• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le Jass, c’est quoi ce bordel ?

Le Jass, c’est quoi ce bordel ?

Aujourd’hui, ça s’écrit Jazz… mais à sa naissance, il y a environ un siècle, cette musique s’écrivait « Jass », c’est-à-dire bordel…

On voit aujourd’hui le chemin parcouru, en constatant que le mépris dont il était l’objet à ses débuts, ne pouvait que devenir un rêve, comme si c’était toujours de la fange que naissait le meilleur.

C’est en effet de la souffrance, de la misère, du racisme, et de tous les maux dont souffre « le peuple d’en bas » qu’est née cette musique aujourd’hui respectée et respectable.

Avant d’acquérir ses lettres de noblesse, le Jazz a du se réfugier dans des lieux sombres, douteux, où se côtoyaient la pègre, le monde de la prostitution, de la drogue, et du reste…

Mais il a eu aussi comme origine l’église, lieux ou la foi était le refuge des noirs persécutés, et les Gospels en étaient la projection musicale.

N’oublions pas non plus dans ses origines les champs de coton, ou d’autres lieux d’esclavage, où chanter était un moyen d’évacuer la souffrance de ce travail épuisant…ni les prisons, les bagnes, dans lesquels les noirs emprisonnés utilisaient la musique pour s’inventer un paradis illusoire et salvateur.

Le ramassage du coton, cette plante si douce, n’était pas tâche aisée, et aujourd’hui, on met des gants, car la plante est munie de piquants qui ne rend pas la récolte facile. lien

Ainsi est né le blues…qui inspira abondamment les mordus du rock...

La légende veut que le blues soit né en 1914, avec le célèbre St Louis Blues, de WC Handy, mais lui affirme qu’il n’a rien inventé du tout, qu’il se serait inspiré d’un guitariste noir, rencontré au bord du Mississippi, et qui grattait sa guitare avec un vieux couteau rouillé en guise de bottleneck, goulot de bouteille que l’on frottait contre les cordes. lien

Dans ce domaine des instruments ancêtres, on peut citer le fameux washboard qui était à ses débuts une véritable planche à laver, sur laquelle les doigts munis de dés à coudre, marquaient le tempo.

N’oublions pas l’ancêtre de la contrebasse, la contrebassine, un manche à balais posé sur une cuvette renversée, la corde modulant le son suivant la tension de celle-ci.

Parmi les grands bluesmen, citons entre autres Lightnin’ Hopkins, John Lee Hooker, Leroy Carr, Sonny TerryBig Bill Broonzy… la liste est longue ! lien

Ici, Lightnin’ Hopkins, dans ses œuvres.

Un autre est devenu célèbre… un certain Leadbelly, un géant noir, dont la légende raconte qu’il fit libérer de son bagne d’autres prisonniers, et qui fut abondamment pillé plus tard, pour son chant à la « gloire » des champs de coton.

C’est aussi lui qui chantera « the house of the rising Sun » un bordel de la Nouvelle Orléans, détourné plus tard par un certain Hallyday qui en fera « les portes du pénitencier »… la comparaison n’est pas à la gloire du rocker...

Ici l’original.

Dans la foulée, pourquoi ne pas citer Screaming Jay Hawkins, ex boxeur, qui n’avait manifestement pas digéré tous les coups reçus, et proposera un « i put a spell on you », qui deviendra bien plus tard un tube…j’ai la chance d’avoir acheté à l’époque l’original, un 33 t 25 cm, que l’on peut écouter ici.

Son « alligator wine » mérite le détour. ici

On quitte alors le blues pour s’orienter vers le rythm and blues, qui donnera naissance au rock, version « adaptée »…mais c’est une autre histoire.

C’est à la Nouvelle Orléans que se faisaient, et se font encore, des enterrements dans la joie, puisque, en bon lecteurs de la Bible, les croyants n’avaient pas oublié qu’il fallait se réjouir de la disparition d’un être aimé, celui-ci rejoignant le Paradis… alors les musiciens qui accompagnent le défunt, commencent par une longue mélopée triste, et finissent dans un enthousiasme quasi délirant comme on peut le constater dans cette courte vidéo.

Il serait injuste d’oublier la gent féminine, avec Billy Holiday, Ella Fitzgerald, et plus récemment Nina Simone, qui se destinait au piano classique, et qui finalement s’est orientée vers le Jazz, pour le bonheur de tous.

On peut découvrir ici avec bonheur Ella dans un duo célèbre avec Louis Armstrong.

Et puis, comme tout art, le Jazz à muri, évolué, s’est transformé, malgré les attaques de quelques critiques rétrogrades qui voulaient qu’il reste comme à ses débuts…

Parmi eux, il y avait Hugues Panassié, et quelques autres, qualifiés par Boris Vian de « critiques moisis"…

Pour Panassié, Miles Davis était le modèle de « l’anti-jazz »… et le génial Thélonious Monk n’était pas digne d’être appelé pianiste…

Ecoutez pourtant son célèbre Blue Monk.

Il n’avait pas hésité à qualifier de traitres à la cause de « la vraie musique noire » Pharoah Sanders, Archie Shepp, Ornette Coleman… dont il disait « qu’il improvisait au hasard »…

Mais la vie est plus forte, et finalement le be-bop s’imposa, sans pour autant renier ses racines…avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie, avec sa célèbre trompette coudée…et tant d’autres…puis vint le free jazz.

L’un des visages les plus remarquables de cette transformation du Jazz est peut-être le grand Duke Ellington, lequel n’aura cessé d’évoluer, comme on aura pu le constater dans le remarquable LP qu’il enregistra avec Charlie Mingus et Max Roach en 1962 : « Money Jungle ». écoutez ce caravane !

Je fis, en 1970, une expérience inoubliable, en me baladant la nuit dans Greenwich Village et découvrant, dans un bistrot étrange, le grand Charlie Mingus, jouant avec quelques compères, dans l’indifférence générale des quelques habitués accoudés au comptoir.

Il ne s’agissait pas à proprement parler de concert, mais simplement de séances de travail publiques, les musiciens s’arrêtant de jouer lorsque Mingus décidait un changement dans l’organisation du morceau… un workshop en public, en quelque sorte.

Aujourd’hui le Jazz continue à avancer, comme toute musique vivante, et nombreux sont ceux qui ont oublié que notre rap d’aujourd’hui n’en est qu’une des projections, puisqu’il est né à New York dans la mouvance du mouvement Hip Hop pendant les années 60, même si certains affirment que le Golden Gate Quartet, dont le répertoire est surtout du Gospel, en serait à l’origine, en 1937. écoutez

Faire la liste de ceux qui continuent à faire évoluer cette musique magique impliquerait fatalement d’en oublier quelques acteurs, mais comment ne pas mentionner Ibrahim Maalouf et sa trompette qui permet les ¼ de tons, laquelle a été inventée par son père. lien

Evoquons aussi Keith Jarrett, ex pianiste de Charles Lloyd, dont l’inoubliable concert de Köln marque un tournant dans l’histoire du Jazz. écoutez

L’histoire veut que ce concert fut une sorte de miracle, car Jarrett, très déçu de ne pas avoir le piano qu’il avait réclamé, un Steinway, fut sur le point de boycotter le concert… et décida finalement d’improviser totalement. lien

On connait la suite.

J’ai eu le privilège de le découvrir lors du festival d’Antibes dont il est l’un des habitués, tout comme le grand Pharoah Sanders, digne émule de John Coltrane, dont il fut l’un des partenaires musical, et qui, en 1968, nous proposa une magnifique création. écoutez

A la fin de la soirée, il se retrouva dans une boite de nuit à strip-tease d’Antibes, le Early Bird, et par chance je pus y assister, grâce à une amie qui se trouvait avoir les mêmes sandales que le percussionniste de Sanders

Ces sandales venaient d’un coin reculé de l’Afrique, et le percussionniste était surpris que mon amie puisse en porter !

Nuit inoubliable dont je garde une cassette, puisque j’avais eu la bonne idée d’emporter un petit enregistreur…

Dans un bœuf époustouflant, Cat Anderson, ce trompettiste ellingtonien spécialiste des suraigus, mêla ses impros à celles de Sanders… s’écriant, « ça y est j’ai fait du free !!!  ».

Jacques Chesnel, un critique spécialiste du genre, et peintre, raconte cette soirée dans son Jazz divagations. lien

Parmi les pianistes remarquables, on ne peut passer sous silence le grand Ahmad Jamal, un magnifique minimaliste du Jazz, surnommé par ses confrères « le monstre aux deux mains droites  », qui épure d’époustouflantes improvisations. écoutez

Pour s’imposer finalement, il aura dû se faire balayeur, voire livreur, et attendre près de 30 ans pour être enfin reconnu.

Ainsi va la vie, car comme dit mon vieil ami africain : « seul celui qui ploie sous le fardeau en connait le poids ».

L’image illustrant l’article vient de : « http://www.auxcopains.com&raquo ;

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel


Moyenne des avis sur cet article :  4.25/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

55 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 août 10:46

    “L’orage rajeunit les fleurs.”

    Baudelaire - les fleurs du mal


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 22 août 12:00

      Jass n’a jamais signifié Bordel.

      Pour le reste (les graphies, les sens, les origines), c’est un peu plus complexe  !
      http://www.citizenjazz.com/JAZZ-n-m-de-l-anglo-amer-jazz-band.html

      Quand les fumistes mitoyens s’improvisent lexicographes...


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 12:57

        @Robert Lavigue
        couché... je te promet un bel os.

         smiley

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 août 13:49

        @Robert Lavigue

        le jazz est né en Louisiane où les Cajuns avaient hérité d’une langue dont ils ignoraient l’origine : le français.
        Certains spécialistes (américains) de l’histoire du jazz considèrent que le mot dérive du français « jaser » employé dans le sens de « bavarder », « discuter », « faire des cancans », ce que font les musiciens qui se répondent en improvisant et expriment leurs états-d’âmes...

      • mmbbb 22 août 19:44

        @Jeussey de Sourcesûre nous avons emprunter a l anglais TWEETER TWEETE qui veut gazouillis en reference aux oiseux


      • chantecler chantecler 22 août 12:04

        Bonjour O. Cabanel ,
        Sympa ton article !
        Je cherche dans ma mémoire ce qui a supplanté le be bop et mis en difficulté Charlie Parker
        https://www.youtube.com/watch?v=__OSyznVDOY&list=RDKYQCwoas3rk&index=2
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Parker


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 12:59

          @chantecler
          peut être ne faut-il pas s’orienter vers la notion de « supplanté » ?

          il s’agit d’une musique vivante qui évolue, s’enrichi de son passé, et tisse son avenir, et c’est, à mon humble avis, loin d’être fini.
          merci de ton commentaire.

        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 août 13:52

          @chantecler

          Quand même, John Coltrane a rendu hommage à Parker et a pris appui sur son acquis pour donner un nouveau souffle à un genre qui était en train de partir en spirale avec le free-jazz.

        • Habana Habana 22 août 13:52

          Liste à la Prévert très incomplète forcément mais comment peut-on parler de la naissance du Jazz en ne mentionnant ni Jelly Roll Morton ni Buddy Bolden ? En ne parlant pas de dixieland et de Scott Joplin ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 16:53

            @Habana
            oui, on peut... la preuve, je l’ai fait...

            il y en a tant qui ont été oubliés, comme je l’avais annoncé, que j’ai proposé une histoire forcément subjective.
            ceci dit, je respecte Morton, Bolden, Joplin, le dixieland... mais aussi Basie, Garner, Bill Evans, et tant d’autres...

          • sarcastelle sarcastelle 22 août 15:13

            Le jazz à faible puissance n’est pas mal pour aider à s’endormir. 


            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 22 août 15:49

              @sarcastelle

              alors, on appelle ça : « la soupe ».

            • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 16:54

              @sarcastelle
              oh la la ! s’endormir avec du jazz !!! fallait oser le faire, et vous l’avez fait.

               smiley

            • pemile pemile 22 août 16:58

              @olivier cabanel « s’endormir avec du jazz !!! fallait oser le faire, et vous l’avez fait. »

              La trompette et la voix de Chet Baker (junkie notoire smiley) ça berce.


            • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 19:17

              @pemile
              ça berce... disons plutôt que ça swingue... et ne nous endormons pas sur le morceau.

               smiley

            • Jean-Marc B 22 août 15:31

              Merci Monsieur Cabanel pour cet article .
              L’histoire de toutes les musiques est passionnante .... La musique est souvent accaparée, censurée, au profit de tous les groupes qui veulent régner sur les corps et les esprits
              Il est bien difficile de situer les origines du jazz. Le Blues a dû exister bien avant la fin de l’esclavage. Auparavant, on ne prêtait pas attention aux esclaves noirs qui n’étaient pas considérés comme des hommes. On ne notait doncpas leurs productions...
              Le Jazz est en partie le produit de la rencontre de la musique de l’Europe et de celle de l’Afrique , en Amérique.
              Les chants de la liturgie grégorienne (à un moment donné les esclaves ont été obligés d’assister aux offices religieux) ont inspiré les noirs (ils trouvaient sûrement une communauté de destin entre le sort des juifs emmenés en esclavage en Egypte) qui ont interprété les chants à leur façon . Le « go down Moses » est né ainsi tout comme d’autres « Negro spirituals » basés sur l’Ancien Testament (la Bible). Le gospel , plus tard fera référence au Nouveau Testament (les Evangiles).
              Les noirs ont dû remarquer que les blancs ne se privaient pas non plus pour interpréter les chants grégoriens. Pour en faire des musiques à danser. Le ’dies irae’ était devenu dans l’est de la France , une sorte de polka, un branle, en rythme binaire : « j’ai vu le loup le r’nard le lièvre ... cheuler » . La langue auvergnate avec ses accents différents a donné une musique au rythme ternaire , une bourrée : « I vist lou lou loulérré ... » . toutes ces musiques, les noirs ont pu les entendre....
              Pas étonnant que les noirs fassent de ce même chant grégorien cette adaptation ternaire : le « go down moses » , repris plus tard par Nougaro sous le titre « Armstrong ».
              Evidemment l’église n’admettait pas que le chant grégorien soit ainsi détourné . le chant grégorien était sous tendu par une pulsation constante semblable à ce dieu ; moteur du monde (Aristote dixit)Il ne fallait pas détourner le peuple des fidèles du sens des paroles par un rythme sensuel . Mais l’église a fini par admettre que le rythme ternaire marque certains chants liturgiques. Parce que la pulsation divisée par trois correspondait bien à cette idée d’un dieu en trois personnes : le père , le fils et le saint esprit .
              Le chant grégorien conduisait les fidèles à se tourner vers le ciel, les adaptations dansées conduisaient le peuple à serrer les coudes, ici et maintenant. Déjà là, on avait affaire à deux visions du monde !

              La musique instrumentale syncopée qui a été joué dans les bordels a été celles des premiers orchestres de musiciens noirs qui avaient pu acquérir des instruments bradés lors du démantèlement des armées et des musiques militaires de la guerre de Sécession. Les thèmes joués au début étaient les Blues, les adaptations des chants religieux , les musiques militaires adaptées en rythme syncopé .... Puis des compositeurs enrichirent le répertoire ... de ce qui est devenu le jazz, dès lors ,depuis qu’il était une musique instrumentale.


              • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 16:56

                @Jean-Marc B
                merci pour cette vision du jazz que je partage bien évidemment.


              • bob de lyon 23 août 07:59

                @Jea

                Bonjour,

                Chouettes vos addendas sur la musique !

                À propos du chant grégorien, ils me font me souvenir d’un texte de Monsieur DUBY qui soulignait que cette pratique du chant, organisée au fil des prières, dans la journée et la nuit, était un exercice physique – une espèce de gymnastique donc.

                Fatigués, ils échappaient ainsi aux tentations de la chair.


              • Jean-Marc B 23 août 09:23

                @bob de lyon
                Je suis heureux que mes ajouts (addendas) aient fait écho chez vous. Je suis musicien et j’ai dirigé un orchestre de jazz. Quelquefois , nous étions sollicités par l’office du tourisme local pour donner écho (bis répétita) aux visites commentées de certaines architectures classées monuments historiques. Je me faisais un plaisir de retracer l’histoire de la musique grâce à l’interprétation par l’orchestre de fragments d’œuvres anciennes (médiévales, renaissances, baroques et contemporaines ...) dont le jazz s’est nourri et se nourrit encore. Le « dies irae » et ses interprétations étaient un pilier de notre répertoire . Ainsi le monument médiéval retrouvait l’ambiance sonore de sa création. Bien d’autres remarques, sur le chant grégorien, émaillaient la présentation que je faisais . Le risque d’une certaine sensualité dans la musique était considéré comme diabolique par l’église. J’ai été conduit à développer cette réflexion dans le site de notre orchestre. Peut-être que cela vous intéressera. Voici un lien vers le site en question.

                https://sites.google.com/site/buxband/le-jazz/ici-les-elements-cles-pour-la-decouverte-du-jazz/regards-theoriques-sur-le-jazz-traditionnel-l-harmonie-les-accords-et-les-gammes-le-rythme-la-melodie/le-rythme

                Reprenez la guitare le plus vite possible !....


              • gégène 22 août 15:52

                Bien sûr, c’est forcément incomplet, comme le soulignent certains commentaires ; une histoire du jazz sur la période que couvre votre article mériterait au moins une demi-douzaine de parties.

                Cela n’en reste pas moins une excellente approche.

                Mais à quand un article sur le jazz actuel ?

                Quelques remarques, néanmoins :

                - Très bien la petite partie consacrée aux instruments d’origine. Mais je me permets une rectification : la contrebassine n’est pas l’ancêtre de la contrebasse (qui existait déjà au XVIIème siècle, semble-t-il) mais sans doute une imitation due à des amateurs peu fortunés.

                - Concernant Hughes Panassié, ce n’était certes pas un critique très visionnaire. Mais il a quand même le mérite d’avoir impulsé le jazz français. C’est quand même son Hot Club De France qui a lancé le Quintette Reinhardt-Grapelli. Et Count Basie lui a dédié un morceau, "Panassié Stomp", fort réussi.

                - Pour ce qui est du rap par le Golden Gate Quartet, l’auteur de l’article cité n’est pas très convaincante. Trop jeune, sans doute, pour avoir écouté bon nombre de vieux bluesmen et leur façon de moduler.

                En tout cas, merci pour cet article qui aide à oublier de nombreuses fadaises quotidiennes.

                Et puisque vous semblez avoir assisté à des prestations mémorables, pourquoi ne nous en feriez-vous pas des comptes rendus enfiévrés ?


                • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 16:57

                  @gégène
                  d’accord...

                  il y aura donc une suite, celle concernant le jazz actuel.
                  merci de votre commentaire.

                • nono le simplet nono le simplet 22 août 16:26

                  la musique adoucit les mœurs ? 

                  alors que c’est entendant du Wagner qu’Hitler a eu envie d’envahir la Pologne ... 
                  il faut supprimer la musique ... au moins celle qu’on entend quand on est en attente de réponse chez EDF, Pôle Emploi ...
                  et qu’ils aillent pas remplacer leur mélodies épouvantables par du Cabrel, du Obispo ou du Muvrini sinon je quitte la France ...
                  et ce Armstrong qui,non content de jouer de la trompette, était dans la lune ou se dopait dans le tour de France ...
                  a bas les petites fleurs, bétonnez moi cette musique, vive le silence libre !

                  • nono le simplet nono le simplet 22 août 16:48

                    @nono le simplet

                    Erratum : un bon petit morceau d’accordéon de ma Corrèze natale, encore à la rigueur par Robert Monédière ou Jean Segurel ... ça c’est de la musique ... on ne pleure plus jamais après même dans les moments de grande souffrance ...


                  • pemile pemile 22 août 17:04

                    @nono le simplet « Erratum »

                    Et le doux chuintement de l’air dans les pales de tes éoliennes ?


                  • francois 22 août 17:25

                    @nono le simplet
                    tu vas finir par avoir une migraine...


                  • nono le simplet nono le simplet 22 août 19:35

                    @pemile ah oui mais non ! ça c’est de la musique céleste ...


                  • nono le simplet nono le simplet 23 août 08:44

                    @pemile
                    et puis arrête de me harceler smiley


                  • pemile pemile 23 août 11:42

                    @nono le simplet « et puis arrête de me harceler »

                    Bientôt un procès en justice pour régler la paternité de la devise : « je suis content essentiellement parce que j’aime bien être content » !


                  • francois 22 août 17:26

                    Cabanel, bel article.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 19:14

                      @francois
                      merci, c’est sympa

                       smiley

                    • bob de lyon 22 août 18:10

                      Bel article.

                      Pour ”The House of the Rising Sun” j’en suis resté à l’interprétation de Lonnie Donegan, père du Rock and Roll anglais, aujourd’hui oublié malgré sa prestation dantesque au Palladium de Londres.

                      Les Beatles et les Stones doivent s’en souvenir ! C’est sûr.

                      Bon sang, j’avais 17 ans !

                      « Nous étions de jeunes cons et maintenant nous sommes devenus de vieux cons ! » Citation de Mick Jagger.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 19:16

                        @bob de lyon
                        Donovan, et Dylan, incontournables figures de notre musique.

                        il est probable que je propose sous peu quelque chose sur le folk...
                         smiley

                      • nono le simplet nono le simplet 23 août 05:36

                        @olivier cabanel
                        plus sérieux que mes commentaires précédents ...

                        ne connaissant que les grands standards du Jazz je suis un peu inculte en la matière et pas vraiment « accroché »
                        par contre, Dylan, Donovan, ne pas oublier Baez ... là, ça me parle plus ils ont bercé ma jeunesse « contestataire » 
                        au plaisir de lire ton article ...

                      • olivier cabanel olivier cabanel 23 août 06:42

                        @nono le simplet
                        je viens à l’instant d’en commencer l’écriture...rendez vous peut etre à vendredi ?...


                      • bob de lyon 23 août 07:38

                        @olivier cabanel

                        À tous les deux  ! 

                        Nom d’un chien affamé j’attends cela en trépignant mais de pieds fermes (oxymore)…

                        M’en vais aller rechercher ma Guild au grenier !


                      • nono le simplet nono le simplet 23 août 08:42

                        @olivier cabanel
                        merci, à la fois de me répondre aimablement malgré mes coms précédents et d’écrire cet article

                        PS : un nouvel article sur le nucléaire me plairait aussi smiley

                      • olivier cabanel olivier cabanel 23 août 13:27

                        @nono le simplet
                        bah, pour le nucléaire, avec fukushima qui n’en finit pas de polluer, ça doit être possible d’ici peu.


                      • QAmonBra QAmonBra 22 août 20:06

                        Merci @ l’auteur pour le partage.


                        Très intéressant !

                        Bien que n’ayant jamais approfondi la question, je ne suis nullement étonné de l’origine « bordelique » du Jazz, il ne ferait que rejoindre le Tango et, plus récemment, le Raï, partageant également cette triviale et populaire naissance.

                        Je suppose aussi que les textes des premières chansons, n’étaient pas a faire écouter aux enfants de cœur à l’église du coin. . . 

                        • olivier cabanel olivier cabanel 22 août 20:09

                          @QAmonBra
                          j’aime bien ce parallèle que vous faites avec le tango, que nombreux considèrent comme le « blues argentin »...

                          merci de votre commentaire.
                           smiley

                        • Fergus Fergus 22 août 20:10

                          Bonjour, Olivier

                          Très bel article sur un genre auquel je suis tout à la fois très attaché dans ses versions anciennes, et notamment d’entre les deux guerres, et qui m’insupporte dans ses versions modernes (post années 50 !). Car le fait est que je suis un inconditionnel du jazz antérieur à 39-45, et allergique à ce qui l’a suivi quelques années après. Les goûts et les couleurs ! smiley

                          Pour ce qui est de l’origine du mot, je me souviens avoir lu que l’un des grands nom du jazz affirmait qu’il venait d’un mot africain - jasi - qui désignait un rythme de vie rapide ! Une étymologie parmi d’autres, je présume. Et cette que tu donnes en vaut une autre. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès