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Lady Raymonde

Mise en scène : Juliette
Chant : Denis D'Arcangelo
Accordéon : Sébastien Mesnil

Au Vingtième Théâtre
7 rue des Plâtrières
Paris 20ème

Jusqu'au 14 décembre 2014

 

Mise en scène par Juliette et accompagnée par son fidèle accordéoniste le Zèbre, Madame Raymonde nous convie à un grand voyage aux Amérique depuis le décor tout simple d'un petit bistrot parisien. Elle nous raconte ainsi en chansons originales et en quelques reprises bien senties le périple de son immigration aux États-Unis, depuis un Paris populaire et canaille jusqu'au New York période Ellis Island, tous deux mythiques et fantasmés.

Les textes originaux sont drôles, subtils et très bien tournés, comme J'aimerais qu'un homme se tue pour moi que j'ai adoré.
A ceux-ci s'ajoutent quelques reprises, riches de nombreuses références :

- la chanson Love Boat de la série La Croisière s'amuse pour la traversée en paquebot.
- le New York, New York de Liza Minnelli, qui maintenant ressemble d'ailleurs un peu à Madame Raymonde...
Jolene, hymne country de Dolly Parton, qui nous emmène en promenade dans l'Amérique rurale.
Les clins d’œil sont parfois plus discrets, comme les quelques notes du thème de la 20th Century Fox, prélude à une narration tordante de Ben-Hur de William Wyler. L'Amérique, c'est toujours un peu Hollywood...
Et j'ai tout particulièrement apprécié quelques mots, prononcés presque par hasard, mais tirés de La Chanson de Bilbao, adaptation française par Boris Vian du morceau de Kurt Weil et de Bertold Brecht issu de la comédie musicale Happy End. Je connais surtout pour ma part la version d'Yves Montand, que je n'avais pas écoutée depuis l'enfance, mais que j'ai reconnue avec un immense plaisir dès les premiers mots.

Cette richesse et ce foisonnement font de ce spectacle musical un vrai moment de bonheur. Avec toute l'énergie du burlesque et du cabaret, la drôlerie ne cesse de le disputer à la sensibilité. Le travestissement fait du personnage de Madame Raymonde un être à la fois proche et un peu irréel, une de ces maîtresses femmes malmenées par l'existence, rocs au bord de l'abîme.

Bref, il faut absolument se précipiter au Vingtième théâtre.
"Et pis la musique, là, vraiment, on t'en donnait pour ton fric."
 
 

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3 réactions à cet article    


  • hans 18 novembre 2014 12:10

    ya énormément de trucs sur le travestissement en ce moment curieux ?


    • en.transit 18 novembre 2014 13:39

      j’avais vu un de ses spectacles dans ma petite ville il y a quelques années, excellent !

      Un vrai rôle, un vrai personnage, pas du travestissement à mon avis. De la gouaille, de la complicité avec les spectateurs, du cabaret comme je l’aime.


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