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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les bobos, au-delà des mots...

Les bobos, au-delà des mots...

Je croyais que c’était dépassé, obsolète, out ! Et voilà que le "Docteur Renard Mister Renaud nouvelle époque" (un peu repenti, beaucoup peopolisé) nous le ressort de derrière les fagots pour le remettre au goût du jour, au point qu’on n’entende plus que cela. De toutes les expressions et de toutes les discussions, le bobo, enfin les bobos au pluriel, puisqu’il s’agit d’une tribu et non d’un spécimen isolé, sont de retour ! A moins qu’ils ne soient jamais partis...

Rien à voir donc avec les petits tracas d’ordre physique et autres bleus au coeur, je le précise d’entrée pour ceux qui éventuellement sortiraient d’une longue retraite spirituelle dans des contrées retranchées, pour les autres impossible de l’ignorer, ce bobo-là est en fait la contraction du désormais fameux bourgeois-bohème, représentant d’une nouvelle élite socio-économique hybride qui se revendique à la fois bourgeoise et bohème, confortable et artiste, bien pensante et zen. C’est ainsi, le bobo est riche et de gauche, consommateur compulsif et altermondialiste, élitiste et pour l’égalité des chances, fashion victim et assoiffé de culture, chic et débraillé, rat des villes et rat des champs...

Vous avez dit paradoxe ? Ça dépend de quel point de vue on se place et de qui on parle. Prenez le bobo de souche, par exemple, l’informaticien milliardaire à queue de cheval au fin fond de son bureau de la Silicon Valley, celui dont David Brooks (journaliste au Wall Street Journal) a croqué le portrait dans le best-seller Bobos in Paradise paru il y a six ans. Cet animal-là n’a rien de destructuré ni de conflictuel en son for intérieur. En bon Américain qu’il est, résident californien ou new-yorkais, il a parfaitement réussi le mariage entre le culte de l’individu et le plaisir de l’argent, la réconciliation entre la contre-culture hippie et la déferlante yuppie des années Reagan. Nés au milieu des années 1990 avec la net-économie, les bobos américains mêlent avec aplomb et conviction le matérialisme des golden boys et la spiritualité baba-cool dans leur vie, où le travail est plaisir et créativité mais sans limite de tempsb et la consommation, consciente mais insatiable.

Il est clair qu’en s’exportant sur le vieux continent, le bobo a perdu de sa superbe et de sa spontanéité. Aussi pétri de culture bobo qu’il puisse être, le bobo parisien, installé de préférence à l’Est de Paris et habitué de la Bastille, Oberkampf ou du Canal Saint-Martin, n’en reste pas moins français dans son rapport non assumé à l’argent : celui-là "claque du fric" certes, "mais toujours en douce !" Bien souvent, il n’est même qu’un "bobopot", un bobo potentiel qui n’a de bobo que l’aspiration bohème, le look bourgeois-bohème et le côté "politbobo" (entendez le bobo politisé, écolo et/ou socialo)... sans forcément sombrer dans l’IP, l’intello précaire, mais encore loin de son modèle le "bobac", comprenez le bobo accompli avec portefeuille bien garni !

Alors, les bobos, tendance ou has been ? Nouvel équilibre de vie, ou club très fermé ? Diktat montant, ou épiphénomène ?

Les bobos, chefs de file de la massclusivity

Pour tenter de répondre à la première question, si tant est que la mode soit par nature éphémère, il faut bien avouer que le bobo résiste à cette loi. Plus qu’une mode, le bobo est une tendance, un courant qui s’inscrit dans la durée, dix ans que cela dure... Il n’en est pas moins soumis à des turbulences, des mutations et pourquoi pas des modes elles-mêmes. C’est ainsi que l’effet "no logo" dépeint par la Canadienne Naomi Klein dans un livre éponyme s’est abattu sur la tribu des bobos en 2004, avec l’arrivée des "nonos", une nouvelle race de bourgeois rebelles et autres "rebos", fustigeurs de marques, partisans du commerce équitable et se décrétant "très bio et ultra-solidaires des pays du Sud".

Ne nous y trompons pas, la famille bobo ne fait que s’élargir. Voilà une famille dont l’identité repose largement sur son mode de consommation, qui n’est autre que l’expression du phénomène émergent de massclusivity (exclusivity for the masses). Les bobos ont besoin de se sentir privilégiés, y compris dans leurs actes de consommation courante, un comportement où coexistent ainsi "la nécessité d’être au coeur du système et l’aspiration à être à l’extérieur du système."

Les bobos, une culture très sélect

De même, et concernant la deuxième interrogation, que l’on juge les bobos équilibrés ou instables, sains ou décadents, l’existence d’une culture bobo bien identifiée est indéniable. Le bobo a des goûts et des préférences affirmés, et bien que l’énumération soit un exercice de style qui n’échappe pas aux stéréotypes (mais je m’y risque), l’univers des bobos est tout à fait remarquable, au sens propre du terme, peuplé de livres de Beigbeder, Houellebecq, Nothomb, de "chansons à texte" façon Delerm, Bruni et Brigitte Fontaine (pour le fun, oui le bobo est fun parfois, il aime le bon vin avec un petit joint, trop fun, non ?), d’ambiance loft et Lubéron, de sushis et produits AB, de fripes et de must have hors de prix...

"On ne naît pas bobo, on le devient", et l’un des vecteurs essentiels est bien l’argent. Ikea, Gap, Zara, c’est bon pour les bobopots. Le sac Prada, les lunettes Dolce & Gabbana, les courses au Bon Marché, les vêtements du commerce équitable et nécessairement customisés pour le dernier-né des nonos, ce n’est pas de la bohème à moins de 10 000 euros, sans compter l’investissement immobilier intra muros, le mobilier ethnique, la cuisine tendance industrielle et le 4*4 dernier cri. Rien de surprenant au fait que le terme de bobo, plus encore de parisianisme bobo, soit devenu en France péjoratif, railleur, presqu’une insulte. Et si le club très fermé des puristes de bobos n’était en fait que la grande bourgeoisie, au sens historique du terme, éprise de connaissances, de diversité culturelle, de travail, de relationnel et en même temps de "luxe, calme et volupté" d’un conformisme et d’un conservatisme exacerbés ? Une sorte de gauche-caviar relookée ? David Brooks ne manque pas de noter, en tout cas pour les Etats-Unis, la difficulté pour les quadragénaires et quinquagénaires bobos très fortunés de le rester vraiment !

Les bobos, une image galvaudée

Enfin, et nous y voilà, quelle peut bien être l’influence des bobos sur le monde ? Peut-on parler d’un diktat ou bien l’impact est-il au contraire négligeable, sans autre conséquence que d’amuser son monde ? Sur ce point, le spécialiste ès bobos est encore très clair, ils sont omniprésents et puissants, ils fixent les règles, contrôlent les médias, les loisirs, la culture... En outre, ils sont partout, pas tant sur le vieux continent d’ailleurs qu’en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Ce sont les "maîtres du monde", pas forcément maîtres de leur image...

Eux qui, à l’origine, se voulaient ouverts et détachés n’auraient-ils pas sombré dans l’arrogance et le nombrilisme, à force d’appréhender la vie "comme un examen de passage permanent pour le cursus supérieur", une course à la performance où "le voyage est dépassement, la culture, information et le sexe, accomplissement" ? Eux qui au départ se voulaient simples et authentiques n’auraient-ils pas aussi cédé trop facilement aux pièges du biomarketing très en vogue actuellement ? Les regards experts ont pris la mesure de cette image quelque peu galvaudée, qui semblent rivés désormais sur Tokyo et Berlin, mégalopoles de prédilection et d’épanouissement des "furitas", un nouveau genre de citoyens, ou plutôt de "déconsommateurs" et de "détravailleurs", en rupture totale cette fois avec le modèle dominant d’une économie productiviste et déshumanisée, bien décidés à faire de cette recherche philosophique de "décroissance personnelle" leur eldorado, un nouveau passeport pour le bonheur, le vrai.

En attendant de les voir débarquer en masse, vous les avez vus, vous, ces furitas ? On cause bobo dans le tout-Paris paraît-il, et pour la petite provinciale loin des cercles parisiens que je suis, dans la télé de mon salon. Le bobo est devenu le bouc émissaire des uns, un sommet de crétinisme, le jalousé des autres, celui qui fait mieux que soi, ou encore le dénigré, celui qui a l’argent et râfle tout, mais jamais soi-même, c’est étrange. En somme, le bobo, c’est un peu le voisin de monsieur tout le monde, celui qui en prend plein les dents pour pas un rond, histoire de passer ses nerfs et d’évacuer les frustrations, un réflexe qui remonte à la nuit des temps, nous le rappelle Philippe Taillandier, journaliste à L’Humanité. Le bobo, c’est toujours l’autre... et réciproquement... On est toujours le bobo d’un autre. Vous voilà prévenus désormais ! De quoi peut-être réfléchir à deux fois avant de crier "aux bobos" !


Webographie :

Brooks David (2000), Bobos in Paradise, traduction française Les bobos, Ed. Florent Massot ,306 pages.
Branstein J. & Martinière C. (2000), Des petits bobos, Technikart du 15 décembre.
De Kirkelin Anne, "C’est quoi êtrebobo aujourd’hui ?", site du Grain de sable.
Giret-famin Nicolas, "Bobo après tout", Blog personnel.
Navarro Pascale (2001), Critique du livre de Brooks, site canadien de Voir.
Elrude (2006), "Massclusivity : le beurre et l’argent du beurre", Blog personnel.
Kandel Maya, Entretien avec David Brooks, site d’Amazon.
Article de Marianne (2004), "Les bobos vous ont agacés ? Les nonos vont vous exaspérer !", n°355.
Arion (2005), "Attention Bobo", site personnel.
Taillandier François (31 août 2006), "Les bobos : la guerre dans les mots", L’Humanité.
Klein Naomi(2003), No logo : la tyrannie des marques, Ed. Actes Sud, 743 pages.
Renaud, paroles de Les bobos, album Rouge Sang, Eté 2006.



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40 réactions à cet article    


  • Yoyo (---.---.132.225) 20 novembre 2006 14:29

    Plus j’essaie et moins je comprend ce qui caractérise un bobo smiley

    Finalement on a peut etre tous un peu quelque chose de bobo ...


    • (---.---.107.65) 20 novembre 2006 14:58

      Votre conclusion me rappelle un des commentaires que j’avais écrit récemment : « On est TOUS le bobo de quelqu’un »...

      L’irruption de l’insulte « bobo » dans quasiment chaque fil de discussion d’Agoravox a quelque chose de pathétique. J’ai déjà commencé à distribuer ici et là des points bobodwin, puisqu’ils semblent intervenir avec la même fatalité que les points Godwin...


      • Marsupilami Marsupilami 20 novembre 2006 15:18

        Beau-beau ce petit texte, et pas faux-faux du tout. Ne pas confondre les bourgeois de Calais avec les bobos décalés. Les premiers se sont rendus, les seconds se sont vendus. Jusqu’à présent c’étaient toujours les bourgeois qui faisaient les révolutions. Attendons de voir celle que nous préparent les bobos. Et soyons très patients...


        • rjolly (---.---.227.38) 20 novembre 2006 15:20

          Je ne vois pas pourquoi ce serait bobo de lire houellebecq. Cet écrivain est lu par beaucoup de monde, c’est un fait (son dernier livre avait fait premier à la rentrée littéraire 2005), mais il n’y a que je sache pas de statistiques socio-professionnelle de son lectorat. Quand à Nothomb, si par « bobo » on entend « merdique », je suis d’accord. Delerm, connais pas.


          • (---.---.172.188) 21 novembre 2006 11:53

            C’est pas bobo de lire Houellebecq ou Nothomb, c’est juste mauvais et à la mode, car monté par l’industrie de la culture. Vendre un peu plus, manipulé et faire croire que, de par les mots, une phrase apparait pour donner une idée.

            ... Et Delerm, c’est certainement le premier à ne pas se prendre au sérieux, donc...


          • pinson (---.---.13.90) 20 novembre 2006 16:02

            C’est quoi un bobo ? A mon avis, on n’emploie ce néologisme très tendance que pour éviter de faire définitivement de la peine à ceux qui sont visés. Les « bobos » sont des bourgeois tout simplement ! Des bourgeois qui répondent à la définition éternelle de la bourgeoisie. On pourrait trouver des tas de citations, je me contenterai pour ma part de Flaubert « j’appelle bourgeois ce qui pense bassement. »

            Rien de nouveau chez les bobos :

            Ils sont jouisseurs, hédonistes, matérialistes : comme la bourgeoisie de toujours !

            Ils sont toujours du côté du manche, tout ce qu’ils veulent c’est sauver leur tête:comme la bourgeoisie de toujours !

            Ils sont à la remorque de la dernière connerie à la mode:comme la bourgeoisie de toujours !

            Ils ont leurs bons pauvres, de préférence éloignés, mais ils méprisent le peuple:comme la bourgeoisie de toujours ! Je pourrais continuer comme ça indéfiniment, mais à quoi bon ?

            Le terme de bobos, je le répète, ne sert qu’à dissimuler, sous un vocable sympathique, la conscience qu’a toute une partie de la France « de gôche » qui se prend pour une élite, non pas d’être devenue mais d’avoir toujours été des bourgeois. Point.


            • pinson (---.---.13.90) 20 novembre 2006 16:08

              Le fin du fin du bobo à mauvaise conscience est d’ailleurs Renaud qui fait une chanson contre eux alors qu’il en est (devenu ?) l’archétype.

              Socialement, cet ancien élève du lycée Montaigne (que ceux qui ne connaissent pas Paris regardent où ça se trouve)a d’ailleurs toujours été un bourgeois.


            • L'enfoiré L’enfoiré 20 novembre 2006 19:00

              @Pinson, Bravo, tu as bien compris. Un bobo, je ne connais vraiment pas la racine du mot, mais j’en saisi le sens : pas nécessairement egoïste, mais egocentrique certainement. Faire le don de soi, connait pas. Pas de problèmes financiers, donc après moi les mouches. Pas de mal à se faire du bien. Je crois que le monde héberge une foule de bobos. Quand la chanson de Renaud est sortie, j’ai senti que j’allais l’écouter souvent plutôt que de l’entendre. Tout est dit avec tellement de justesse. Il chante avec des images et de l’esprit. La meilleur manière d’après moi. L’esprit est là, le coeur ne peut que suivre. Mais je n’engage que moi, bien sûr. A+


            • Kiri (---.---.190.74) 20 novembre 2006 16:13

              Le bobo nouveau est sorti, et chez Pascal Bruckner encore (la tyrannie de la pénitence) : il s’appelle le « Bobolchevik ».

              Toute à ma joie d’avoir trouver une nouvelle appellation aussi réjouissante, j’attends avec impatience que l’une de vos plumes s’en empare...

              Cordialement

              Kiri


              • jak (---.---.218.53) 20 novembre 2006 16:29

                bobos = riches et de gauche, c’est incompatible, n’essayez pas de me démontrer le contraire, vous seriez soupçonner d’en être


                • ohlala (---.---.124.230) 20 novembre 2006 17:57

                  Bobo, Happy few, ça va, ca vient, ça passe. C’est fugitif. Impossible d’être bobo à vie. Donc surtout pas de Lubéron bobo : trop vieux, trop galvaudé (Jack L., etc) ou île de Ré (beurk) mais plutôt Bassin d’Arcachon comme Starck ou Canal St Martin comme Vacarme. Ajouter la visite des Galeries du Marais le samedi après-midi. Photos trash de Jürgen Teller, ou chic de Lamsweerde-Matadin. La lecture de Houellebeck, oui, mais uniquement au moment d’ « Extension du domaine », depuis non, galvaudé. Angot idem, out. Nothomb, rien à voir, hors sujet. Comme Renaud, has been. Tout ça jugé par trois Inrockuptibles fantômatiques. On n’est bobo que par le regard des autres. Eux mêmes vieillissant de concert.

                  Pourquoi ? c’est dit par l’auteur :

                  « Les bobos ont besoin de se sentir privilégiés, y compris dans leurs actes de consommation courante, (...) difficulté pour les quadragénaires et quinquagénaires bobos très fortunés de le rester vraiment ».

                  Bobo, c’est un job à temps complet. Faut donner. Bonne contribution de l’auteur :=))


                  • Demian West (---.---.43.63) 20 novembre 2006 18:57

                    Bonjour Mimi,

                    Moi je suis un vrai complètement Bobo-de-Vous !

                    C’est quoi comme soupirs tranchants de la Love ? Vous avez une idée ?

                    Demian West


                    • jamesdu75 jamesdu75 20 novembre 2006 19:00

                      Pour moi la définition de Bobo = Bourgeois Bauf.

                      Une personne qui a beaucoup d’argent et qui se pose des questions existentiel tel que : Pourquoi les RMistes ne passent pas leurs vacances d’hiver à Courchevelle, c’est beaucoup mieux qu’a Roubaix. Ou alors moi je suis super ecolo, je vais dans la petite boutique d’en face, on te vend une baguette 3€ mais c’est pour la bone cause, c’est du bio, pourquoi tout les Français n’en font pas autant. Evidemment il oublie de dire que sa fortune viens de sa famille et ne sera pas capable de produire de lui même la moindre richesse. Le bobo est forcement de gauche et il n’aime pas sa famille qui est de droite. Il se croit artiste dans l’ame et à au moins une fois tenté de faire un court métrage qui n’a eut de succés nulle part (un film de 28 minutes en Noir et blanc qui parlait de la mécanique celeste avec une femme nue dans un salle de bain pendant les emeutes de 68). Il s’est consolé en pensant que son génie n’est pas compris et tente à pérsent la peinture, avec des cours particuliers.

                      Un jour le bobo se doit de travailler. A force d’acheter le dernier modéle de voiture Smart et un loft dans le 5e arrondissement de Paris le compte s’epuise. Il va commencer à travailler, dans un entreprise, il a un diplome niveau supérieur qu’il à eut dans une ecole privée. Son Papa qui travaille au conseil général va lui trouvé une bonne place dans l’un des entreprises dont il est actionnaire. Notre gentil bobo va prendre gout à cette nouvelle vie et quand il en sera à donner des ordres et s’acheter une voiture fonctionnel, de même que son téléphone. Le terme Bobo aura changé de forme pour lui , il sera un bobo = Beauf bourgeois, le seul difference sera qu’il s’habille plus sobrement et votera à droite.

                      Quel belle vie, la vie de bobo.

                      PS : Toute ressemblance avec Damian West ne serais que fortuite.



                        • Le péripate Le péripate 20 novembre 2006 22:07

                          Oui.... excellent. Pour une fois, je n’ai même pas lu les commentaires. Vous avez mis le doigt en plein dans le mille d’une société à la fois excluante et conformiste... Risquez vous dans les commentaires, il y a beaucoup à en attendre...


                          • Mimie in Vivo Mimie in Vivo 20 novembre 2006 22:12

                            voulez-vous que je commente les commentaires ? c’est cela ?


                          • Demian West (---.---.120.41) 20 novembre 2006 22:16

                            Seulement le mimi mien.


                          • Demian West (---.---.120.41) 20 novembre 2006 22:23

                            Mimi,

                            Vous êtes un super canon à bobos.

                            Je suis un bobo, mais qui s’ignore seulement quand il drague. Laissez-vous tentez, vous feriez oeuvre charitable. Libérez-moi de ma boboloftitude.

                            Vous êtes belle...Et vous souriez si longtemps sur votre photo avec si belle constance. C’est éjouissant.

                            Demian West


                          • Le péripate Le péripate 20 novembre 2006 22:20

                            Non, et oui. Je pensais aux autres articles. Le vôtre est ... comment dire...parfait. Je pensais juste que Agoravox valant surtout par les commentaires qui sont faits des articles, vous devriez vous y risquer. Celà pourrait être constructif. Voilà. C’est tout. Encore bravo.

                            Le péripate


                            • Mimie in Vivo Mimie in Vivo 20 novembre 2006 22:26

                              Ah ! s’il pouvait y avoir 48 heures dans une journée de double jeune maman, apprenti écrivain journaliste blogueuse complètement addicted... je vais essayer mais je promets rien. Merci à vous de vos commentaires.


                            • Demian West (---.---.120.41) 20 novembre 2006 22:28

                              Pardonne-moi O doux Péripate, que je me suis glissé dans ton devis aimable avec cette célestine et magnétique mi-fleur qui sait trancher dans l’agoravox masculant et facho.

                              Mes amitiés à vous deux.

                              DW


                            • Demian West (---.---.120.41) 20 novembre 2006 22:33

                              Vous écrivez très bien, mais trop dans le goût de l’époque. Et je pense que si vous vous lâchiez telle qu’en vous-même : Vous passeriez au-travers du toit des bâtiments de l’écriture qui sont en haut-sièges.

                              J’aimerais beaucoup échanger quelques mots épistoliers avec vous genre lettres de la luv’. Pour écrire des choses inouïes et inspirées. Mais tout vient paraventure et fortune hasardeuse...

                              Demian West

                              demianwest@wanadoo.fr


                            • (---.---.247.254) 20 novembre 2006 22:29

                              Un bobo, c’est ce que Baudelaire appelait en son temps UN DANDY. Pas étonnant que vous ne compreniez pas ce que c’est : Baudelaire disait que c’était une caste très rare. smiley


                              • (---.---.138.242) 20 novembre 2006 22:47

                                Article de haut volet,

                                « Il lit Frédéric Beigbeder en franc ou en euro, s’habille chez GAP, mange bio, hait la mondialisation - tout en possédant un porte-feuille d’actions boursières - et jongle avec les paradoxes comme avec son palm pilot » :

                                LE BOBO ...

                                Et que penser ou dire du “FURITA” : « Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie de vie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo- existentielles. »

                                Nono


                                • (---.---.138.242) 20 novembre 2006 23:00

                                  Lire : Article de haute volée smiley Nono, le petit...bobo


                                • mijdrol (---.---.111.244) 29 novembre 2006 11:22

                                  Simplement une petite précision : « furita » est la prononciation japonaise de « freeter », amalgame de « free » (libre en anglais) et « arbeiter » (travailleur en allemand) qui nomme, avec le « neet », (not in employment, education or training) les tenant d’une sensibilité rejetant le travail comme facteur d’epanouissement.


                                • marmotte (---.---.70.119) 21 novembre 2006 00:38

                                  Oui, ces bobos ne sont rien d’autres que les bourgeois d’aujourd’hui. Moi j’aspire à devenir bobo ! Mais c’est uniquement pécunier.

                                  Attention à l’excès de médias sur le phénomène bobo, il parait que c’est improductif, contagieux, et que ça pourrait même faire passer sous silence des infos plus intéressantes, euh non, plus importantes, mais pas plus intéressantes.  smiley


                                  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 08:21

                                    La question de P@py !

                                    Y a-t-il du Bonobo chez le Bobo ?

                                    Le Bonobo :

                                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonobo_%28primate%29

                                    Sans autres commentaires !

                                    @+ P@py


                                    • (---.---.138.242) 21 novembre 2006 09:37

                                      Le nouveau

                                      BoboTroll

                                      est arrivé ! A consommer avec modération smiley


                                    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 12:27

                                      Je l’avoue humblement,... le sujet de l’article pour P@py est assez rigolo, et se prête volontiers au troll !

                                      Ne m’en veux pas Mimie car j’avais un grande envie de rire et pt’être d’faire rire, l’actue est tellement tristounette en c’moment !

                                      Allez en route dans le troll eybus d’p@py la désonne que ne prend à son bord que les joyeux lurons !

                                      http://www.trolleybus.co.uk/tb2.gif

                                      Carlo pas taper, pas taper,... pas sur la tête siou plait,... allo maman bobo !

                                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15173

                                      @+ P@py


                                    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 12:45

                                      Sur un air de Gentleman cambrioleur de J. Dutronc

                                      C’est l’plus grand de tous les bobos L’a plein copains roulent Alfa Roméo Lui par contre roule en Twingo Et au café Flore il leur offre un pot L’a même pas l’temps d’arrêter son auto Car c’est plus grande de tous les bobos L’bobo à Mimie vovo, l’bobo à Mamie vivo.

                                      Composition 5 mm chromo !

                                      @+ P@py


                                    • (---.---.138.242) 21 novembre 2006 09:55

                                      Bourgeois-bohème

                                      On les appelle bourgeois bohêmes

                                      Ou bien bobos pour les intimes

                                      Dans les chanson d’Vincent Delerm

                                      On les retrouve à chaque rime

                                      Ils sont une nouvelle classe

                                      Après les bourges et les prolos

                                      Pas loin des beaufs, quoique plus classe

                                      Je vais vous en dresser le tableau

                                      Sont un peu artistes c’est déjà ça

                                      Mais leur passion c’est leur boulot

                                      Dans l’informatique, les médias

                                      Sont fier d’payer beaucoup d’impôts

                                      __-__Les bobos, les bobos

                                      __-__Les bobos, les bobos ...

                                      Nono


                                      • (---.---.138.242) 21 novembre 2006 10:00

                                        Bourgeois-bohème

                                        La femme se fringue chez Diesel

                                        Et l’homme a des prix chez Kenzo

                                        Pour leur cachemire toujours nickel

                                        Zadig & Voltaire je dis bravo

                                        Ils fréquentent beaucoup les musées,

                                        les galeries d’art, les vieux bistrots

                                        boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao

                                        Ma plume est un peu assassine

                                        Pour ces gens que je n’aime pas trop

                                        par certains côtés, j’imagine...

                                        Que j’fais aussi partie du lot

                                        __-__Les bobos, les bobos

                                        __-__Les bobos, les bobos

                                        Deux extraits de la chanson de Renaud smiley

                                        Nono


                                      • Emile Red Emile Red 22 novembre 2006 11:47

                                        Quand je pense que Renaud connaît très bien le bassin d’Arcachon et qu’il en fait un refuge à Bobos...

                                        Il doit confondre avec le new St Trop de la classe Cap-Ferret de la reine de la nuit qui accueille non des Bobos mais des People(s ?) comme sa tronche de goûteur du cru à défaut d’en être bouilleur, bercé trop près du Médoc.

                                        Que dire d’une telle infamie, noyant d’idées toutes faites un paradis attachant où une région entière pose plaisir et détente au mépris des castes antipathiques parisianistes délétères.

                                        Et de pied en Cap, il Hume et Teste Le Canon, et Ares dieu il bénit d’Andernos à Lanton lorsqu’il découvre Petit Nice en ces lieux, d’Arbousier il s’ennivre.

                                        Alcohol océanique, Aquitaine tu les embrumes.....


                                        • (---.---.69.244) 20 février 2007 00:31

                                          pour moi le bobo est un beauf moderne qui roule en 307,207,407,possède un écran plasma,frime superficiellement sur les routes, est un francais parfait et moyen qui ne laissera pas de trace, se contente simplement de vivre en suivant la mode.C’est « un gars une fille », couple style francais 2007 montrant comment il faut vivre !C’est réducteur et stéréotypé et je réussirai largement, d’une manière originale sans être la copie du francais moyen 2007.La france est un pays passéiste, gaulois et le retard pris vis à vis des autres pays s’accentue car il y ajustement trop de modèles « bobo » et beaufs modèles.Chacun a le droit de vivre comme il veut sans nécessairement ressembler à son voisin.Pourquoi ce phénomène est il typiquement « francais » ?pourquoi les médias stéréopypent ils systématiquemnt les classes sociales et les gens ?


                                          • (---.---.69.244) 20 février 2007 00:53

                                            le bobo est inexistant et fait partie du décor quotidien de la vie ;respect parfait des traditions (tout à l’heure il mangera des crêpes),vacances au ski pour faire « fun », style, branché, pour fusionner avec l’univers entier.Forfait « 29,90 par mois »,întêret pour les cultures exotiques, ska à gogo,fraternité fusionnelle du sud-ouest qui marque un peu son originalité mais il ne décolle pas...Pourquoi ?Je pense que malgré sa gentillesse apparente et son semblant de perfection « le bobo » manque d’imagination, n’est pas indépendant et ne vit uniquement qu’à travers du regard d’autrui et de ce qu’il possède.Il doit absolument rester un francais moyen.Le phénomène bobo est de toute façon dépassé par le phénomène « second life-furitas » et ne reste qu’un effet inconscient de l’anonymat de base.Et qu’y aura t’il après les furitas ?


                                          • (---.---.69.244) 20 février 2007 01:02

                                            le bobo porte des lunettes à grosses branches de type années 60,est plutôt dégarni et cérébral,souple,doux,facile à vivre et d’une adaptation sans failles.Il ressemblerait (à mes yeux) au footballeur zinédine zidane, homme du 21 ème siècle,homme de notre temps,moderne,ouvert d’esprit et d’un niveau plus élevé que le « beauf-coq-macho-grossier-vulgaire ».Le bobo est plus intelligent que le beauf car il réfléchit.Il peut être cadre ou artiste à la fois mais pas ouvrier ou manuel.C’est un intellectuel improductif qui par sa vision des choses reste tout de même utile à l’esthétique de la société.Et je préfère le bobo au notable en monospace.


                                          • (---.---.69.244) 20 février 2007 01:15

                                            il apprécie également de vivre en zone périurbaine pour le côté « ville et campagne » à la fois. Partout et nulle part. Paradoxe. Antithèse. Tout et rien. Partout et nulle part. C’est comme une pâte à modeler qui suit « l’onde » de la société, en prend le pouls tout les jours. Finalement ce n’est pas tout à fait le français moyen car il est imparfait.La compagne du bobo est une femme sociale.
                                            - cheveux courts
                                            - lunettes
                                            - ronde
                                            - féminine
                                            - petite
                                            - look des années « twist-60 ».


                                          • (---.---.69.244) 20 février 2007 01:19

                                            Et le bobo impose sa façon de penser et dévore l’espace mental des gens....


                                          • florence Signoret (---.---.37.13) 13 mars 2007 03:11

                                            juste un commentaire, pour saluer la perfomence de l’auteur, érudite, ironique voire mordante et extrêmement juste dans ses propos. En vrac, parfaitement d’accord avec les commentaires de péripate, jamesdu75 et jack,... Sur le plan politique seulement, le plus bel exemple que nous en avons, de ces bobos pour le coup particulièrement influents...c’est la candidate à la présiendentielle, dont le pseudo n’est plus ségo mais sébo (ou c’est beau la politique de l’altruisme surtout quand c’est son fond de commerce), bel exemple de gauche caviar, tellement humaniste et génereuse dans ses propos et si chic dans ses tailleurs et sa maison de Mougins...il lui manquerait plus que de chanter comme « un pinson » (puisqu’il faut s’essayer à l’art, quand-même !) pour rejoindre la « brillante » analyse de l’auteur du commentaire ci-dessus et (qui porte le même « nom d’oiseau »), pour qu’elle intègre « bobotiquement » et avec bravitude la bourgeoisie...de gauche ! Bravo à l’auteur, et désolée pour l’ecart politique, mais les élections se rapprochant, ça démange !

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