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Les artistes

« Les Estivales du Pouliguen »

Dans le charmant village du Pouliguen, une exposition réunit dix artistes peintres et sculpteurs dans un ancien cinéma : le Rex transformé en salle culturelle. Tout d’abord, il convient de franchir le pas, d’oublier les sollicitations si nombreuses et mercantiles le long de la digue pour découvrir cet endroit, véritablement magnifique dans son décor « art déco ». Soudain, vous oubliez la foule qui se presse, quelque chose dans la bouche ou bien à l’oreille, pour prendre le temps de flâner, d’admirer et de vous isoler du brouhaha.

Puis, vous allez comme tout un chacun, avoir un coup de cœur, quelques agacements, des surprises et des interrogations devant les diverses œuvres. N’en soyez pas étonnés, l’art est ainsi fait qu’il divise, se refuse, énerve, surprend, enthousiasme sans que ce ne soit un mouvement unanime et certain. Les exposants ne bénéficient pas encore de la consécration internationale, de celle qui vous place forcément dans la cohorte des génies. Ils sont en devenir, en recherche pour certains de ce coup de pouce qui fera d’eux des valeurs sûres du marché de l’art.

Moi qui ne dispose pas de moyens suffisants pour m’offrir une œuvre, je baguenaude, je pérégrine parmi les toiles, les sculptures et les installations comme le béotien que je suis en toute chose. J’ai des admirations, des rejets, des interrogations sans que mon avis vaille certificat de pertinence. Bien au contraire, j’ignore tout des mouvements de la mode artistique et je m’en moque éperdument.

Ici, ce sont les petites biographies des auteurs qui m’ont surtout amusé. Je les ai lues attentivement, comparées, relues après avoir fait un tour d’horizon des productions exposées par l’artiste. Les mots sont mes plus sûrs amis, je m’y retrouve davantage que dans ces formes incertaines, ces couleurs et ces techniques dont je ne comprends pas toujours tout. La lecture de leurs motivations ne fut pas plus éclairante mais elle m’a permis de cerner le personnage, l’importance qu’il se donnait ou bien l’humilité avec laquelle, il invitait le public à le suivre dans sa démarche.

En sortant, comme je le fais souvent, j’ai rempli le livre d’Or pour évoquer ce moment et ce curieux sentiment. « Étrange promenade dans l’imaginaire des artistes ? Le plus surprenant réside dans la lecture des petites fiches d’explication. Comme si la sensibilité avait besoin de se traduire en mots, souvent maladroits, parfois prétentieux et quelques fois alambiqués. 

Pourtant, derrière cette tentative maladroite, j’ai perçu ici la délicatesse, là une bonne dose de pédanterie, ailleurs l’envie d’esquiver la demande. J’ai également trouvé une perle, toute en délicatesse, la nommer ici serait la faire rougir. C’est à vous de la chercher à votre tour. Votre diamant sera sans doute différent du mien et c’est bien là, la magie de l’art ».

Je terminais ma page d’écriture quand une femme se pencha sur mon épaule pour lire ces quelques lignes. Elle sourit, elle me demanda qui j’avais ainsi remarqué sans faire d’autres commentaires sur les remarques un peu vachardes. Je lui montrai le petit carton que j’avais récupéré sur le présentoir. Véronique Wibaux de l’Atelier les Mujouls à Chartres. C’était elle !

Elle était la seule présente, nous étions trois seulement dans ce grand espace et ce sont ses tableaux que j’avais remarqués. Étrange coïncidence, belle rencontre qui donnera certainement un billet plus élaboré sur son travail. C’est sa fiche tout autant que ses productions qui m’avait touché. Simple, précise, sans emphase ni tournures sophistiquées, elle parlait au cœur tout simplement. Quelques éléments de sa vie, un petit parcours professionnel et des questionnements sur son art.

Il ne m’en fallait pas plus pour être séduit et converser avec la dame confirma cette impression première. Qu’importe si pour vous, le coup de cœur n'est pas pour elle. L’art est vivant tout comme la musique et le spectacle. Ce n’est qu’en allant à la rencontre des artistes que vous percevrez les vibrations qui émanent d’eux. Allez vers eux, oubliez un peu les injonctions médiatiques, les grandes expositions, les musées à la mode pour découvrir réellement ce que font ces milliers de passionnés qui ont tant à vous dire.

Artistiquement sien.

 

Véronique Wibaux est née au Congo où elle a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans avant que de voyager dans de nombreux pays. Elle a fini par poser ses valises à Chartres, charmante préfecture de l’Eure et Loir. Elle y vit, elle y travaille tout d’abord comme restauratrice de tableaux avant que de se consacrer exclusivement à sa peinture. L’humain est au cœur de ses peintures et pour l’exprimer au mieux, le personnage central autour duquel s’articule le tableau est un pantin qu’elle désarticule avant que de le coller dans son dispositif scénique, lui offrant ainsi relief et espace d’expression. Ce pantin permet tout autant d’exprimer que notre vie ne tient qu’à un fil. Celui-ci défile au gré d’un scénario que personne ne maîtrise réellement.

« Telle une évidence, l’intégration du papier dans mes œuvres est apparue en 2015 en peignant symboliquement des bateaux en papiers. Mais comment exprimer notre vie qui ne tient qu’à un fil, qui défile tel un scénario qu’on ne maîtrise pas ? Serions-nous des marionnettes aux fils manipulés, on ne sait comment, ni par qui ? Peindre des pantins en papier, les intégrer sur une toile préalablement peinte. Donner une vie, un destin à mes personnages souvent emprunts de poésie, en les imaginant spectateurs dans l’intime pénombre de leur propre cinéma… C’est une façon de lire mes dernières peintures que j’ai le plaisir de vous présenter. »

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20 réactions à cet article    


  • juluch juluch 15 août 12:23

    Qu’avez vous le plus apprécié, la dame ou ses oeuvres..... smiley



    merci Nabum !

    • C'est Nabum C’est Nabum 15 août 21:03

      @juluch

      Je ne savais pas que c’était-elle

      Puis j’ai apprécié sa compagnie


    • Fergus Fergus 15 août 13:19

      Bonjour, C’est nabum

      J’ai moi aussi ressenti des impressions de même nature en visitant ici ou là des expositions de peinture et de sculpture. Et j’ai moi aussi échangé avec des artistes dont j’appréciais tel ou tel aspect de l’œuvre, parfois sur le plan technique. Personnellement, j’ai acheté 2 toiles (une dame en rouge dans les deux cas) et 1 sculpture (un buste d’africaine) pour lesquelles j’avais eu un coup de cœur, en l’occurrence partagé par mon épouse.

      Au delà des visites superficielles de badauds venus tuer le temps durant leurs vacances avant d’aller boire l’apéro ou entrés dans la salle d’expo pour se réfugier d’une averse, il m’est également arrivé d’échanger - en tant cette fois qu’exposant - avec des personnes intéressées par mon travail. Comme cette Véronique avec vous. Et ces moments ont toujours été enrichissants.


      • C'est Nabum C’est Nabum 15 août 21:06

        @Fergus

        Ils le furent
        Je suis revenu la voir, je me suis mis à conter

        Des badauds m’ont écouté et j’ai gagné un contrat

        De quoi sans doute acheter une œuvre


      • Aristide Aristide 15 août 21:17

        @Fergus


        Au delà des visites superficielles de badauds venus tuer le temps durant leurs vacances avant d’aller boire l’apéro ou entrés dans la salle d’expo pour se réfugier d’une averse,...

        C’est bizarre qu’il vous faille parler des autres dans ces occasions ...

        Quel impérieux besoin de mettre en évidence la superficialité de certains autres visiteurs ? Serait ce donc que les visiteurs soient presque tous de ce genre là, sauf vous évidement ? Serait-ce pour vous sentir comment vous même êtes profond ?

        Vous devez avoir des ... combines sérieuses pour repérer le visiteur superficiel, cela ne vous occupe pas trop de temps pendant vos profondes visites ?

        A la sortie d’une visite dans un musée, une exposition ... je serais bien incapable de vous dire qui étaient là et à quoi ils ressemblaient. Ouais, peut être si il y avait foule ou pas, et encore. Mais bon, je ne dois pas être assez attentif aux visiteurs, peut être trop intéressé par les oeuvres ...

      • Fergus Fergus 16 août 09:24

        Bonjour, Aristide

        Vous avez décidément un besoin viscéral de dénaturer ce que j’écris !

        Il m’est moi-même arrivé d’entrer ici ou là dans une exposition dont le contenu ne m’intéressait pas spécialement pour fuir une averse ou passer quelques minutes en attendant un bus. J’ai donc fait partie ne ces occasions de ces visiteurs superficiels. Qui plus est, je vous fais humblement remarquer que je n’ai pas écrit « des badauds venus tuer le temps » mais « de badauds » précisément pour ne pas mettre tous les visiteurs dans le même sac

        « A la sortie d’une visite dans un musée, une exposition ... je serais bien incapable de vous dire qui étaient là et à quoi ils ressemblaient. »

        Idem pour moi ! Mais quand vous passez des heures à assurer la permanence d’une salle d’exposition où sont présentées au public vos créations et celles de vos amis, vous avez le temps de vous faire une idée de la motivation des visiteurs ! J’en ai même vu qui, un jour de pluie, sont entrés dans une salle où j’exposais avec des copains à Carantec, pour déballer leurs sandwichs sans se soucier des œuvres exposées au delà d’un très bref regard !!!


      • Aristide Aristide 16 août 10:47

        @Fergus


        C’était une petite taquinerie. 

        Je m’interrogeais sur cette récurrence consistant à parler de vos concitoyens de cette manière assez ... sévère. Il me semble que vos positions humanistes devraient vous permettre de vous extraire de cette manie assez contestable consistant à signaler la « petitesse » de quelques compatriotes et éviter donc que l’on puisse mal interpréter vos propos, comme j’ai pu le faire.

        AV est un site assez remarquable où il est assez courant de généraliser à toute une population les excès et comportements d’une minorité. D’autres ne se cachent même plus en traitant leurs semblables électeurs de moutons, les enfants d’incultes, les jeunes de malades sans conscience, ... enfin vous voyez tous ces jugements assez déplorables sur leurs contemporains.

        Vous ne manquez pas d’en rajouter dans votre réponse dans le même type de jugement pour ces mangeurs de sandwichs. Mais j’ai du mal interpréter vos propos.


        • C'est Nabum C’est Nabum 4 septembre 20:56

          @covadonga*722

          Moi plus que les autres



          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 4 septembre 15:08

            Exposition,


            Quelques notes de peinture,...

            Rendre un objet, un paysage, un visage n’est pas simplement le cueillir, le dérober à sa création première. Tendre à sa maîtrise comme un enfant dans un pré vole une pomme sur son passage.
                                  C’est au contraire lui donner une seconde vie, lui restituer une lumière qu’un regard souvent trop éteint avait délaissé.

                                  Le crime est dans la confusion.

                                  Découvrir l’objet, dégager son espace, accomplir sa ligne, chercher ses angles, accorder ses couleurs, épouser son ombre,...c’est aussi le libérer, préserver son mystère.
                                  L’objet s’est donné,...un instant.
                                  Il peut à présent s’évader, ou mourir, encore. L’esquisse à naître lui ressemblera peut-être, mais de si loin. 
                                  L’essentiel est dans sa rencontre, sans laquelle rien ne s’accomplit.
                                  Si l’objet, même préfiguré n’est pas au rendez-vous, les retrouvailles sont décevantes, la galerie des souvenirs se peuple de fantômes, l’air s’emplit d’échos, de bavardages enguirlandés.
                                   l’objet parfois se nargue d’une présence, mais la rencontre est amère, la danse macabre, le sang se détache mal du pinceau, la ligne se casse, l’objet se désarticule, grimace, l’espace se tord, l’ombre s’évade. La maîtrise échoue et l’objet se venge.


                                   On crie au scandale ou au génie.
                                   Si Dieu est une création à l’image de l’homme, celle-ci n’en est bien souvent que le négatif. Le développement de la pellicule (petite peau) suppose une aptitude particulière qui elle seule laissera se déployer une certaine une certaine idées des « RETROUVAILLES ».





            • C'est Nabum C’est Nabum 4 septembre 20:57

              @Mélusine7

              Je confusionne parfois


            • hervepasgrave hervepasgrave 4 septembre 21:41

              Bonjour,
              tu recommences dare,dare la semaine tu ne chômes pas !
              Aujourd’hui parler d’artiste si tenté que cela ai un sens profond .Aie ! c’est vraiment risqué !
              Quand je dis risqué en fait c’est surtout pour son équilibre mental.
              Car ,sous le ciel artistique rien de nouveau. Je n’aurai aucun mal a parler pour un multitude ,ont nous donne en pâture de la M... innovation ou imagination ne rime pas avec commerce (c’est une allusion qui te concerne dans ton art) .
              la plupart des personnes seront bien entendu suspecté d’un manque de culture,d’un manque d’esprit en fait dépourvu d’une finesse.
              Il est vrai que nous restons ancré sur d’anciennes œuvres artistiques fabuleusement magnifique en tant art ,mais soyons sincères c’est plus de la technique.Ces photographes d’autres époques déjà ne travaillaient pour l’art ,mais pour une clientèle .A défaut aujourd’hui l’art que nous voyons, n’est que le reflet de la valeur de leurs clients. Quand je dis cela je deviens de fait un artiste car je dépeins bien la chose. Et le fait sans vergogne ,c’est cela aussi d’être un artiste ,doit prendre de la hauteur.
               Alors quand tu oses parler de regarder ,je simplifierai le cv de tes artistes,wouh ! il faut déjà aimer se faire mal ou être maso.
              Déjà tu n’assumes pas les opinions que tu lances timidement et maintenant tu te fais marchand ?
              Je vais finir par te croire a aimer te rabaisser et t’humilier.Il te faudrait prendre quelques longueurs ,t’écarter car comme cela tu n’arriveras jamais a être publié.
              Ne crois pas que sous cet aspect critique il y ai la moindre méchanceté,mais plutôt du réalisme que je partage sans manière.
              Allez petit Lundi grande semaine ,dit-on de manière commune et cestpasgrave !


              • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 07:41

                @hervepasgrave

                Je me grandis sur scène
                Ici, j’ai le sentiment que la mode soit à la bassesse


              • hervepasgrave hervepasgrave 5 septembre 08:54

                Bonjour,
                Toujours de bons mots !
                rassures toi autant les articles et les commentateurs sont a l’image de beaucoup de romanciers et des autres artistes « un bon sujet et une fin qui n’en est jamais une » Voila bien le résultat final et ambiant.Maintenant pour reconnaitre la bassesse,faudrait-il savoir ce qu’est la grandeur ?
                Pour éviter que tu es l’impression d’être une victime injustement touchée voila une petite histoire qui peut-être t’éclairera.
                L’histoire est simplement l’histoire de mon fiston résumé ici en quelques lignes.
                a cinq ans accoutré dans un costard et nœud papillon,il se présenta tout rutilant devant nous le petit cercle familiale (sœurs,parents)
                Il se présentait donc comme maitre de cérémonie avec d’entrée de jeu un sourire hollywoodien qui commençait par nous être mis en avant a l’époque. rien que du rire et du bonheur, de l’innocence .
                Il fallait bien, qu’il y ait une bavure malheureusement a ce beau tableau. L’usage qu’il voulait faire de notre petit chien ,comme animal de foire et là malheureusement j’ai émis un veto net et sans bavure.C’est d’abord et surtout notre animal de compagnie et compagnon fidèle.
                Les années qui suivirent modifia son comportement en bouffon mon fils ,rôle qui d’ailleurs est naturel et certainement sa première nature.
                Les années passant il est désormais lui aussi père de famille et avec sérieux son spectacle a évolué,
                une belle plume de tartuffe .Je n’ai pas sur ce dernier sujet encore l’occasion de lui en parler.Chose difficile pour un père et jeune grand père. Pour lui le risque c’est de plonger dans la bassesse sans qu’il ne s’en rende pas compte ,avec certainement comme récompense d’être le dindon de la farce qu’il a crée. Comme tu peux le voir c’est difficile d’aimer et de l’exprimer sans artifice et sans le maquillage du clown ! Alors ,je dirais pépère ,les sentiments sont une chose ,mais faut-il encore savoir faire la différence dans la valeur des choses.« Comédia....comédia il y a de cela certainement » monsieur le bonimenteur !
                cestpasgrave !


                • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 14:53

                  @hervepasgrave

                  Je ne peux savoir ce qu’est la grandeur

                  Le vermisseau ignore tout des sommets


                • hervepasgrave hervepasgrave 5 septembre 16:56

                  @C’est Nabum
                  toujours à t’abriter derrière l’ironie ! Eh ! tu n’es pas sortis de la m....
                  cestgrave ! pour toi alors. Et puis sectaire ,que sais tu de la vie des vermisseaux ?


                • C'est Nabum C’est Nabum 5 septembre 17:59

                  @hervepasgrave

                  L’ironie me sauve du marasme local

                  j’aime les vermisseaux quoique je sois davantage un vermis-sot


                • hervepasgrave hervepasgrave 6 septembre 14:13

                  @C’est Nabum
                  Bonjour ,
                  continuer a discourir comme cela n’est franchement pas de la classe que l’on veux paraitre.Un jeu de con !
                  Mais je suis du style têtu et borné et je rentre facilement dans les jeux vicieux.

                  • Alors il faut bien mettre un terme a tout ,finir les choses et non pas faire du travail bâclé. Alors s’il n’y a qu’une chose a retenir et cela devrait inspirer beaucoup d’autres personnes sur le site .
                  • Pour les uns ils abandonnent carrément et continue désespérément a vendre leur M... Mais ils ignorent que leur passage laisse des crottes puantes ineffaçables .
                  • L’anonymat n’est pas une garantie d’impunité. A méditer monsieur l’artiste !
                  • Au passage, c’est un non sens de dire un vermis-sot,la culture ne se résout pas a faire des recherches avantageuses ,mais bien de comprendre le sens des choses.
                  Mais cestpasgrave !

                • C'est Nabum C’est Nabum 6 septembre 14:41

                  @hervepasgrave

                  J’avoue mon immense lassitude en ce lieu

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