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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les loisirs électriques

Les loisirs électriques

Une dépendance.

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Toi qui as décidé de s’aventurer sur cette page pour te divertir en consultant cet article, n’as-tu pas oublié un fait essentiel ? Ton expérience de lecture peut s’arrêter à n’importe quel moment. Pas parce que toi, tu peux t’éteindre (tu peux), mais parce que les machines qui supportent ces mots, si nombreuses et diverses, peuvent capoter. Pense donc : un ordinateur ou un téléphone, relié à un réseau sollicitant de multiples serveurs, un écran, à part ou faisant partie d’un terminal de communication. Tout ça pour que tu puisses venir y lire cette information capitale que je ne suis pas né pour te fournir.

De la musique coule-t-elle dans tes oreilles en ce moment où tu essaies de me lire ? Dans presque 100% des cas, ce ne sera pas de la musique mais un enregistrement de musique, transmis par des émetteurs nécessitant une énergie folle. J’ai du mal à t’imaginer avec un orchestre à domicile, et si tu es au concert ou à l’opéra, je peux te donner un conseil très simple, coupe de suite et immerge-toi dans la présence. Elle demande également beaucoup d’énergie.

En fait, j’entends une casserole qui fait du bruit sur une table à induction. Ça ne vient pas de chez toi, rassure-toi, ça vient de chez moi. Je fais réchauffer un cassoulet. Les morceaux de porc qu’il y a dedans ont été découpés avec des couteaux électriques. J’en ai aussi un chez moi qui me sert à découper de la viande quand je me sens de faire la cuisine, un excellent loisir qui mêle l’utile à l’agréable.

Je me rends compte qu’en fait, je ne peux pas m’amuser sans électricité. À la fête foraine, les manèges refusent de se mouvoir sans jus. Le téléviseur n’est qu’un cadre à photo ou à peinture sans jus. Et moi-même, je manque de jus pour me mettre au dessin. Pour faire de la photo, n’en parlons pas. Le daguerréotype devait demander une détermination incroyable !

Le carburant pour les automobiles est extrait des puits en quantité parce qu’il y a de l’électricité. Quand il n’y en aura plus, il faudra de l’électricité pour les faire fonctionner, ont décidé les pontes de l’industrie. Pour aller faire du ski et remonter les pentes en télésiège, que de courant ! Que de courant pour ne pas courir !

Et quand on court, on aime savoir combien de pas on a fait, quelle performance on a su tirer de ce corps bondissant. On porte des montres connectées qui prennent le pouls et dont on recharge le lithium par les moyens désormais habituels. C’est un double loisir : courir et avoir couru, pour savoir comment on a couru. Si on fait du jogging en salle, le tapis doit rouler et s’il ne roule pas, on fait du surplace.

Tout cela semble si banal maintenant. Brancher sa console de jeu vidéo au secteur, éclairer le moniteur de l’ordinateur, démarrer une voiture. Qui se voit retourner à la bougie et au carrosse ? Qui se voit à pied chaque jour chaque nuit ?

Parfois, je me dis que je pourrais. Je vois les livres s’empiler. Quand est-ce que je vais m’attaquer au journal de Kafka ? L’épisode de « Better Call Saul » ne pourrait-il pas attendre pour que je puisse me délecter de la suite des « Travaux de Persille et Sigismonde » ? Non, en fait, je ne pourrais pas. Il y a quelque chose qui m’attire irrépressiblement dans cet environnement sur 230 volts, et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus (heureusement d’ailleurs, parce que je risquerai de me faire très mal). Pourquoi est-ce que je préfère écouter Anna Calvi chez moi plutôt que d’aller la voir en concert ? C’est évident, c’est parce que chez moi, je peux contrôler le volume. Je me rappelle encore de ce concert de dälek que j’ai fui à toutes jambes pour éviter de perdre l’ouïe. Ah, et aussi, un four classique au feu de bois serait compliqué à installer dans ce petit appartement, et encore plus à entretenir et à sécuriser. Et ma confiance dans le gaz est limitée, surtout quand on me dit qu’il vient de Russie, et que la Russie c’est le mal incarné.

Tous mes loisirs sont électriques, autant que mon travail. Je me sens ignorant. Quand j’entends le ballon d’eau chaude se mettre en action aux heures creuses pour me permettre le soir de passer un bon moment à me décrasser les mollets, je ne me pose pas la question de savoir comment fonctionne une résistance. Le saurais-je, je n’y comprendrais au fond pas grand-chose. Que tout circule, cela me semble une évidence. Que cette circulation puisse s’arrêter et qu’on sache en tirer profit, voilà un mystère. Je me sens donc également incapable. Comment percer ce mystère ? Ma perception et mon intuition peuvent-elles m’aider à démêler ces nœuds qui pourtant se ramifient sans cesse comme les racines d’un arbre qui luttent contre le sol ? Quelle impulsion électrique peut donner à mon cerveau le verbe nécessaire pour qu’il puisse saisir ce qu’il se passe ? Dois-je me contenter de ce point de vue contemporain ? Comment pensaient les anciens sans électricité ?

Et surtout, pourquoi ? J’ai souvent pensé que l’automatisme énergétique auquel l’être humain est parvenu n’avait qu’une motivation : celle de l’amour qui cherche à protéger l’objet aimé. S’éviter des efforts, faire même en sorte que ce qui ne nécessite pas d’effort, comme le loisir, fonctionne de lui-même, pour assurer la survivance de l’être aimé, que ce soit soi-même ou l’autre. Et j’avais oublié qu’on se fait la guerre aussi. Et qu’entretenir toute cette machinerie demande des sacrifices énormes, produit des déchets importants et encrasse un peu trop vite les poumons. On ne se fait pas seulement la guerre entre nous, on la fait aussi au reste du monde. De lui ou de nous, qui va gagner, c’est comme essayer de parier sur un match de boxe non truqué. Le désir du reste du monde ne vaut pas celui de l’Humanité.

Tenons-nous en à une certitude. Cette électricité est essentielle pour une seule raison, la seule sérieuse : on peut conserver les portraits des plus belles femmes au moment où elles sont les plus belles, et attirer certains lecteurs très facilement pour remplir le compteur de visites très rapidement. Je n’ai eu à hésiter longtemps avant d’orner ce texte d’une image présentant une jeune Jennifer Connelly en débardeur blanc, belle comme une Alexandra et sensuelle comme le Diable. Quelle énergie ça me donne !


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34 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er août 10:41

     

    L’électrification ne concerne pas que les loisirs.


    • zygzornifle zygzornifle 2 août 09:01

      @Séraphin Lampion

      Le vibromasseur .....


    • voxa 22 juin 13:45

      @Laconique

       c’est pas grave...


    • Laconique Laconique 1er août 10:46

      Stephen King a écrit un roman sur l’électricité, un peu dans la veine de Frankenstein, Revival (2014).


      • voxa 1er août 11:41

        @Laconique

        "Stephen King a écrit un roman sur l’électricité, un peu dans la veine de Frankenstein, Revival (2014)."

        Je n’étais pas au courant.


      • Laconique Laconique 1er août 12:19

        @voxa
        Ho visto la giovanne Jennifer Connelly nel filmo Phenomena di Dario Argento.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 juin 13:51

        @In Bruges

        la veuve poignet garantit un développement durable (sauf pour les éruptions incontrôlées)


      • In Bruges In Bruges 1er août 13:19

        Sans parler de ces dames (majoritaires chez les 30/50 ans) qui ne peuvent vivre ou voyager sans leur petit canard qui vibre tout seul, dans le lit ou dans le bain, tout ça parce que « je le vaut bien ».

        Voui, voui.

        Messieurs, à quand la trayeuse automatique, que l’on emporterait en voyage dans une housse anonyme et flatteuse ?

        Y’a bien que l’inégalité hommes/ femmes, mon pauvre monsieur.


        • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 1er août 20:48

          @In Bruges

          Vous vous méprenez sur l’objet du texte, si je puis dire...


        • voxa 22 juin 13:43

          "Je n’ai eu à hésiter longtemps avant d’orner ce texte d’une image présentant une jeune Jennifer Connelly en débardeur blanc, "


          je n’aime pas le silicone, cela fait top vache laitière pour G.I. ou camionneur américain.


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 juin 14:04

            @voxa

            Moi, si elle était très très gentille avec moi, je me laisserais peut-être faire !

            Sinon, à ce propos, ma voisine était toute refaite en silicone, et du coup, avec la canicule, elle a fondu.


          • lacerta moonhaven 1er août 14:31

            @Séraphin Lampion

            Encore pire , si l’ avion est mal pressurisé , il y a risque d’ explosion ....

            on sait enfin qui as abbatu le mH17 , c’ etait le petit copain transgenre de zelenski qui as exploser en vol ...


          • gnozd gnozd 1er août 18:32

            @Séraphin Lampion

            C’est parce qu’elle savait pas ce que le silicone valait...


          • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 1er août 20:47

            @voxa

            Elle a 21 ans sur l’image. Je ne pense pas qu’elle ait eu besoin de quoique ce soit.


          • voxa 2 août 06:45

            @Nicolas Cavaliere

            Peut-être... Peut-être...
            Mais la majorité des jeunes filles ont une poitrine normale sauf dans les télé réalité, ou elle sont gonglées au compresseur, tatouées comme des portes de chiottes, avec en prime des lèvres siliconées en cul de singe...
            Et le tout avec un QI de mouche.


          • V_Parlier V_Parlier 2 août 21:26

            @voxa
            « Tatouées comme des portes de chiottes » smiley  smiley Celle-là je vais la retenir, ça peut servir ! smiley


          • ZenZoe ZenZoe 1er août 17:46

            C’est vrai ça, on est de plus en plus dépendants de l’électricité. Le truc qui m’a le plus fait rire récemment est que pendant une coupure, mes voisins sont restés dans le noir car ils ne pouvaient plus ouvrir leurs volets roulants. J’ai bien pris soin d’ouvrir les miens à grand bruit pour les faire bisquer !


            • ZenZoe ZenZoe 1er août 17:48

              J’ai des volets avec des battants en bois, à l’ancienne.


            • Pierrot 1er août 20:05

              Il est affligeant de constater que, face au risque de pénurie d’électricité, on puisse penser d’abord à son impact sur les loisirs.

              Notre dépendance à l’électricité, particulièrement dans les zones urbaines, touche malheureusement des besoins bien plus essentiels, comme la disponibilité de l’eau du robinet, le chauffage des habitations, la cuisson et la conservation de nos aliments, ou encore le fonctionnement des équipements médicaux de certains.

              Le seul fait de ne plus disposer d’éclairage, de moyen de paiement, de système de télécommunication, de transport ferroviaire ou de rechargement des batteries d’appareils mobiles risque de bouleverser profondément la vie de beaucoup de monde.


              • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 1er août 20:45

                @Pierrot

                On peut s’éclairer à la lanterne. On peut payer en espèces. On peut s’envoyer des courriers écrits à la plume. On peut prendre le train à vapeur.

                La dépendance à l’électricité est nulle. C’est la dépendance aux rythmes rapides induits par l’électricité qui est pleine.


              • voxa 2 août 06:36

                @Pierrot

                Vous avez raison.
                La vraie vie se résume à bosser, fermer sa gueule, se priver, payer, encore payer, et éventuellement aller massacrer, au nom de la liberté, sur ordre de pourritures, des gens que l’on ne connait même pas...
                Surtout, surtout, être sérieux par ce que la vie, c’est pas fait pour rigoler.

                ...


              • V_Parlier V_Parlier 2 août 21:28

                @Nicolas Cavaliere
                L’eau courante et le chauffage c’est donc secondaire ? (Il n’y a pas que dans votre maison que l’électricité est utilisée...)


              • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 2 août 21:43

                @V_Parlier

                On peut chauffer au poêle. On peut prendre de l’eau au puits.


              • chat maigre chat maigre 2 août 21:53

                @Nicolas Cavaliere

                bonsoir,
                l’eau du puits on ne fait pas toujours ce qu’on veut avec, les temps changent smiley

                • Puis-je arroser mon jardin ou mon potager ?

                Dès le niveau 2 (alerte), l’arrosage des jardins d’agrément, des pots et balcons ou encore de la pelouse est interdit pendant certaines plages horaires, souvent fixées entre 8 h et 20 h. Ces horaires peuvent varier d’une zone à l’autre, vérifiez l’arrêté préfectoral. En revanche, dans la plupart des cas, il est possible de continuer à arroser son potager sur des horaires plus larges.

                En cas d’alerte renforcée (niveau 3), l’arrosage des jardins et pelouses est totalement interdit. Celui des potagers est souvent réduit à des plages horaires plus courtes, voire parfois seulement autorisé la nuit ou certains jours, ou encore seulement à l’arrosoir, l’utilisation du jet – jugée plus consommatrice en eau – étant proscrite.

                En cas de crise (niveau 4), même l’arrosage du potager peut être interdit.

                https://www.60millions-mag.com/2020/08/14/secheresse-7-questions-sur-les-restrictions-d-eau-17618



              • Pierrot 3 août 03:38

                @Nicolas Cavaliere
                Vous n’avez manifestement jamais fait l’expérience d’une panne d’électricité majeure.

                Sans électricité, tous les appareils qui en utilisent directement ou indirectement cessent de fonctionner. Cela inclut les infrastructures d’alimentation en eau et en gaz, les équipements fonctionnant au gaz ou au fioul, les services bancaires (dont les CB et les distributeurs de billets de banque plus d’accès à l’argent liquide à terme), la majorité des commerces (plus de caisse, d’éclairage, de frigo, de four...), les centres de tri postaux (plus de courrier), les systèmes de télécommunication, les trains et métros, les stations à essence, les bornes de rechargement de véhicules électriques, les équipements industriels et domestiques, la plupart des services publics et des entreprises, etc. .

                L’humanité ayant vécu sans électricité durant des millénaires, la question n’est pas de savoir si nous serions également capables de nous en passer hypothétiquement.

                La question est plutôt de savoir si, en pratique, nous pourrions reprendre ce mode de vie suffisamment vite pour ne pas succomber aux privations et au chaos engendrés par une telle pénurie.

                Or, aujourd’hui, très majoritairement nous ne disposons plus des moyens nécessaires à un tel retour en arrière et il nous serait difficile de les acquérir rapidement, particulièrement dans les zones urbaines où se concentre l’essentiel de la population.

                En effet, cela fait longtemps que quasiment toute l’organisation de notre pays est subordonnée à l’utilisation de l’électricité, du fait notamment des mesures de transition visant à réduire notre dépendance au pétrole (développement du parc nucléaire, électrification du chauffage domestique et des lignes ferroviaires, etc.), de l’automatisation des tâches et des machines et, plus récemment, de la dématérialisation des services.

                Aujourd’hui, rares sont ceux qui disposent d’un puits et d’une cheminée à bois ou d’un poêle avec la réserve de combustible nécessaire à son utilisation durablement. Quoi qu’il en soit, on peut difficilement éclairer et chauffer normalement les locaux où nous vivons et où nous menons nos activités avec des lanternes et des poêles. Quant aux bougies et aux piles électriques, elles ne durent que quelques heures et ne sont pas disponibles en quantité suffisante pour une population qui en ferait une consommation intensive.

                Vivre sans électricité imposerait de ré-équiper tout le pays, de révolutionner notre économie, de réorganiser la société, de reconstruire nos villes. Et cela demanderait du temps et de l’énergie que nous n’avons plus.

                Bref, en l’état, notre dépendance à l’électricité est totale, et nous en priver signifierait la perte de la majorité des moyens qui répondent aujourd’hui à nos besoins les plus essentiels (eau, nourriture, chauffage, sécurité, etc.). Ce ne sont donc pas seulement nos loisirs qui sont en jeu, c’est aussi et surtout notre survie en tant qu’individus et en tant que société organisée.


              • Pierrot 3 août 04:26

                @Nicolas Cavaliere
                Pour vous permettre cette remarque, vous devez certainement vivre à la campagne loin des réalités de ce monde.

                La grande majorité des Français habite en zone urbaine dense, où il est difficile de trouver un puits près de chez soi, où il est généralement exclus d’installer un poêle (avec son conduit d’évacuation) dans son appartement, et où la densité de population est telle que le partage du peu d’eau et de combustible disponibles risquerait de rapidement tourner à l’émeute et à la guerre civile.


              • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 3 août 18:28

                @Pierrot

                J’ai vécu à la ville pendant plusieurs décennies. Un puits ça peut se trouver n’importe où, du moment qu’on laisse des trous pour que la pluie y tombe. Pareil pour les conduits d’aération. Les citadins se réfugient chaque fois derrière l’absence de choix. Il y a des déterminants sociaux, c’est certain, mais on ne peut pas en rester là. Si la ville est aménagée de façon à étouffer ses habitants, elle doit changer !


              • hans-de-lunéville 1 3 août 18:34

                @Nicolas Cavaliere
                non, il faut un contact avec une source, un puis n’est pas une fosse septique


              • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 3 août 18:47

                @hans-de-lunéville 1

                Ou avec un fleuve, et toutes les grandes villes sont généralement situées près de cours d’eau. Ne cherchez pas, il n’y a aucune excuse !


              • ETTORE ETTORE 2 août 21:52

                Bon quoi qu’il en soit, électricité ou pas, je prendrai bien la place du cheval de bois, sous cette jeune fille, même si il n’est qu’à ...bascule !

                M’enfin, dites, voue êtes de fin gourmets quand même !


                • Ruut Ruut 3 août 08:52

                  Tu peux utiliser la vapeur pour compenser l’absence d’électricité pour provoquer un mouvement de rotation :)

                  Est-ce plus écologique, j’en doute.


                  • zygzornifle zygzornifle 3 août 09:20

                    Macron recharge son smartphone avec sa prostate ....


                    • Ruut Ruut 4 août 08:02

                      Il y a l’H2, mais avec prudence.


                      • biquet biquet 7 août 10:18

                        « on peut conserver les portraits des plus belles femmes au moment où elles sont les plus belles, » sur pellicule, ça dure longtemps et ça ne consomme pas d’électricité.

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