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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La « querelle des Ch’tis » rebondit

La « querelle des Ch’tis » rebondit

Alors que le record d’entrées détenu jusqu’à présent par le film "Titanic" est en passe d’être battu (sans doute fin mai, selon les prévisions des spécialistes), la « querelle des Ch’tis » rebondit avec la tribune publiée cette semaine par Matthieu Grimpret (que nous avons interviewé, il y a quelques jours) dans l’hebdomadaire "Marianne".

Il est des « œuvres artistiques » (quoi qu’on pense par ailleurs de leur qualité) qui soulèvent d’immenses polémiques. Certaines sont de nature strictement esthétique, comme la fameuse « bataille d’Hernani ». D’autres relèvent du débat théologique, comme la controverse autour des films La Dernière Tentation du Christ et La Passion du Christ, ou historique, comme dans le cas de La liste de Schindler ou du film Indigènes. Où classer la querelle qui concerne le film Bienvenue chez les Ch’tis, écrit et dirigé par Dany Boon, vu par près de 20 millions de personnes ? Difficile à dire, puisque l’intérêt des médias a souvent un effet déformant : il arrive ainsi qu’on porte l’attention sur tel ou tel événement sans repérer des évolutions plus profondes qui, lorsqu’elles émergent, provoquent parfois des explosions inattendues.

Pour l’instant, en tout cas, les interventions vont un peu dans tous les sens. Les premières critiques négatives sur le film ont émané de certains organes « cultureux » plus ou moins spécialisés, comme Les Inrockuptibles, qui l’ont trouvé carrément « nul », ou Télérama, qui y a repéré pléthore de « clichés ». Ensuite, sont intervenus les intellectuels « objectifs ». Prenons-en deux, pas tout à fait au hasard. Le premier, Michel Wieviorka, sociologue renommé, a estimé que le film s’inscrivait dans une sorte d’exorcisme du « déclin français » et qu’à cet égard il pouvait être qualifié de film passéiste. Le deuxième, romancier originaire – précisément – du Nord, Michel Quint, a écrit dans Le Nouvel Observateur du 13 mars que le film est un « exemple de démagogie et de populisme » où l’on ne croise que des « postiers et des retraités plus ou moins veufs, portés sur la bouteille », reposant sur un « scénario dont l’écriture ressemble à un puzzle d’extraits de sketches assemblé de force par un gamin furieux ». Malgré ces réserves plutôt pertinentes, l’intelligentsia des bobos parisiens n’a pas emboîté le pas – comme quoi, ils ne font pas toujours la loi, n’en déplaisent aux adeptes du complot "Paris contre Province". Le film a continué son petit (grand) bonhomme de chemin, le succès a cloué le bec aux dissidents potentiels.

Hélas, là-dessus, la bêtise a surgi du bois. D’abord la banderole déployée au Parc des Princes par certains supporters : PEDOPHILES, CHÔMEURS, CONSANGUINS, BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS. Un acte de provocation idiot qu’il aurait fallu regarder pour ce qu’il était, à savoir la version moderne du « c’est moi qui pisse le plus loin » appliqué à un domaine, le football, où l’esprit de clocher joue à plein et avec violence. Au lieu de quoi, on a récolté la mobilisation générale avec son cortège de mots et formules tranchants comme l’épée : « racisme », « antisémitisme » (ah bon ?), « heures les plus sombres de notre histoire », « j’en appelle à l’Etat », « sanctions extraordinaires », « ne jamais tourner la page », etc. Il est vrai que l’inimitié Nord-Sud semblait, pour le béotien, se résumer à la haine OM/PSG ; elle n’avait par ailleurs jamais été verbalisée – si l’on ose le mot… Une donnée remarquable qui autorise à aborder les choses d’un point de vue intellectuel, n’est-ce pas ? Voire…

Surtout que Jean-Marie Le Pen s’y est mis : « une foucade médiocre qui est un signe de la décadence de l’esprit français. » Comment mieux flinguer un débat déjà mal en point ? Sur un terrain rendu glissant par l’affaire de la banderole, il a jeté son huile de vidange avec la satisfaction du sale gosse. Et toute l’intelligentsia de s’y précipiter en hurlant avant d’avoir mal. Le problème n’eût concerné que les éditorialistes et maître penseurs, la discussion eût pu continuer… Hélas, pour les intellectuels qui essayent de réfléchir en toute liberté, Le Pen incarne l’aporie – un mot savant pour dire « Circulez, y a rien à voir ».

Il convient donc de se réjouir que certains osent relever le flambeau jeté à terre par leurs pairs. Inscrivant sa réflexion dans le sillage inauguré et laissé en friche par Michel Wieviorka, Matthieu Grimpret n’y va pas de main morte dans le Marianne de cette semaine pour dénoncer un film qui, selon lui, illustre la « France moisie » en son temps dénoncée par Philippe Sollers : « Bienvenue chez les Ch’tis a rencontré son public – en masse ! – parce qu’il ressemble à son public. CQFD : le moisi appelle le moisi. En réalité, ce film conforte les Français dans les clapiers intérieurs où ils aiment à se réfugier par gros temps. Se voiler la face : un sport national depuis Alésia. Dans le gnan-gnan, les Français voient de la gentillesse. Dans le cliché, de l’humour. Dans le populisme, de l’authenticité. Dans la pusillanimité, du pittoresque. Dans l’étroitesse mentale, de l’enracinement. Dans la vulgarité, de la tradition. Dans l’union des angoisses, de la solidarité. Dans le mauvais français mâchonné par des RMistes mal nourris, un patois séculaire. »

Mais, quoique bien troussées, ces phrases-là ne sont pas les plus intéressantes ni les plus constructives. Après tout, la critique est facile…Plus remarquable est le contrepoint mis en lumière par Matthieu Grimpret : la France célébrée dans Les Ch’tis est la France des Trente Glorieuses, celle d’un âge d’or dont on ne finit pas d’entretenir le mythe, au risque de passer à côté d’indispensables remises en question. Derrière le postier protégé par le monopole étatique, il y a un système holiste où tout se tient, où toutes les dimensions de la vie sont rassemblées sous le parapluie de l’assistanat : le collègue est le confident, le camarade de chambrée, le partenaire de jeu, le compagnon de boisson. Bref, tout sauf un compétiteur, parce que la compétition n’a pas lieu d’être dans une société surprotégée par l’Etat-Providence. On sait que le Nord de la France est depuis plusieurs décennies sous perfusion de subventions en tous genres versées par l’Etat français et l’Union européenne.

Or, nous dit Matthieu Grimpret, qu’est-ce qui fait la force d’un pays à l’heure de la mondialisation ? Précisément : tout ce qui manque dans ce film. On sait que l’auteur est un de ceux qui considèrent les « cités » comme des réservoirs de créativité et de prospérité, pour peu qu’on veuille s’y intéresser dans une perspective authentiquement capitaliste. Or, dans ce film, rien de ce qui fait la France d’après : pas un Beur, pas un entrepreneur digne de ce nom, pas un représentant de l’économie high-tech ou du luxe.

En définitive, nous dit Matthieu Grimpret, « Bienvenue chez les Ch’tis, ce n’est ni le pays réel, ni la France d’en-bas. C’est la France de toujours-plus-bas. C’est la France qui descend. » Il est vrai qu’on se demande si, lasse de tant d’efforts consentis en vain et de promesses non tenues, engraissée par des années de surprotection étatique, la France n’est pas gagnée par "l’esprit de Munich" : fermons les yeux devant les défis qui se présentent à nous, parfois de manière violente. Allez, biloute, câche dinc chette criche que io n’in chaurais vouère, hâinn ! Finalement, l’hymne des Ch’tis n’aura jamais été mieux adaptée à la situation : « Dors min p’tit Quinquin, min p’tit pouchin, min gros rojin. Te m’fras du chagrin si te ne dors point ch’qu’à d’main. » Dormez, bonnes gens : à l’heure où les usines tournent à plein régime en Chine, en Inde et en Amérique, l’Etat veille sur vos nuits trop longues…

Foucauld Bonchamps


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53 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 13 mai 2008 11:20

    Seul des opportunistes cherchent à indexer ce qu’ils veulent vendre au succes des "ch’tis"

    C’est un faux débat qu’il faut ignorer pour ne pas se faire instrumentaliser par des médiocres

     


    • morice morice 13 mai 2008 11:29
      Les gens sont allés voir se film car ils cherchent quelque chose que le spectacle de la politique ne leur donne pas. A président fanfaron, film de polichinelles sans autre ambition que de faire rire et passer une heure à oublier les ennuis. Il est une chose qu’il ne faudrait pas oublier : en mai 1968, tout a commencé avec un éditorial "la france s’ennuie". Aujourd’hui, elle est écœurée. Profondément, et souhaite simplement sourire à autre chose qu’une vieille crainte : que ça recommence. Crainte ou espoir ? L’attitude présidentielle explique ce profond écœurement : certains y ont crû, à ce personnage. Et s’aperçoivent que les acteurs de Boon sont plus vrais qu’il ne peut l’être. On n’aime jamais être trahi. Pour les français, Sarkozy s’est mué en Pétain : il en avait déjà le discours avant l’élection, il suffisait d’être plus attentif. Aujourd’hui, il trahit la confiance que les français ont mis en lui, et ils lui font sentir de diverses façons, y compris en se précipitant dans une salle de cinéma pour voir des gens sans paillettes qui ne circulent pas en yacht mais en vélo de facteur. Sarkozy est devenu pour les français a-normal, tout simplement !!!  Cha m’ parait simp’, pourtin. Y’a un’ case, chti là, ché sûr. Et chu pas près d’arvoter pour li (propos entendu dans le métro de Lille il y a deux jours)...

      • ben ben 13 mai 2008 15:51

        Je n’ai pas vu le film, mais votre commentaire est sans doute plus drole que le meilleur film comique !

        Je résume votre prose :

        C’est grace à Sarkozy, rebaptisé Pétain pour l’occasion, que ce film a fait tant d’entrées.

        Eh oh y’a quelqu’un la dedans ??? On parle d’un film là, d’un film comique !

        énoooooormisssiiiiime !!!


      • ben ben 14 mai 2008 13:03

        Le plus affligeant, c’est qu’il y a au moins dix abrutis qui ont jugé son commentaire constructif.

        Il y a vraiment un sacré ramassi de branleurs à la pensée étriquée sur ce site !


      • LE CHAT LE CHAT 13 mai 2008 11:38

         

        @l’auteur

        Or, dans ce film, rien de ce qui fait la France d’après : pas un Beur

        Dany boon et Kad Merad , ils sont quoi ????

        pas un entrepreneur digne de ce nom

        attends un film retraçant la vie d’Ernest antoine Sellières !

        pas un représentant de l’économie high-tech ou du luxe.

        on tournait pas bienvenue à Neuilly sur seine !

        Bienvenue chez les chtis, c’est la France qui descend !

        les chtis sont pas tous des ploucs ! à l’issue de ton école de journalisme , Le Figaro ou Aspect de la France t’attendent !


        • ze_katt 13 mai 2008 12:11

          "Bienvenue chez les chtis, c’est la France qui descend !"

          Cest ce que font la majorité des francais. Ils descendent, pardon, ils dévalent l’echelle sociale. La moitié des salaries gagnent à paine plus que le smic.


        • Gasty Gasty 13 mai 2008 12:35

          Moi qui trouvait ce film plein d’humour . Je vais retourner le voir en tant que film dramatique avec des messages à la place de clichés.


        • claude claude 13 mai 2008 13:36

          bonjour le chat,

          je suis d’accord avec votre sagesse toute féline !

          y’en a marre de ces pseudo-intellectuels qui, si le film ne se déroule pas au ralenti, sur un fond noir et blanc, et une musique lugubre à point, au moment où le héros hésite entre le choix de porter une culotte petit bateau ou un string à trous-trous !!!

          que les ch’tis fassent 20 millions d’entrées avec une histoire gentillette et une france rêvée, ne veut pas dire que tous ceux qui ont vu le film sont des crétins patentés !!!

          je n’ai pas vu le film, et je ne sais pas si je le verrai,mais mes proches qui l’ont visionné, l’ont aimé ou détesté exactement pour les mêmes raisons que l’on aime ou déteste les "histoires de toto" ! c’est une histoire de sens de l’humour...

          ce film est un phénomène de société comme l’a été titanic, ou la grande vadrouille, parce que je crois que beaucoup de spectateurs se sont identifiés aux personnages : peu importe le lieu où l’action se déroule : un bateau, le nord, la 2° guerre mondiale... ces histoires racontent la vie de personnes ordinaires, avec des sentiments ordinaires, l’amour, la peur, la camaraderie, la lâcheté, le courage quotidien ; et ces gens qui s’agitent sur l’acran, c’est un peu nous, ou notre famille, nos amis, notre entourage...

          nous connaissons tous des "bilouttes"...

          en plus, les acteurs principaux, dany boon et kad merad, ne sont ni beaux, ni super musclés, mais comme le dirait charlebois, des petits gars "ben ordinaires", ils ont le charme des gens que l’on aime avoir auprès de soi.

          il faut arrêter de bouder son plaisir au nom d’un pseudo élitisme à la française. nous avons assez de place dans notre horizon humoristique, pour des hommes et de femmes aux talents variés, nous écrivent un film tel que "ridicule" ou une farce comme les "ch’tis."


        • LE CHAT LE CHAT 13 mai 2008 14:19

          @claude

          c’est certain , pour moi un bon film est un film qui me fait passer un bon moment sans se prendre la tête !

          les films soit disant intello sont mortellement chiants !


        • Gasty Gasty 13 mai 2008 14:41

          Bonjour Claude

           

          Oui, il y a une identification qui dépasse finalement les frontières du pas de calais, cette continuité territoriale du rire qui déplait aux pseudo- intellectuels qui se gaussent uniquement avec du woody allen, sinon rien.

          Question de gout ou de sensibilité, un autre film d’une grande humanité sans budget hoolyhoodien fut celui avec Yolande Moreau " Quand la mer monte". Des gens du ch’nord, mais combien nous pouvons nous reconnaitre quelque que soit la région. Simplement beau !

           


        • claude claude 13 mai 2008 15:38

          petit post-scriptum à l’auteur,

          quelques paroles de sages à méditer ...

          • " Le secret d’une culture intelligente, c’est de savoir sur quel rayon de la bibliothèque se tient le Larousse.[Sacha Guitry]


            Pour certains journalistes, l’humour est une langue étrangère. Ils ont besoin de sous-titres. [Guy Bedos] Extrait de Le journal du Dimanche - 1995

            Les lois de l’humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?  [Philippe Geluck] [+]
            Extrait de Et vous, chat va ?

            Le comique, ce n’est pas seulement du talent, mais c’est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !  [Louis de Funès]

            Vous pouvez railler, mais n’oubliez jamais qu’un jour ou l’autre, c’est celui qui raille qui l’a dans le train.  [Pierre Desproges] [+]
            Extrait de Vivons heureux en attendant la mort [+]

            Et puis quoi, qu’importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non. [Pierre Desproges] [+]
            Extrait de Vivons heureux en attendant la mort [+

             Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir.  [Pierre Dac]

            Je suis journaliste. Je suis partout. J’écoute tout... J’écris tout ce que j’entends et j’invente ce que je n’entends pas.  [Francis Blanche et Pierre Dac] [+]
            Extrait de Signé Furax : le boudin sacré "


        • Deneb Deneb 13 mai 2008 18:31

          En effet, c’est mortellement chiant de reflechir. On prefere rigoler des banalités, au moins on ne se fatigue pas.


        • claude claude 13 mai 2008 18:43

          bonjour gasty,

          je suis bien d’accord avec vous. il y a tant de formes d’humour et de comédies... que chacun peut y trouver son compte, s’y régaler sans en dégouter les autres...

          personnellement, je ne peux résister aux monty python, à desproges, pierre dac, sacha guitry ainsi qu’à l’humour noir de charlie hebdo.

          jean -pierre mocky, l’iconoclaste me fait sourire selon les sujets de ses films.

          woody allen a un humour subtil auquel on n’est pas toujours obligé d’adhérer.

          l’important c’est de rire, sourire, et surtout passer un bon moment : que ce soit avec les bronzés, molière,feydeau, labiche, ou les déplorables comédies de potaches américaines.

          les tartes a la crème de charlot et de laurel & hardy ont fait hurler de rire des générations de spectateurs...

          ’humour c’est comme la cuisine, ce n’est pas parce qu’on n’en aime pas une certaine manière de la pratiquer qu’il est mauvais... et qu’il faut en dégouter les autres.

          enfin, je pense que si le film de dany boon était aussi caricatural que certains veulent bien le faire entendre, les nordistes l’auraient depuis longtemps fait savoir...


        • Weinstein 13 mai 2008 11:45

          Or, dans ce film, rien de ce qui fait la France d’après : pas un Beur, pas un entrepreneur digne de ce nom, pas un représentant de l’économie high-tech ou du luxe.

          Dixit l’auteur.. Oui c’est vrai et pas un juif, faut-il en déduire que ce film est antisémite ? Je vous l’accorde dany Boom et Kad Merad sont Kabyles donc pas Beurs !


          • survol 13 mai 2008 13:59

            Ceci dit, d’après wikipedia, Dany boon s’est converti au judaisme en 2002, donc plus antisémite...


          • Qual 13 mai 2008 12:52

            Article ridicule : l’auteur se dissimule derrière l’argument d’autorité pour dénigrer ...

            Que "Bienvenue chez les Ch’tis" ne soit pas un chef d’oeuvre, c’est un fait ; qu’il ne révolutionne pas le cinéma, c’est un fait. Et alors ?

            Soyons honnête : lorsque quelqu’un commence une carrière cinématographique (voire artistique) en prétendant révolutionner le monde du cinéma ; il va, neuf fois sur dix, se planter en beauté et accoucher d’un film avorton à peine visible.

            Le film de Dany Boon avait un objectif simple : faire rire les gens en jouant habilement sur les clichés à propos de ch’nord ; leur offrir (leur vendre ;) ) un bon divertissement . Il ne prétendait pas, contrairement au blockbuster "Astérix aux jeux Olympiques", faire des millions d’entrées. Justement, ce dernier semblait pourtant contenir de quoi plaire à M. Grimpet, des "winner" en guest stars, de "la france qui réussit" . 

            D’ailleurs, Il a été pensé en fonction d’un marché international, de retour sur investissement, et le contenu est passé au second plan. Alors que le premier est une comédie franchouillarde dont on ne voyait pas pourquoi elle serait sortie de france.

            L’opposition est frappante entre , le "petit" film sympathique de qualité, et le gros machin mondialisé... (bon d’accord je vais probablement un peu trop loin mais l’idée est là)

            En fait on ne peut reprocher à Dany Boon qu’une seule chose : d’appeler "Ch’timi" eune langue qu’est ten réalité du picard, voir le lien... Pachke chte film fait quand quand minme eune promochion éhontée d’la région nord-pos d’colais, j’avez vu cha ?

            Typhon

             

             


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 mai 2008 13:13

              Dans les gags de Charlot on voyait l’ acteur , une longue planche sur l’ épaule , quand il faisait demi-tour quelques passants recevaient la planche dans la tronche , ça faisait rire tout le monde ,

               

              On tourne le même film aujourd’hui les critiques parleront de la déforestation des planches , que le demi-tour est un genre tour qui a pas réussi , et le passant s’ il avait passé il aurait pas eu la planche dans la gueule .

               

              Dur de rire de nos jours ...

               

               


              • roOl roOl 13 mai 2008 15:17

                Le rire provient souvent de l’innatendu, du decallage avec nos habitudes...

                Les gag de charlot ne font plus rire personne, comme les blagues de toto...

                On ne peut pas indefiniment exploiter les meme ficelles ET faire rire les gens.

                 

                Ou on ne peux pas tromper 1000 personnes 1000 fois mais on peut tromper 1000 fois 1000 personnes...

                non, attendez, c’est pas ca...


              • gecko gecko 13 mai 2008 16:50

                euh la bonne blague du mec qui se casse la gueule marche toujours y a qua voir video gag tout les dimanches ! comme la planche dans la tronche d’ailleurs !


              • quen_tin 16 mai 2008 15:11

                Sans oublier que le passant n’est ni arabe ni entrepreneur...


              • Qual 13 mai 2008 13:31

                 A l’auteur : Vu les références constante à Matthieu Grimpret, dans cet article comme dans vos deux autres, j’en déduis que c’est votre maître à penser, et, si vous êtes capable de pensée autonome, vous le chachez bien.

                Or , si vos idées sont le reflet des siennes, je ne peux que penser qu’il s’agis là d’un apôtre de la pourriture ambiante.

                 

                Typhon

                 


                • roOl roOl 13 mai 2008 15:14

                  « scénario dont l’écriture ressemble à un puzzle d’extraits de sketches assemblé de force par un gamin furieux ».

                  Ca c’est ce que j’ai lu de plus pertinent sur ce film, une personne objective ayant vu le spectacle de Boon précedant le film ne peux qu’en convenir.


                  • MAIKEULKEUL 13 mai 2008 15:19

                    Bref, tout sauf un compétiteur, parce que la compétition n’a pas lieu d’être dans une société surprotégée par l’Etat-Providence. On sait que le Nord de la France est depuis plusieurs décennies sous perfusion de subventions en tous genres versées par l’Etat français et l’Union européenne.

                    SINISTRE PLAISANTERIE D’UN INCULTE BAVARD Savez-vous que, depuis le début de l’ère industrielle, nous étions les rois du pétrole actuels avec le charbon, l’acier et le textile, et que si nous n’avions pas été pillé pour nourrir le reste de la France, nous n’aurions pas été obligés de nous retrousser les manches pour combattre le chômage qui nous a rongé et reconstruire notre industrie sur d’autres bases. Quant aux subventions......vous êtes un plaisantin.  


                    • Aubergine 13 mai 2008 15:28

                      C’est bien français comme réaction....

                      Dans ce pays, dès que vous réussissez quelque chose, il y a forcément anguille sous roche....

                      Dès que vous trouver un fillon, que vous l’exploiter à bon escient (et encore je ne dit pas que D. Boon à trouvé ce fillon après mur réflexion), et que vous y gagnez sur tous les points (y compris sur le plan financier), cela se traduit systématiquement par une arnaque ou que vous avez forcément exploitez quelqu’un....

                      C’est bien connu, en France, réussir et gagner du pognon c’est mal vu, c’est tabou, c’est berkkkkkkkk.....

                      Ca en devient même lassant, car l’exprit d’entreprendre se perd...à quoi bon vouloir être ambitieux si c’est pour se faire matraquer après....

                      Et comme d’habitude, histoire de la placer à toutes les sauces....pourquoi méler Sarkozy dedans....encore et encore....(jamais une élection présidentielle n’aura autant rendu certainnes personnes débiles)....

                      Bref, mérite et récompensense pour les ambitieux et les entrepreneurs.....et rien pour les aigris qui attendent tout sur un plateau en argent....


                      • roOl roOl 13 mai 2008 16:32

                        Et si on retribuait un peu moins les "entrepreneurs" ou si ils etaient moins gourmant de millions, qui penalisent tout les travailleurs honnetes pour le bien d’une poignée...

                         

                        Il seraient peut etre un peu plus respectés...


                      • gecko gecko 13 mai 2008 16:53

                        sauf que les entrepreneurs y en ont marre de prendre des pincettes et de bien traiter leurs employés alors y se barrent en chine...


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 mai 2008 17:32

                        Ce qui fat que les honnêtes travailleurs peuvent devenir entrepreneurs , la place étant libre ...


                      • naudin 13 mai 2008 15:50

                        Je suis allé voir ce film un dimanche après midi pluvieux de mars avec un groupe d’amis. A côté de moi, une amie Sylvie -qui est enseignante- a fait plus que sourire, elle a franchement ri comme beaucoup de monde dans la salle. Ensuite, on est tous allé chez Sylvie manger des crêpes et on a commenté le film. On a encore ri. Et vous savez quoi ? Même pas honte !


                        • roOl roOl 13 mai 2008 16:33

                          Les blagues sur les handicapés me font rire aussi, ce n’est pas une raison pour ne pas reflechir apres coup smiley


                        • Castor 13 mai 2008 16:35

                          Et toi, l’auteur, t’es sous perfuse de quoi ?

                          Pas fier de son histoire, en tout cas, le Lillois...celle où les mineurs se crevaient sous terre pour que les autres avancent et se chauffent, celle où, des métiers à tisser, dégueulait de quoi habiller tout un pays et ses voisins

                          Tiens, l’apprenti journaleux, tu les donnes tes chiffres comparés des subventions ?


                          • gecko gecko 13 mai 2008 16:55

                            bah nous on a rien dit à st etienne qd Lyon y ont affichés comme banderole « pendant que vos pères crevaient sous terre les notres inventaient le cinema » bon on a juste été leur péter la gueule après !


                          • roOl roOl 14 mai 2008 15:52

                            comme si 4 stephanois pouvaient faire quelque chose smiley


                          • La Taverne des Poètes 13 mai 2008 17:13

                            Qui ce film a-t-il contrarié ? Des critiques parisiens. Des supporters de foot parisiens. Pendant ce temps, c’est toute la province qui se presse pour aller le voir. N’y a-t-il pas là comme une révélation du fossé qui existe entre Paris et la province ?

                            Mais comment ne pas y voir aussi un désir de retourner aux vraies valeurs de la vie qui sont à l’opposé des idées sarkosistes ? "Ensemble, tout devient possible", est le message d’espoir en lequel les Français veulent croire. Sauf qu’ils donnent au mot "ensemble" une signification toute différente, et en fait plus proche de l’esprit du film de Dany Boon que de la propagande sarkoziste.

                             


                            • roOl roOl 14 mai 2008 12:03

                              Un habitué du fait, le pwet...


                            • chmoll chmoll 13 mai 2008 19:22

                              ké kia ça énerve un film qui dépasse les 20 millions d’entrées ?kia réussi à faire rire les ricains

                              ki sont cons les philosophes ducon sociologues encore plus cons que chez cons,

                              mé ki sont cons c français !!

                               


                              • Baumann Baumann 13 mai 2008 19:47

                                Le phénomène ch’ti n’est qu’une grosse magouille pour favoriser le régionalisme au détriment de l’état ! D’autres supercheries du même type, de même impact se multiplierons pour d’autres régions de france et dans les autres régions d’autres pays européens... Tout ceci consiste à faire perdre le sentiment national. Pourquoi ? pour détruire la france et les autres pays européens... Pour crer un nouveau pays : l’EUROPE ! Personne ne remarque ce scandale du traité de Lisbonne ? Mais bon sang, y a t-il encore des français oui ou merde ?


                                • roOl roOl 14 mai 2008 12:06

                                  Hophophop, c’etait marqué sur la boite, respecté les dose prescrite, sinon il y’a des chances d’irritabilité et de conspirationnisme.


                                • bede 13 mai 2008 19:54

                                  Article, pur produit des élevages en batterie que sont les écoles de journalisme à la française. Où on y voit moins de beurs que de noirs à Havard. Et on s’étonne que nous soyons de plus en plus nombreux à bouder la presse écrite. Le Monde, LIbé et pas mal d’autres titres sont sous perfusion depuis plus longtemps que le Nord-Pas de Calais, en supposant qu’il le soit.

                                  Encore un petit effort de ces écoles élitistes et leurs diplômes ne serviront plus qu’à faire bénéficier à vie leurs diplômés d’une niche fiscale. Quand on voit la pauvreté de l’information en France, pas la peine de sortir de l’école supérieure de journalisme de Lille ou de petahouchenoc.

                                  Le Nord-Pas de Calais, l’Est ont fait la richesse de la France, çà ne s’enseigne pas aux futurs journalistes formés à Lille ou à la fac de droit, eux, ils ne produisent que du vent. Pour les bobos de la réserve parisienne qui se gavent de Marianne, les inrocks, Télérama, il est bon de leur faire savoir qu’ils seront sous peu transportés dans des trains Bombardier fabriqués dans le Nord, qu’on y fabrique une partie des TGV, et que l’Est fabrique l’autre partie. Qu’une partie des Airbus est fabriquée en Picardie, au nord de Paris. Alors biloute tu changes ta copie ???? Ou tu reprends tes études au niveau du certif ????

                                  Bienvenue chez les ch’tis aura eu le mérite de faire rire, de faire connaître une région sympathique et de donner un sujet "philosophique" à quelques pisse-copie prétentieux et suffisants, en mal d’inspiration pour justifier le prix de leur pige et la niche fiscale.

                                  J’ai adoré la grande vadrouille, j’ai aimé Titanic, j’ai adoré Bienvenue chez les Ch’tis, j’ai adoré Pierre Dac, et Woody Allen m’emmerde, moins cependant que les "intellos prétentieux et suffisants".

                                   


                                  • Qual 13 mai 2008 22:00

                                    Ah, enfin quelqu’un qui partage mon opinion, selon laquelle le déclin de la presse écrite payante s’explique en grande partie par le fait que, tout en devenant de plus en plus prétentieux, les journalistes sont de moins en moins compétent, s’ils le furent jamais.

                                    Pour Baumann :

                                     
                                    Le phénomène ch’ti n’est qu’une grosse magouille pour favoriser le régionalisme au détriment de l’état !
                                    D’autres supercheries du même type, de même impact se multiplierons pour d’autres régions de france et
                                     
                                    dans les autres régions d’autres pays européens... Tout ceci consiste à faire perdre le sentiment national. Pourquoi ? pour détruire la france et les autres pays européens... Pour crer un nouveau pays : l’EUROPE ! Personne ne remarque ce scandale du traité de Lisbonne ? Mais bon sang, y a t-il encore des français oui ou merde ?
                                     
                                    Voila qui me surprend :, à moins que vous n’adhériez à une quelconque théorie du complot, je doute que le succès de ce film et la "ch’timania" qui en découle soit spécialement provoquée par qui que ce soit...
                                    Vous avez toutefois raison de dénoncer le régionalisme ; un des outils de l’Europe libérale pour affaiblir
                                     
                                    l’autorité de l’état, minant ainsi ses facultés d’opposition. L’Europe sous sa forme actuelle est effectivement en train de détruire la France et ses spécificités.
                                    Toutefois, j’attire votre attention sur le fait que la prétention, la suffisance libérale présente dans l’article m’a l’air bien plus dangereuse que le film de Dany Boon, somme toute bien innocent.
                                     
                                    Quand au français, il semble qu’il y’en ait de plus en plus, mais qu’ils le soient de moins en moins, par certains cotés...
                                     
                                    Typhon 
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     

                                    • Qual 13 mai 2008 22:03

                                      Notez je ne dis pas que les dirigeant européens aient un plan secret et se réunissent les soirs de pleine lune sous la cagoule de l’anti-france ; Certains parmi eux sont probablement des gens très bien.

                                      Hélas, les effets néfastes sont là...

                                      Typhon ; double post


                                    • Baumann Baumann 13 mai 2008 22:52

                                      Qual, je vous suis sur l’exagération de mon post... Mais il n’est pas à mon sens de critique sur ce film n’évocant pas le "régionalisme". De plus, l’affaire de la banderole en pleine finale de coupe de la ligue, alors que les policiers sont sensés surveiller toutes les banderoles à l’entrée du stade. Banderole déroulée devant le président... Je retient les réactions des gens du nord à cet événement. Beaucoup de gens du nord ont exprimé avoir été profondément blessés dans leur identité de ch’tis. Cet épisode semble donc avoir agrandi un peu plus le fossé entre eux et au moins la région parisienne... Je fait le pari que la question des identités régionales se posera de plus en plus en france... N’oublions surtout pas le traité de lisbonne ! Et la fin des départements au profit des régions du plan attali. Bref, ce film au demeurant fort réussi semble parfaire au sentiment régionaliste souhaité par le gouvernement et le projet d’un unique pays : l’europe...


                                    • sacado 13 mai 2008 22:50

                                      La fin de l’article est quand même particulièrement éloquente :

                                      "Derrière le postier protégé par le monopole étatique, il y a un système holiste où tout se tient, où toutes les dimensions de la vie sont rassemblées sous le parapluie de l’assistanat : le collègue est le confident, le camarade de chambrée, le partenaire de jeu, le compagnon de boisson. Bref, tout sauf un compétiteur, parce que la compétition n’a pas lieu d’être dans une société surprotégée par l’Etat-Providence."

                                      En Français dans le texte : la solidarité, c’est ringard. Pas seulement au niveau de l’État (ça on le savait déjà). Non, non, même entre les gens eux-mêmes, l’entre-aide, la camaraderie, les affinités, simplement la coopération au boulot entre collègues ? Pas bon ça, c’est pas la France d’après, c’est trop ringard... J’imagine que l’auteur (mais je sais qu’il ne me répondra pas) n’a pas d’amis (ou simplement de gens qu’il apprécie) au sein de son école, ni ailleurs. C’est la génération à venir, que diable.


                                      • quen_tin 16 mai 2008 15:26

                                        Pareil : je comprends pas trop cette apologie de la compétition entre collègues et de l’individualisme... Comme s’il n’y en avait pas déjà assez.

                                         


                                      • mimi75 13 mai 2008 23:18

                                        moi g vu le film et je l’ai trouvé nul !!!!!!!!!!!!!!

                                        L’humour était lourd et les blagues nazes mais bon tt ça c’est subjectif

                                        En tt cas ce qui on aimé le film ne devrait pas être autant sur la défensive on peut ne pas avoir aimé le film sans pour autant être un bobo prétentieux ce que je ne suis pas et comme je disais l’humour et subjectif.

                                        Mais je suis quand meme un peu d’accord avec l’auteur, cependant je pense que ce n’est pas tant les Français mais le cinéma Français qui est en déclin mais bon ce n’est que mon point de vue !!!

                                        En tt cas une chose est sure on à beau dire que le cinéma d’auteur est ennuiyeux mais au moins en allant voir ce genre de film je ne suis pas déçue en sortant de la salle et au moins ils font un peu réflechir !!!!!!!!!!!!!!!!


                                        • le pen la vie la vraie 13 mai 2008 23:28

                                          20 millions, 200 000 ou 200, ça n’a pas d’importance (sauf pour le producteur) ; titanic était sans intérêt alors que cameron a fait de trés bons films par ailleurs (on attend toujours d’ailleurs désespérément le prochain). Perso, j’ai pas vu les chtis.

                                          j’ai vu Wieviorka chez calvi ; malheureusement pour lui, il était encadré de types plutôt favorables au film ! Mal à l’aise, on croyait sentir chez lui la peur d’avouer sur un sujet aussi léger sa crainte d’un antisémitisme caché dans l’ombre de la franchouillardise ; tout ce bon peuple gaulois qui rigole ; Il faut bien reconnaitre qu’il avait l’air un peu ridicule.

                                          Rejoint par le pen, on comprend qu’il s’en soit arrêté là, le pauvre !

                                          En fait, Wieviorka est plutôt une victime supplémentaire de l’intello qui a mis les pieds en dehors de son monde. Pour aller dans un autre monde qu’il ne connait pas. La fracture culturelle entre l’élite et le peuple est une vérité incontournable. 90% des députés n’écoutent que du classique ou du jazz ! et cette absence de représentativité ne serait pas aussi grave que celle qui affecte les femmes ou les gens de couleur ? A agoravox, dans un média qui se voudrait "citoyen" (pourquoi pas sans culotte ?!), il n’y a que des intellos.... aussi quand la "pitance" du "prolo" devient un fait de société, le télescopage avec l’intello qui a dressé l’oreille est forcément pourri d’incompréhension réciproque ! Il faudrait demander EN PREMIER LIEU à tout intellectuel se mêlant de penser un évènement qui concerne le sport, le ciné, le rock, l’humour, s’il apprécie vraiment ces domaines ? s’il y trouve un intérêt autre qu’idéologique ? s’il aime rire, chanter, jouer ? il faudrait le cuisiner sur son rapport personnel à ces choses ! ça dissiperait bien des malentendus !


                                          • hans lefebvre hans lefebvre 14 mai 2008 00:35

                                            Le divertissement, non Pascalien s’entend, fait aussi office d’opium du peuple, accessible sans grand effort, là, à porter du cerveau reptilien, pour un plaisir de proximité, comme une éjaculation précoce, vite fait, mal fait........


                                            • JL JL 14 mai 2008 09:20

                                              ça, hans lefebvre, c’est vrai pour TF1 qui sait si bien exploiter ces cerveaux reptiliens. Désapprouveriz vous TF1 ?

                                              Ah, sur mon dernier post j’ai omis des liens : vous les retrouverez facilement.


                                            • Rébus Rébus 14 mai 2008 01:34

                                              Aller voir un film et ne pas l’apprécier, ça peut arriver mais y aller sachant ou se doutant qu’on ne l’aimera pas, c’est un peu idiot comme démarche, même si le journaliste invité ne paie pas la place.

                                              Je n’ai pas vu Titanic, le sujet ne m’intéressait pas et pourtant j’ai apprécié la majeure partie des films de Cameron, j’ai supposé au vu des acteurs que "3bienvenue chez les Ch’tis" ne m’intéresserait pas non plus, pas allé. Comme les Bronzés 3 à l’époque.

                                              Si des gens se reconnaissent ou simplement passent un bon moment, c’est l’essentiel. de même que je n’ai ajmais capté la vague du "Grand Bleu" à son époque


                                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 mai 2008 07:37

                                                sinon pour ceux qui aiment souffrir et non rire , mettre des chaussures trop petites ...


                                                • Thiland Thiland 14 mai 2008 10:50

                                                  les critiques du film présentées ici sont hallucinantes. Celles de Wieworka en tête. La base de ces critiques serait celle ci : Le film est tire vers la France vers le bas car on y trouve pas de cadres dynamiques, d’high-tech, d’entreprenneurs ultramodernes de la nouvelles économies de l’immatériel qui détruit tout... ! Le constat qu’il faut faire sur ce film est exactement l’inverse. Ce film n’est qu’une publicité sarkosyste qui fonctionne sur la fiction de la réussite. Dany prend des sentiments ultra artificiel pour ne délivrer qu’un seul message, celui de sa propre réussite. "Les ch’tis" n’est qu’une exaltation de l’esprit de la mondialisation. Ce n’est pas un film, c’est un clip de campagne UMP qui reprend les mêmes manipulation populo et les mêmes retournement sémantiques que Sarko a utilisé pendant sa campagne et utilise toujours. C’est de la com ! Tous les critiques se plantent. Selon eux, il faudrait des films avec des patrons du Cac 40 pour insuffler l’esprit des hauteurs aux français ? Ce film est une arnaque monstrueuse mais ce n’est pas celle déc rite par ces critiques qui ne font servir la mondialisation et le fric comme indice de développement... En france, que ce soit Camille, les ch’tis, la môme, Gad elmaleh... tout est au service de la mondialisation, du fric. Tout en croyant subvertir, ces gens confortent l’idéologie qu’il croient combattre.


                                                  • franc 14 mai 2008 20:57

                                                    Je n’ai pas vu le film mais je pense que le succès du film vient avant du sujet le Ch’tis qui représente l’authenticité,la générosité,la simplicité et l’enracinement perdus dans le mondialisme et le capitalisme-------------------------------il vient à la suite du succès des Choristes et de Amélie Poulain,ces films qui font revivre le charme de la France profonde et franchouillarde de sa racine gauloise,certains diront de la France passéiste,d’autres de la France éternelle

                                                    il faut le reconnaitre la grande majorité des français ont la nostalgie de ce passé pas si lointain que ça où la France était admirée et où sa culture et sa science ont connu une retentissante renommée mondiale---------------------------alors qu’aujourd’huis tout leur parait foutre le camp,leur culture dont on annonce carrément la mort et pas seulement le déclin,leur science en déclin avecleurs écoliers et leur universitées classés parmi les derniers des pays développés,leur pays en proie au doute,à l’incertitude,miné par la montée de la violence,de l’insécurité,du terrorisme et de l’intégrisme ainsi que de l’intolérance,la haine gronde,les menaces s’aggravent avec la pollution et la surpopulation

                                                    bref les français se trouvent plus heureux au lendemain de la guerre alors qu’ils étaient pauvres mais insouciants et confiants à l’avenir que de nos jours où ils sont plus riches matériellement et peuvent voyager facilement dans le monde entier

                                                    le capitalisme ne donne pas le bonheur

                                                    L’auteur comme les théoriciens ou partisans du capitalisme ultralibéral et mondialiste du genre Grimpret parlent de France moisie mais les autres nostalgiques pensent plutôt au génie de la France


                                                    • chmoll chmoll 15 mai 2008 19:07

                                                      g oublié pour l’sociologue associal ’et l’philosophe de tiroir,eune berlaffe dins t’guiffe té pourros bin l’avoir ti s’otent 2

                                                       


                                                      • ytty54 ytty54 15 mai 2008 23:32

                                                        A l’heure où les usines tournent à plein régime en Chine, en Inde et en Amérique, Foucauld Bonchamps ne produit rien.

                                                        Il tente d’apprendre à peut être devenir un jour journaliste en étant particulièrement soporifique.

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