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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le cinéma français est-il en berne ?

Le cinéma français est-il en berne ?

Ne nous voilons pas la face, il y a un moment déjà que le cinéma français traverse une grave crise d’inspiration. Ces derniers mois n’ont fait qu’aggraver le constat. Alors qu’en est-il ?

   

Le cinéma français ne se porte pas bien, c’est le moins que l’on puisse dire. Quoique écrivent certains critiques officiels, qui continuent à voir dans de médiocres réalisations un quotidien transcendé, une élégante fluidité que n’aurait pas renié Truffaut ou une observation réjouissante de la vie quotidienne, ne faisons pas l’autruche, acceptons cette évidence : notre cinéma national est à bout de souffle. Ou, du moins, très essoufflé. Je n’en veux pour preuve que le dernier Bacri/Jaoui Parlez-moi de la pluie qui n’est qu’un exercice de plus sur le thème de "l’humiliation ordinaire" traité avec un conformisme auquel les auteurs ne nous avaient pas habitués. Si l’on sourit parfois, c’est davantage avec le sentiment de repasser par des sentiers balisés qu’avec celui de partir à la découverte de nouveaux territoires. Un film dépourvu de nerf, d’originalité et qui filme, toujours sous le même angle, des situations tant et tant de fois évoquées, jusqu’à plus soif. C’est d’ailleurs là que le bât blesse : il semble que notre cinéma soit en panne d’inspiration. Alors on l’assaisonne comme on peut, en faisant la part belle à tout ce qui a trait à une démolition en règle des valeurs, leur substituant les préférences hautement affichées par le politiquement correct de notre modernité : l’homosexualité, les familles recomposées, l’union libre, la drogue, l’illettrisme et j’en passe. Mais quitte à détruire un récent passé, encore faudrait-il le faire avec talent, humour, perspicacité, virtuosité, insolence, ce qui n’est certes pas le cas, hélas ! Le Français, qui était habituellement si caustique, capable de se moquer de lui-même avec brio, paraît de nos jours sombrer dans un conformisme désespérant, comme si tout ce qui se rapportait à cet esprit si particulier l’avait à tout jamais quitté.

Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. StudioCanal

Prenons, par exemple, La Possibilité d’une île où l’on voit le fils du fondateur d’une secte qui prône l’immortalité par le clonage, tenter de prendre ses distances. Mais c’est lui qui finira, comme successeur de son père, en dernier survivant d’une néo-humanité au sein d’un monde dévasté. Encore, pour comprendre cela, est-il préférable d’avoir lu le livre de Houellebecq, dont le film n’est jamais qu’une version mollassonne et curieusement édulcorée, ce qui nous permet d’échapper aux scènes très hard dont le bouquin se repaissait. Mais il est frappant de constater, une fois de plus, l’absence totale, dans le narratif, de rythme et de logique, le film débouchant fatalement sur un vide existentiel qui fait frémir, sur un concentré de rien qui donne le vertige, car où allons-nous avec de telles références culturelles ? Est-ce à un suicide collectif dans l’inanité ? Même Benoît Magimel, excellent acteur, ne parvient pas à rendre une quelconque crédibilité à ce personnage inconsistant qui apparaît comme une négation de l’être... En quelque sorte la désespérance comme planche de salut.

Mandarin Cinéma


Et ce n’est pas mieux dans la comédie sentimentale qui pourrait au moins, à défaut d’être un moment de réflexion, nous distiller quelques instants de plaisir, nous proposer un divertissement ludique, que l’on regarderait agréablement, mais, croyez-moi, on ne craque guère pour Coup de foudre à Rhode Island, où, malgré la présence d’une actrice comme Juliette Binoche, le film ne décolle pas et nous sature de tous les lieux communs qui, à force d’avoir été remachés, ne produisent plus d’effet, sinon peut-être auprès d’un très jeune public, qui n’a pas connu les délicieuses comédies américaines d’antan. Donc non séduits et non amusés, nous pestons d’avoir dépensé nos euros pour assister à un spectacle aussi navrant.
Quand le cinéma français réagira-t-il et sortira-t-il de cette ornière de la médiocrité ? Il n’est que temps, alors que les cinémas allemand, espagnol, asiatique nous offrent parfois des petites merveilles d’intelligence et de sensibilité. Que l’on soit dans l’affrontement, la remise en cause, la dénonciation, la transgression, je n’y vois pas d’inconvénient, dès lors que l’on traite de ces sujets avec talent, comme l’ont fait précédemment des Bergman, Bunuel, Eisenstein et quelques autres. Mais qu’au moins ce cinéma du dénigrement ou de la remise en cause se vive de manière implacable, désespérée et confondante, que cela frappe dur autant l’esprit que le cœur, contrairement à un cinéma plat, terne, blafard, morne, banal, qui nous assomme. Nous sommes arrivés à saturation. La spectatrice, que je suis, se met en grève, tellement elle craint que l’intelligence, au pays de Descartes, de Pascal et de Valéry, ne soit plus - du moins dans le 7e art - l’avenir de l’homme.

Steve Carell et Juliette Binoche. EuropaCorp Distribution


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24 réactions à cet article    


  • Charles Bwele Charles Bwele 2 octobre 2008 14:24

     Armelle,

    Encore très heureux de lire, Armelle.

    En effet, il m’arrive régulièrement d’aller voir (lors de mes qq mois en Fr) ces p’tits et moyens films français, le plus souvent dans des p’tites salles arts & essais. Parce que tout en détestant leur déconstructivisme voire nihilisme tous azimuts, j’aime bien leur "ambiance". Entre autres, Gaspar Noé qui parvient presque à me faire faire des cauchemars. Je trouve ça délirant ! Je le prend avec plus de dérision qu’autre chose  smiley

    Je signale que le cinéma allemand comporte les mêmes "trips de réalisateurs" quoique j’ai bien aimé Gegen die Wand sur une volcanique relation passionnelle entre un toxico allemand déjanté et une turco-allemande encore plus déjantée (car issue d’une famille rigoriste ?), et le superbe Nowhere in Africa sur une famille juive allemande qui se réfugiera dans l’arrière-pays kenyan pendant l’Holocauste et la 2nde GM. 

    Voici ce qu’en dit Monique Dagnaud à l’EHESS à propos des réalisateurs français :"des ingénieurs culturels, mobilisés par l’engagement dans des actes artistiques, animés par l’envie de « dévoiler » la complexité sociale, dénoncer des injustices, témoigner et, par là même, émouvoir leurs concitoyens" [...] à force d’entretenir le goût du social et de la « mauvaise éducation » (pour ainsi dire), ils en viennent à perdre la vertu romanesque qui sublime la réalité en revalorisant l’idée optimiste de victoire".

    Taki Candilis, qui fut le directeur de je-sais-plus-trop-quoi à TF1 (ouch !) affirme que "ceux qui
    sont [dans le métier] depuis vingt ans ne veulent pas que ça change, ce qui est peut-être révélateur d’une certaine complaisance, elle-même signe d’une forme de mépris envers le public : plutôt que de prendre le risque d’innover, mieux vaut indiquer aux spectateurs, à tous en même temps comment penser, de la même manière
    ."

    Sur ce dernier point, le cinéma américain fait la même chose à une échelle intercontinentale. Venant d’un ponte de TF1, cela surprend d’autant plus que c’est cette chaîne qui pond le plus ces inepties côté séries TV

    Y a eu qq bijoux frenchie : Quai des Orfèvres et l’animation SF Renaissance qui déménagaient vraiment. Clara et Moi était pas mal comme tragique histoire d’amour bobo... Dans le genre films d’aviation (auxquels faut pas trop demander) ,à mes yeux, les Chevaliers du Ciel dame le pion à Top Gun, les scènes de combat étant extraodinairement bien filmés même si le scénario et la fin du film laissent à désirer.

    Bon nombre de films indé français ne valent pas un Vincent Gallo (Buffalo 66) ou un Shyamalan (le Village) + les bijoux exposés au festival indé US Sundance. A quant un Michael Moore français ? Et pourtant, je suis sûr qu’il y en a, et de bons, mais qu’ils se font vider des lieux par le système...
     
    Le même scénario vaut pour les séries Fr. J’en ferais un article dans les prochaines semaines. Donc, reste branchée, Armelle.

    Amicalement. smiley




    • Mathias Delfe Mathias Delfe 2 octobre 2008 14:37

      Prenez une pincée d’ « auteurs » très majoritairement issus de la bourgeoisie bécébégé, qui ont connu des jeunesses sans aspérités, loin des drames intimes et plus encore des bouleversements historiques (et ça va empirer à l’avenir avec les gosses de trois ans qu’on affuble de casques et de genouillères dès qu’ils avancent sur leur tricycle au pas de leurs parents dans les rues piétonnes), ajoutez une énorme poignée de ce financement télévisuel qui exige pour les diffuser des produits accessibles et reconnaissables par tous, saupoudrez avec l’éternel trio épouse-mari-amant(e) légèrement épicé par une liberté de choix très tendance supermarché (l’amant de madame peut être une femme et la maîtresse de monsieur un homme), secouez, nappez enfin avec le système réseau-copinage, et vous obtenez l’essentiel du cinoche français, hors des polars qui, à de rares exceptions près (« Le petit lieutenant  », par exemple ou le déjà ancien « J’irai au paradis car l’enfer est ici  » du beaucoup trop rare Xavier Durringer*, et surtout pas la soupe Olivier Marchal), copient péniblement les productions américaines, elles-mêmes de plus en plus « déjà vu ».

      Même la biographie filmée des « grandes figures » – très appréciée des télés- ne marche pas à tous les coups : Piaf, ça passe, Sartre/Beauvoir aussi, Sagan, à mon avis, ça coince, pas à cause de Diane Kurys, certes pas surprenante mais qui filme proprement, pas à cause de Sylvie Testud, qui s’applique à « être » Sagan dans une performance de composition qui, paradoxalement, aurait fait hurler une Nouvelle Vague qui préférait la « vérité » de l’acteur à celle du personnage, mais à cause du sujet lui-même : ce que ses romans laissaient supposer, son existence le confirme, Françoise, pauvre petite fille riche, n’avait vraiment rien de passionnant.
      Rien de passionnant, ça définit bien le cinéma français de grande diffusion, comme d’ailleurs la littérature dont il s’inspire souvent. Malheureusement, dans l’un et l’autre cas, l’alternative est aussi rare qu’il est périlleux de s’y inscrire.

       

      *pas assez consensuel, bien sûr.


      • Olga Olga 2 octobre 2008 14:42

        @Armelle
        Hé bien moi aussi, je suis en grève ! Je ne fréquente plus les salles obscures depuis le mois de mai dernier. Le dernier film français vu sur grand écran devait être Deux jours à tuer de Jean Becker.

        J’aime beaucoup cette phrase :
        " Mais qu’au moins ce cinéma du dénigrement ou de la remise en cause se vive de manière implacable, désespérée et confondante, que cela frappe dur autant l’esprit que le cœur, contrairement à un cinéma plat, terne, blafard, morne, banal, qui nous assomme. "

        En effet, il faut que ça frappe dur, et l’esprit et le cœur...


        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 2 octobre 2008 15:14

          Pour répondre à Mathias, j’ai été attérée hier soir et avant- hier soir par le téléfilm consacré à Françoise Sagan. Voilà la personne que l’on charge aujourd’hui de représenter la littérature et la culture françaises. Plus de quatre heures à assister sur écran au naufrage d’une vie menée sans discernement, sans exigence, sans idéal : la drogue, l’amour lesbien, les boîtes de nuit, la boisson, le jeu, rien ne manque à ce sinistre portrait. Contrairement à Mathias, je n’ai pas aimé du tout la prestation de Sylvie Testud avec sa voix sotte, sa laideur, ses tics, elle est encore pire que Sagan qui avait tout de même un petit charme dans sa jeunesse. Et puis la voix off nous débite des phrases conventionnelles et plates, sans aucun intérêt. Un désastre...N’y a-t-il pas des vies plus passionnantes à raconter : celles de grands écrivains, grands scientifiques, grands chercheurs ? Non d’un chien, nous avons eu tout de même de belles figures qui pourraient être une référence et un exemple pour notre jeunesse. Mais Sagan !


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 2 octobre 2008 15:27

            Depuis plus de 10 ans, chaque fois que j’arrive sur une catégorie " film français" ou " série française", 9 fois sur 10, je zap ou clic pour allez voir ailleurs si j’y suis. 

            Pourquoi ? c’est bien simple, ça ne me parle pas, ça n’a aucun rêve, c’est a peine si ça participe d’une culture française. Aucune portée motivante pour un quelconque avenir, aucune richesse de dialogue, aucune expression du bel esprit français, c’est juste une mauvaise francisation de ce qui est fait a l’étranger, ça n’a en quelque sorte quasi rien de français, comme la roue de la fortune ou star ac.

            Je regarde des mangas, et j’y trouve une vision d’un avenir technologique, une étendue dans les possibilités des trames narratives, la recherche de possibilités d’histoires neuves sortie du carcan de la faisabilité des effets spéciaux, pendant qu’on france, la SF c’est houellebecq, une espèce d’extase libidineuse sottement scientiste pour lecteur de 40 ans et plus. Rien que la mort d’une génération d’onaniste qui se fantasme une immortalité à tout prix. 

            Je regarde des comiques de stand up américain, des slammeurs de choc le personnage du poète dans OZ, et en france on nous sort djamel comédy club, rien qui sublime le besoin souverain d’exprimer sa condition humaine par l’usage de la force de sa prose, pire que tout, les traductions de vannes en littéral que sert a un arthur qui veut chercher l’amour d’un public aprés avoir tant cracher sur les auditeurs de ses émissions de radios puis en se faisant pardonner en donnant une télé et 2 entrée gratuite pour un concerts. 

            Je regarde des séries américaines, et me navre quand je vois la gueule des nouveaux flic français a la télé. Je souris quand je constate le nombre de crime que j’ai déja rencontré dans ma vie, resté impunie, et ce conditionnement qui veut qu’a la télé, des moyens que la france n’a pas, des experts a la française, servent a trouver qui a tuer josette trucmuche, bien connue pour sa double vie, devant un public de gens qui ont déja bien du mal a en gérer une seule. 

            Il fut un temps où l’usage de l’esprit d’un flic résolvait l’enquete, c’était cette supériorité intellectuelle qui faisait le sel d’un maigret, d’un bourrel, d’un sherlock holmes, maintenant elle se résume a 3 images de laborantins fadasses qui aiguillent un quota d’acteur casté sur ce qu’inspire leur physique plus que leur talents d’acteurs. Des profils, des statistiques, des blondes, et 2 scène d’interpellations entre 3 pubs, et l’ensemble des habits/meubles/ voitures/ portables mise en avant sur l’image. 

            la france et son expression culturelle manque de plumes, de la chanson au scénari, en passant par le roman, tout est fait pour tuer et décourager les plumes françaises, tant que vous ne verrez pas que c’est a la source de la création, l’idée qui prend vie sur sa première page blanche, que le problème existe, tant que vous ne verrez pas que la censure, l’absence de couille du monde de l’édition et de la création, tue l’expression de l’originalité de la création française, comme sa vision et sa science fiction,

            vous achèterez la vision des autres pour finalement n’avoir que comme seul horizon culturel que de la faire votre en regrettant de ne pas etre né anglophone ou américain, ou japonais.

            amicalement, barbouse. 




            • Le péripate Le péripate 2 octobre 2008 18:46

               L’obligation faite à la télévision de financer le cinéma paraissait une bonne idée. Mais comme beaucoup de bonnes idées qui prétendent régler le monde, les effets pervers n’ont pas tardé. Le cinéma français est devenu de la télévision...


              • henriooo 2 octobre 2008 19:35

                Comme Barbouze,je regarde le programme Télé, surtout les films,car sur sur l’ensemble de la TNT,ce ne sont que séries télévisées bourrées de "commissaires" de pompiers,et autres sujets piquées dans la presse....
                sans oublier les films TV ou Doc sur la Shoa sans lesquels,on risquerait d’oublier combien nous sommes coupables.
                Donc des films tout d’abord, mêmes anciens, des films allemands tournés le plus souvent avec des allemands, voire des Bollywoods, plein de graces, de bons sentiments,de chants,de couleurs......
                Alors "Françoise Sagan"......
                Oui le film "français" est bien bas pour ne pas dire enterré.Il est grand temps qu’on retrouve nos français types,avec leur béret,la baguette et le litron !


                • abelard 2 octobre 2008 21:22

                  Bon d’accord, le cinéma français est dans un triste état.
                  Je partage entièrement votre constat, je serai même tenté d’être plus violent que vous car vous avez oublié le "cinéma d’auteur".
                  Mais si, vous savez, ce cinéma des Desplechinlarieuxhonorébonellobonitzer et consorts. Celui qui ne rapporte même pas de quoi payer l’impression des affiches mais que les critiques nous présentent comme le seul 7ème art possible ! (a ce jour, le nouvel opus d’Honoré "La belle personne" n’a toujours pas atteint les 50 000 entrées France malgré de très bon papiers un peu partout).

                  Mais après l’état des lieux, il convient de cerner les responsabilités :

                  Le financement :
                  Il est clair que la télévision n’a pas à décider de l’avenir du cinéma. Comme le fait remarquer un internaute sur ce fil, cela revient à transformer les films en téléfilms. En effet, pour débloquer les financements les chaînes demandent aux films de cinéma d’avoir des castings "bankable" (en gros Jean Dujardin ou Jamel) et surtout de ne pas être "segmentants" (c’est à dire incisifs). Cela fait monter le cachets d’une minorité de comédiens "indispensables" et produit des films aussi gouteux qu’une soupe aux navets.
                  Côté "cinéma d’auteur" c’est encore pire : le CNC ne finance que des films d’auteurs-réalisateurs ( et sans doute bientôt d’auteurs-réalisateurs-comédiens-chefs opérateurs-décorateurs-musiciens histoire de soigner les ego boursouflés de quelques crétins qui se prennent pour des artistes inspirés) et surtout que des films de copains. Pour présenter l’avance sur recette, il vaut mieux passer du temps avec le président de la commission plutôt que de travailler son scénario.

                  La production :
                  Comprenez bien que pour un producteur "modernisé", le succès d’un film en salle est absolument annexe. Vu qu’il ne met pas un fifrelin dans l’affaire, qu’il a vendu ses parts de production dés le départ, il se fout absoument de savoir si le film aura ou non du succès. Il se moque donc éperdument du sujet, du point de vue, du scénario... L’important est d’avoir un "gros casting" qu’il pourra faire miroiter aux chaînes de télé. Pour un producteur, la marge bénéficiaire est incluse dans le budget du film. Il a donc tout intérêt à produire des films très chers sur lesquels il gagnera de quoi faire marcher sa boîte pendant quelques années avant même le premier jour de tournage.
                  Pensez vous que le fils Berri ait perdu de l’argent avec Astérix ?

                  La réalisation :
                  Séparée en deux parties. D’un côté des artisans souvent honnêtes mais sans génie. De l’autre des génies qui réinventent l’eau tiède à chaque tour de manivelle.
                  Mais des deux cotés la prétention "nouvelle vague" à être les seuls maîtres à bord d’un projet pourtant défini comme "oeuvre collective". Le cinéma français à genoux devant l’auteurisme est conçu pour convenir à Welles, Fellini, Pasolini, Bunuel, Ozu... Mais ne fait que bégayer les inepties d’Assayas ou les aigreurs de Desplechin.

                  Les comédiens :
                  Malgré la foire aux "bankable" il n’y a pas un seul comédien en France susceptible de garantir un succès en salles. Le temps des Belmondo, De funès et autres Ventura est terminé. Tout le monde le sait, mais personne n’en convient. Les cachets ont enflé de façon astronomique ces dernières années : les comédiens à la Dujardin en profitent, les autres meurent.
                  Côté comédiens de films d’auteurs (certain en font profession genre Amalric) c’est la catastrophe. Ils ne jouent plus, ils cabotinent en prenant des mines de chiens battus. Si vous passez par Cannes au moment du festival payez vous une pinte de bon sang en observant ces tocards dépenaillés et arrogants et comparez les aux acteurs américains disponibles et souriants.

                  Les scénaristes :
                  Les quoi ?
                  Tués par la nouvelle vague, le scénario a pratiquement disparu en France. Toute la tradition française en ce domaine a été détruite pour faire place à la caméra stylo et l’inspiration de "l’auteur-réalisateur", les comédiens se chargeant souvent des dialogues (d’où l’afflux de "Ben, Euh, j’veux dire etc...").
                  Pas de scénariste veut dire : pas de personnages, pas de sujets, pas de fond, pas de rythme...

                  Ah tiens, c’est exactement ce qu’il manque au cinéma français...


                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 3 octobre 2008 12:30

                    Je plusse des deux mains. Je pense exactement la même chose. 


                  • Le péripate Le péripate 2 octobre 2008 21:44

                     Au delà du rôle néfaste joué par la télévision, notre système d’aide du CNC est profondément pervers. 
                    En schématisant, voici l’histoire vraie d’un film : un dossier est déposé en commission pour X millions d’euros. Il obtient l’aide au prorata du budget, soit X/p. Décors supprimés, techniciens payés au rabais ( le régime chômage intermittent payé par tous les salariés pourvoira), le film est finalement fait avec à peine plus que la subvention. Ce sera une merde, qui restera quelques jours à peine en salle. Plus un passage ou deux en télé, la braise est dans la poche du producteur... pas beaucoup, certes, mais pratiquement sans risques. 

                    A la subvention CNC, on peut aussi rajouter les régions qui financent, et des dizaines de dispositifs divers autant qu’opaques. Mais c’est soi disant pour soutenir la création. 


                    • jamesdu75 jamesdu75 2 octobre 2008 22:11

                      Pas tout a fait d’accord avec l’auteur.

                      Le cinéma était berne depuis la main mise de la nouvelle vague. Si il n’y avait pas eut des outsiders tel que De Broca, Gavras pour les années 60-70 et le comédie Franchouillarde (heureusement qu’il y avait Ouri et De Funes) . Le ciné Français serait au niveau des productions Bulgare maintenant. 

                      Dans les années 80, la plupart des réalisateurs ont réellement manqué de rigeur, d’honnêté envers leurs oeuvre et surtout de profondeur. C’était pas des films de copain, mais c’était limite des films d’amateurs. Avec le réalisateur entouré d’une echarpe rouge (pour montrer son côté de gauche) et surtout la nouvelle vague encore présente. Sans reflechir a part les films du Splendid, combien nous ont réellement marqué ?

                      Nous sommes passé a côté de plein de réalisateur et auteur qui n’ont pas fait grand chose, faute de moyen et surtout que pour beaucoup de réalisateur. Un film Français ca doit forcement dire quelques chose, mais pas trop fort.

                      Il a fallut attendre Luc Besson dans les années 90 pour donner un coup de fouet au cinéma Français. Jamais un réalisateur n’avait réussis a faire un carton mondiale comme Le 5eme élement, surtout faire un film de SF avec des gros moyen. Kounen a sorti le genial Doberman. Klapish a montré que des films personnel et de SF sont possibles sans d’enormes budget.


                      Bref il fallait que le ciné se sort l’oeil de son nombril. Les petites critique de la bourgeoisie de province a la Chabrol font pas bander. De même que les tryptique amoureux avec Nathalie Baye, Deneuve et Luchini c’est tellement bidon, ennuyeux. Les mêmes choses stupide et surtout centré sur Paris 16e. Et c’est ce qu’il est entrain de se passer.

                      Si y’a encore des Jaoui Bacri, Chabrol qui ne disent rien et parlent de petits problémes intestinaux (L’ivresse du pouvoir - une horreur de nullité face a la réalité). Les années 2000 ont eut pas mal d’excellent films Français et d’enorme réalisateur qui seront vus dans 20 ans. Des films comme Amelie Poulain, Le pacte des Lous ou pas mal d’autres. Ont eut du succés car n’ont pas forcement pompés les américaines, mais ont eut un style a eux. Ou il peuvent être international.

                      De plus le ciné gore bat son plein avec Martyr, Haute Tension et quelques autres qui sortent dans des salles restreintres.

                      En fait pour moi, le ciné Français s’arrange. Ce n’est qu’une question d’année afin que disparaisse le spectre de la nouvelle vague côté producteurs. Le soucis est l’argent et
                      c’est pas gagné. Pour vendre il faut Jean Reno, mais il est nul. De plus certain pense que Dutronc ou Bashung sont réellement des acteurs.

                      La ou la france est en berne, c’est au niveau TV film et serie. Déja qu’avant a part Sous le solei, trés peu de série était exporté (je parle pas de qualité sinon ont tombe très bas). Maintenant y’en a quasi aucune. De plus la concurence Européenne est très forte face aux téléfilm et série Allemande qui bouffe plus de 30% du PAF.


                      • jamesdu75 jamesdu75 3 octobre 2008 10:13

                        Qu’est ce qu’il y a de non constructif dans mon article ?

                        Y’a vraiment de plus en plus de benêt sur ce site.


                      • SANDRO FERRETTI SANDRO 3 octobre 2008 10:41

                        Armelle,
                        Votre constat est partiellement vrai.
                        Je pense qu’il faudrait partir d’une logique d’acteurs, et pas d’un logique de production, de rélaisation, voire méme de scenarii.
                        Nous avons encore (méme s’il ya eu beaucoup de morts ces 10/15 dernières années) quelques ( très)grands acteurs abordables financièrement.
                        Qu’attend-t-on pour faire travailler (si possible ensemble) des gens comme Michel Bouquet, Niels Arestrup , Sergio Castellitto, Stevenin, Chesnais ?
                        Ces gens sont brillants et pourraient ramener un peu de lumière avant qu’on ne ferme définitivement la salle (ou qu’on la laisse aux Depardieu, etc)

                        Bien sur, on ne peut pas faire" l’oeuf du serpent," "le dernier tango à Paris" ou "Portier de nuit" tous les 3 mois.
                        Mais partir d’une logique d’acteurs, comme dans "le paltoquet" , il y a quelques années, oui.
                        Tiens , d’ailleurs, Jean Yanne est hélas mort, mais faire revenir Piccoli sur quelque chose d’interessant, avant que le rideau tombe, ce serait bien.
                        Quelque chose comme "regarde les hommes tomber", pour Trintignant.
                        Non ?
                        Bon, je me recouche, alors....


                        • Olga Olga 3 octobre 2008 11:07

                          @SANDRO
                          Je vois que vous ne faites de la place qu’aux seuls acteurs... Les actrices, c’est seulement pour le décor ?
                          Isabelle Carré ? Emmanuelle Devos ? Natacha Régnier, Kiberlain, Viard...

                          Pour les acteurs, ce n’est pas forcément une bonne idée de tout miser sur Piccoli et Trintignant :
                          Mathieu Amalric, Julien Boisselier, Gilbert Melki, Romain Duris, ... ce n’est pas si mal que ça....


                          • SANDRO FERRETTI SANDRO 3 octobre 2008 11:32

                            Voui, voui...
                            Il est clair que l’on n’a pas le méme age, méme si je ne suis méme pas cinquantenaire.
                            Hormis Sandrine Kiberlain (très bien dans "à vendre"), je ne connais pas les filles dont vous parlez, hormis de nom.
                            Il est vrai que, pour des raisons diverses et d’autres expliquées dans l’article, je ne vais presque plus au cinéma. Ma dernière sortie, c’était pour "j’ai toujours révé d’étre un gangster", justement parce que c’est un film d’acteurs extraordinaire.
                            Car franchement, sans vouloir jouer les vieux cons -que je ne suis pas encore-, je ne vois pas l’équivallent féminin français des acteurs français que j’ai cité plus haut. Il y a certes des jolies filles, mais c’est autre chose, et des femmes qui "ont quelque chose par moment" ( N. Baye) , mais ca ne fait pas de grandes actrices (ce qui chez moi ne veut pas dire "actrice connue").

                            Hormis Jeane Moreau, je ne vois pas d’équivallent à Piccoli, Bouquet, Trintignant, Rochefort.
                            Méme dans la catégorie "cinquantenaire", pas de Daniel Auteuil, de François Cluzet, de Dussolier féminin.
                            Pourquoi ? Je n’en sais rien. Faudrait demander aux actrices.

                            PS : La vénéneuse Charlotte Rampling ne compte pas comme française dans mes satistiques . Sinon, elle aurait les épaules, certes.


                          • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 3 octobre 2008 11:47

                            Si, il y a Frot et Bonnaire, excellentes tous deux si on leur donne un bon scénario. Merci à tous pour vos commentaires fort intéressants. 


                            • SANDRO FERRETTI SANDRO 3 octobre 2008 12:46

                              Oui, Frot d’accord.
                              Mais Bonnaire, de grace, rien que l’évocation de son nom me donne des boutons....


                            • Traroth Traroth 3 octobre 2008 11:58

                              Pas du tout d’accord avec l’auteur. Le cinéma français produit des mauvais films ? La belle affaire ! Le cinéma américain a poussé l’art du nanard à un niveau olympique. Là n’est pas la question. Inutile donc de multiplier les exemples de films ratés, ça ne prouve rien.

                              Pour connaitre l’état du cinéma français, la question est de savoir s’il produit aussi (et surtout !) de bons films, et la réponse est incontestablement : Oui !

                              Comment dans ce cas partage votre constat d’un déclin du cinéma français, tant de fois rabâché ?

                              Un exemple au hasard : Besson, dont les réalisations ne sont pas mauvaises, mais dont beaucoup des productions sont beaucoup plus contestables (Taxi...). Il a commencé à faire des films dans les années 80 (Subway). Si vous voyez en lui le renouveau du cinéma français, c’est un renouveau qui est loin d’être récent !


                              • Gazi BORAT 3 octobre 2008 15:07

                                @ Madame Barguillet Hauteloire

                                 

                                En relevant certaines occurrences dans le texte de l’article, comme dans les commentaires :

                                 

                                • « Alors on l’assaisonne comme on peut, en faisant la part belle à tout ce qui a trait à une démolition en règle des valeurs, leur substituant les préférences hautement affichées par le politiquement correct de notre modernité : l’homosexualité, les familles recomposées, l’union libre, la drogue, l’illettrisme et j’en passe. »

                                 

                                Et, un peu plus loin..

                                 

                                • « le film n’est jamais qu’une version mollassonne et curieusement édulcorée, ce qui nous permet d’échapper aux scènes très hard dont le bouquin se repaissait »

                                 

                                mais aussi, dans un commentaire :

                                 

                                • « Plus de quatre heures à assister sur écran au naufrage d’une vie menée sans discernement, sans exigence, sans idéal : la drogue, l’amour lesbien, les boîtes de nuit, la boisson, le jeu, rien ne manque à ce sinistre portrait. »

                                 

                                On saisit bien que certaines valeurs s’éloignant de la morale conventionnelle semblent incriminées dans ce que vous décrivez comme une décadence du cinéma français.

                                 

                                La solution à cette baisse de « qualité » que vous décrivez serait-elle dans une recherche de thèmes plus en accord avec des valeurs qui, seules autrefois, avaient droit de cité tandis que tout ce qui pouvait s’en écarter subissait les foudres de la censure ?

                                 

                                Faudrait-il alors en revenir au cinéma d’avant 1973 ?

                                 

                                gAZi bORAt


                                • abelard 3 octobre 2008 19:01

                                  @ Gazi

                                  Je partage votre méfiance en ce qui concerne les valeurs légèrement moisies de madame Barguillet Hauteloire. Regretter que le cinéma actuel se vautre dans la fange de  : "Lhomosexualité, les familles recomposées, l’union libre, la drogue, l’illetrisme et j’en passe..." relève de la foutaise morale et surtout de la méconnaissance totale du cinéma.
                                  Mais vous faites aussi la même erreur. Pensez-vous vraiment que le cinéma d’avant 1973 était politiquement correct avant l’heure pour cause de censure virulente ?

                                  Prenons les thèmes détestés par Madame Barguillet, Hauteloire :

                                  L’amour lesbien :
                                  "Quai des orfèvres" HG Clouzot 1947. Le film repose entièrement sur un amour lesbien manipulé et toujours déçu. Avec cette splendide réplique de Louis Jouvet à Simone Renant : "Vous êtes un type dans mon genre, vous n’aurez jamais de chance avec les femmes".

                                  Les familles recomposées :
                                  "Pension Mimosas" Jacques Feyder 1935. Où la mère d’un enfant recueilli tombe amoureuse de ce dernier allant jusqu’à provoquer sa mort par jalousie.

                                  L’alcool :
                                  Les films qui en traitent sont légions. Pensons seulement à "Un singe en hiver" Henri Verneuil 1962...

                                  Le jeu :
                                  Pas moins de trois adaptations du "joueur" de Dostoievski, dont celle d’Autant-Lara en 1958 avec Gérard Philippe. Evidemment le jeu figure dans de nombreux autres films, il s’agit juste d’exemples.

                                  Les boites de nuit :
                                  Il y a pléthore, je pense particulièrement à "Du rififi chez les hommes" Jules Dassin 1955 comportant une scène hallucinante de "punition" d’une hotesse de boîte de nuit à coups de ceinture.

                                  Je ne veux pas donner de leçon de cinéma, mais simplement faire comprendre que la mauvaise qualité du cinéma actuel n’est pas due à l’exploitation de ces thèmes (ils ont été traités en France depuis les débuts du cinéma) mais au contraire à la façon honteuse et mollassonne avec laquelle ils sont désormais abordés.
                                  Car depuis 1973 si la censure a disparu, c’est l’autocensure qui triomphe et elle est bien plus redoutable et efficace.

                                  En regardant un cinéma qui m’est cher, la comédie italienne de la grande époque, je suis à chaque fois ébahi et nostalgique de tout ce que les auteurs en liberté pouvaient se permettre à l’époque.
                                  Croyez vous, par exemple que l’on oserait tourner ce sketch des "Nouveaux monstres" Dino Risi 1977 (zut j’ai un peu dépassé la date prescrite) où un couple passe un casting devant un producteur et où l’on finit par comprendre qu’il s’agit de faire baiser leur petite fille par un singe ?
                                  Pensez vous qu’aujourd’hui on tournerait "Casanova 70" Monicelli (1965) dont le thème est : "Un homme qui ne peut bander que lorsqu’il se met en danger de mort" ?
                                  Et "Pain et Chocolat" Franco Brusati 1973 mettant en scène dés l’ouverture l’assassinat d’une petite fille par un prêtre (je précise qu’il s’agit d’une comédie dramatique) ?

                                  Il est bien là le problème : les sujets ne sont plus traités avec énergie, ils ne sont au mieux que de l’épate bourgeois à deux balles.

                                  Quant à ceux qui pensent qu’un acteur, aussi bon soit il, fait un film, je dirais qu’ils se fourrent le doigt dans l’oeil. Un grand rôle, c’est la rencontre d’un beau personnage avec un bon comédien. Louis Jouvet avait beau être un très grand comédien, ça ne l’a pas empêché de faire des navets simplement parce que son rôle étant mal écrit il n’avait rien à défendre.



                                • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 3 octobre 2008 18:13

                                  Vous avez oublié une phrase Mr Borat, c’est celle-ci qui est pourtant explicite : " Que l’on soit dans l’affrontement, la remise en cause, la dénonciation, la transgression, je n’y vois pas d’inconvénient, dès lors que l’on traite de ces sujets avec talent, comme l’ont fait précédemment des Bergman, Bunuel, Eisenstein et quelques autres. Mais qu’au moins ce cinéma du dénigrement ou de la remise en cause se vive de manière implacable, désespérée et confondante, que cela frappe dur autant l’esprit que le cœur, contrairement à un cinéma plat, terne, blafard, morne, banal, qui nous assomme".


                                  • jak2pad 4 octobre 2008 11:42

                                    bravo Armelle, de dire cela( et avec une belle plume, légère et acérée, comme on n’en voit plus beaucoup ....non plus...)

                                    bien sûr que le cinéma français, devenu depuis longtemps déjà la chasse gardée d’une bande de médiocres monopolisateurs, est pénible, indigent et insupportablement pédant

                                    j’ai cessé de m’en inquiéter depuis déjà quelques années,et je m’amuse de voir ces gens autoproclamés qui se pommadent avec un bel enthousiasme à la moindre occasion : glandage et copinage sont les deux mamelles de ce pays, pas seulement dans le cinéma, mais également dans la politique, dans la littérature, dans la recherche universitaire, et j’en oublie....

                                    d’où l’énorme considération dont nous jouissons à l’étranger

                                    mais revenons au cinéma : il est quand même assez rare qu’il y ait simultanément effondrement de toute créativité dans les scénarios, verrouillage de tous les castings par une bande de copains qui se passent les plats, absence d’individualités fortes chez les metteurs en scène, et conformisme en béton chez les spectateurs.

                                    Ces poncifs du politiquement correct, lourds et stéréotypés, permettent des carrières invraisemblables, comme celle de l’histrion national Debbouze, qui réunit sans complexe un toupet effarant et une inculture ébouriffante.

                                     et on atteint le sommet avec un film comme " entre les murs", qui est un OVNI pitoyable, mais permet peut-être à ceux qui ne l’auraient pas encore compris de constater que notre Education Nationale n’a plus beaucoup d’avenir....

                                    cela dit, où est le film ?

                                    donc il ne nous reste plus, en attendant qu’un certain nombre de vautours prennent leur retraite, qu’à visionner des films étrangers (en VO si possible), à fermer sa télé quand passera la vie romancée de coluche ( autre perle du patrimoine national), ou les amours de fernand raynaud, et éventuellement à se remettre à lire .... les livres, c’est une idée aussi !


                                    • chmoll chmoll 5 octobre 2008 12:26

                                      en manque d’inspiration c sur

                                      c toujour comme ça
                                      lucette est amoureuse de lucien, mais lucien ne l’sait pas,et vice versa

                                      des fois c un peu corsé,lucette est mariée ,mais elle est amoureuse de lucien,ki c pas qu’elle est mariée
                                      et vice versa

                                      un peu plus corsé, lucette est marié et a des enfants,mais amoureuse de lucien ,ki c pas qu’elle est marié et a des gosses,et vice versa

                                      de l’action lucette fout un claque a luciennet vice versa,là c indiqué interdit moins d’ 16 ans, c trop violent

                                      mais ça a un avantage,si vous regardez s’bidule le soir, rien d’tel contre l’insomnie

                                      non dé diousse à quand un raimu ,louis jouvet,guitry ect !!!!


                                      • jb-mont 8 février 2009 18:42

                                        J’ajouterai au titre du début : le français type d’antan avec son béret, sa baguette de pain sous le bras et ses bagnoles franchouillardes : renault peugoet citroën aux noms imprononçables pour les étrangers ...

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