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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les Dernieres heures du soleil ancestral

Les Dernieres heures du soleil ancestral

"Au cours des vingt-quatre heures, plus de 80 mille hectares de forêt pluviale équatoriale ont été détruits sur notre planète. Treize millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été relâchés dans notre environnement. Plus de 45 milles personnes sont mortes de faim, dont 38 milles enfants. Et plus de 130 espèces végétales ou animales se sont éteintes par la faute des hommes (La dernière fois qu’une telle extinction d’espèces se produisit, ce fut à l’époque de la disparition des dinosaures). Et tout cela est arrivé seulement depuis hier."

Thom Hartmann est malgré tout un homme très optimiste. Et son livre, véritable compte-rendu de la bestialité de l’homme envers son environnement et lui-même, délivre pourtant un message pleins de bon sens et d’espoir : l’homme blanc est le mal. C’est donc lui le principal acteur du changement futur. "Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde." (mohandas-karamchand-gandhi) Dans la préface, N.D Walsch parle de ce livre comme l’un des plus important que vous lirez...il n’a pas tort.

La lumière ancestrale

Certes la mention "Agir pour une transformation personnelle et globale" sur la 1ère de couverture peu effrayer le lecteur, et les dernières heures du soleil ancestrale pourraient bien n’être qu’en fait la vie d’un dieu ou d’un prophète.. Il n’en est rien. Ici, il est essentiellement question d’écologie, d’ histoire des civilisations et de modes de vie. La lumière ancestrale porte bien son nom, ne concerne ni dieu ni prophète, mais défini tout simplement le soleil et l’énergie solaire accumulée durant des millions par la planète et les êtres vivants qui la peuple. Ceci est le fil conducteur du livre : l’espèce humaine, après avoir consommé les ressources terrestres "actuelles", les forêts et les plantes qui l’entoure, à fini par exploiter la richesse des sols, la lumière ancestrale, accumulé depuis la nuit des temps : le pétrole.

Le meilleur des mondes

Au départ naquit l’homme bon. Sans couleur, ni religion. Il partageait tout avec les siens, qui se nourrissaient essentiellement de la cueillette et de la chasse. Puis le première "empire colonisateur" vit le jour. Avec lui, l’espèce humaine découvrait l’exploitation des ressources (végétales, animales et humaines) disponibles à plus grande échelle. Au fil de l’existence, qu’il soit Romains, Turcs, Espagnoles, Portugais, puis Américains ou encore Européens, rien n’arrêtera la volonté de certains peuples à coloniser ceux qui les entoures. "Christophe Colomb non seulement ouvrit la porte d’un Nouveau Monde, mais constitua, pour tous, un exemple, en montrant quels exploits monumentaux peuvent être accomplis grâce à la persévérance et à la foi". (Georges W.Bush) Ce que le président de certains "américains" oubli de dire, c’est qu’aujourd’hui, Colomb serait jugé pour crime contre l’humanité. Car après la déception de n’avoir pas trouvé d’or le navigateur "compensa" le coût de ses voyages en envoyant de la main d’œuvre gratuite en Espagne. En traitant les indiens Taïnos de cannibales, il les réduisait à l’état de sauvages à rééduquer ( par l’église bien sur ), justifiant ainsi leur exploitation, torture, viol. Mais les Taïnos refusèrent de travailler. Beaucoup se suicidèrent. Finalement, Colomb décida l’extermination de ce peuple inutile.

Surpopulation

Alors qu’ il nous fallu 200 000 ans pour atteindre un milliard ( et ce quand l’exploitation agricole remplaça la cueillette et la chasse) et 130 années pour parvenir au second milliard ( grâce notamment à l’utilisation de machines agricoles plus performantes que l’humain ), trente années seulement furent nécessaire pour atteindre les 3 milliards en 1960. Le pétrole amenant des machines encore plus sophistiquées, le 4 milliards. fut atteint en 14 ans Le cinquième milliard fut atteint 13 ans plus tard, en 1987, et le sixième en 1999. L’humain devenait l’espèce dominante de la planète, dépassant la population des rats(...) ce qui signifie qu’aujourd’hui, toutes les autres espèce végétales ou animales sont dans l’obligation d’ entrer en compétition avec nous qui consommons 40% de la nourriture et de l’énergie, et 50% de l’ eau douce disponible.

Combien de temps nous restent-ils ?

"La civilisation est une conspiration...la vie moderne n’est que le silence compact des riches cherchant à maintenir leurs prétentions". (J.Buchan) "En brulant les arbres, le charbon et le pétrole, nous déversons, chaque année, plus de 6 milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère." Inutile d’évoquer à nouveaux les problèmes environnementaux principaux connus de tous. De la déforestation pour élever du bétail au reboisement inutile d’arbres trop jeunes pour compenser, les polutions en tout genre, etg l’habitat de l’homme qui grandi sur celui d’autres espèces que l’on fini par chasser et tuer... "Chaque années les états-Unis importent plus de 900 000 tonnes de bœufs en provenance du Salvador, du Guatemala, du Nicaragua...alors que le citoyen moyen de ces pays consomme annuellement moins de viandes que le chat domestique américain". Il en va de même pour les ressources végétales ou animales, ainsi que de la main d’œuvre à bon marché de la mondialisation.

La terre-mère

L’ un des autres points importants du livre est la volonté de l’ homme à ignorer sont appartenance à la nature qui l’entoure. Et tandis que les hommes d’autrefois craignaient les orages et les tempêtes comme la colère des dieux, l’homme d’aujourd’hui et sa science tente à expliquer tout, ignorant tous ces mystères qui obligèrent l’homme à respecter ce qui le portait et le faisait vivre durant des millions d’ années. Une déshumanisation organisée, qui profite largement à l’exploitation de la planète par certains.

Un livre à lire, pour penser autrement

Ne vous y tromper pas, je n’ai fais qu’évoquer certains points importants de cet ouvrage,que j’ai lu deux fois durant mes vacances. Je connaissais déjà l’ essentiel, mais les explications fournies sur colonisation de la planète par certains peuples et l’exploitation des ressources à travers les âges vaut son pesant d’or : l’ école n’ en parle qu’ approximativement, et souvent à la faveur des mêmes. Le livre de Thom Hartmann compte sans retenues toute l’histoire de l’homme, avec comme pensée principale que personne ne né mauvais. Bonne lecture !


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2 réactions à cet article    


  • Jiminix Jiminix 27 septembre 2008 11:29

    Ce livre est une véritable "Bible"...bien plus salvatrice que la vrai ! Je vous encourage vivement à lire ce livre, il est très bon pour l’esprit, et le coeur...


  • François51 François51 26 septembre 2008 18:24

    et pendant ce temps là, les hommes cherchent a sortir l’humanité de la crise financière mondiale.
    le fric ! le fric ! le fric !.
    pour les questions de survie de la planète et de l’espèce humaine, on verra plus tard. le fric d’abord !

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