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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les incompatibilités de l’écrivain

Les incompatibilités de l’écrivain

Pour les fêtes, l’éditeur Fata Morgana, avec l’excellence qu’on lui connaît, nous fait un très joli cadeau : la réédition de la lettre écrite par Georges Bataille à René Char sur les incompatibilités de l’écrivain.

En mai 1950, René Char pose, dans la revue Empédocle, cette question indéfiniment ouverte : « Y a-t-il des incompatibilités ? »

L’auteur de La Littérature et le mal y répond magnifiquement en abordant le problème de l’action opposée au langage, à une époque où pèse le poids de la position sartrienne : « L’écrivain est en situation dans son époque. »

« Au moment où le destin qui les mène prend figure, la plupart des hommes s’en remettent à l’absence. Ceux qui apparaissent résolus, menaçants, sans un mot qui ne soit un masque, se sont volontairement perdus dans la nuit de l’intelligence. Mais la nuit où se couche maintenant le reste de la terre est plus épaisse : au sommeil dogmatique des uns s’oppose la confusion exsangue des autres, chaos d’innombrables voix grises s’épaississant dans l’assouplissement de ceux qui écoutent. »

A lire, relire ou offrir pour les amoureux de la littérature et des beaux textes.

Georges Bataille - Lettre à René Char sur les incompatibilités de l’écrivain. Fata Morgana - 42 pages. Dessins de Pierre Alechinsky -


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3 réactions à cet article    


  • Scipion (---.---.63.91) 25 décembre 2005 06:21

    « Au moment où le destin qui les mène prend figure, la plupart des hommes s’en remettent à l’absence. Ceux qui apparaissent résolus, menaçants, sans un mot qui ne soit un masque, se sont volontairement perdus dans la nuit de l’intelligence. Mais la nuit où se couche maintenant le reste de la terre est plus épaisse : au sommeil dogmatique des uns s’oppose la confusion exsangue des autres, chaos d’innombrables voix grises s’épaississant dans l’assouplissement de ceux qui écoutent. »

    Ca veut dire quoi, ce sabir, dans un langage intelligible ?

    Si la France est le pays de Georges Bataille, c’est aussi celui de Boileau-Despréaux :

    Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire, arrivent aisément !

    HEUREUSEMENT...


    • Marie-Christine Poncet 26 décembre 2005 10:19

      Merci, mille fois merci à Bernard Lallement de nous donner à lire ces lignes au sens profond, de ces mots qui résonnent à l’infini et qui permettent de clarifier le regard sur le monde.Scipion, pourquoi cette mauvaise humeur ? (Quand on cite ces deux vers de Boileau, c’est toujours par mauvaise humeur...)


    • Scipion (---.---.32.195) 27 décembre 2005 11:30

      Mauvaise humeur ? Exaspération plutôt... Je n’ai rien compris du tout à ce que je persiste à appeler du charabia.

      Prenons la première phrase : « Au moment où le destin qui les mène prend figure, la plupart des hommes s’en remettent à l’absence. »

      Qu’est-ce que c’est que ce destin qui les mène et qui soudain - pourquoi ? - prend figure ? Figure de quoi ? Figure de qui ? Et qu’était-il ce « destin qui les mène » avant de prendre figure ?

      A partir de là, il est d’ores et déjà impossible de comprendre pourquoi la « plupart des hommes s’en remettent à l’absence ».

      Autre formule incompréhensible puisqu’on aucun repère n’indique si l’absence doit être comprise dans son acception physique ou dans son sens psychologique...

      Voilà, ce que je peux vous dire. Peut-être parce que je n’ai pas dépassé le stade de la scolarité obligatoire...

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