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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les « Epoux Arnolfini » n’ont pas fini de faire parler (...)

Les « Epoux Arnolfini » n’ont pas fini de faire parler d’eux...

… avec cette scène qui représenterait le mariage d’une morte avec un vivant, un mariage morganatique, une promesse de fiançailles, ou encore l’annonce d'une naissance.

Immortalisés par Jan van Eycke en un temps prélude à la Renaissance quand les peintres flamands rivalisaient de virtuosité avec ceux du Quattrocento, ils provoqueront l’admiration alors, et un déferlement d’historiettes cinq siècles plus tard.

Si la Joconde a émerveillé des siècles d’admirateurs, on n’a pas été chercher au-delà de la subtilité de son expression sublimée par la maîtrise du sfumato, les raisons de l’intérêt qu’elle a suscité. Quelques événements secondaires attachés à son cheminement jusqu’à nous ont suffi à compléter notre curiosité à son sujet.

Nombreuses sont les peintures qui racontent des morceaux d’histoire qui font parler d’elles, d’autres suscitent un intérêt fabriqué en eaux troubles comme le Salvator Mundi ou la Judith de Toulouse et qui explosent les compteurs de dollars.

L’œuvre appartient ici à la famille rare de celles qui ajoutent au génie pictural une énigme qui dure au point de surpasser aujourd’hui en notoriété l’œuvre elle-même.

 

A propos de sa célébrité.

Un peintre proche du puissant Philippe-le-Bon, comme aussi les personnages, l’ont favorisée. Le tableau, un panneau en bois fermé par deux portes alors, passera entre les mains des cours de Bourgogne et d’Espagne puis de Grande-Bretagne où il y est toujours. Exposé à la National Gallery depuis le milieu du XIXe s. il y domine l’attention parmi les œuvres les plus remarquables. Appelé « Hernoul-le-fin et sa femme » la première fois dans un inventaire en 1516 puis « Arnoult Fin » quelques années plus tard. En 1861 il deviendra « Les Epoux Arnolfini », sans autre explication qu’une ressemblance homophonique qui reste à justifier. D’autres prétendants - Arnoulfin, Arnoul, Arnoulfini (*) - n’ont pas retenu l’attention des curieux.

Des historiens de l’art nous donnent sans certitude l’identité des personnages ; Giovanna Cenami et Giovanni Arnolfini riche italien de Lucques négociant en tissus à Bruges.

On pourrait en rester là si Jan van Eyck n’avait pas éparpillé des indices pour éclairer une mise en scène incompréhensible sauf par lui et les bénéficiaires.

 

Que nous dit ce tableau ?

Le peintre flamand a laissé des détails imperceptibles comme s’il avait voulu cacher aux uns ou dévoiler discrètement à d’autres, la réalité de ce qu’il a peint. Il force jusqu’à l’observation l’attention du spectateur qui voudra découvrir l’œuvre en son entier. Pour ce motif elle sera auscultée et interprétée en plus d’être admirée avec des supputations qui s’emballent depuis plus d’un siècle.

Etonnament ici van Eyck n’a ni daté ni signé ce tableau. Alambiquée comme le tugra d’un sultan ottoman, une formule absconse sur un mur exprime sa connivence avec le lieu où l’événement.

Elle est traduisible par « Johannes van Eyck fut ici (ou fut celui-ci) - 1434 ».

 

On aurait pu être éclairé par un portrait de Giovanni Arnolfini que van Eyck a peint et dont la ressemblance avec « l’époux Arnolfini  » ne semble pas discutable.

Giovani Arnolfini (Gemäldegalerie de Berlin)

 

Sauf que les avis divergent là encore autour de ce portrait daté de 1435 ou1438, et qui pourrait être celui de Michele Arnolfini, un de ses frères.

De nombreuses hypothèses avancées par les exégètes se suivront avant d’être contredites par les découvertes d’archives au fil de l’histoire de l’œuvre.

Parmi elles, l’hypothèse d’un Jan van Eyck qui se serait représenté avec son épouse persiste malgré l’abondance des contradictions. Elle est abordée ici pour imager la conjecture Arnolfini.

 

Connaissons-nous assurément Jan van Eyck ?

Il serait représenté sous les traits de L’homme au turban rouge

 (National Gallery Londres)

Sur le cadre du tableau on peut y lire « Jan Van Eyck m'a fait le 21 octobre 1433 ». Une formule indécise qui désigne l’auteur mais moins certaine pour en déduire qu’il s’agit d’un autoportrait. Si c’est lui alors on ne reconnait pas « l’époux Arnolfini » du tableau. Sauf que certains y trouvent quand même une ressemblance que les années écoulées entre les deux représentations justifieraient.

Opiniâtres, ils étayent leur conviction avec le même raisonnement appliqué à l’épouse de van Eyck qu’il a peinte cinq ans plus tard.

Epouse van Eyck

Epouse Arnolfini

L’œil affuté de ces amateurs d’art devine dans la représentation de l’épouse Arnolfini, l’épouse de van Eyck plus jeune. Un néophyte n’y mettrait pas sa main au feu.

 

Les controverses ont de la ressource avec d’autres sources.

Au centre du tableau l’artiste créé le trouble avec un miroir intrigant de quelques centimètres au cœur de la représentation comme on va le voir plus loin.

Jan van Eyck précède son contemporain Petrus Christus qui jouera aussi avec un miroir qui n’existait alors que sous forme convexe.

Saint Eloi orfèvre (vue partielle) - Petrus Christus.

 

Deux siècles plus tard Vélasquez avec « Les Ménines », exploitera encore un miroir qui pointe discrètement des personnages importants sans ajouter de mystère.

 

Avaient-ils vu l’œuvre bien plus petite (82cm x 60cm) de Jan van Eyck de 1434 ?

Le miroir est un biais judicieux qui augmente une dimension pour la compréhension d’une œuvre, comme van Eyck l’a voulu.

Utilisant la particularité d’un miroir convexe qui déforme la réalité, on se demande s’il n’a pas cherché avec cette caractéristique à dévoiler une autre vérité, complémentaire. Il aurait pu jouer de la déformation du miroir pour redresser une réalité que la scène affiche avec les sentiments apparents des époux, l’intimité de la chambre, la saison, la date supposée de l’événement qui pourrait être antérieure, les oranges et le petit chien absents du miroir ...

Des thèmes qui deviendront des soupçons quand on connait la réputation méticuleuse de l’artiste.

 

Pourquoi ces suspicions ?

Les passionnés souvent érudits racontent la mise en scène de van Eyck avec des opinions divergentes qui commencent avec les inventaires royaux qui décrivent un couple « unis par la foi ou « qui se promet le mariage  » Cette maxime sur un de ses cadres sème le trouble sur les sentiments des personnages « Promettez, promettez, cela ne coûte rien ; tout le monde est riche en promesses. »

 

Que dit l’œil de la controverse.

La scène se situe dans une chambre, lieu d’intimité avec un miroir qui révèle qu’en réalité les personnages ne sont pas seuls.

Le diamètre du miroir convexe est d’environ cinq centimètres.

 

La scène qui a donné son nom à l’œuvre représenterait donc un mariage avec des témoins qui se reflètent dans le miroir sans qu’on puisse les reconnaître, mais dont on nous dit que van Eyck serait le peintre en exercice avec un habit bleu. Ce miniaturiste de génie (voir son Agneau mystique) aurait donc failli à sa réputation ici en se révélant dans un flou ambigu ?

D’autres encore ont prétendu qu’il s’agissait du mariage de van Eyck, au motif que la date peinte à côté de la mention qui déclare la présence de van Eycke en 1434, serait celle de l’événement comme on l’a cru longtemps. Il est maintenant établi que van Eyck ne se mariera que quelques années plus tard. 

 

A propos de l’hypothèse d’un mariage peint après la mort de la mariée.

Quand on sait que Jan van Eyck était capable de détails inouïs, on se demande pourquoi il a négligé d’y reproduire des éléments de premier plan ; les mains jointes des personnages, le petit chien qui seul regarde le spectateur, les oranges qui tranchent avec leur couleur, les fruits de l’arbre derrière la fenêtre. Des observateurs voient des arabesques de fumée s’échappant de la main noircie du marié, reproduisant en cela le signe de la défunte revenant toucher la main de son mari vivant. Cette manifestation d’un mariage posthume s’appuyant sur une croyance du moyen-âge.

 

Autre hypothèse, la mariée serait enceinte.

Elle l’est pour les uns qui voient dans le tableau des arguments qui contiendrait le nécessaire pour l’accouchement. Mais pas pour ceux qui interprètent différemment la présence de la bougie et du chien comme des symboles de fidélité à l’honneur lors d’un mariage. 

 

On ajoutera à ces observations quelques étonnements comme le port de vêtements avec fourrure pour lui et en laine pour la robe de l’épouse doublée d’un surcot inadaptés à la saison d’été que révèlent les cerises de l’arbre qu’on entraperçoit. Ou encore la présence d’orange, (si ce sont des oranges) pendant la saison des cerises à Bruges…

 

Si on peut être surpris par le teint blafard de l’époux Arnolfini avec son étrange chapeau, un coup d’œil sur ce portrait de Charles VII au teint pâle son contemporain nous renseignera sur le code vestimentaire apprécié de l’époque ; chapeau tressé, couleur du vêtement avec bordures en fourrure. L’ensemble laissant supposer la fréquentation du même milieu argenté.

 

Les critiques d’art ont généralement développé leur théorie après avoir fixé un cadre interprétatif et recherché la symbolique des accessoires pour l’étayer. On se contentera ici d’ajouter une pierre à l’intrigue avec l’observation des bagues.

Depuis l’antiquité leur port est codifié changeant de main ou de doigt, puis généralement respecté pour être interprété à l’intérieur des sociétés ou des castes.

Avec les « Epoux Arnolfini » van Eyck montre Giovanni avec une chevalière à l’index de la main droite comme Philippe le Bon. Cette observation reflète la proximité et les usages entretenus avec le Duc par son peintre et conseiller van Eyck, et l’Epoux Arnolfini.

 

Philippe le Bon et Isabelle de Portugal 3e épouse

 

   L’époux Arnolfini

A la même époque en Toscane le Duc de Florence portait aussi sa bague au même doigt.

Cosme 1er Duc de Florence 1555

 

S’agissant des épouses l’usage diffère. Les bagues sont portées à la main droite par celles de Philippe le Bon.

 

Bonne d’Artois 2e épouse de Philippe le Bon

On notera au passage une ressemblance fortuite avec l’épouse Arnolfini.

 

Isabelle de Portugal 3e épouse de Philippe le Bon

 

Plus tard à la cour des Médicis on conservera cet usage comme nous le montre ce portrait.

Portrait d’une femme à la cour des Médicis vers 1580

Ces quelques exemples portent à croire que la bienséance était semblable à la cour des ducs de Bourgogne et de Toscane d’où étaient originaires les « Epoux Arnolfini ».

 

Avec les bagues de l’épouse Arnolfini portées à la main gauche, van Eyck ajoute à l’intrigue. 

L’épouse Arnolfini

Comme le cérémonial du mariage retrouvé dans les missels du XIe au XVe s. qui évoquent des pratiques variables « …dans presque tous les diocèses de la Gaulle l’anneau nuptial était porté à la main droite…dans ceux de Reims, Rouen, Paris... on passait l’anneau au troisième doigt ou médius de la main droite… dans le seul diocèse de Liège on le mettait au quatrième doigt de la main droite ». (**)

Aucun ne recommande de le porter à la main gauche comme l’épouse Arnolfini.

Quelle était l’intention du peintre avec cette singularité ? Evoquer la frivolité féminine en la matière comme d’autres portraits du XVe s. pourront en témoigner avec des bijoux portés indifféremment sur plusieurs doigts et à chaque main, ou nous signifier une autre réalité ? 

 

Ces observations ne demandent qu’à être complétées par ceux qui consacreront un moment d’intérêt aux « Epoux Arnolfini »

Une admirable curiosité qui reste à décrypter.

 

 

(*) Des Arnoulfin de Lucques, belle et riche ville d’Italie au Moyen-Age, sont remarqués à Bruges et à Paris à l’époque du tableau. On trouve dans une affaire de collier Jehan Arnoulfin autour de proches du Duc de Bourgogne dont Johan van Eyck était un conseiller, ou encore Baptiste Arnoulfin marchand de Lucques aussi.

Par ailleurs, Arnoul est un prénom ou un patronyme. Au Xe siècle le comte de Flandre s’appelait Arnoul 1er, au XIIe s. un autre Arnoul Ier était compte à Guînes.

(**) D’après l’ouvrage de M. Deloche « Port des anneaux dans l’Antiquité jusqu’au Moyen-Age -1896 »


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20 réactions à cet article    


  • Étirév 27 octobre 2022 11:12

    Corps, Âme et Esprit
    L’Esprit, dit Basilide, c’est l’Âme de l’Âme, pour ainsi dire ; il s’unit à elle, il l’éclaire, il l’arrache à la terre et l’élève avec lui dans le ciel.
    « Elle monte toujours. Il faut qu’elle atteigne une région déserte que ne hantent plus les oiseaux qui pourraient troubler le mystère. Elle s’élève encore... Elle demande un dernier effort à ses ailes, et voici que l’élu des forces incompréhensibles la rejoint, la saisit, la pénètre et, qu’emportée d’un double élan, la spirale ascendante de leur vol enlacé tourbillonne une seconde dans le délire hostile de l’amour. » (M. Maeterlinck, La vie des Abeilles, Le vol nuptial)
    Les Egyptiens figuraient l’âme humaine sous la forme d’une abeille ; une conception que l’on retrouve chez les Bantou et les Chagga pour qui « sous tous les rapports, les abeilles sont des êtres humains » (B. Gutmann, L’Apiculture chez les Dschagga).
    Platon dit que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.
    Ainsi, l’Âme possède les moyens voulus pour procéder à sa transmutation spirituelle, pour opérer, en toutes ses parties, le miracle des « Noces de Cana », Mariage parfait et céleste.
    Ce Mariage a pour symbole l’Ancolie, cette fleur mystique dont Léonard de Vinci et son école ont orné leurs œuvres. Or, cette fleur, de sexe androgyne est, d’après l’enseignement du Moyen Age, le symbole de l’Union, celle de la nature divine et de la nature humaine. Dans les vieux fabliaux qui nous content son emploi dans les coutumes médiévales, l’Ancolie est la fleur du parfait amour, c’est la fleur de l’Initié.
    Aussi, ce Mariage, cette « endogénie de l’être transcendant », se trouve représenté symboliquement de mille manières : par l’Union de l’Esprit et de la Force, celle du Feu et de l’Eau ; c’est aussi le Ciel qui pénètre la Terre ; « C’est comme lorsqu’un homme et une femme s’unissent et qu’une conception a lieu, précise André Préau, qui ajoute aussitôt qu’il s’agit bien d’une seconde naissance, non plus physique, mais spirituelle. » (Le Secret de la Fleur d’Or du Suprême Un)
    « Le résultat du mariage, c’est un être sphérique qui monte vers les Dieux, avec une force extraordinaire, dit Claude Gaignebet... Ainsi, la règle du mariage c’est de refaire la sphère... c’est le mariage avec soi-même, avec sa propre part féminine. On parle toujours de notre nature double, mais personne n’essaie de s’épouser sérieusement, n’essaie de reconstituer un ensemble sphérique, parfait, invincible. Soi-même réconcilié avec soi-même, ça fait peur de toute évidence... Groddeck nous invite à être enfantin, pas infantile... et se retrouver complet comme l’enfant tranquille. » (Entretien, Du mariage comme accès au divin)
    D’un point de vue exotérique, cette opération de « reconstitution » n’est pas sans rappeler une pratique traditionnelle très caractéristique qui est aux origines du mot « symbole », d’où « sumbolon », en grec (sum-bolon ou ballein, qui unit, rassemble), qui désignait la tessère coupée en deux, dont deux hôtes gardaient chacun une moitié transmissible aux descendants ; ces deux parties « rapprochées » ou « mises ensemble » permettaient de faire reconnaître leurs porteurs. Dans l’ordre ésotérique, chez les Pythagoriciens notamment, ce terme comportait également l’idée de « mise en commun », de « complémentarité », mais de quelque chose d’un ordre plus intime... idée que l’on retrouve dans la réalisation du « samâdhi » (substantif du verbe « samâdha », rassembler complètement), de la Bhagavad-Gitâ. Enfin, souvenons-nous que l’antonyme étymologique du mot « symbole » est le mot « diable » (de dia-bolos ou ballein, qui désunit, diviseur).
    Ce « complément » de l’homme, ce « Double », c’est son Âme immortelle, suprême mystère de l’existence de l’homme...


    • Joséphine Joséphine 27 octobre 2022 11:32

      Les secrets de ce tableau sont fascinants. Il y’a le petit chien aussi qui doit bien cacher un autre mystère à décrypter . Il semble regarder quelque chose d’étrange au loin. . Ça soulage de voir du Van Eyck en ce jour. L’Art européen a suivi une longue courbe de Gauss depuis les peintres flamands . Aujourd’hui on s’extasie devant du Soulages. Toutes les époques ne se valent pas. 

      Disons que notre époque ressemble un peu à une vision cauchemardesque de Jerôme Bosch, mais pas au Jardin des délices. Plutôt au Jugement Dernier . Ou à la Nef des fous ? 


      • ZenZoe ZenZoe 27 octobre 2022 16:11

        @Joséphine
        Le chien est synonyme de fidélité (le tableau parle de mariage).


      • L'apostilleur L’apostilleur 27 octobre 2022 19:06

        @Joséphine
        « ...Il y’a le petit chien aussi qui doit bien cacher un autre mystère à décrypter... »
        Ce petit chien a été identifié au rayon x avec une posture très différente. Il n’en fallait pas plus pour exciter la curiosité du microcosme de nos historiens de l’art, qui n’en n’ont rien déduit encore. Patience. 

        Il est vrai que son regard presque humain et sa place centrale au milieu de la scène peuvent étonner. 


      • L'apostilleur L’apostilleur 27 octobre 2022 19:11

        @Joséphine
        « ...Aujourd’hui on s’extasie devant du Soulages. »

        Pas tout le monde.


      • Joséphine Joséphine 27 octobre 2022 20:48

        @L’apostilleur

        Merci pour les précisions sur le petit chien. Il est ici au milieu d’un triangle central dans la composition géométrique du tableau : 

        https://artifexinopere.com/wp-content/uploads/2021/02/Van_Eyck-1434-_Arnolfini_Portrait-schema-lustre-faux.jpg 

        Ici j’ai trouvé une vidéo sur la symbolique du tableau, elle fait 35 minutes, je la regarderai : 

        Les Époux Arnolfini : énigme résolue. - Bing video


      • confiture 27 octobre 2022 11:57

        Cela devrait intéresser Emile Mourey


        • raymond 28 octobre 2022 10:30

          @confiture
          Emile avait publié cet article


        • L'apostilleur L’apostilleur 28 octobre 2022 15:00

          @raymond
          Oui on me l’avait signalé lorsque j’ai publié ceci sur le même sujet. A noter deux traitements très différents. L’oeuvre doit pouvoir inspirer des admirateurs à l’infini. 

          https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/le-roi-philippe-ii-d-espagne-237665


        • JPCiron JPCiron 27 octobre 2022 12:34

          Une enquête passionnante et de haute qualité.


          • ZenZoe ZenZoe 27 octobre 2022 16:16

            Superbe article, merci à l’auteur !

            Ce qui frappe avec ces tableaux quand on les voit en vrai, c’est leur petite taille, preuve qu’on n’a pas besoin de 5 m x 10 m pour dire ce qu’on a à dire. La grandeur d’une oeuvre est dans son message, pas dans ses dimensions, ce que semblent ignorer beaucoup d’artistes contemporains et leurs admirateurs (ce qui n’empêche pas un grand tableau d’être un chef-d’oeuvre, bien entendu).


            • Pie 3,14 27 octobre 2022 18:05

              @ZenZoe
              Il existait des tableaux de grande taille à l’époque de Van Eyck. La taille des tableaux dépend des sujets traités. Au XVème, seuls les tableaux religieux, des retables pour la plupart ont le droit au grand format. A partir du XVIIème, la peinture d’histoire, celle qui honore la geste des monarques et du pouvoir en général s’autorise aussi le grand format. Au début XIXème les règles concernant les sujets et formats sont très strictes et assez sclérosées c’est pourquoi Courbet fait scandale en peignant « un enterrement à Ornans » dans un format gigantesque de peinture d’histoire en 1850. C’est le début de la modernité.
              .


            • L'apostilleur L’apostilleur 27 octobre 2022 19:26

              @ZenZoe
              « ..La grandeur d’une oeuvre est dans son message, pas dans ses dimensions... »

              La dimension induit un nombre de points. Chaque artiste a une cote qui se retrouve dans le prix du point utilisé par les salles de vente. La surface influe donc sur le prix. 
              Les ventes des oeuvres des peintres célèbres ne suivent pas cette méthode bien sûr. 


            • ZenZoe ZenZoe 28 octobre 2022 08:49

              @L’apostilleur
              Ah, vous parlez investissement, je parlais expression artistique ...


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 octobre 2022 20:05

              Merci . Ça nous change sur Avox.


              • the clone the clone 28 octobre 2022 09:17

                Beaucoup de femmes de sénateurs sont mariées a des morts .....


                • voxa 28 octobre 2022 10:17

                  Je me trompe probablement, ignare que je suis...

                  Mais pour moi, ces tableaux ont beaucoup plus de rapports avec la technique, l’histoire du modèle et l’artisanat qu’avec l’art.

                  Artisanat essentiellement consacré à l’industrie du portrait sur commande.

                  Un artisanat techniquement parfait, mais sans âme, rendu totalement obsolète par le portrait photographique.

                  À mon sens leur seul intérêt réside dans les détails historiques qu’ils dévoilent, volontairement ou non et dans les techniques employées.

                  Je ne suis certes pas un « spécialiste de l’art » mais je ne ressens absolument rien de rien en regardant la Joconde, par exemple.

                  Pas le moindre picotement, pas la moindre chair de poule, pas le moindre sentiment me saisit et m’emporte.

                  Je regarde ces toiles de grands maitres comme je regarde un meuble Henri IV ou d’un Louis quelconque. J’en admire la technique, c’est tout.

                  Pour rien au monde je n’accrocherai ça dans mon univers. Pas plus sur un mur que reproduit sur un torchon ou un mug.

                  Leurs places sont sur les cimaises des musées ou dans les galeries d’ancêtres des châteaux hantés, ou pas.

                  Je vais probablement choquer les snobs de la kulture, mais j’ai toujours été extrêmement amusé par les critiques d’art qui nous expliquent dans un salmigondis ampoulé et savant, les motivations, les envies, les pensées secrètes, et les messages ésotériques de l’artiste...

                  L’art, cela ne s’explique pas, cela se ressent.

                  Comme un coucher de soleil, ou un instant magique.

                  Le reste, c’est de la cuistrerie.


                  • L'apostilleur L’apostilleur 28 octobre 2022 17:22

                    @voxa
                    « Je me trompe probablement, ignare que je suis... » Comme la majorité d’entre-nous.

                    Beaucoup penseront comme vous à propos de la Joconde, mais nombreux seront ceux qui accrocheraient « la jeune femme à la perle » de Vermeer, dans leur salon ou dans leur chambre pour vivre avec.

                    Les généralités s’accommodent mal avec l’art, chacun y trouve un jour chaussure à son pied. 


                  • voxa 30 octobre 2022 08:13

                    @L’apostilleur

                    Une preuve formelle que les critiques d’art sont de très très gros cons :

                    https://www.bfmtv.com/culture/un-tableau-de-mondrian-accroche-a-l-envers-depuis-77-ans_AN-202210290125.html

                    Un tableau accroché à l’envers depuis 1945 ans au musée de Kunstsammlung à Düsseldorf.

                    Mais, à mon humble avis, accrocher une telle escroquerie dans un musée n’a pas de sens que cette « oeuvre d’art ».

                    Voila bien encore un des effets du sydrome des habits du roi.

                    Le roi est nu . . (fin de discussion en morse)


                  • L'apostilleur L’apostilleur 29 octobre 2022 10:51

                    Quand les uns assurent que van Eyck s’est marié APRES la réalisation de son tableau, Marguerite Devigne mentionne dans son livre van Eyck « ..une somme a été versée le 30 juin 1434 par le duc de Bourgogne à un orfèvre de Bruges en paiement de coupes d’argent pour la naissance du premier enfant de van Eyck dont il deviendra le parrain... » 

                    On en réduirait alors que le mariage aurait eu lieu AVANT la réalisation du tableau. 

                    Une pièce à ajouter au chapitre des incertitudes.

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