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Le joueur du grenier ou qu’est-ce qui fait du bien dans les jeux vidéos ?

Aujourd’hui, les jeux vidéos ont changé de forme. Ils offrent moins de difficulté, mais en échange ils procurent une interaction et une immersion accrues. Cela permet une évasion de l’individu hors du quotidien.

Le joueur du grenier ...

... est tout simplement la chaîne Youtube d’un français filmant avec moults effets spéciaux ses tests d’anciens jeux vidéos triés parmi les plus difficiles, les plus déjantés, les plus harcore gamers ! Il tourne ses vidéos avec un humour Geek hilarant qui ne peut que vous rendre de bonne humeur pour le reste de la journée. Dans sa rapide présentation, il décrit lui-même sa chaîne Youtube de la sorte : Joueur du grenier, test les plus belles horreurs vidéo ludique - et en francais je vous prie !

— Vous trouverez sa chaîne à cette adresse : http://www.youtube.com/user/joueurdugrenier

Son dernier test sur les Schtroumpfs

J’avoue ne pas encore avoir visionné les 14 tests sortis à ce jour, même si ça ne saurait tarder. J’ai vu son test sur le jeu Last Battle (Ken le survivant) et Les Schtroumpfs. Ce dernier, puisqu’on en parle, le voilà :
 

Les jeux difficiles abandonnés des producteurs actuels

Après avoir visionné cette vidéo, si vous avez déjà pratiqué ce genre de jeux de plate-formes old school, vous ne pouvez que vous remémorer la difficulté rencontrée et la patience nécessaires pour terminer ces softs. La patience, la persévérance, la volonté, le sens du défi, l’habileté, la volonté de vaincre : ce sont des qualités que le jeu vidéo aide à améliorer chez l’être humain, même si je n’affirme pas que le jeu vidéo ne renferme QUE des bons côtés, mais après tout qu’est-ce qui est tout blanc ou tout noir sur cette terre ?

c shadows44 via www.flickr.com
© shadows44 via www.flickr.com

C’est vrai qu’on peut déplorer que les producteurs de jeux actuels laissent tomber la difficulté pour privilégier d’autres facettes du jeu vidéo : la beauté des graphismes, la 3D, l’immersion, le spectaculaire. On peut regretter que des systèmes de jeu plus basiques mais en même temps plus difficiles aient été abandonnés. D’un autre côté, j’ai eu affaire récemment à d’anciens jeux de plate-forme notamment la série Donkey Kong et le jeu Super Ghouls’n Ghosts sur Super Nintendo. Certes j’ai retrouvé la difficulté des jeux de plate-forme des années 1990. Mais quelque chose avait disparu : ce genre de difficulté un peu artificielle (par exemple des ennemis qui apparaissent comme par enchantement sans prévenir, ou des pièges que l’on ne peut connaître qu’en mourant au moins une fois en sautant dessus) m’a lassé, ou du moins avait perdu un peu de son charme.

Les jeux aujourd’hui.

Ceux qui ont le plus de succès aujourd’hui sont les Doom-like, les jeux de guerre ou les MMO (massivement multijoueurs). A côté se trouvent certains jeux de stratégie ou encore certains hack and slash même si seule la société Blizzard semble avoir trouvé la recette miraculeuse pour réussir ce genre de jeux.

Les qualités nécessaires pour terminer ces jeux à la mode ne sont plus l’habileté. Ils demandent encore de la patience, ils demandent de l’immersion, en fait ils créent plutôt une interaction entre les joueurs, ce genre d’interaction ou de contact qui disparaît aujourd’hui dans notre société réelle, physique. Les gens, aujourd’hui, discutent en ligne tout en jouant leur avatar, ils s’échangent des objets, ils jouent ensemble pour affronter des adversaires trop coriaces tout seul, ils se mesurent l’un à l’autre par des duels ou des systèmes de classement. Cela ne développe pas forcément des qualités physiques mais cela renforce l’imagination de l’être humain.

Conclusion

Le but de cet article est de savoir ce qui plaît tant dans les jeux vidéos. En visionnant les tests du Joueur du Grenier, certains peuvent se dire : "Mais qu’est-ce que les gens trouvaient à ces jeux vidéos trop durs qui hérissent le poil ?" Et pourtant, les enfants que nous étions aimions y jouer. Pourquoi ? A mon avis, quand nous étions confrontés à cette difficulté, toute notre énergie et toute notre pensée étaient focalisées sur le jeu, permettant une évasion de l’individu.

Aujourd’hui, les jeux vidéos ont changé de forme. Ils offrent moins de difficulté, mais en échange ils procurent une interaction et une immersion accrues. Là encore, cela permet une évasion de l’individu hors du quotidien.

Cet article n’aura donc rien inventé puisque cette conclusion est bien connue aujourd’hui. Le fait de s’évader du quotidien est parfois critiqué par certains qui reprochent aux générations actuelles un manque d’implication dans les problèmes matériels. Inversement, c’est parfois encouragé par les médecins qui trouvent dans les jeux vidéos une thérapie permettant de traiter certaines maladies. Il y a du bon et du mauvais. C’est un changement. Certains s’en accommodent, d’autres non.


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2 réactions à cet article    


  • Nicolas 23 juin 2010 19:29

    Excellent article et tout à fait vrai quand il parle de la difficulté des jeux de cette époque.

    Adolescent au début des années 1990, je vois très bien de quoi parle l’auteur quand il évoque les heures passées à apprivoiser un seul jeu. J’ai rejoué l’été dernier à Mario Kart et à Final Match tennis, et ai appris que ces deux jeux restaient dans leur catégories les deux meilleurs presque 20 ans après leur sortie. C’est non seulement leur difficulté, mais aussi leur gameplay et leur durée de vie qui feraient rougir pas mal de jeux actuels. Avec un joystick, un PC et le temps de télécharger et d’installer un émulateur, on peut avoir d’excellents jeux gratuits par centaines.

    • Crazy Horse Crazy Horse 24 juin 2010 08:55

      Beaucoup des jeux qui ont marqué notre enfance-adolescence ont vieillis.

      Je trouve pour ma part qu’avec l’amélioration des technologies, les possibilités en terme de divertissement mais aussi de « pédagogie » se sont considérablement accrues.

      Aujourd’hui on peut jouer à un jeux vidéo comme on lit un livre ou comme on regarde un bon film. L’immersion et la qualité de certains scénarios est telle qu’elle peut nous faire voyager au même titre qu’un bon roman.

      Certains jeux « historiques » sont conçus avec beaucoup d’intelligence et vous apprennent vraiment des choses. Les RPG que l’on voit aujourd’hui mettent en scène des personnages d’une grande richesse et proposent des réflexions vraiment intéressantes sur l’humain.

      Pour ce qui est de la difficulté, je fais le même constat que vous. Cependant la plupart des éditeurs offrent des modes difficile et même très difficile. Il suffit de le configurer d’entrée de jeux. Commencez un COD5 en mode réaliste et vous aurez non seulement l’immersion, mais aussi la difficulté...

      Peut être que pour un « hard gamer » ce n’est pas assez, mais la plupart des gens jouent « occasionnellement » et ont une vie.

      Le problème que posent les jeux vidéos aujourd’hui c’est que pour certains, ils se substituent à la réalité (cas des MMO). J’ai malheureusement vu sombrer plusieurs de mes amis d’enfance dans cet écueil. Prenez quelqu’un de plutôt timide et réservé, quelque peu « associal », mettez-le devant un MMO RPG et vous signez son arrêt de mort social...

      Je pense que ça vaudrait le coup de faire de la « prévention » en matière de jeux vidéos, et d’éduquer nos jeunes à leur utilisation afin d’éviter qu’ils perdent le fil de la réalité. Tant qu’on reste en contact avec le réel, et que le jeux vidéo reste un loisir ludique et créatif, il peut en ressortir des choses vraiment intéressantes. Mais comme pour tout, dès qu’on tombe dans l’excès... L’addiction peut survenir et là, on a un vrai problème.

      Merci pour votre article.

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