• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Le motard

L’été est, dit-on, le temps de la lecture. Le temps, peut-être, de lire cette nouvelle noire...

André Sabatier laissa retomber sa fourchette. Cette blanquette était décidément trop copieuse. « Le genre de plat qui te fait tomber trois tonnes sur l’estomac ! » aurait affirmé ce barge de Rico. Avec à la clé un risque non négligeable de somnolence. Pour L’Ardéchois, pas question de se relâcher : il restait encore deux cents bornes à tirer jusqu’au rafiot qui devait le conduire jusqu’à sa planque irlandaise dans la baie de Dingle. Deux cents bornes d’une vigilance de tous les instants. En principe, pas de risque d’accroc : les barrages avaient été levés depuis belle lurette sur l’ensemble du territoire. Seul pouvait subsister, ici ou là, un contrôle de routine. Pas de quoi s’affoler : avec sa nouvelle tronche et ses fafiots de première bourre, les pandores ne verraient en face d’eux qu’un quadra peroxydé au look de tantouze, un dénommé Jean-Luc Thyssen, domicilié à Woluwé-Saint-Pierre dans les faubourgs chics de Bruxelles. Quant à la bécane, elle tournait comme une horloge helvète. Aucun souci à redouter de ce côté-là. Quand même, mieux valait garder les idées claires. Sabatier repoussa son assiette et commanda un double café sans passer par la case fromage ou dessert pourtant prévue dans le menu du jour à 13 euros. Il renonça, pour le même motif, à terminer son pichet de vin. Non sans un certain mérite : le pinard proposé par la patronne n’était qu’un vin de pays sans prétention, mais il caressait agréablement le palais. En d’autres temps, Sabatier aurait liquidé le picrate. En d’autres temps, il aurait également fait du gringue à la serveuse, une petite brunette au sourire espiègle et à la fesse aguichante. Du gringue, et plus si affinités…

Quatorze heures sonnèrent au coucou de la salle à manger sans troubler la quiétude des biches qui s’abreuvaient dans la mare de la grande tapisserie défraîchie qui ornait le mur du fond. L’Ardéchois vida son café. L’addition réglée, il sortit calmement du resto, sanglé dans son blouson de motard en cuir noir. Par chance, il faisait un temps exécrable, mélange de crachin et de bourrasques. Un temps à faire fuir le plus zélé des poulets. N’empêche, pas question de prendre le moindre risque. Sans hâte, Sabatier assujettit son casque, puis enfila ses gants. D’un revers de main, il balaya l’eau qui s’était accumulée sur le siège de la moto. La Kawasaki, docile, démarra au quart de tour. Une bonne machine.  

Le camion d’Yvon Coroller déboucha sur la crête. Un fort vent de nord-ouest balayait la lande. Tandis que le poids lourd tournait sur le rond-point, une rafale soudaine vint frapper la tôle. La carrosserie fatiguée émit une longue plainte métallique. Le conducteur n’y prêta pas attention. Machinalement, son regard s’était porté vers l’émetteur du Roc’h Tredudon dont l’antenne se perdait dans les effilochures de brouillard. Pas de danger qu’il saute celui-là, les mouvements autonomistes bretons avaient depuis longtemps renoncé à l’activisme violent. Dommage, d’une certaine manière, vu les programmes de merde que diffusait la télé et dont se gavait cette sotte de Katell dès qu’il avait le dos tourné. Bien que d’une nature paisible, Yvon Coroller en vint à souhaiter qu’une bonne charge d’explosif détruise une nouvelle fois le pylône, histoire de sevrer sa femme de ces inepties dont elle s’abrutissait des heures durant. Réflexion faite, mauvais calcul : elle lui pourrirait la vie jusqu’à l’installation d’une parabole. Une nouvelle plainte de la carrosserie ramena Coroller à sa conduite. Il haussa les épaules et s’engagea résolument en direction de Brasparts, sans un regard pour le Roc’h Trévézel dont les crocs de schiste lacéraient le ciel plombé.

Depuis son départ du restaurant, deux heures plus tôt, André Sabatier taillait la route avec prudence, en veillant à ne jamais dépasser les limitations de vitesse pour le cas où une patrouille de pandores serait embusquée à l’affût d’éventuels contrevenants. On ne sait jamais avec les flics. C’était toutefois hautement improbable, compte tenu de la météo dégueulasse qui sévissait sur l’Ouest depuis deux jours. En outre, il ne circulait qu’un faible nombre de véhicules sur cette route paumée des Monts d’Arrée. Faut dire que la contrée était pour le moins inhospitalière : de grands espaces pelés d’où émergeaient, ici et là, des moignons rocheux noirâtres tout ruisselants de pluie. En contrebas de la route s’étendait une immense cuvette désertique, faite de tourbières pisseuses et de landes marronnasses. Un vaste lac, dominé à l’une de ses extrémités par la masse de béton d’une ancienne centrale nucléaire, complétait ce paysage de désolation dépourvu de toute habitation visible. « Bienvenue à Brennilis », se dit mentalement l’Ardéchois en consultant la carte routière glissée sous le lecteur plastifié. 

Hervé Grall et Louis Hamon en avaient terminé avec Fanch Rivoal. Pour la troisième fois en moins de deux mois, le vieil homme s’était enfui de chez lui complètement à poil. Au risque de choper une bonne crève par ce temps de chien. Côté attentat à la pudeur, pas de danger que l’exhibition effarouche la maigre population de Botmeur, vu le délabrement physique du délinquant : torse aux côtes saillantes, membres décharnés, fesses inexistantes ; quant à l’appareil génital, bordé par un frisottis de crins blanchâtres et parcimonieux, il se résumait à des balloches flasques et une chose pendouillante et molle, à dégoûter la plus délurée des gamines. Á l’évidence, Rivoal n’avait rien à voir avec un faune lubrique. Tout au plus un vieillard gâteux. N’empêche, pour la deuxième fois, plainte avait été déposée à la gendarmerie. Enfin, l’affaire était maintenant définitivement réglée : la mort dans l’âme, Hortense Rivoal avait signé l’internement de son bonhomme dans une maison de retraite spécialisée.

Saloperie de temps. Sur la route du retour, les deux gendarmes décidèrent de s’octroyer une pause café à La Croix Cassée. Posé au bord de la route de Brasparts, le bistrot faisait figure d’oasis dans ce désert lugubre et sombre. Tandis que les gendarmes sirotaient leur jus au comptoir, le vent se renforça en mugissant sur la lande. Des bourrasques de pluie vinrent frapper les vitres du bistrot. Leur tasse bue, les gendarmes sortirent du café. Un camion chargé de tôles brinquebalantes les noya dans un nuage de flotte. Les flics prirent place en pestant à bord de leur Peugeot. L’adjudant Grall s’apprêtait à démarrer lorsqu’une moto surgit dans son rétroviseur. Le flic la laissa passer et se coula dans son sillage en direction de la brigade. 

Pas de doute, le camion vibrait. Les sangles qui maintenaient le chargement avaient pourtant été serrées au maximum. Toujours pareil avec ces putains de tôles : au bout d’un moment, quoi qu’on fasse, ça finissait par jouer avec les cahots de la route. Un instant, Yvon Coroller fut tenté de s’arrêter sur le bas-côté pour s’assurer de la solidité de l’arrimage. Bah ! plus que quinze bornes jusqu’à Pleyben. Ça tiendrait bien jusque là ! D’ailleurs mieux valait ne pas s’arrêter maintenant. Les poulets étaient à La Croix Cassée. Sûr qu’ils viendraient l’emmerder s’ils le voyaient garé en bord de route par ce temps. Coroller brancha l’autoradio. La voix éraillée d’Arno emplit l’habitacle : « She’s a bathroom singer… » Katell aussi était une bathroom singer. Qu’est-ce qu’elle pouvait le faire chier avec ses bluettes à la con. Ras la casquette des Fabian, Obispo, Dion et autres Cabrel. Yvon Coroller changea de station, dénicha un Carlos Nuñez de derrière les fagots. Il s’abandonna à la voix chaude de la gaïta du galicien. 

L’Ardéchois fronça les sourcils en voyant la bagnole des gendarmes prendre son sillage. D’un geste machinal, il s’assura de la présence du Manurhin dans sa poche droite. Fausse alerte : les pandores restaient sagement calés dans son dos, à mille lieues d’imaginer que le motard belge qui les précédait était l’homme le plus recherché de France. Sabatier sourit : on ne laisse pas trois flics au tapis sans s’attirer quelques désagréments. Malgré la levée des barrages, l’Ardéchois savait que la traque se poursuivait dans l’ombre, haineuse, déterminée, impitoyable. Une traque à mort. Sa propre mort. Celle d’autres flics. Les deux peut-être. Les deux sans doute. Une seule chose était sûre : il n’y aurait jamais de procès Sabatier.

Yvon Coroller avait laissé sur la droite la petite route qui montait au Mont Saint-Michel de Brasparts. Masquées par les flaques d’eau, des nids de poule parsemaient les bords de la chaussée par endroits. Le camion les franchissait en gémissant. Absorbé par l’écoute de Carlos Nuñez, le conducteur n’y prêtait guère attention. Soudain, un cahot plus violent provoqua une embardée du camion. Un claquement sec se produisit à l’arrière. Coroller comprit aussitôt qu’une sangle venait de se rompre. Comme pour lui donner raison, le chant métallique des tôles en goguette vint couvrir le son de la gaïta. Le conducteur émit une bordée de jurons. Entre temps, le halo jaunâtre d’un phare s’était inscrit dans le rétroviseur : une moto avait entrepris de le doubler. Lancé sur son erre, le deux-roues parvint à la hauteur de la cabine. Ce fut la dernière image qui s’inscrivit dans l’œil du conducteur. Il s’affala sur son volant, le cœur foudroyé par l’horreur. 

Prudemment, l’adjudant Grall stoppa la Peugeot à distance de l’accident : des feuilles de tôle, portées par les rafales de vent, continuaient de voler ça et là sur la chaussée et la lande, comme autant de menaces. Á cent mètres de là, le camion avait versé dans le fossé. La moto et son pilote gisaient un peu plus loin, couchés sur le bitume détrempé. Tandis que son collègue alertait la brigade, le lieutenant Hamon, intrigué, s’extirpa de la voiture malgré le danger : lors de l’accident, il avait cru voir un objet noir rebondir sur la route en avant de la voiture pour finir sa course dans les bruyères du bas-côté…

Trente secondes plus tard, l’officier, livide, vomissait son déjeuner. Á ses pieds gisait un casque dont la visière avait été arrachée. Deux grands yeux étonnés fixaient le gendarme. Le cou ensanglanté du motard avait été tranché net, comme au rasoir.


Moyenne des avis sur cet article :  3.74/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

67 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 2 août 2012 10:28

    Est-ce que vous relatez un fait ou vous écrivez une histoire 

    Quel est le sens de votre article , je n’ai rien compris ... ? 

    Philippe 

    Motard Bandit 1250 

    • Fergus Fergus 2 août 2012 10:37

      Bonjour, Devphil.

      Cette nouvelle m’a été inspirée par un fait divers réel survenu il y a quelques dizaines d’années : un motard décapité par une tôle et le conducteur victime d’une crise cardiaque.


    • devphil30 devphil30 2 août 2012 10:48

      Pas gai votre histoire....

      Je vais éviter de suivre les camions de toile en Ardèche.

      Surement que le motard avait été imprudent ....c’est le discours que nous avons trop souvent entendu pendant 5 ans mais le calme est revenu depuis Mai 2012.

      Oui le motard est très exposé et il faut aussi arrêter de penser qu’il cherche à s’exposer 

      Que les automobilistes viennent faire un tour en moto pour comprendre les dangers de la route.
      Le risque du fait des voitures , des camions , des plaques de gazole dans les ronds points , de l’infrastructure en cas de chute ( barrière , poteau , panneau , glissière etc .... )

      Je ne parle pas des voitures qui tournent sans signe , des téléphones au volant ( bonjour la conduite acrobatique dans les ronds points ) , des touristes qui ne savent où ils vont et qui se décident très vite au dernier moment , des jeunes qui roule n’importe comment , des personnes agées etc ....

      En fait la route devrait être réservé aux motards ...( je plaisante ) mais n’oublions pas que le taux de mortalité en moto est très important , un simple accrochage entre deux voitures peut être mortel dans le cas d’un moto.

      Bonne route à tous les motards , profitez du beau temps et soyez prudent 

      Philippe

      P.S : je vous plus ... 



    • Fergus Fergus 2 août 2012 10:56

      @ Devphil.

      Le fait est que les motards sont très exposés pour toutes les raisons que vous avez évoquées.

      Le fait est également que la grande majorité d’entre eux se comporte de manière normale et courtoise.

      Reste la minorité d’individus qui se fichent des régles élémentaires et prennent, tant pour eux-mêmes que pour les autres, des risques inconsidérés. Mais on trouve les mêmes dérives chez les automobilistes...

      Bonne journée.


    • Taverne Taverne 2 août 2012 15:01

      J’avais entendu parler de cette vieille histoire. Racontée des dizaines d’années après. Comme on dit « vieux motard que jamais ».

      Fergus, j’espère que tu es rémunéré par la Sécurité routière.


    • Fergus Fergus 2 août 2012 15:53

      Salut, Paul.

      La motard décapité ne relève malheureusement pas de la légende, ce fait divers a bien eu lieu.

      Pour ce qui est de la sécurité routière, c’est l’affaire de tous. Dommage que tout le monde n’en ait pas conscience.

      Bonne journée.


    • Zord Zord 2 août 2012 16:16

      « La motard décapité ne relève malheureusement pas de la légende, ce fait divers a bien eu lieu. »

      Alors que j’étais encore apprenti, Je me souviens toujours de la remarque que m’avait fait le moniteur pour notre première sortie moto en autoroute.

      « Tu vois les glissières de sécurité ? En langage motard, on appel ça une guillotine »


    • Fergus Fergus 2 août 2012 16:22

      @ Zord.

      Ce moniteur avait raison. Ce sont d’ailleurs des accidents impliquant des motards qui ont amené les pouvoirs publics à exiger des fournisseurs des glissières nettement moins dangereuses que celles des premières générations.


    • Michel DROUET Michel DROUET 5 août 2012 16:27

      La première phrase du commentaire de devphil30 est sans doute le meilleur compliment que l’on puisse vous faire, Fergus


    • Fergus Fergus 5 août 2012 17:43

      Bonjour, Michel.

      Merci pour ce commentaire. Pour parler sérieusement, je crains ces camions chargés de tôles et, comme exprimé plus loin dans un autre post, les chargements de billes de bois, tous potentiellement porteurs de danger en cas de rupture d’un élément d’arrimage.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 août 2012 10:41

      En voulant échapper à l’abbaye de monte à regret ,l’aura tout de meme goutté la veuve ,Sabatier !
      Merci Fergus, tres bien écrit .


      • Fergus Fergus 2 août 2012 10:49

        Merci, Aita Pea Pea.

        Une forme de justice immanente a frappé Sabatier, mais en faisant une victime collatérale : le conducteur du camion, lui-même coupable de négligence.

        Bonne journée.


      • ZEN ZEN 2 août 2012 12:25

        Salut Fergus

        « Bienvenue à Brennilis »

        Humour radioactif ?

        Cycliste et motard, je suis toujours en bonne position, avec une vision dégagée, pour observer les comportements routiers de mes semblables dans leur drôle d’engins à quatre roues et pour anticiper toutes les fantaisies routières.
        Mais je fais gaffe quand même, me sachant mortel... smiley


        • Fergus Fergus 2 août 2012 12:52

          Salut, Zen.

          Dommage que la centrale de Brennilis continue de s’incruster dans le paysage, des années après sa fermeture car la contrée est superbe, sauvage à souhait et, dans les tourbières du Yeun Elez (le marais de l’Enfer), riche d’une flore et d’une faune particulièrement intéressantes.

          Pour ce qui est des comportements aberrants, même les piétons sont parfois totalement inconscients. Mais il est vrai que certains conducteurs, notamment de grosses berlines ou de 4x4 surpuissants, sont de vrais dangers publics.

          Bonne journée.


          • Georges Yang 2 août 2012 13:54

            Bonjour Fergus

            Vous écrivez bien, mais je ne peux laisser passer

            La blanquette n’est lourde que si l’on farine trop et ne citrone pas !


            • Fergus Fergus 2 août 2012 15:36

              Bonjour, Georges.

              Merci pour ce commentaire. J’avoue ne pas être un spécialiste de la blanquette, je m’en remets donc à votre jugement.


            • Zord Zord 2 août 2012 15:37

              En 15 ans de moto, j’ai été témoin de 2 accident dont un mortel et pour les 2, des motards extrêmement prudents qui n’ont juste pas eu de chance. Un automobiliste qui tourne sans clignotant pour l’un, une flaque d’huile sur une voie d’accélération pour l’autre. Bref, aujourd’hui je sors moins mais à chaque fois que j’enfourche la bécane je ne peux pas m’empêcher de penser qu’avec la moto on joue un peu à la roulette russe ... mais voilà, il se trouve c’est un put* de plaisir !


              • Fergus Fergus 2 août 2012 16:03

                Bonjour, Zord.

                Comme je l’ai écrit plus haut, je pense que la majorité des motards est respectueuse des règles de circulation. Encore ne faut-il pas nier les comportements dangereux de quelques-uins, à l’image de celui du fou que j’ai vu, il y a quelques semaines, traverser le centre-ville de Rennes à 90 ou 100 km/h ; ou de ces guignols qui, toujours en centre-ville, se lancent dans des rues fréquentées par les piétons sur les roues arrière ! Pa chance, ces inconscients sont très minoritaires, mais on ne peut nier qu’ils existent.


              • Zord Zord 2 août 2012 17:56

                « l’image de celui du fou que j’ai vu, il y a quelques semaines, traverser le centre-ville de Rennes à 90 ou 100 km/h »

                Personnellement je pense que des fous, y en a autant aux volants sinon plus (sensation de sécurité accrue en voiture)
                Désolé mais votre exemple est la remarque typique de l’automobiliste, celle que mes parents me sortent à chaque repas : « y a une dingue qu’a fait crié sa moto, un vrai fou ! j’espère que t’es pas comme eux noudidiou »
                En fait ce qui n’aide pas le motard, c’est l’image qui donne, casque parfois intégral avec visiere noire, blouson cuir, moteur bruyant.
                Un type dans une audi siliencieuse en costard cravatte à la même vitesse, on ne s’en souvient pas le lendemain et pourtant il est tout aussi dangeureux.


              • Fergus Fergus 2 août 2012 18:58

                @ Zord.

                Je veux simplement souligner que le monde des motards, comme celui des automobilistes, n’est pas peuplé uniquement de personnes respectueuses des autres et des règles de circulation. Nier cette évidence comme le font certains motards est aussi contreproductif qu’entendre un garagiste affirmer qu’il n’y a pas de margoulins dans la profession.


              • files_walQer files_walker 16 août 2012 17:39

                @Zord


                Je confirme, un P... de plaisir.
                Alors tant pis pour les tôles.

                Je ne fait jamais de vieux os derrière les poids lourd.

              • Fergus Fergus 2 août 2012 16:13

                Bonjour, Démosthène.

                Un « bon motard » est à mon avis un... bon motard, quel que soit son âge. Idem pour l’automobile.

                On peut d’ailleurs être un mauvais conducteur ou un mauvais pilote en étant paradoxalement toujours dans son droit. Tel cet ex-copain de sport qui s’en remettait au code de la route jusqu’à la manie : fort de sa priorité, il a été victime de nombreux accrochages (heureusement sans gravité corporelle) pour n’avoir pas voulu céder à des conducteurs irrespectueux de ce code. Idem pour la mère d’un jeune footballeur dont j’avais la responsabilité : plusieurs cartons avec des bus parisiens dont chacun sait qu’ils leur arrive de griller des feux.


              • devphil30 devphil30 2 août 2012 16:54

                Le motard ou l’automobiliste se bonifie avec le temps car l’expérience et la prudence deviennent plus présente.

                Mais un vieux motard doit être plus respecté car il a réussi à éviter les dangers mortel de la route alors que pour l’automobiliste il s’agirait juste de tôle froissé. 

                Philippe 

              • Bilou32 Bibi32 3 août 2012 09:30

                Moi j’ai beaucoup plus de chance, 35 ans de moto, et la première gamelle il y a 2ans. Un tube de métal de 60 cm de diamètre poussé par une bourrasque, et hop, le temps d’esquisser un freinage, la roue avant dedans, et un superbe soleil !!! Dommage que personne n’ai filmé... J’ai fini dans un fossé rempli d’eau alimenté par des rejets de fosse septique... juste un peu égratigné par mon éjection. La honte, à 50 berges !!!  smiley
                Dans ma jeunesse j’ai perdu un copain, son premier accident après 6 ans de permis a été le bon (une voiture qui se gare, puis fait demi tour sur la route deavnt lui) . C’était un gars adorable... Il venait de s’offrir une Honda 1000 CBX. Les autres ont tous tapé un peu, mais s’en sont tous remis. Mon frère a arrêté la bécane quand une voiture lui a coupé la route en ville. Il boîte encore bien 10 ans après. Mes deux fils ont des motos (des avions de chasse comparé à ce que j’avais à l’époque) et çà me fait flipper.
                Un motard est vraiment peu de chose...


              • Fergus Fergus 3 août 2012 09:42

                Bonjour, Bibi32.

                Le fait est que les motards sont particulièrement exposés dans la circulation du fait des comportements dangereux de nombreux automobilistes. Mon fils ne roule pas en moto mais en scooter, et lui-même est allé deux fois au tapis (renversé la dernière fois par... Vincent Lindon).Par chance, ces accidents ont eu lieu en ville et se sont révélés sans gravité, hormis pour le carénage du scooter.


              • louviellas louviellas 2 août 2012 16:08

                @ Fergus

                « D’un geste machinal, il s’assura de la présence du Manurhin dans sa poche droite. »

                Chapeau bas, Fergus, car même certains qui se prétendent experts en armes de poing sont incapables d’orthographier correctement le nom de cette marque bien Française.

                Et pourtant, c’est comme le Port Salut.
                C’est écrit dessus.


                • Fergus Fergus 2 août 2012 16:18

                  Bonjour, Louviellas.

                  Il se trouve que je connais depuis fort longtemps l’existence de la manufacture d’armement de Mulhouse. Pas de mérite par conséqunt à orthographier correctement le nom de cette arme.

                  Quant à lire dessus, comme sur le Port-Salut, pas évident, sauf à fréquenter flics ou voyous.


                • brieli67 3 août 2012 05:54

                  Manurhin et Mulhouse 


                  on y fait apparaitre le PDG Manurhin- Matra
                  on omet de nous parler de l’énorme production de mines antipersonnelles

                  si si on en pose encore des MAP 


                • Fergus Fergus 3 août 2012 09:36

                  Salut, Brieli.

                  Le fait que Manurhin ait fabriqué et vendu des MAP est peu connu du public. Où en est-on à ce propos de cette branche de l’activité de la manufacture ? Je croyais que les MAP avaient disparu du catalogue de Manurhin.

                  Dommage, mais l’accès au reportage pose problème : tantôt indisponible car retiré du web, tantôt des images sans son.

                  Bonne journée.


                • brieli67 3 août 2012 10:54

                  faut insister un peu sur ce document.


                  je ne sais que fait l’horloge parlante sur ce 20 heures !!!

                  le PDG de Manurhin - haut fonctionnaire et énarque toujours proche ou pas loin de la vente d’armes et ce pendant 5o ans :

                  Antoine VEIL--- La Manu - Matra non cité dans Wiki 

                • Galérien 2 août 2012 17:16

                  Bonjour Fergus,

                   On ne sait jamais comment la mort va nous frapper, quelquefois de façon la plus improbable et effroyable, les faits divers nous le rappellent chaque jour.
                  Pour ce motard en cavale la sentence divine a été aussi impitoyable (un succédané de la « veuve ») que celle des hommes.


                  • Fergus Fergus 2 août 2012 17:30

                    Bonjour, Galérien.

                    Et cela sans avoir subi la condition carcérale. Une mort rapide de surcroît.


                  • Fergus Fergus 2 août 2012 22:25

                    Pour rassurer les moinsseurs, je précise que j’ai toujours été résolument contre la peine de mort. J’ai même activement participé à une campagne d’Amnesty à l’occasion des JO d’Atlanta.


                  • Aafrit Aafrit 2 août 2012 21:45

                    Bien écrit, merci !

                    Y a du Steinbeck là dedans ! smiley

                    • Fergus Fergus 2 août 2012 22:22

                      Bonsoir, Aafrit.

                      Mon « motard » et ses personnages sont bien modestes comparés aux figures de la « Rue de la Sardine »


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 5 août 2012 14:13

                      Pourtant ta blanquette vaut bien une tortilla. Lugubre histoire, mais belle. Merci.


                    • Fergus Fergus 5 août 2012 14:58

                      Bonjour, Le Manu.

                      Merci pour ton commentaire.


                    • latortue latortue 3 août 2012 10:45

                      Salut fergus : histoire digne d’un polar que vous devriez écrire .j’ai été motard de nombreuses années sans jamais avoir eu le moindre accident je roulais sur un custom 900 CC le seul problème que j’ai eu c’est une chute sur crevaison de la roue avant .Par contre je vois des motards qui roulent comme des malades et qui se permettent une interprétation bien a eux du code de la route ,ne parlons pas des routes de l’Ardèche qui sont la sortie dominicale des motards de la région il faut voir ça et rare sont les Dimanches ou il n’y a pas d’accident .Tous les ans 1000 motards meurent sur le bitume et c’est bien triste de voir toute cette jeunesse partir si tôt, la vitesse ça grise, les virages couchés qui s’enchainent , les accélérations foudroyantes,et les petites courses entre motards qui passent comme des bombes humaines ont a tous vue ça sur la route.


                      • Fergus Fergus 3 août 2012 11:52

                        Salut, Latortue.

                        J’avoue ne pas comprendre pourquoi certains motards raisonnables se montrent implicitement solidaires de ceux qui pilotent leur machine de manière dangereuse. Dénoncer les comportements aberrrants de tous les fous de la route, qu’ils soient sur 2 ou 4 roues, devrait être la généralité. Si tel était le cas, peut-être parviendrions-nous à limiter ces dérives que le silence ne fait que conforter.

                        Bonne journée.


                      • brieli67 3 août 2012 13:38
                        Avant la R8 Gordini, ce sont les Dauphines qui gagnaient de rallye en rallye.

                        C’est une traction arrière : fallait sabler ou plomber sinon elle volait de dos d’ânes en dos d’ânes.
                        une des pistes « d’en vol » : le pont au-dessus de la Marne au Rhin à hauteur de l’ Auberge de la Forêt de Brumath ( qui faisait dancing en ce temps -là) 
                        Le pare-brise était impardonnable : 4 étêtements à cet endroit.
                        Renault avant d’arrêter la Dauphine a eu la merveilleuse idée de gonfler le moteur : passer de 115 à 155 km/h. Une hécatombe dans les années 65


                        complément la Manu chez Sarko décembre dernier :

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires