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Les Beatles, un phénomène inclassable

Groupe d'exception, les Beatles continuent de fasciner dans le monde entier et de vendre des albums comme des petits pains. Alors que le cinquantenaire de leur séparation approche, pourquoi continuent-ils d'avoir un tel succès ?

Symboles de la ville de Liverpool, les Beatles ont rendu universel le nom de la cité située sur les bords de la Mersey. Seul le Liverpool Football Club, quadruple Champion d'Europe des clubs entre 1977 et 1984, prendra le relais après 1970 et la séparation des Fab Four. Mais là aussi la fin sera brutale, avec le drame du Heysel en 1985 qui laissera les Reds aux prises avec leurs voisins d'Everton, les Toffees ... loin des joutes européennes !

Avril 1970. Quelques jours avant le drame d'Apollo 13 qui tiendra le monde entier en haleine, Paul McCartney annonce la fin du groupe qui s'est rendu célèbre avec Love Me Do, qui a été anobli par la reine Elizabeth, qui a vu John Lennon faire scandale en se déclarant plus populaire que le Christ et qui a décliné l'invitation de Ferdinand et Imelda Marcos aux Philippines ...

Pendant des décennies, les Beatles vont continuer à influencer des dizaines de groupes de pop-rock : les frères Gallagher (Oasis), Bono et son gang irlandais (U2), Radiohead et tant d'autres. Dans la généalogie de la pop-rock, les Beatles sont souvent les aïeux de beaucoup de formations musicales.

Près de cinquante ans plus tard, dans le nord de Londres, les fans se pressent encore pour se faire prendre en photo en traversant Abbey Road comme les quatre garçons dans le vent, avec des hymnes dans la tête qui fleurent bon le Katmandou des hippies : All You Need is Love, Revolution, Ob-la-di Ob-la-da, Strawberry Fields Forever ...

Les Beatles sont partis en 1970 au sommet de leur art, après seulement huit ans de cohabitation : dernier album paru, Let it Be est un pur chef d'oeuvre. Dernier album enregistré, Abbey Road en est un autre. Mais le climax de la production des géniaux musiciens anglais reste l'enchaînement entre Revolver (1965), Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967) et l'album blanc (1968), trois opus de musiciens nourris par les fées du destin au nectar et à l'ambroisie.

L'impact de Revolver fut tel en 1965 qu'il amena, en 2001, le groupe allemand The Notwist a réenregistrer son album Neon Golden, expliquant que lorsque Radiohead dévoila au monde Amnesiac, ce disque leur faisait l'effet qu'avait dû avoir Revolver sur les groupes des années 60 .. Et ce n'est pas un hasard si un trio français de pop de chambre a choisi comme nom de groupe Revolver, en hommage à cet album mythique, classé 3e meilleur de tous les temps par la revue Rolling Stone (le 1er du top 500 étant Sergeant Pepper''s Lonely Hearts Club Band, autre OVNI du quatuor de Liverpool).

Si Revolver et à un degré moindre Sgt Pepper's sont relativement homogènes dans leur contenu, ce n'est pas le cas du double blanc, véritable auberge espagnole accueillant différents styles. L'album de l'orchestre du Sergent Poivre, lui, est un véritable kaléidoscope musical, un voyage initiatique et psychédélique : premier concept album de l'Histoire du rock, Sgt Pepper's est un labyrinthe de petits jeux : les bruits d'animaux à la fin de Good Morning, Good Morning ne sont pas choisis au hasard ...

En efffet, chaque cri de bête surgissant est celui d'un animal capable de dévorer le précédent dans la chaîne alimentaire chère à Darwin ... Au milieu de ce puzzle musical d'une richesse incroyable, on trouve cependant une vieille chanson de Macca jouée dès l'époque bénie de la Cavern : When I'm sixty-four.

Cet album incomparable et inclassable fut à la musique ce que 2001, Odyssée de l'Espace fut au cinéma : une révolution copernicienne, on franchit le Rubicon des conventions et on jette aux oubliettes les certitudes, démarche reprise plus tard par David Bowie dans sa trilogie berlinoise ou U2 au moment d'Achtung Baby (1991), Bono décrivant quatre hommes en train d'abattre le Joshua Tree ... Les Beatles sont le mètre étalon du rock : tout le monde se compare à eux. Parfois, cela tourne à l'obsession viscérale, telle une quête personnelle, comme pour les frères Gallagher (en particulier Liam) également influencés par Paul Weller et par les Sex Pistols. Mais personne n'arrive à la cheville des Beatles.

Leurs rivaux des sixties, les Rolling Stones, ont eux plus de cinquante ans de carrière. Mais la troupe de Mick Jagger n'a jamais retrouvé l'inspiration des débuts, comme d'autres groupes devenus des dinosaures, tel U2.

S'il ne fait pas partie du célèbre club des 27 (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison), John Lennon est devenu une icône à sa mort en 1980 à seulement quarante ans, assassiné par Mark Chapman devant le Dakota Building de New York. Comme Freddie Mercury (1991), Kurt Cobain (1994) ou Jeff Buckley (1997) décédés trop jeunes après lui, John Winston Lennon a laissé le rock orphelin de son charisme et de sa créativité hors normes.

Son mélange subtil d'osmose et de dualité musicale avec Paul McCartney a fait des Beatles un groupe d'exception, les autres troupes ayant souvent un seul frontman et/ou un seul leader musical : Mick Jagger (Rolling Stones), Freddie Mercury (Queen), Sting (Police), Richard Ashcroft (The Verve), Mark Knopfler (Dire Straits), Kurt Cobain (Nirvana), Michael Stipe (R.E.M.), Black Francis (Pixies), Pete Townshend (The Who), Jimmy Page (Led Zeppelin), Bono (U2), Sergio Pizzorno (Kasabian), Chris Martin (Coldplay), Thom Yorke (Radiohead), Joe Strummer (The Clash), Damon Albarn (Blur), Tom Barman (dEUS), Kelly Jones (Stereophonics), Julian Casablancas (The Strokes), Jim Morrison (The Doors), Steve Lukather (Toto), Angus Young (AC/DC), Francis Healy (Travis) ou encore Matthew Bellamy (Muse).

Rares exceptions, Pink Floyd tiraillé entre Roger Waters et David Gilmour après que Syd Barrett eut porté le groupe sur les fonts baptismaux en 1966-1967, les Sex Pistols partagés entre Jonny Rotten et Sid Vicious, les Smiths portés par Johnny Marr et Jim Morrissey, ainsi qu'Oasis nourri du duel fratricide entre Noel et Liam Gallagher.

Egalement, impossible de désigner la chanson phare du groupe tant le répertoire est riche. Personnellement je vote Hey Jude de peu devant A Day in the Life, mais d'autres mettront en avant Yesterday, Michelle, Let it Be, Lucy in the Sky with Diamonds, In my Life, While my guitar gently weeps ou I am the Walrus.

Avec d'autres groupes, bien que très inspirés, la chanson phare se détache quasiment d'elle même : Time (Pink Floyd), Bohemian Rhapsody (Queen), Stairway to Heaven (Led Zeppelin), Smells like teen spirit (Nirvana), Where is my mind ? (Pixies), Instant Street (dEUS), Creep (Radiohead), Bitter Sweet Symphony (The Verve), Hotel California (Eagles), Money for Nothing (Dire Straits), L.S.F. (Kasabian), Hells Bells (AC/DC), Zombie (Cranberries), Boulevard to Broken Dreams (Green Day), New Born (Muse), In My Place (Coldplay), The Angry Mob (Kaiser Chiefs), London Calling (The Clash), Sing (Travis), Glory Box (Portishead) ou encore Whatever (Oasis).

Un seul autre groupe mythique pourrait se targuer d'avoir plusieurs tubes universels si difficiles à départager, les Stones : Paint it Black, (I can't get no) Satisfaction, Sympathy for the Devil, Gimme Shelter.

Même problématique de densité sur les albums où Sgt Pepper's, Revolver et le double blanc forment une sainte trinité, avant un atterrissage final magistral avec le doublé Abbey Road / Let it Be. Bien peu de groupes ont réussi à se maintenir au sommet de leur inspiration et de leur créativité sur ne serait-ce que de déjà deux albums : Led Zeppelin (Led Zeppelin II, Led Zeppelin IV), Pink Floyd (Dark Side of the Moon, Wish you were here), U2 (The Joshua Tree, Achtung Baby), Oasis (Definitely Maybe, (What's the Story) Morning Glory ?), Muse (Origin of Symmetry, Absolution), Radiohead (The Bends, OK Computer), dEUS (Pocket Revolution, Keep You Close) ...

En effet, tant d'autres groupes d'envergure sont victimes du syndrome de l'album ultra dominant dans leur discographie malgré de belles réminiscences a posteriori : Queen (A night at the Opera bien avant News of the World, The GameThe Works et Innuendo), Pixies (Doolittle avant Bossa Nova, Indie Cindy et Head Carrier), Keane (Hopes and Fears avant Under the Iron Sea et Perfect Symmetry), The Cranberries (No need to argue), Green Day (American Idiot), Ghinzu (Blow avant Mirror Mirror), Nirvana (Nevermind), Sex Pistols (Never mind the Bollocks), The Clash (London Calling), Blur (The Great Escape), Kasabian (West Ryder Pauper Lunatic Asylum après Kasabian et Empire, avant Velociraptor !), The Verve (Urban Hymns), Franz Ferdinand (Franz Ferdinand), The Strokes (Room on Fire), Coldplay (X&Y après Parachutes et A Rush of Blood to the Head, et surtout avant Viva la Vida, Mylo Xyloto, Ghost Stories et A Head Full of Dreams), Travis (The Invisible Band bien avant 12 Memories, Ode to J. Smith, Where you stand et enfin Everything at Once), Stereophonics (Language Sex Violence Other ?), Portishead (Dummy) ou R.E.M. (Automatic for the People) ...

Vivant en huis clos depuis le dernier concert de San Francisco en 1966 dans le pandemonium de Candlestick Park, le groupe n'offrira qu'un ultime live, le 30 janvier 1969 en rooftop sur le toit de l'immeuble londonien d'Apple Records, au milieu d'une descente aux enfers programmée par la mort de Brian Epstein (1967), la place envahissante prise par Yoko Ono dans la vie du quatuor, les légitimes envies d'émancipation de George Harrison, le huis-clos en studio et la Beatlemania si étouffante vécue par ces jeunes gens non préparés à devenir de telles idoles planétaires, bien plus populaires que leur modèle Elvis Presley, au firmament du rock and roll ...

Tous les groupes de pop/rock sont les enfants plus ou moins directs des Beatles, dont la musique est éternelle, en témoigne le succès en solo des trois des anciens membres du groupe (John Lennon avec Imagine, Paul McCartney avec les Wings puis en solo avec Chaos and Creation in the Backyard puis le tout récent Egypt Station, George Harrison avec All Things Must Pass).

En 1977, là où Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig von Beethoven, Jean-Sébastien Bach, Igor Stravinski et Chuck Berry recevaient l'hommage d'être sélectionnés dans le fameux Voyager Golden Record succédant à la plaque de Pioneer (message aux extraterrestres). Trois ans plus tôt, en 1974, les Beatles voyaient le paléontologue français Yves Coppens nommer l'australopithèque Lucy en référence à la sublime chanson Lucy in the Sky with diamonds.


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62 réactions à cet article    


  • Doume65 18 janvier 17:08

    « les autres troupes ayant souvent un seul frontman et/ou un seul leader musical [...] rares exceptions, Pink Floyd [...] les Smiths [...] ainsi qu’Oasis »

    Et Supertramp, c’est du poulet ? smiley


    • Fergus Fergus 19 janvier 08:20

      Bonjour, Doume65

      Et l’un des plus grands d’entre eux que je place au 2e rang de la trilogie britannique, entre Beatles et Rolling Stones : The Kinks !


    • capobianco 20 janvier 18:39

      @Fergus ;
      Assez d’accord avec vous pour les Kinks mais il faut quand même admettre que seul presque 1/3 de leurs morceaux sont, selon moi, digne d’intérêt. «  You Really Got Me » ; All days end all of the nightn, lola........ par exemple.


    • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:47

      @Doume65,

      Supertramp malgré quelques excellents titres ne me vient pas spontanément à l’esprit quand je parle de très grands groupes, mais bon c’est mon avis ...


    • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 15:41

      @Fergus,

      Ah les Kinks, quel excellent titre que Sunny Afternoon (entre autres) !


    • Gollum Gollum 18 janvier 17:23

      Personnellement je vote Hey Jude de peu devant A Day in the Life, mais d’autres mettront en avant Yesterday, Michelle, Let it Be, Lucy in the Sky with Diamonds, In my Life, While my guitar gently weeps ou I am the Walrus.

      Moi ce serait plutôt I am the Walrus. Pour les Stones : Paint it black bien évidemment..

      Ceci dit j’ai une préférence marquée pour Pink Floyd.

      Vous êtes quelque peu injuste sur la créativité jamais retrouvée des Stones. Harlem Shuffle est un titre tardif qui ne le cède en rien aux titres des débuts. One hit et bien d’autres aussi...


      • Shaw Shaw 18 janvier 17:41

        @Gollum

        I am the Warlus : 100% OK !

        Paint in Black ? Mais non : Give me Shelter, inégalable !

        https://youtu.be/RbmS3tQJ7Os


      • Gollum Gollum 19 janvier 10:47

        @Shaw

        Très bon Gi’me shelter ! Mais pas aussi bon que Paint it Black smiley

        Y a aussi Jumpin Jack Flash qui pour moi est dans le top 3.



      • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:18

        @Gollum,

        Tout dépend ton critère. Perso je mets la qualité de la mélodie et la créativité avant les paroles, mais sur ce deuxième critère I am the Walrus (avec Lucy in the Sky) l’emporte en effet.

        Pour les Stones oui Paint it Black mais de peu devant Sympathy for the Devil.

        Le Floyd ? Excellent groupe en effet, avec le génial P.U.L.S.E. à voir une fois pour le solo de Comfortably Numb. J’ai eu la chance de voir Roger Waters rejouer avec ses anciens complices en 2005 à Hyde Park au Live 8, un grand moment d’une journée qui en comptait déjà beaucoup d’autres (U2 avec Macca notamment, reprise énorme de We will rock you par une Robbie Williams dopé à l’adrénaline ...).


      • Gollum Gollum 21 janvier 12:20

        @Axel_Borg

        Les Floyd en concert sont très bons. J’ai vu ça sur Youtube et les solos de Gilmour valent l’écoute. Un vrai bonheur.

        On ne peut pas en dire autant des Stones qui jouent comme des pieds en concert surtout avec l’âge.. Autant les versions studios sont nickels, autant les concerts en live : beurk..


      • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 15:40

        @Gollum,

        J’ai vu les Stones en juillet 1998 au Stade de France le jour des 55 ans de Mick Jagger, j’avais 16 ans à peine, donc dans l’euphorie de l’adolescence et impressionné (dans le contexte post France Brésil 3-0, Zizou président, I will survive) par les lieux ...

        Mais depuis, clairement Pixies, Dave Gilmour, Coldplay, Muse, Travis, Kaiser Chiefs ou Radiohead ont fait bien mieux en qualité de live pur, je mets à part les Rabeats le fameux groupe de reprise des Beatles.


      • Odin Odin 18 janvier 20:12

        « Les Beatles sont le mètre étalon du rock. »

        Le mètre étalon pour le rock est Bill Haley, suivi par Fats Domino, Little Richard et Chuck Berry.

        Le mètre étalon pour les Beatles, Bob Dylan, Simon & Garfunkel, Neil Young etc… pour cette période serait celui de la musique guimauve.

        Le rock à l’époque c’était :The Rolling Stones / Led Zeppelin / Ten Years After / Deep Purple / Santana / Dire Straits / Jimi Hendrix / The Who / The Doors / AC/DC / David Bowie / Queen / Sex Pistols / Eric Clapton / The Police / Scorpions / Black Sabbath / Status Quo etc… rien à voir avec la musique mièvre des Beatles.

        Faire passer les Beatles pour des rockeurs est une absurdité.


        • Doume65 19 janvier 10:04

          @Odin
          « Faire passer les Beatles pour des rockeurs est une absurdité »
          A leur début, on les rangeait dans le yéyé.


        • fenderjeff 21 janvier 11:07

          @Odin
          Helter Skelter, c’est pas du rock ? Le titre Sgt Pepper non plus ? Day Tripper, Paperback Writer ?
          Happiness is a warm gun c’est mièvre ? (certainement la première chanson à parler de clitoris) (ne parlons pas de Why don’t we do it in the road ?)

          Le rock, c’est de la musique mais c’est aussi une attitude (et non une pose), et les Beatles étaient très rock dans le sens où ils faisaient ce qu’ils voulaient sans s’inquiéter du style, de l’avis d’untel ou untel...

          Quant à ce joli name-dropping, il faut le remettre dans le contexte : les Beatles ont sorti leur premier album en 1962 (sachant que Lennon, McCartney et Harrison ont commencé à jouer ensemble en 1957), à une époque où certains directeurs artistiques considéraient (déjà) que « les groupes à guitares c’était fini ». Certes on trouve dans leurs premiers albums des reprises guimauves, mais très vite une majorité de compos aux thèmes novateurs (l’adultère dans Norvegian Wood, un soupçon de détournement de mineure dans I saw her standing there, des allusions plus ou moins directes sur les drogues, etc...).

          Bref si très peu des groupes cités étaient déjà en activité, ils ont tous profité du défrichage des Beatles, voir profité des Beatles tout court (l’un de 1er singles des Stones signé Lennon/McCartney (I wanna be your man), Clapton était déjà connu mais son solo sur While my guitar gently weeps le popularise encore plus, Hendrix reprend Sgt Pepper 2 jours après sa sortie,etc...) ou ont compris grâce aux Beatles qu’on pouvait pousser les amplis à 11 (Day Tripper avec son riff est considéré comme un des premiers titres rock au sens contemporain, Helter Skelter ouvre les portes de l’apocalypse pour Charles Manson et l’ère du metal pour d’autres)... Aucun de ces groupes ne pourrait nier avoir été influencé ou stimulé par ces 4 gars.


        • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:32

          @Odin,

          Les artistes que tu cites sont d’immenses noms du rock, pas de débat là dessus. Mais à part Elvis Presley évidemment, qui peut revendiquer la paternité du rock autant que les Beatles (qui l’ont fait dériver vers la pop-rock voire la pop de chambre reprise par le sympathique petit groupe français Revolver).

          En terme d’impact, rien ne rivalise avec les Beatles au XXe siècle. Pas même Elvis ou Ray Charles. Après, on peut leur préfère les Stones, Led Zep, le Floyd, Clapton, the Doors ou Hendrix, tous en effets plus rock que les Beatles d’un point vue strictement musical.

          Mais en terme de créativité, le groupe de Liverpool est intouchable, désolé ...


        • kalachnikov kalachnikov 18 janvier 20:24

          ’Bien peu de groupes ont réussi à se maintenir au sommet de leur inspiration et de leur créativité sur ne serait-ce que de déjà deux albums.’

          Marrant, j’en connais plein. Des noms ?

          The Cure, Joy Division (ils n’ont fait que deux albums !), Pj Harvey, Nick Cave, Noir Dez, Manu chao, Bjork, Radiohead, Miidnight Oil, etc.

          Le meilleur titre et des Beatles et du rock, c’est celui-là.


          • kalachnikov kalachnikov 18 janvier 20:25

            I forgot Bowie et Lou Reed, le Velvet.


          • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:20

            @kalachnikov,

            Radiohead est cité dans l’article. David Bowie n’est pas un groupe mais en effet le maître a maintenu son niveau pendant très longtemps ...

            Pour The Smiths, The Cure ou Joy Division, clairement pas fan ... 


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 janvier 20:40

            Là Axel ça va être dur pour moi . Les Beatles groupe pour immatures collégiennes. Vais pas refaire l’histoire de la musique biseness...Si Kalach deboule ça va chier ...deux seuls groupes solvables dans votre liste ...le Floyd et acedece première période.


            • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:26

              @Aita Pea Pea,

              C’est ton droit, l’art est subjectif par définition. Mais si les Beatles ont un statut particulier, je mets bien d’autres groupes dans mon top 20 (pas forcément dans l’ordre).

              1 Beatles 2 Pixies 3 dEUS 4 Radiohead 5 Sex Pistols 6 Pink Floyd 7 Queen 8 Oasis 9 Muse 10 U2 11 Ghinzu 12 Travis 13 Nirvana 14 The Clash 15 The Strokes 16 Arcade Fire 17 The Verve 18 Portishead 19 Kaiser Chiefs 20 Led Zeppelin.

              Et en artistes solos, un top 10

              1 Jeff Buckley 2 David Bowie 3 Jimi Hendrix 4 John Lennon 5 Robbie Williams 6 George Harrison 7 Jason Mraz 8 Noel Gallagher 9 Liam Gallagher 10 Elvis Presley.


            • kalachnikov kalachnikov 21 janvier 22:03

              @ Axel Borg

              1 Cure 2 Joy Division 3 Current 93 4 Einstürzende Neubauten 5 Pixies 6 Nirvana 7 le Velvet 8 Beatles 9 Doors 10 Noir Dez 11 Midnight Oil 12 Radiohead 13 who 14 rem
              15 16 horsepower 16 virgin prunes 17 Can

              1 Lou Reed 2 Mari Boine 3 Nick Cave 4 Pj Harvey 5 Manu Chao 6 Beth Gibbons 7 Bob Marley 8 Lennon 9 Bowie 10 Bjork 11 rokia traoré 12 sidsel endresen


            • Axel_Borg Axel_Borg 22 janvier 09:05

              @kalachnikov,

              REM et Velvet Underground, j’adore aussi, tout comme Beth Gibbons.
              Pas cité Metronomy même si à la frontière entre rock et musique électro.

              Pour Bob Marley, immense artiste, mon ancienne gratte électrique était une Epiphone décorée à l’effigie du pape du reggae ...


            • kalachnikov kalachnikov 22 janvier 21:59

              @ Axel_Borg

              J’écoute essentiellement des bootlegs, en fait.


            • capobianco 18 janvier 21:33

              Difficile de ne pas être d’accord avec l’auteur. Bien que plus fan de rock style acdc, les stones ou autres Dct Feelgood ou status quo, je voue une admiration sans borne pour les Beatles qui vers mes 15 ans ont montré toutes les facettes du rock à la jeunesse d’après guerre. Pas que du rock pur et dur avec les reprises de morceaux de chuck Berry ou « I saw her standing thère » mais surtout des titres d’un style totalement nouveau pour l’époque et dont il est difficile d’en ressortir un plus que les autres, il y a tant de qualité. Musique qui a enthousiasmé des millions de jeunes (et moins jeunes) dans le monde entier. 

              Réécouter leur « œuvre » est encore un vrai plaisir pour moi, mais pourquoi ne pas réécouter également Cat Steven, Super tramp, Meat Loaf et combien d’autres encore qui au regard de la « production » actuelle me paraissent devoir mériter autrement plus de place sur nos piètres radios.

              Ceci dit, les goûts musicaux sont fonctions de la personnalité de chacun, de son éducation, de ses rencontres, de son milieux sociale souvent. Les Beatles ont réussi à touché toute la jeunesse à cette époque. Merci Alex pour ce rappel.

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