• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le Surhumain nietzschéen expliqué grâce à mon chien

Le Surhumain nietzschéen expliqué grâce à mon chien

Grand (re)lecteur de Nietzsche, j'ai eu une idée en baladant mon chien d'un an et demi, tandis que je comprenais que son attitude, "adolescente", était en passe de devenir "jeune adulte", pour son espèce. Qu'est-ce donc ? ... C'est que : à l'état de nature, mon chien n'aurait jamais été entravé, quand bien même j'emploie une longe sur des terrains verts et arborés, pour le laisser divaguer. Bien sûr, je préfère pouvoir le lâcher mais : 1) ce n'est pas autorisé dans toutes les zones et, 2) même dans la cambrousse, j'ai rencontré des débiles croyant mon chien agressif de ce qu'ils ont peur et, ayant peur, de ce qu'ils le rendent ainsi sur ses gardes voire lâchant un aboiement ("justifiant" leur peur aux yeux des débiles, ce qui m'a toujours beaucoup fait rire au fond, tandis qu'il faut bien gérer ces débiles pourtant). Bref, donc, à l'état sauvage, qui devrait être sa condition naturelle, mon chien n'aurait pas été entravé - et serait peut-être demeuré lupin comme ses cousins, mais c'est une autre histoire évolutionnaire ...

 

A l'état sauvage, non-entravé, mon chien aurait eut toute la réflexologie nécessaire à sa survie, et précisément en meute (les chiens vivent en meute, on dit aussi meute de chiens à leur sujet). Là, il passerait pour lupin, donc, bien plus farouche à l'humain qu'il ne l'est qu'envers les seuls débiles entre les humains (à cause d'un trauma non-surmonté, comme à cause de leur névrose narcissique, leur mode de vie sur-smartphoné quand bien même gamers des pires jeux vidéos Pegi18, ou que sais-je). Il serait passé pour plus farouche, précisément, de ce qu'il n'aurait pas été domestiqué. Mais remarquons aussitôt que la domestication de mon chien est bien plus légère, que la domestication que ma vieille voisine a donnée à sa petite crotte à ruban : toujours au pied ou dans ses bras, prête à aboyer comme la crotte qu'elle est, à la fois au faîte de sa vulnérabilité de crotte, et débilitée par sa domestication. Mon chien, pour qu'il reste au pied sans tiroter, il faut que je lui refasse une semaine "à la courte", mais je l'aime ainsi vitalisé par tous les sprints qu'il peut s'autoriser sur 10 mètres, quand le croisant renifler, il ne me poursuit qu'au bout des 5 mètres de longe et me dépasse jusqu'au bout, où d'ailleurs il a appris à ralentir plutôt qu'à valdinguer depuis le temps ! (sa taille est moyenne, il ne m'emportera nulle part).

Or, donc, je me disais ce soir, le baladant, que pour moins débile qu'il soit, comparé à la crotte de ma voisine, il n'en reste pas moins débilité en quelque façon : il ne vit pas en meute, quand bien même j'aime à le socialiser librement avec ses pairs quand je peux (ce qui est rare, vue la débilité des gens par les temps qui courent, sans parler des maîtres disposés à laisser jouer leur chien, même très-volontaires à me devancer dans la démarche, mais qui prennent leur chien pour un avatar d'eux-mêmes et ne supportent pas que dans la hiérarchie de dominance à laquelle s'adonnent ces bêtes, mon chien domine - quand c'est le leur, pas de problème, les débiles ; où je me fous que mon chien gagne ou perde : ça lui apprendra) ... mon chien ne vit pas en meute, donc, et il faudra toujours que je le discipline d'une manière ou l'autre, à la fois rapport aux lois et rapport à moi, sans quoi "monsieur" prendra ses aises "à la maison", par égoïsme instinctif. Rien que de normal.

Pour autant, j'étais presque blessé, navré et déçu, à l'idée de me dire que cette bestiole ne prendra jamais son autonomie, ne s'émancipera jamais, quand bien même je ne suis pas de ceux à pleurer devant l'Envolée sauvage ou le Grand Voyage, depuis mes 10 ans. En effet, je pensais à l'enfance humaine qui, devenant adolescente, devait pouvoir prendre son autonomie, s'émanciper (ce à quoi, au passage, l'actuelle jeunesse n'est plus préparée, débilement & débilitée). Il s'agit bien là, de donner à nos petits d'Hommes, les moyens d'en devenir - des Hommes. Et pourtant ! il faut bien les discipliner comme des chiens, aussi ! sinon que cette discipline n'a pas les mêmes formes ni vocations.

Naturellement, Jean-Jacques Rousseau ne serait pas d'accord avec moi. Mais alors, non seulement Jean-Jacques Rousseau est-il le premier ou le quasi-premier (dans l'Histoire universelle) à vanter les mérites du rien-faire-éducatif (l’Émile) mais en sus les nations plus sauvages que sa civilisation, desquelles il crut bon de devoir s'inspirer, et pour autant qu'elles laissassent divaguer leurs enfants dans des conditions qui sembleraient atroces à n'importe quelle mère occidentale, ne sont absolument pas dans le rien-faire-éducatif : laisser-faire, donner-à-jouer librement, qu'on se le dise ou qu'on le réalise, sont humainement des choix. Or, les nations en question sont fortement disciplinaires par ailleurs. Exit Rousseau, et avis à l'éducation populaire & autres pédagogistes rousseauistement trop-enthousiastes : vous ne faîtes jamais que sous-hominiser le monde.

Bon.

Je disais donc, qu'il fallait bien discipliner notre jeunesse. Le lecteur militamment réflexe aura déjà bondi, à la lecture de mon comme des chiens, mais je ne vois pas en quoi une génitrice canine diffère techniquement d'une génitrice humaine, en dehors du temps de maturation et des formes & vocations éducatives. Si, avant trois mois, le chiot est retiré à sa mère, il aura un trauma doublé d'un manque d'esprit canin pratique, de même que le petit d'Hommes avant ses quelques cinq ans (pour autant, au-delà de deux mois, il ne viendrait à aucune génitrice canine l'idée de protéger plus avant son petiot, contrairement à ces débiles humaines au fond incestuelles dans la démarche, qui te débilitent leurs enfants doublement gâtés & atrophiés). Notez que l'Homme a fort besoin d'un second dans la démarche éducative, mais certes pas autant que toutes nos "communautés éducatives" veulent bien se croire justifiées, bien que cela puisse aider, dans des sociétés aussi complexes que les nôtres. Tout est à relativiser, dans un sens comme dans l'autre.

Bref.

Entre mon chien et la crotte de ma voisine, ou entre untel enfant éduqué par une mère reconnaissante envers son second (les maîtres/les parents sains existent, heureusement) et tel autre enfant absorbé dans un utérus symbolique comme en phallus imaginaire, etc. il y a un monde disciplinaire/éducatif, par lequel nous sommes maintenant en mesure de réaliser ce que Nietzsche définit par élevage et dressage, quand bien même il ne parle vraiment de domestication que pour le deuxième terme.

Élève, celui qui donne-les-moyens-de, disciplinairement, y compris en accordant des libertés en confiance. Par exemple, si vous voyez que telle personne est vraisemblablement nulle en Truc, vous l'orienterez disciplinairement pour qu'elle puisse s'encapaciter, y compris en la laissant à sa débrouille parfois, sans quoi elle ne comprendra jamais la nécessité d'avoir à s'en tirer de soi, ni ne connaîtra jamais ses limites et ses possibilités.
Dresse, celui qui donne-les-manies-de, sentimentalement, y compris en accordant des libertés en méfiance. Par exemple, si vous voyez que telle personne est vraisemblablement nulle en Truc, vous la séduirez sentimentalement pour qu'elle vous ressemble, et par là ne puisse jamais aller au-delà du point où vous êtes arrivés - sauf à réaliser qu'elle s'embourbait/se dépatouillait avec un débile, - par quoi dans l'immédiat, elle ne comprend pas la nécessité d'avoir à s'en tirer de soi, ni ne connaît une seule toute petite de ses limites et de ses possibilités réelles, malheureuse, irréaliste dans la démarche à travers votre coresponsable débilité (vous la sentez, là, l’Éducation Nationale féminisée à quelques 70% ? à la fois maternante quand les femmes qui l'animent sont débiles, or les débiles sont nombreux aujourd'hui ... et à la fois sur-dressante, institutionnellement, quand bien même "les bons profs" disciplinent de façon élevante). Pour un chien, passe encore : il n'a pas le potentiel développemental d'un humain.

A la fin, donc, Nietzsche ne parle jamais d'émergence du surhumain, que dans les dispositions de l'élevage. Soit donc cet Homme (et "Quand je parle des Hommes, j'embrasse toutes les femmes", V. Hugo ... ), Homme auquel, de la naissance jusqu'à l'adolescence, on aura donné une éducation élevante, n'ayant jamais pour fin que l'émancipation, que d'aller au-delà de tous et tout, mais dans ce qu'il peut faire, indépendamment de toute performance concurrentielle débile, quand bien même des compétitions çà et là ne font jamais de mal, comme on prend le pouls de ses capacités.
Cet Homme, alors, à tous les niveaux (instinctifs, émotifs, cognitifs) doit avoir bénéficié des meilleures dispositions, pour sentir sans avoir à y penser, tout son potentiel - toute la volonté de puissance qu'il est toujours-déjà. Or, le sentant, cet Homme ne peut plus endurer qu'avec un sourire ironique les environnements dressants (de travail ou autre) et avec un rire dionysiaque les débiles & débilités idoines ...

... cet Homme, s'il n'est pas surhumain, est en passe de le devenir, mais il a toute l'humanité contre lui qui, comme disait Nietzsche, le prend pour un démon, un salopard, un fou dangereux, un psychopathe à enfermer aussi vite que possible, à évincer re- ou dis-torsement, à dénier, refouler, oublier, rejeter comme paria - et, ce, sans même qu'il ait levé le petit doigt, par transfert affectif.

Mais enfin, mettons maintenant que cet Homme surhumanisant finisse par régner sur Terre, ayant aboli toute débilité, ou bien l'exploitant pour son devenir dans la domestication que les débiles aiment encore le mieux. Sur des éons, ne faut-il pas que la surhumaniste société de notre Homme, accouche d'une sur-espèce humaine, évolutionnairement ? ... accouche du Surhomme, qui ne sera plus Homme, ni même Sur, mais Tout-Autre ? ...

... Et dans ces conditions, comment voulez-vous que le transhumanisme et transhumanistes idoines, accouchent du surhumain ? ... Ils n'en ont tout simplement pas les moyens : leurs projets sont humains, trop humains, par dressage biotechnologique cypher- & cyber-punk, hacker ou pas, et le Néo des Watchowskis dans Matrix peut aller se coucher.


Moyenne des avis sur cet article :  1.19/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

57 réactions à cet article    


  • Chourave Bécassine 29 septembre 12:16

    Moi, mon chat, il est pourtant intelligent, mais il est nul en géométrie.


    • Morologue Morologue 29 septembre 12:18

      C’était très intéressant, Mère Bécassine. Si, si ...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 septembre 12:23

      @Bécassine

      Vouais...mais il sera toujours plus balaise que vous pour chopper un machin en 3 D ...dans la vie quoi .


    • Chourave Bécassine 29 septembre 12:23

      @Morologue


      par contre, le cheval du fermier d’à côté, il est pas très malin...

    • Morologue Morologue 29 septembre 12:30

      @Bécassin. Allons madame, ne soyez pas si spéciste.


    • Morologue Morologue 29 septembre 12:32
      @Aita Pea Pea. C’est juste. « Quoi ?! La géométrie ne serait-elle pas tout ?! L’esprit pratique aurait-il aussi sa part ? Les chevaux auraient donc une valeur ?! » ^^

    • exocet exocet 29 septembre 13:07

      Et est-ce qu’il ramasse les crottes de son chien, au moins, Morologue, le prétendu philosophe ?


      • Morologue Morologue 29 septembre 13:44

        @exocet. Oh, oui ! Exocet, vous avez raison, être un citoyen responable, c’est essentiel, mais enfin : mon chien est dressé pour faire dans l’herbe uniquement, et je regrette parfois le manque d’écologie, à devoir ramasser même sur des platebandes non-occupables par des chalands. C’est que, on oublie que premièrement, ça fertilise les sols, dans notre hygiénisme de grandes bourgeoises, vous comprenez, aux maris d’autant plus effarouchés par une crotte.


      • Morologue Morologue 29 septembre 13:51

        Mais qui diable vous permet de dénigrer ma compétence philosophique sans contre-argument viable, dévaleureux ?


      • arthes arthes 29 septembre 17:53

        @Morologue

        En ce qui concerne vos compétences philosophiques....Hummm hummmm
        Vous n’êtes pas Schiller par exemple lequel déjà au 19 ème voyait bien plus loin et plus profondément que vous sur la nature humaine, avec vous, on finit par croire que la différence entre l’animal et l’homme se sont les névroses, votre vision matérialiste et clinique de la nature humaine est d’une grande pauvreté, à mon sens.

        Quant à Schiller, on va faire simple pour rester dans le sujet :  « Il y a selon lui deux facultés fondamentales dans la nature humaine  : la nature sensible et la nature raisonnable. »
        l’impulsion de la sensation ’le désir physique et la volonté qui vient du métabolisme« et l’impulsion de la raison, le rationalisme, qui réprime la première impulsion et qui se trouve dans le domaine du »je dois, je ne dois pas« 

        Chacune répond à une nécessité qui lui est propre et par la l’homme ne peut être libre si il se soumet à l’une où à l’autre, car dans les eux cas il se soumet par nécéssité..
        Donc il ne peut être ce surhomme que vous évoquez.

        Aussi , il lui faut trouver un médian, et pour cela s’éduquer lui même, trouver en lui lmême et par lui même ce qui lui permettra d’harmoniser ces deux impulsions, trouver en lui même la liberté.

        C’est en fait le drame de l’homme moderne de nos jours, souvenez vous lorsque je vous avais livré l’analyse de la BD Astérix et Obélix : »l’homme tête«  raison et » l’homme ventre "métabolisme , lesquels forment l’humain shyzophrène de notre vécu contemporain

        Ou peut bien se trouver ce médiateur intrinsèque à l’humain ?

        Schiller à bien posé le problème, il était assez rationnel, admirateur de Kant qui l’a beaucoup influencé, mais railleur aussi envers ce dernier, et encore empreint d’un peu de la vieille spiritualité ....

      • Morologue Morologue 29 septembre 18:00

        @arthes. C’est gentil de nous parler de Schiller, mais il n’a jamais suffi d’opposer un philosophe à un autre pour décréter qu’untel a compris ou non tel philosophe - et c’était sans compter que vous êtes le seul à dire que je péterai plus haut que mon cul, à me comparer à Schiller pour évidemment me relativiser par le bas. Mais ce n’était que votre seule affaire et jamais, jamais, la mienne.


      • arthes arthes 29 septembre 19:59

        @Morologue

        Heu....Je ne vous considère pas comme un philosophe déjà, et mon action ne vise pas à vous comparer du coup, mais à vous apporter des éléments de réflexion.

      • Morologue Morologue 29 septembre 21:04

        @arthes. « Vous n’êtes pas Schiller par exemple lequel déjà au 19 ème ... » disiez-vous. Enfin bref, vous vouliez me faire réfléchir, et vous êtes gentil.


      • arthes arthes 30 septembre 00:58

        @Morologue
        Et alors ?

        Vous avez un problème avec Schiller ?

      • Morologue Morologue 30 septembre 10:14

        @arthes. Il faut que je vous laisse. Cordialement


      • Ciriaco Ciriaco 30 septembre 23:15
        @arthes
        Voilà une réflexion que je trouve intéressante. Je ne connais pas Schiller. Peut-être faut-il rappeler à cette occasion que la philosophie est un travail d’une vie, et que c’est une activité qui ne tend précisément pas à faire de celui qui s’y adonne entièrement un être de club.

        Au mieux peut-on, dans le temps que nos activités et leurs formations si radicales nous laissent, soit peu, tenter de se pencher sur quelques questions dans une vie.

        Il est notable que les verrous de la conscience morale soient de nos jours très bousculés. On peut se demander s’il est le fait d’un ennemi destin que la nature humaine soit ainsi, et par suite, se questionner sur ce que constituent ces verrous, ou dit plus directement, si la liberté n’est pas le fait d’un faire avec, plutôt que d’un faire contre systématisé.

        Au débridement caractéristique de notre époque, à un hubris à ce point généralisé, je crois qu’il ne serait pas malsain de se poser la question, au moins de temps en temps, de la liberté individuelle dans ces termes.

      • Alex Alex 29 septembre 13:15

        22 fois « débile » ou ses déclinaisons dans un article prétendument sur Nietzsche, ça en dit long sur l’auteur, et ça dispense de lire sa prose « philosophique ».

        D’autre part, ayant toujours eu des chiens, mais ayant eu un pantalon déchiré par le roquet d’un voisin, je sais que se méfier n’est pas une tare.

        • Morologue Morologue 29 septembre 13:46

          @Alex. Allons, Alex, allons. Ai-je moqué les personnes traumatisées. Toutefois, je vous invite à ne pas généraliser en spéciste. Vous savez, c’est comme le racisme : on ne retient que les plus mauvais. Mais le-la plus mauvais-e dans votre histoire, c’est le-la maître-sse de ce triste chien alors, ni éduqué ni dressé, et qui mérite probablement d’être piqué.


        • Morologue Morologue 29 septembre 13:49
          Et éventuellement son-sa maître-sse, aussi ... Je veux dire, si seulement il s’agissait d’entraîner des chiens de combat ^^
          Dans l’affaire, le chien est une victime faisant des victimes telles que vous, malheureusement, à cause donc du-de la maître-sse.

        • Morologue Morologue 29 septembre 13:53

          En somme, pitié pour Nietzsche ! Hahaha.


        • Morologue Morologue 29 septembre 13:59

          Et ne confondez plus, je vous en conjure, faire attention (vous dîtes se méfier) et craindre. Dans les deux cas, la peur vous aiguillonne, mais dans le premier vous êtes simplement judicieux, tandis que dans le deuxième, vous créer les phénomènes par lesquels on va vous tomber dessus. C’est le même principe que « qui s’excuse s’accuse ». Or, si vous vous excusez sans avoir rien fait, c’est tout comme craindre, puisque rien n’a eu lieu : au final, ça vous retombe dessus, et les chiens se méfient de cela. Les animaux n’aiment pas la peur débordante, parce qu’elle pousse à des extrémités potentiellement violentes. D’où la réaction de défense de mon chien, devant des débiles effectivement, qui ne savent pas gérer leur peur à bon escient. Ceci dit sans préjuger de vous, apparemment vous savez ce que vous faîtes, et je n’ai jamais dit que dans votre cas c’était une tare. Vous vous êtes inutilement senti visé.


        • Morologue Morologue 29 septembre 14:01

          Tout ça pour un pantalon et un roquet.


        • Alex Alex 29 septembre 20:14

          @Morologue
          Diantre, cinq réponses à mon commentaire « débile » ! 

          Heureusement que je n’ai pas besoin de vous pour ma lecture en cours des Fragments Philosophiques de N.

        • Morologue Morologue 29 septembre 21:06

          @Alex. Heureusement que je fais honneur à mes interlocuteurs ! plaignez-vous donc, goujat. Quant aux Fragments philosophiques, est-ce le Folio à 2€ ? ... C’est une compilation. D’autre part, il existe ses fragments posthumes. Mais, dans tous les cas, on n’est pas « dans » l’œuvre-même, qui certes se présente sous formes de « fragments », mais qui jamais ne portèrent ce titre.


        • Mandyvila Mandyvila 30 septembre 00:10
          @Alex
          .
          Ouaiffff
          Ça sent les commentaires Mélusiniens ..... ;;.....Style en rafale on ne le/la retient plus.

        • Morologue Morologue 30 septembre 10:16

          @Mandyvila. Ces façons de comparer sont malveillantes, détestables et irraisonnées au possible. C’est déjà commencer par se prendre soi-même pour ... Bref : il faut que je vous laisse. Cordialement


        • pallas 29 septembre 13:53
          Morologue
          Bonjour,

          L’humain nouveau, c’est une femme stérile, bipolaire et stérile, malade ; l’homme lui aussi malade, stérile et bipolaire.

          Un age mental digne d« un enfant de 10 ans, ne sachant pas écrire et lire, heureusement incapable de se reproduire, meme une blatte ou une mouche est plus logique et intelligente.

          Dans l’échelle de l’évolution »l’homme nouveau", est devenu une proie, une vulgaire chose quelconque.

          J’adore ça !!!!!

           smiley

          Salut

          • Morologue Morologue 29 septembre 13:54

            @pallas. Nietzsche l’appelait le dernier homme. Il suffit de lire le prologue du Zarathoustra pour cela. Cordialement


          • Morologue Morologue 29 septembre 14:04

            Auquel titre d’ailleurs, le transhumanisme n’est rien d’autre qu’une volonté d’en finir enfin avec soi, « l’humain », mais pas du tout viable, écologiquement.


          • Albert123 29 septembre 14:39

            « Les animaux et la morale. — Les pratiques que l’on exige dans la société raffinée : éviter avec précaution tout ce qui est ridicule, bizarre, prétentieux, réfréner ses vertus tout aussi bien que ses désirs violents, se montrer d’humeur égale, se soumettre à des règles, s’amoindrir, — tout cela, en tant que morale sociale, se retrouve jusqu’à l’échelle la plus basse de l’espèce animale, — et ce n’est qu’à ce degré inférieur que nous voyons les idées de derrière la tête de toutes ces aimables réglementations : on veut échapper à ses persécuteurs et être favorisé dans la chasse au butin. C’est pourquoi les animaux apprennent à se dominer et à se déguiser au point que certains d’entre eux parviennent à assimiler leur couleur à la couleur de leur entourage (en vertu de ce que l’on appelle les « fonctions chromatiques »), à simuler la mort, à adopter les formes et les couleurs d’autres animaux, ou encore l’aspect du sable, des feuilles, des lichens ou des éponges (ce que les naturalistes anglais appellent mimicry). C’est ainsi que l’individu se cache sous l’universalité du terme générique « homme » ou parmi la « société », ou bien encore il s’adapte et s’assimile aux princes, aux castes, aux partis, aux opinions de son temps ou de son entourage. À toutes ses façons subtiles de nous faire passer pour heureux, reconnaissants, puissants, amoureux, on trouvera facilement l’équivalent animal. Le sens de la vérité lui aussi, ce sens qui, au fond, n’est pas autre chose que le sens de la sécurité, l’homme l’a en commun avec l’animal : on ne veut pas se laisser tromper, ne pas se laisser égarer par soi-même, on écoute avec méfiance les encouragements de ses propres passions, on se domine et l’on demeure méfiant à l’égard de soi-même ; tout cela, l’animal l’entend à l’égal de l’homme ; chez lui aussi la domination de soi tire son origine du sens de la réalité (de la sagesse). De même l’animal observe les effets qu’il exerce sur l’imagination des autres animaux, il apprend à faire ainsi un retour sur lui-même, à se considérer objectivement, lui aussi, à posséder, en une certaine mesure, la connaissance de soi. L’animal juge des mouvements de ses adversaires et de ses amis, il apprend par cœur leurs particularités : contre les individus d’une certaine espèce il renonce, une fois pour toutes, à la lutte, et de même il devine, à l’approche de certaines variétés d’animaux, les intentions de paix et de contrat. Les origines de la justice, comme celles de la sagesse, de la modération, de la bravoure, — en un mot de tout ce que nous désignons sous le nom de vertus socratiques — sont animales : ces vertus sont une conséquence de ces instincts qui enseigne à chercher la nourriture et à échapper aux ennemis. Si nous considérons donc que l’homme supérieur n’a fait que s’élever et s’affiner dans la qualité de sa nourriture et dans l’idée de ce qu’il considère comme opposé à sa nature, il ne sera pas interdit de qualifier d’animal le phénomène moral tout entier »


            Nietzsche (Aurore)


            Si pour Nietzsche, l’Homme sociabilisé n’est guère plus évolué que les animaux rencontrés dans la nature, le Surhomme nietzschéen n’est il pas celui qui s’affranchi de toutes ces normes sociales et la moraline qui en forme les frontières pour en dépasser les limites sans sombrer dans la pire des psychopathie ?





            • Morologue Morologue 29 septembre 15:51

              @Albert123. Aussi. Mais, comme animal humain, il aurait besoin d’éducation. Le cas des « enfants sauvages » (soutenus par d’autres espèces à partir de deux-trois ans déjà, sans quoi ils seraient morts, les autres espèces ne pouvant prendre soin de nous à ce stade) démontrent des carences psychologiques telles (cognition, affection, expression) qu’ils sont incapables de devenir humains au bout d’à peine quelques années à ce régime. C’est-à-dire que Tarzan n’a été qu’une hypothèse de science-fiction, invalidée par les faits. Au final, il faut que nous vivions parmi les nôtres, pour exploiter à fond notre humanité, auquel titre il n’y a bien que l’animal humain, pour tenter d’aller vers le surhumain, à travers l’éducation. Encore faut-il que cette éducation élève au lieu de dresser, c’est-à-dire discipline émancipativement selon chacun-e.


            • Albert123 29 septembre 16:21

              @Morologue

              « il n’y a bien que l’animal humain, pour tenter d’aller vers le surhumain, à travers l’éducation »


              j’aie malheureusement la triste impression que la meilleurs éducation du monde ne fera pas des humains des surhumains, le constat de Nietzsche n’est il pas finalement celui d’une intelligence supérieure n’ayant pas conscience de sa supériorité et prêtant à la majorité des individus des capacités qu’ils ne pourront finalement jamais atteindre ?

              il en va de même pour la théorie de la désintégration positive de Dabrowski qui ne semble finalement ne s’adresser qu’a des profils bien particuliers d’individus qui s’y reconnaissent de part le cheminement qu’ils ont eu eux même mais qui échappe totalement à la compréhension du plus grand nombre qui de fait en invalide le concept.










            • Morologue Morologue 29 septembre 18:02

              @Albert123. Écoutez, Nietzsche adorait Montaigne, qui écrivit : « Il vaut mieux une tête bien faite [de raisonnement sagace] qu’une tête bien pleine [encombrée de connaissances irraisonnées]. » Cela passe par l’éducation et sinon, au reste, vous seriez rousseauiste. Ça ne marche pas ainsi avec NIetzsche, d’autant plus que Nietzsche raillait Rousseau.


            • arthes arthes 29 septembre 20:58

              @Morologue
              Selon chacun !!!

              Et pas selon chacun-e
              Nous parlons de l homo, homme, humain !!!
              Cessez de différencier les deux sexes et considerez ke fait qu’ ils soient de la même nature humaine.


              Il appartient à chaque humain de s éduquer lui même !





            • arthes arthes 30 septembre 01:05

              @Morologue

              Mais ça ne change rien.



            • Morologue Morologue 30 septembre 10:17

              @arthes. Vous vouliez dire rien-ne, arthes-e.


            • arthes arthes 30 septembre 14:36

              @Morologue
              Je préfère lorsque vous me dite que « je ne suis pas gentil » car à ce moment précis je veux croire que vous me parlez d humain à humain .




            • Morologue Morologue 30 septembre 17:06

              @arthes. Qui est le méchant dans l’histoire, alors, quand vous me déshumanisez ?


            • arthes arthes 30 septembre 18:04

              @Morologue

              Taratata

              Si j’étais méchant ou indifférent je ne vous taquinerais pas ainsi, et c’est parce que vos sujets, aussi légers puissent ils se présenter dans  votre manière de forme (ce qui ne signifie pas que vous soyez superficiel, à la vérité) , posent en fin de compte des questions de fond essentielles , que je me permets d’intervenir ainsi, c’est à dire en provocation.
              Pour le dire autrement, je pense que « vous en avez sous la pédale » et que vous ne montrez que le sommet de l’ice berg.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès