  @rosemar. Peut-on cultiver les belles-lettres au tracteur ?


                • Paul Leleu 26 février 12:59

                  @Pere Plexe

                  je pense que vous vous trompez totalement... et les peuples pauvres vous montrent justement que la poésie est un des biens les plus précieux de l’homme pauvre (et de la pauvreté de l’homme).

                  la poésie est la compagne des pauvres, des esclaves, des prionniers et des réprouvés. De ceux qui n’ont rien. Et dont l’âme cultive justement ce pilier essentiel de la vie.

                  Ceux qui abandonnent la poésie, ce sont les petites classes moyennes repues (ou à peu près repues).

                  La poésie est la compagne de l’homme pauvre car elle renvoie justement à la pauvreté de l’homme. Le sage la cultive aussi de même.


                • Paul Leleu 26 février 13:06

                  @JC_Lavau

                  « Peut-on cultiver les belles-lettres au tracteur ? »

                  l’expérience montre que oui... tout dépend de celui qui conduit... mais il ne date pas d’hier que certains cultivaient la poésie à la charrue.

                  La poésie et les belles-lettres sont une liberté de l’homme. Et elle s’offrent à tous, sans distinction sociale.

                  Ensuite, les belles-lettres ne sont que l’extrémité du sentiment poétique. De même que la contemplation n’est que l’extrémité du sentiment religieux. Il existe donc un continuum entre le sentiment poétique universel (pour qui veut s’y ouvrir), et les belles-lettres. Il n’y a pas de rupture entre le tracteur et les belles-lettres.

                  Un chanteur populaire comme Georges Brassens montre d’ailleurs parfaitement qu’il existait un continuum. Il parsème ses chansons de références savantes, ce qui montre que le peuple les comprend. Et la poésie populaire ancienne, des siècles passés, montre de semblables jeux de références (plutôt vers le domaine religieux, mais c’est le même principe).

                  c’était toute la différence entre ces sociétés « reliées » (par la religion ou par la poésie), par rapport à nos sociétés atomisée modernes où ce continuum a été brisé. C’est d’ailleurs cette rupture du « sentiment commun » qui est en bonne partie à l’origine du malaise et de la colère actuelle.


                • Pere Plexe Pere Plexe 26 février 16:14

                  @rosemar
                  tout le monde a besoin de beauté, de culture, de réflexion


                  Oui.
                  Mais ça ne fait pas de la poésie un besoin vital.
                  La poésie n’est qu’une expression particulière et finalement assez marginale de cette quête esthétique.


                • Paul Leleu 26 février 20:51

                  @Pere Plexe

                  au contraire... je pense que le sentiment poétique est la base du sentiment esthétique, qui se déploie ensuite formellement dans différents arts.

                  Quant à la poésie, elle n’est certes pas plus indispensable... que l’amour !

                  Je pense qu’il y a une énorme erreur des philosphes et des théoriciens sur la poésie et sur l’art. Il faut dire que la tradition philosophique grèque s’est constituée contre l’art (contre le Mytos - lire François Jullien à ce sujet !). Et qu’il y a donc une animosité DE BASE des penseurs contre la poésie.

                  Pour éviter d’avoir à rivaliser sur leur terrain avec les poètes, les philosphes recourent à l’argument fallacieux que la poésie est « non indispensable »... à savoir que la poésie serait un simple divertissement. Ce sont les philosphes qui sont historiquement responsables du DERACINEMENT de l’homme, justement en coupant le Mythe relieur.

                  Je pense en fait qu’on se passe plus facilement de Pensée que de Poésie... car la poésie est l’ethos originel.


                • pemile pemile 26 février 21:14

                  @Paul Leleu « Quant à la poésie, elle n’est certes pas plus indispensable... que l’amour ! »

                  Faites l’essai d’élever un gosse sans amour et un autre sans poésie et donnez nous les résultats ?


                • Paul Leleu 27 février 01:21

                  @pemile

                  je pense que le problème vient de ce que vous avez une vision complètement académique et scolaire de la poésie. Pour vous, la poésie c’est un texte, point barre.

                  effectivement, vu comme ça, la poésie n’est vraiment pas très utile !!! Pas plus utile qu’une boite à chaussure ou une bouteille de ketchup.

                  Je me demande où vous avez « attrapé » une définition aussi morne, étriquée et ringarde de la poésie ? A l’école ? Faut sortir mon ami !

                  la poésie est le lien originel qui relie l’homme au cosmos... et effectivement, élever un enfant sans poésie risque de donner de furieux résultats... mais vous me direz, dans de nombreuses familles on élève bien les enfants sans amour aussi... ce qui d’ailleurs va assez bien ensemble.


                • pemile pemile 27 février 09:23

                  @Paul Leleu « la poésie est le lien originel qui relie l’homme au cosmos »

                  C’est donc pour cela que pas mal de gosse veulent devenir cosmonaute ! smiley

                  "Je me demande où vous avez « attrapé » une définition aussi morne, étriquée et ringarde de la poésie ? A l’école ? Faut sortir mon ami !"

                  Quel clown ! Je n’ai pas donné de définition de la poésie, vous en donnez une à ma place et en profitez pour me donner une leçon ridicule ! smiley


                • rosemar rosemar 27 février 11:18

                  @Paul Leleu

                  Merci pour cette belle définition : la poésie a d’abord été orale, elle était chantée... 


                • ZenZoe ZenZoe 27 février 14:10

                  @pemile
                  J’ai l’impolitesse de m’introduire dans votre échange avec monsieur leleu.
                  Car je suis bien contente de voir que vous avez les mêmes problèmes avec lui. Il comprend de travers ce que vous dites, le redefinit à l’envers, vous fait dire ce que vous n’avez jamais dit, extrapole et vous pond un bouillon confus de novlangue de prof comme quoi vous êtes au choix, étriqué, pédant, etc.
                  Moi j’ai été traitée d’anar gauchiste ! Cool, non ?


                • pemile pemile 27 février 14:21

                  @ZenZoe « J’ai l’impolitesse de m’introduire dans votre échange avec monsieur leleu. »

                  Bonjour

                  Ca tombe bien, vous m’avez bien fait marrer ce matin avec votre post sur Macron que j’ai failli prendre au premier degré à la première lecture ! smiley

                  « vous fait dire ce que vous n’avez jamais dit, extrapole et vous pond un bouillon confus de novlangue »

                  Il devient en plus très vite agressif smiley


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 février 09:17

                  Bonjour Rosemar, la poésie, c’est beau. Mais a dans les moments graves ,elle permet surtout de s’évader du réel. Apprendre d’abord à penser réfléchir. Passer le film : SHOAH dans toutes les classes est une obligation ABSOLUE


                  • Paul Leleu 26 février 13:09

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    je ne pense pas que la poésie permette de « s’évader » dans les moments graves. Au contraire. Ou alors, il faudrait s’entendre sur le mot s’évader.

                    D’ailleurs, puisque vous parlez de la Shoah, Primo Lévi en déportation reconstituait les vers de la Divine Comédie. Et il a percé des mystères.

                    Seule la poésie réenchantera le monde. La poésie sans cesse renouvelée de l’espèce humaine. Le lien entre tout.


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 février 09:29

                    @Paul Leleu,

                    Bonjour, j’ai un livre avec des dessins fait dans les camps de concentration. C’est émouvant. Avec des bouts de charbon de suie et des papiers qui traînaient....


                  • JC_Lavau JC_Lavau 26 février 10:01
                    Trompettes de la calomnie !

                    (Air de Georges Brassens : Trompettes de la renommée)


                    Je vivais à l’écart de la guerre sexiste,
                    Physicien bricoleur, bégayant et timide.
                    En quête de butin, les femmes d’embuscade,
                    M’eurent bientôt choisi, comme cible de leur haine.
                    Refus d’obtempérer à l’ordre de suicide !
                    Deux sabotages de frein devaient régler mon sort !
                    Mais là la chanç’ tourna : au lieu d’être un cadavre,
                    Je suis maint’nant la cible des cercles de rumeurs !

                    Refrain :

                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !

                    « Au secours d’la rumeur, je suis toujours présente !
                    Il ose les contrepets, et n’m’a jamais draguée !
                    Ce n’est qu’un hétéro, même pas une lesbienne !
                    Il fait ç’que dit sa femme, et n’en pense pas moins.
                    J’ai donc tout bien compris, et son sort est scellé !
                    Mon instinct d’infirmière, ne m’a jamais trompée,
                    D’ailleurs on m’l’a dictée, cette rumeur concertée :
                    Cet ironiste distrait est donc violeur d’fillettes !
                     »

                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !

                    « J’avais l’monde à mes pieds ! Tous buvant mes paroles !
                    François était baveux, tout petit subjugué,
                    Les yeux écarquillé, devant ma toute-science :
                    L’enfant dans le parent, le parent dans l’enfance !
                    Au pied d’ma souv’raineté, sans faire de soumission,
                    Un seul n’y croyait pas, c’était l’mari d’Geneviève !
                    Faisons lui son affaire, à cet homme insoumis !
                    Faisons d’cet incroyant, la violence incarnée !
                     »

                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !

                    « Je suis votre avocat’ ! C’est donc moi qui commande !
                    Je sais quels sont vos torts, vous êtes un imbécile :
                    Vous vous laissez becq’ter par toute la famille,
                    Brouter la laine sur le dos, et moi j’aurai ma part !
                    D’ailleurs vos adversaires partagent ma misandrie
                    Et me paient davantage, elles ont tout’les richesses !
                    Passez sur le billard, des mois d’convalescence !
                    Moi j’dirai à la juge qu’vous vous foutez d’vot’fille !
                     »

                    Trompettes de la fourberie !
                    Vous êtes bien femmes en toges
                    Noires !

                    « Gen’viève avec son père, voilà le vrai mariage !
                    Dialogue passionné, et Jacques n’y place mot.
                    Il a lu bien trop d’livres, hors de mon pré carré !
                    Des trucs que j’connais pas ! Pourtant j’suis prof d’anglais !
                    J’peux pas trouver un homme, que’j’guid’au doigt, à l’œil,
                    Qui suive mes maximes, qui croive à mon dieu.
                    Non Jacq’ne fait pas l’affaire, il est trop autonome.
                    S’il emballe ses outils, ça prouve qu’ils n’servaient pas !
                     »


                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !


                    « Quand Jacques était à Renn’, j’l’ai vu rouer sa fille,
                    De coups à Saint-Quentin ! Quel don d’ubiquité !
                    Ils avaient un grand chien, un beauceron féroce,
                    Pas grav’ j’attesterai, qu’ma chienne lui faisait peur !
                    Il avait navigué, longtemps avant l’mariage,
                    Mais moi j’attesterai que j’lai vu acheter
                    Un bateau mystérieux, peut-êtr’ bien à Toulon ?
                    Ou peut-être sur la Lune ? Mais aux dépens d’sa femme !
                     »


                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !

                    « Je suis jug’souverain’ ! Je fais ce qu’il me plaît !
                    Moi ? Ouvrir les dossiers ? Mais vous n’y songez pas ?
                    Je fais d’la grand’ série, plus de deux mill’ par an !
                    Mais j’ai mes p’tites astuces, pour pas me surmener !
                    Ma premièr’ précaution : savoir qui c’est le mâle,
                    C’est lui qu’j’vais condamner ! Quant à savoir pourquoi ?
                    Je n’ai qu’à obéir, à qui sait débiter,
                    Sans rire et sans sourire, les mensonges les plus gros !
                     » 

                    Trompettes de la calomnie,
                    Vous êtes bien femmes de haine !


                    • Raymond75 26 février 15:27

                      Merci Rosemar de ce beau texte, qui nous permet de nous évader un instant des drames du monde ... J’apprécie la poésie lorsqu’elle est lue par un artiste, mais moi même je suis incapable de lire seul et de ressentir une émotion en lisant une poésie ... Sans doute ne suis je pas assez ’littéraire’ ?

                      Pour ajouter une note d’humour, et sans y voir à mal, un lien vers Jacques Villeret :

                      https://www.youtube.com/watch?v=u7lAFI9lkmg

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès