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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le « messie » désarmé

Le « messie » désarmé

J'ai attendu la sortie du livre en poche et la fin de la polémique médiatique pour acheter le livre de Michel ONFRAY sur le Crépuscule d'une idole.

Il est certain qu'il réussi à déconstruire les "vérités" provenant des études "scientifiques" de Freud et notamment tout ce qui tourne autour des étapes inéluctables du développement de l'enfant...

Il reste à discuter sérieusement et j'espère avec cet article introduire un vrai débat....

Je ne suis qu'un simple lecteur passionné.

« Le crépuscule d'une idole »

« l'affabulation freudienne »

de Michel ONFRAY

Le livre de poche

581 pages hors bibliographie

août 2011

9 €

 

Le « messie » désarmé

Michel ONFRAY s'en prend à un géant du 20 ème siècle, au père-paraît-il de la psychanalyse...

Au début, le philosophe a été influencé comme beaucoup par Freud jusqu'au moment où il a voulu aller plus loin et comprendre et découvrir Freud par lui même.

Ce travail est considérable puisqu'il l'a conduit à lire près de 10 000 pages avant d'écrire une seule ligne.

Le philosophe prolixe s'il en est commence déjà par montrer que la démarche de Freud était peu scientifique... D'ailleurs le célèbre Viennois ne s'est-il pas démasqué volontairement en utilisant l'oxymore « mythe scientifique » pour désigner sa démarche ?

Qui est le véritable Freud ?

Est-ce le vendeur de cocaïne, remède miracle, le promoteur de l'électrothérapie ou le prescripteur de bains et massages hydrothérapiques, ou même le marchand de rêve hypnotique ?

Freud se serait fortement intéressé à l'argent en demandant à ses clients de sortir des sommes plus que rondelettes, quant aux pauvres, tant pis pour eux …. Évidemment ces affirmations pourraient être à caution si l'auteur de ce livre fort bien documenté ne s'était pas appuyé sur les écrits du psychanalyse lui même !

Quant aux guérisons opérées par Freud, elles sont quasi inexistantes....Le « remède » étant parfois pire que le mal !?

Mais alors : s'il n'a pas guéri de patient, s'il n'a pas été un libérateur de la sexualité, bien au contraire, s'il n'a pas prouvé loin de là « l'universalité » du complexe d’œdipe chez au moins tous les petits garçons, que reste t-il de Freud ? :

Une légende ? Une mystification ?

« Freud n'aime ni les philosophes, ni la philosophie ; il ne croit pas à la bonté naturelle des hommes » et considère ses adversaires comme des névrosés...

Le trait est dur.

Freud et son œuvre sont diagnostiqués avec force et sans concession:qu'il s'agisse de sa vie personnelle, de ses relations , de sa prétention à avoir inventé la psychanalyse ou de son refus du réel et de son choix du fantasme.

L'auteur n'exprime aucune faiblesse, tout y passe, y compris le « Salut respectueux  » de Freud aux dictateurs et notamment à Mussolini... On est loin du progressiste libéral décrit par certains...

Ouf ! :

Il nous reste Wilhelm Reich et Marcuse qui réussissent à faire passer la psychanalyse comme une discipline libératrice et hédoniste.

Freud, anti communiste virulent est très loin de ces deux « successeurs » qui eux appelaient à la fin du vieux monde. « Pas question, pour lui, de changer le monde. Le divan apprenait, théoriquement, à mieux vivre dans un monde impossible à changer.  » !

Jean-François Chalot


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30 réactions à cet article    


  • voxagora voxagora 14 janvier 2012 07:49

    .

    Des contrepoints à l« oeuvre » d’Onfray, il y en a des tas,
    malheureusement plus difficiles à trouver que la soupe médiatique 
    qui nous enjoint de classer/déclasser/évaluer/dévaluer/ plutôt qu’analyser.
    Un parmi tant d’autres :

    .
    .



      • Imhotep Imhotep 14 janvier 2012 09:57

        La psychanalyse est partie d’une obsession de Freud lui-même qu’il a pris pour universelle. Il se trouve qu’au travers des âges, au milieu de milliers d’ouvrages et d’œuvres disparus, a surnagé le mythe d’Œdipe dont il en a fait le cœur de son systême. Œdipe fut ainsi à son corps défendant un agent publicitaire extraordinaire car il permettait à la fumeuse théorie de Freud de trouver ses racines dans l’antiquité et donc laissait croire à sa permanence de tout temps et de son essence ainsi avérée.


        De nombreuses études ont prouvé :
        1- que l’immense majorité des fils ne rêvent ni de coucher avec leur mère ni d’assassiner leur père, ni consciemment, ni inconsciemment
        2- que de deux groupes de malades ceux qui ne suivent pas de psychanalyse s’en sortent mieux que les autres

        Les psychanalystes ont ce trait de génie de dire à leurs malades : nous ne vous guérirons pas mais nous vous soulagerons, ce sera très très long et très très chers, car si vous ne mettez pas la main à votre portefeuille la thérapie ne marchera pas. Plus vous payez mieux vous êtes soignés.
        La psychanalyse transforme des névrosés déjà assez sensibles à leur état d’âme en égotiques qui ne vivent le monde plus que par rapport à eux, qu’ils ne vivent plus qu’en s’auto-analyant en permanence, drogués et accros à leur thérapeute, qui perdent toute notion de libre arbitre et s’enferme dans leur moi à l’infini. Ils mettent leur personnalité en abymes et s’enferment en eux-mêmes. La psychanalyse est le grand danger de la médecine. Elle emprisonne les patients en eux-mêmes et les coupent de la vie. C’est une escroquerie dangereuse et et méphitique.
        Freud est un escroc salopard, névrosé qui a bati le monde à son image.

        • Imhotep Imhotep 14 janvier 2012 14:31

          Que vous soyez joyeux d’avoir fantasmé sur votre mère est votre problème. Je parle d’études qui prouvent que le contraire est la généralité.

          Les amoureux de la psychanalyse sont comme les membres d’un secte fiers de se faire dépouiller et qui en redemandent. Ils sont aussi redevables de leur psychanalyse qui fait d’eux le centre intégral du monde, des nombrilistes qui n’analysent plus aucun fait qu’à travers leur vécu et l’analyse qu’ils ont d’eux-mêmes. Qui peut renier ceux qui les font le centre permanent de l’univers ? Ils sont addicts à leur moi, leur ça, leur sur moi et tout le fatras de cette fadaise pseudo médicale.
          Quant au reste je vous laisse à vos appréciations. Mon grand-père était un éminent neuro-psychiatre, expert auprès des tribunaux et connaissait particulièrement bien Freud et ses théories.
          Freud, l’histoire l’a prouvé, était un escroc et un sale type.
          Le reste il n’y a qu’en France pour trouver des défenseurs acharnés de ce charlatan.

        • brieli67 14 janvier 2012 14:56

          L’éminent aieul a exercé sa« médecine » en institution ou en libéral, cabinet ouvert à tout vent ?


          Nous aimerions savoir quid de vos études personnelles en ces matières ?
          vOUS M2LANGEZ UN PEU TOUT , comme tout autodidacte.


          Mis à part Bayrou qui trouve "mansé-attitude à vos yeux ?

          Le pâtissier d’ Ysot Moulineaux Rocla Haddock est du même bois que vous : fils de docteur !

          Mais lui faut reconnaître avec truismes tirés du Vert_ mot Almenach nous déride.


          Qu’avox continue de vous offrir cet espace-divan :
          bonne suite de cure !




        • Imhotep Imhotep 14 janvier 2012 16:06

          Autodidacte ? Serait-ce une insulte ? Cela m’a toujours fait rire les membres autoproclamés des détenteurs de la science. Si vous apprenez une chose à l’Université vous êtes un savant, si vous apprenez la même chose par vous-même, alors cette science ne vaut rien, n’a pas le cachet de l’Académie. Il y a certes des personnes qui se cultivant par elle-mêmes, éblouies par leurs connaissances en rajoutent, mais d’autres sont bien modestes et en remontreraient aux savants des Universités.

          De plus, il se trouve que j’ai fréquenté les bancs de l’université et que je suis issue d’une famille de lettrés, de médecins, d’avocats, d’architectes, de chercheurs et même d’officiers.
          Ce grand-père dont j’ai parlé plus haut versifiait en latin et avait une vaste culture. Il était médecin mais aussi inventeur. Il lisait de façon assidue et permanente comme la majorité des membres de ma famille.
          Et être autodidacte est une insulte dans la bouche de certains, car ne passant pas sous les fourches caudines de l’etablishment et n’ayant pas au fer rouge sur leur front la marque des diplômes. Dans un livre ajoutez ici ou là un peu de Yourcenar, de Shakespeare, de Bourdieu, d’Ajar ou d’auteurs d’initiés et vous êtes un membres du club, faites exactement le même sans ces quelques références et vous n’êtes qu’un écrivaillon de bas étage. Et pour cela je vous conseille ce livre des plaisirs de la littérature de John Cooper Powys qui, éminent lecteur, érudit, d’un grand talent ne méprisait nullement les autodidactes, alors que lui était du sérail et au contraire trouvait, lui le savant littéraire que ces auteurs de livres à l’eau de rose comme l’on disait à l’époque avait autant de valeur qu’un torchon de Duras ou du pilleur Houellebecq

        • crazycaze 14 janvier 2012 18:27

          Titulaire d’un doctorat en psychologie du développement, ayant enseigné la psychologie de l’enfant au niveau universitaire durant plusieurs années, je confirme que diverses études ont montré que le complexe d’oedipe, et plus encore l’angoisse de castration, n’ont aucun validité scientifique. 

          Les conceptions freudiennes sur le développement psycho-affectif sont à considérer dans leur contexte d’origine, la société bourgeoise juive de Vienne du début du 20e siècle, pour comprendre leur élaboration et leurs significations.

          De même, il est vrai qu’une étude a comparé l’effet de la psychanalyse, des thérapies comportementales et l’absence de toute prise en charge sur trois groupes de patients diagnostiqués pour les mêmes problèmes a révélé que les patients en psychanalyse présentaient moins d’évolution positive de leur problématique que le groupe de ceux qui n’étaient pas suivis, et surtout de ceux qui ont suivi une thérapie comportementale.

          La psychanalyse n’est pas un science, elle n’a jamais revendiqué ce statut, mais malheureusement ses affidés, puissants en France, nuisent considérablement aux autres approches en les discréditant à grand renfort de déclarations largement médiatisées. Pire, les pédopsychiatres « experts » qui envahissent nos écrans n’ont aucune formation digne de ce nom, et font le grand écart entre les données biologiques et les élucubrations freudiennes. Qu’il s’agisse de M. Ruffo, de M. Naouri ou de M. Clerget, ils assènent leurs vérités sans aucun fondement scientifique les sous-tendant, contrairement à M. Cyrulnik pour lequel j’ai un profond respect. Il est tout de même étonnant qu’on demande leur avis à des médecins ayant suivis quelques cours de psycho ou à des psychanalystes qui jusqu’à peu n’avaient même pas à avoir fait des études de psychologie de l’enfant pour s’installer, de donner leur avis sur des questions que les psychologues du développement, de part leur formation scientifique (bac + 10) sont bien plus à même de traiter. Mais a priori, les medias ignorent que ces chercheurs existent (à l’exception d’Arte). 

          Je laisse le mot de la fin à Sigmund : « La biologie est un domaine aux possibilités illimitées : nous devons nous attendre à recevoir d’elle les lumières les plus surprenantes et nous ne pouvons deviner quelles réponses elle donnerait dans quelques décennies aux questions que nous lui posons. Il s’agira peut-être de réponses telles qu’elles feront écrouler tout l’édifice artificiel de nos hypothèses » (in Au delà du principe de plaisir, 1920, p. 110).
           


        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 14 janvier 2012 23:59

          Le soucoupiste « Complottoutestcomplot » crie au complot contre le chef de secte Freud.


          Amusant.  smiley

        • JL JL1 14 janvier 2012 10:15

          A mon avis, la psychanalyse a plusieurs ennemis : à tout seigneur tout honneur, en premier lieu, il y évidemment Big Pharma.

          Outre l’industrie pharmaceutique, la psychanalyse compte deux types particuliers d’individus : ceux qui, comme le Renard prétendent sans rien y connaitre, que c’est de la daube ; et ceux qui ont échoué, à moins que ce soit leur thérapeute. Ces derniers sont ceux qui en disent le plus grand mal. La psychanalyse ne soulage que les névroses. En sont donc exclus les pervers et les psychotiques. Peut-être que ceci explique cela.

          nb. J’ai peut-être oublié de parler des philosophes.


          • Georges Yang 14 janvier 2012 12:24

            Bonjour JL

            Je suis d’accord sur le fait que ceux qui critiquent la psychanalyse, souvent n’y connaisdsent rien, comme jadis, les bourgeois judéo-chrétiens critiquaient Freud comme obscène, alors qu’il esqt austère et tristounet au niveau du cul

            Et puis, comme chez les médecins, les chirurgiens et les psychiatres, on trouve des escrocs dans ce milieu

            La psychanalyse ne guérit pas, mais l’étude du psychisme est intéressante et permet de mieux comprendre l’homme (ou la femme)

            le gagnant est plus l’analyste que l’analysé ( même hors versant financier)


          • JL JL1 14 janvier 2012 13:18

            Bonjour Georges Yang,

            enchanté de nous voir ici sur la même ligne. J’ai relu votre article, et je ’re-signe’ ce que j’y avais posté il y a de ça plus d’un an ; notamment que la biographie de Freud par Zweig est incontournable pour qui veut parler du savant ; et surtout la phrase d’Alain Badiou au sujet de l’obscurantisme contemporain, n’en déplaise à Onfray.

            Bonne journée.


          • Georges Yang 14 janvier 2012 11:57

            Je ne suis pas freudien et j’aime beaucoup Onfray, mais le reproche que l’on peut faire à ce livre est d’avoir critiqué Freud car il ne faisait pas dans sa vie ce qu’il professait

            Rousseau a écrit l’Emile et abandonné ses gosses, Voltaire défendait la liberté d’expression et recevait de l’argent des puissants et des despotes

            La théorie freudienne est une ouverture, un tâtonnement, un recherche non finie, donc non à rejeter mais à approfondir et débarrasser de ses errements de jeunesse

            J’avas écrit ceci

            http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/michel-onfray-de-sigmund-freud-a-82752


            • Vipère Vipère 14 janvier 2012 14:40

              Bonjour à tous et à Georges

              Si à la place du divan du psy, on allait à confesse, n’obientiendrait-on pas le même résultat sans bourse délier ?

              Et cerise sur la confession, l’on aurait l’absolution de ses péchés par un émissaire du très haut ! A côté le plus éminent des psychiatres, Freud en personne ne fait pas le poids !

               


              • Vipère Vipère 14 janvier 2012 14:54

                « la théorie de Freud est une ouverture » !!!

                Georges, une ouverture sur quoi ???

                Les praticiens généralistes, prennent peu de temps pour écouter leurs patients. Quand bien même, le client à la chance de tomber sur « un toubib à l’écoute » et qu’il s’intéresse à d’autres aspects que les sympthomes mis en avant, par le malade pour justifier la consultation, ce dernier a tellement attendu son tour, (la salle d’attente est toujours bondée) qu’il n’a qu’une envie, d’avoir sa prescription et ses petites pilules relaxantes. 




                • astus astus 14 janvier 2012 15:03
                  Je trouve la couverture du livre de Michel Onfray assez amusante : on y voit une image de Freud, de biais pour montrer l’opposition, avec écrit en lettres énormes au dessous le nom de l’auteur qui essaie de se hisser à la taille de son modèle, ce qui devait alerter les lecteurs sur les mécanismes d’envie à l’oeuvre quand la critique est uniquement à charge.
                  Et d’ailleurs qui peut sérieusement penser que les choses iraient mieux si les théories béhavioristes de Skinner, qui travaillait sur des rats, venaient à supplanter une perspective de réflexion cherchant à nous montrer, ce qui est plus que jamais d’actualité, que l’être humain n’est pas aussi maître dans sa propre maison qu’il le croyait.
                  Mais les personnes qui abominent les travaux de Freud, sans jamais avoir lu ou compris son travail, et qui ignorent superbement tous ses successeurs, seront bien entendu les premières à critiquer une société technocratique, normative et totalitaire, qui est en train de se mettre en place sous nos yeux, sans comprendre qu’elle procède justement du rejet actuel des courants humanistes. 
                  Mais les hommes d’aujourd’hui, abrutis d’écrans qui leur cachent le monde ont-ils encore un cerveau capable de penser ? (Vous connaissez l’histoire de la grenouille plongé dans une eau qui se réchauffe progressivement ?)

                  Plutôt que cet article médiocre lisez plutôt ceci, qui est d’une autre veine :

                  http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/cette-medecine-qui-devient-un-107950?debut_forums=0#forum3180398

                  • brieli67 14 janvier 2012 16:19

                    Dans le dernier film de Cronenberg  « A dangerous méthod »



                    on évoque LE TRIO Sabine _ Sigmund - Carl 

                    Il y a un autre différend et de taille entre Jung et Freund joué par Vincent Cassel

                    OTTO GROSS son nom
                    un autre échec de psychanalyse de Jung


                    dans les accointances et relations de Gross etc....... les deux frères Weber, Kafka,
                    et par les deux soeurs nées en Lorraine 
                    Frieda von Richthofen = Frieda Lawrence
                    Emma Maria Frieda Johanna Freiin (Baroness) von Richthofen (also known as Frieda Weekley, Frieda Lawrence, and Frieda Lawrence Ravagli)

                    Le DH Lawrence de l’ Amant de la Lady C natürlich ! 
                    bien sûr !

                    oui mais Imo.......... & JL savent tout sur tout 

                    • Vipère Vipère 14 janvier 2012 16:32

                      Astus

                      Selon mes convictions personnelles, la psychanalyse est une médecine de luxe, réservée à ceux qui peuvent payer entre 80 et 100 euros une consultation non remboursée !
                       
                      Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, vous en conviendrez ?

                      La psychanalyse est une technique, qui repose sur la parole (la talking cure) qui consiste à s’épancher, à verbaliser par la parole, tous les maux qui empoisonnent la vie quodienne des individus dans monde moderne, devenu complexe et difficile.

                      Quand à moi, si Freud et les psy me laisse de marbre, en général, je suis plutôt tournrée vers « le lâcher prise » une philosophie de vie qui consite à être capable de modifier son regard sur le monde, à s’ouvri à l’imprévu sans devoir se battre sans cesse. Le lâcher prise est une acceptation qui demande parfois, le renoncement et le deuil de ce à quoi l’on tient le plus et de poser des priorités dans sa vie. De se centrer sur l’essentiel, ce qui du domaine de son contrôle personnel et d’éliminer les préoccupations inutiles. 
                       



                      • astus astus 14 janvier 2012 17:05

                        Vipère,

                        Beaucoup de personnes ont déjà pu bénéficier de thérapies analytiques gratuites dans des centres de consultation, ou dans le privé avec des tarifs adaptés aux ressources de la personne, mais il existe naturellement des abus partout, et ce n’est pas le problème central. Mais votre démarche de trouver par vous-même des réponses à vos questions ou un mode de vie qui vous convient, et de vous en accommoder, est certainement ce qu’il y a de mieux à faire. Je ne fais donc pas ici l’apologie de la psychanalyse, ou de prosélytisme, et constate seulement que la majorité de ses détracteurs n’a aucune connaissance approfondie de l’inconscient, comme autrefois on avait peur du diable. Mais ce qui me paraît regrettable c’est que ce sont les mêmes qui critiquent les excès de l’ultra libéralisme sans voir que celui-ci génère nécessairement des soins de plus en plus déshumanisés, avec de plus en plus de médicaments, notamment pour les enfants, tout en continuant de répéter la doxa ambiante à la mode comme Onfray bien de s’en passer.

                        Bien à vous

                      • brieli67 14 janvier 2012 17:33

                        ra^ppel d’un autre fil


                        procurez vous donc ce bouquin maintes fois réédité........


                        85 % des consultaions en médecine de tous les jours
                        c’est de l’ HYPOCHONDRIE de l’hystérie « camouflée »

                        le gros problème : on délivre le patient de ses symptômes il en construit en confabule d’autres.

                        dès la première année le carabin est confronté aux « sciences humaines » , 
                        68 est passé par là ! ne vous déplaise ...

                        en formation continue des praticiens les séminaires BALINT sont bien suivis 

                      • hacheii 14 janvier 2012 18:51

                        D« abord tout le monde veut coucher avec sa maman et tuer son ppapa, tout le monde sait ça, sauf les gauchistes parce qu’ils sont fascistes et refusent toute introspection, ce sont des obscurantistes analphabétes..
                        .
                        La psychanalyse c’est une cure par la parole comme l’a dit une personne plus haut, ou par le verbe ; » Au commencement était le verbe, et verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu" OK .. ?
                        Bon, alors que vous vous adressiez à Dieu en récitant des prières ou que vous parliez dans le vide à un psychanalyste c’est la même chose, non, à moins que vous preniez le psy pour un Dieu ou un sorcier doté de pouvoir magique ?
                         Tout le monde sur la planète récite des prières et sait que c’est efficace, sauf ces ignares et obscurantistes de gauchistes.
                        Le but c’est celui de tous les psy, retour à l’état originel, avant la chute, avant le traumatisme. Le principe est expliqué par Lacan, mort et résurrection comme le petit jésus, hé oui, c’est ça le principe de vie, ou deuil comme l’a dit quelqu’un plus haut, mais tout ça se fait aussi bien par le verbe ;
                        .
                        gloire à toi qui est vivant, gloire à toi qui est mort
                        Nous célébrons ta mort et nous attendons ta résurrection e c t

                        JACQUES LACAN ; “Le triomphe de la religion” précédé par le

                        DISCOURS AUX CATHOLIQUES ; Seuil ; petit livre, petit format 100 pages.

                        Page 81 :

                        “Je vais vous dire ce que j’en dis dans mon petit rapport, le machin que j’ai cogité pour ce congrès : la psychanalyse est un symptôme. Seulement il faut comprendre de quoi. Elle fait nettement partie de ce malaise de la civilisation dont Freud a parlé. Le plus probable est qu’on n’en restera pas à s’apercevoir que le symptôme est ce qu’il y a de plus réel. On va nous secréter du sens à en veux-tu en voilà, et cela nourrira non seulement la vraie religion mais un tas de fausses.

                        L’interviewer : “Qu’est-ce que cela veut dire la vraie religion ?” .

                        LA VRAIE RELIGION, C’EST LA ROMAINE. Essayer de mettre toutes les religions dans le même sac et faire ce qu’on appelle de l’histoire des religions, c’est vraiment horrible. Il y a UNE vraie religion, c’est la religion chrétienne. Il s’agit simplement de savoir si cette vérité tiendra le coup … Elle y arrivera c’est certain.”


                        • ffi ffi 15 janvier 2012 00:00

                          C’est vrai, la prière fonctionne bien, très bien même.

                          Freud a tenté l’OPA sur le confessionnal, contre intérêt bien-sûr.

                          Alors, la France, en apostasie, est le premier consommateur d’anxiolitique, et c’est bien normal.

                          Sous l’ancien-régime, il y avait déjà un service-public de l’Esprit-Saint.


                        • Georges Yang 14 janvier 2012 19:11

                          Le complexe d’Oedipe existe à des degré divers, mais il n’est pas fondateur de la civilisation

                          Pour avoir conscience d’avoir un père, il a fallu du temps, certains y voient le rôle de l’oncle maternel qui est une figure qui a précédé le père

                          Et pour être fondateur, il aurait fallu à « la horde primitive » un embryon de culture ou une soudaine épidémie de parricide

                          Par contre, l’enfant tout petit des les premiers âges a eu la trouille d’être bouffé par les mâles adultes , d’où un complexe (ou une peur de la dévoration) En mythologie grecque Cronos (Saturne) dévore ses enfants bien avant l’arrivée d’ Oedipe


                          • easy easy 14 janvier 2012 19:46

                            Notre ami Chalot n’a rien exprimé de son propre jus mais nous lui devons d’avoir l’occasion de parler de Freud et sous l’angle critique, qui est, à mon sens, l’angle idéal d’AVox
                             

                            Concernant les commentaires déjà posés, je les trouve pertinents hormis celui où il est fait reproche à Imhotep d’être autodidacte. Non qu’il ne le soit pas, je n’en sais rien, mais le fait de l’être n’est pas, à mon sens, systématiquement synonyme d’incompétence.
                            On peut dénoncer l’incompétence d’une personne (autodidacte ou formée) mais il faut l’établir par la preuve, non se précipiter d’abord sur la qualification ou la disqualification

                            Si nous ne devions plus discuter que de ce que nous avons appris à l’école, autant s’y enfermer pour ne plus réciter qu’entre formés et abolir les voyages.

                            (Sur ce sujet, je rappelle le cas fort singulier d’Evariste Galois. Il était incroyablement doué pour inventer des solutions mathématiques mais était infoutu de réciter des solutions établies)


                            A Complottouestcomplot, je dirais que la question n’a jamais été de savoir si on avait honte ou pas de fantasmer sur sa mère mais de savoir si ce fantasme était fatal, systématique, incontournable, universel ou pas. Et pour l’instant, il s’avère qu’il existe parfois. Etablir une théorie sur un parfois sans dire ce parfois, c’est du charlatanisme (mais c’est courant et c’est la raison pour laquelle l’esprit scientifique a dû batailler pour se faire entendre)
                            Je précise bien qu’on peut faire une théorie sur un parfois (un aléatoire, une probabilité) mais il faut alors dire ce parfois.

                            Et je complète sur ce point en soulignant que charlataner de théorie sur un parfois en prétendant qu’il est toujours est sans grandes conséquences si cela ne conduit à aucun jugement de valeur ou de perversité mais que c’est très irresponsable et inconséquent si cela peut conduire à la guillotine.
                            Or l’échafaudage de Freud bourré de certitudes infondées a invité chacun à croire qu’il était possible et sain de poser sur des gens des jugements durs comme fer, les conduisant à l’échafaud, à l’asile ou au suicide.

                            Profitant que l’Eglise était chassée par l’Ecole qui lui disputait la place, il s’est lui aussi saisi de l’enfant pour devenir le troisième pouvoir à le coloniser. 
                            L’Eglise avait jugé que l’enfant était né impur et qu’il fallait au plus vite le baptiser. Ferry avait jugé que l’enfant était né vide et qu’il fallait l’instruire. Freud avait jugé que l’enfant était un pervers polymorphe et l’avait placé d’emblée dans sa sphère d’influence. Pasteur ayant jugé qu’un enfant devait être vacciné au plus tôt.




                            Mah, pour ma part, je trouve que le cas de Freud est dépassé et déjà très rebattu.


                            Je crois plus utile de dire un mot sur l’avantage que nous pourrions tirer de séances de thérapie familiale (intitulé à revoir pour faire moins hôpital)

                            Il s’agirait que de manière systématique, chaque famille puisse se produire, une heure par an, tous ses membres réunis, devant un tiers doté d’un bon sens psychologique et porté par l’objectif de régulation-réconciliation.
                            Chaque membre de la famille ferait état de ses difficultés et quand bien même il n’oserait en dire que le dixième, ces difficultés seraient mutuellement actées et le médiateur proposerait des comportements améliorés.
                            « Quand votre fille vous répond qu’elle n’a plus faim, montrez-lui que vous faites confiance en son jugement, n’insistez pas »
                            Ce genre d’infime détail, quand il est considéré, enclenche un droit et une nécessité à la rectification comportementale et produit une mécanique d’attention comportementaliste à objets et effets extrêmement concrets.
                            A défaut de cette attention avec intervention d’un tiers compatissant, pas la moindre erreur de comportement n’est dénoncée, encore moins rectifiée et la famille accumule alors un empilement de contorsions formant sac de noeud indémêlable.

                            Une ou deux heures par an par foyer pour amorcer la sensibilisation comportementaliste me semble ne rien coûter au regard des dégâts que cette régulation pourrait éviter.

                            Pourquoi faudrait-il qu’un tiers fasse cette réflexion « Quand votre fille...n’insistez pas » ?
                            Pourquoi un parent n’aurait pas de lui-même l’idée de ne pas insister ?

                            Aussi instruit soit-il, un parent peut insister parce qu’il se croit devoir insister. Si un des parents insiste et que l’autre lui reproche cette insistance, le premier ressort vexé et croit à un bras de fer de pouvoir. Il ne va donc pas céder et continuera d’insister.
                            Mais quand c’est un tiers bienveillant de la famille qui suggère de ne plus insister, aucun des parents ne se vexe et chacun consent à se taire avec soulagement. Les parents se sentent enfin chaperonnés non par une belle-mère non pas un beau-père mais par un tiers neutre qui les rassure et les déshystérise.




                            A part ça, le mot ’crépuscule’ est autant lié à la fin d’un jour qu’à son début






                            • CHALOT CHALOT 14 janvier 2012 20:04

                              Mon propos Easy c’était de lancer une discussion et de partir d’impression de lecture.
                              Onfray m’a vraiment déstabilisé et intéressé à la fois.
                              Si je fais des recoupements avec des constatations que j’ai pu faire dans la vie, comme individu et aussi dans le cadre des actions de formation sur la connaissance de l’enfant, je pense que la déconstruction opéré par le Philosophe correspond aux doutes que j’avais.
                              Sur les thérapies familiales je suis quelque peu réservé mais pas contre, quand au divan proprement dit , je tiens à relater l’expérience d’un couple d’amis.
                              Leur fille adolescente n’allait pas très bien, elle faisait des fugues et se mettait en danger...Le couple a fait une thérapie familiale...L’un des deux membres du couple qui prenait sur lui même est parie de la séance très triste ...Il s’est dit : « payer 30 € pour se trouver plus mal en sortant qu’à l’entrée, non, plus jamais »...A t-il tort ? Je ne sais pas...Ce qui est certain c’est qu’on n’est pas tous pareil.


                              • easy easy 14 janvier 2012 21:31

                                Je pense bien comprendre votre premier paragraphe.

                                Pour le second, j’ai des doutes. Vous dites être ouvert à la thérapie familiale puis vous racontez ce qui semble être un cas de thérapie familiale mais vous l’introduisez par le mot ’divan’ qui se rapporte plutôt à la psychanalyse individuelle

                                Mettons donc qu’il se soit agit, dans ce cas, d’une authentique thérapie familiale.
                                Vous semblez croire qu’elle a échoué. 


                                Discussion :
                                D’abord, vous conviendrez qu’au lieu d’avoir initié ce principe de manière systématique et régulière depuis la naissance de l’enfant jusqu’à ses 18 ans, cette famille n’y est allée qu’une fois les hystéries (au sens commun) installées.
                                Quand les noeuds sont déjà très formés, chacun se retrouve dans une position très ultra et ramener tout le monde au centre est fort laborieux.


                                Toutefois, parce que chacun est alors lourdement installé sur sa position ultra, les conseils amicaux du tiers intercédant vers plus de centralisme passent pour violents aux yeux de tous. Et chacun se retrouve avec un mal fou pour justifier comment ou pourquoi quitter sa vieille profession de foi ultra. Quand on a argumenté (seul) pendant des années de sa position radicale comment justifier un beau matin de l’avoir modifiée seul, sans débat particulier ?

                                C’est alors que les confidents des membres de cette famille entendent de la bouche de chacun une protestation de violence ou d’impossiblité. Cela correspond, vous ne devez l’ignorer, au premier stade de la courbe de deuil (il faut quitter la position ultra, il faut en faire le deuil). Quand le confident entend cette plainte, (elle a été énoncée pour s’offrir au débat) il doit comprendre qu’il sert de déversoir, qu’il sert de témoin à ce début de conversion et de débatteur, de décristalliseur, surtout. Le confident sert d’huile.

                                Si je dis à un confident « Non mais tu te rends compte de ce qu’il me demande là ? », je semble certain de ne pas voir de raison de bouger mais en réalité j’entrevois déjà cette raison et j’invite à ce que ce soit débattu. C’est alors que le confident doit faire preuve d’intelligence. Il doit me proposer une raison d’opérer ce virage et me répondre ’’Bin je trouve que sa demande n’a rien d’excessif"

                                C’est quoi un véritable ami ou confident ?
                                Quelqu’un qui nous indique ne nous attendre que dans la rigidité, la fixité, dans le cadre photographique qui lui convient ou quelqu’un qui nous montre qu’il nous appréciera autant voire davantage si nous opérons un virage, une évolution ?


                                Indice.
                                Quand cette personne vous a cité les 30 €, ce qui est, chacun le sait une somme dérisoire au regard des enjeux, elle attendait, parce qu’elle est pauvre et économise chaque sou, que vous lui validiez cette dépense en lui disant que c’est un excellent investissement.
                                Même quand on est pauvre, dépenser 3 fois 30€ dans une année pour déserrer des noeuds familiaux, c’est très économique et vital.




                              • hacheii 14 janvier 2012 22:02

                                L’enfant voudrait avoir sa mère pour lui tout seul, il vit les séparations comme une petite mort à chaque fois, c’est là que se situe le principe de maturation identique au suicide, mourir pour renaître, ça donne tous les délires ...
                                .
                                Quand l’enfant commence à grandir, il comprend que le salopard qui l’empêche d’avoir sa mère pour lui tout seul, c’est un type qu’est là : il s’appelle papa et sa mère l’aime bien ... papa c’est le premier mot qui prend un sens pour l’enfant, le signifiant premier, c’est sur ce mot que se construit le langage, le verbe, c’est le nom - du - père.


                                • easy easy 15 janvier 2012 00:05

                                  Nonobstant tout ce que peut en dire Freud, je crois assez en ce phénomène mais en précisant bien qu’il vaut d’autant plus que le contexte culturel ou familial insiste sur le pouponnage maternel.

                                  Il existe des contextes où cette jalousie est beaucoup moins présente voire inexistante. Il en est ainsi des familles, villages ou peuples où l’enfant est très peu pouponné et très tôt mis en relation avec la meute des autres gosses. La mère passe alors rapidement accessoire (elle n’a pas de congé maternité et travaille comme d’ordinaire), surtout si le gosse vit et dort en meute avec les autres gosses, par exemple dans une longue case réservée aux femmes allaitantes et aux petits enfants. Le père ressort peu visible, passe quasiment inexistant car confondu avec les dizaines de tontons du quartier.

                                  C’est surtout depuis 1950 en France, où l’enfant est devenu fortement et longuement pouponné par sa mère en étant trop isolé d’une communauté de gosses, qu’il a vu en sa mère un alfa et oméga, qu’il a vu trop fortement la présence du père, qu’il en est donc devenu jaloux à grimper aux rideaux


                                • CHALOT CHALOT 14 janvier 2012 22:31

                                  Easy le divan devait être entre parenthèse....
                                  Parfois rien ne donne à penser ou à croire qu’un jeune ado va réellement craquer dangereusement.


                                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 15 janvier 2012 00:29

                                    Le livre d’Onfray m’a convaincu de la malhonnêteté fondamentale et de la médiocrité (je ne dis pas la nullité) de Freud dont l’école est très analogue en France à ce qu’est la scientologie aux Etats-Unis. Il est intéressant de voir comment son école a mis au point un système de défense consistant à « pathologiser » toute critique (comme la scientologie). Bref, si vous critiquez Freud sur l’essentiel de son axiome, vous êtes un névrosé réticent à sa médication : selon cet argument d’irréfutabilité, votre hostilité prouve que le freudisme est vrai. 


                                    Le problème pour le freudisme, c’est que la science, c’est justement ce qu’on peut réfuter ! Ce qu’on ne peut pas réfuter s’appelle la religion (« Celui qui ne croit pas en dieu est un mauvais croyant »). 

                                    En résumé, il m’apparaît assez clairement que Freud a généralisé un fantasme personnel, ou seulement commun à une minuscule partie de la population occidentale dont il faisait partie. S’il avait fantasmé sur le fait de se faire sodomiser par son chien (ce qui existe aussi) la psychanalyse aurait été plus amusante (la niche aurait remplacé le divan ?). 

                                    Cela n’enlève rien à la bonne volonté des thérapeutes et celle-ci peut rendre leur action salutaire même si la théorie de référence est fausse. Le fait qu’un prêtre bienveillant et attentionné puisse vous aider à surmonter votre douleur à la mort d’un proche n’est pas la preuve scientifique que Christ est ressuscité des morts. Cela signifie simplement que l’écoute et l’attention à l’autre sont importants pour l’être humain. De plus, Freud n’a pas inventé la psychanalyse et il n’est pas le seul à avoir travaillé sur le sujet. Tout simplement, il n’est pas le plus intéressant des acteurs de cette aventure.

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