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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > LesTelechargements.com : un faux débat qui fait peur

LesTelechargements.com : un faux débat qui fait peur

Le 22 février avait lieu au Palais de Tokyo à Paris le lancement du site LesTelechargements.com. Ce site veut être un « espace de dialogue libre entre créateurs et internautes ». Précisons que « LesTelechargement.com est un site créé à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, de la SACD et de la SACEM ». Ajoutons que le site a été réalisé par Publicis. Et l’espace d’un instant, revenons sur les événements précédents.

Fin décembre, le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) a été examiné en urgence (en urgence, car la France tarde à transposer la directive européenne qui est à l’origine de ce projet de loi). Mais deux amendements allant dans le sens de la légitimation du téléchargement d’œuvres protégées en contrepartie d’une rémunération (la licence légale) sont venus semer le trouble, et le débat a été suspendu.

Une nouvelle version du projet de loi sera examinée du 7 ou 9 mars et il est clair que le site LesTelechargements.com ne la fera pas évoluer. Alors, on peut se demander à quoi peut bien servir ce site. Pour répondre à cette question, faisons un petit retour sur la soirée de lancement et examinons la situation après quelques jours d’activité sur le site.

Une soirée de lancement sans illusion

Dès 18 h, les invités pouvaient découvrir le site LesTelechargements.com grâce à quelques ordinateurs installés dans la salle. Les discours ont commencé un peu avant 19 h. Thierry Breton a annoncé une préparation aux changements liés, selon ses termes, à la « dématérialisation ». Chacun pourra se demander pourquoi cela n’a pas déjà été fait depuis des années. Ensuite, Renaud Donnedieu de Vabres a essayé de convaincre du bien-fondé de la nouvelle version du projet de loi DADVSI : « Je veux préserver les libertés de tous ! » Parmi ses arguments : pas de prison pour les internautes et prise en compte des logiciels libres. RDDV va même jusqu’à proclamer la garantie de la copie privée et de l’interopérabilité.

Mais ne rêvons pas, les DRM restent au cœur de ce projet de loi. Ainsi, ces belles paroles sont à mettre sérieusement en perspective : logiciels libres sous certaines conditions, copie privée restreinte à un faible nombre d’exemplaires et interopérabilité limitée. Alors, où sont nos libertés ?

Une courte vidéo de présentation du site a suivi, puis les discussions interrompues par les discours ont repris. Les artistes (Louis Bertignac, Eddy Mitchell, Yves Duteil, etc.) et les deux ministres ont été particulièrement sollicités par la presse. Vers 20 h, alors que Bob Sinclar venait de monter le son, la plupart des 400 invités avaient filé.

Un site déséquilibré

Le slogan du site LesTelechargements.com est : « Créateurs et internautes s’entendent sur le téléchargement ». Il manque donc à ce débat un acteur majeur : les intermédiaires (producteurs, éditeurs, distributeurs, etc.). Mais justement, ne s’agit-il pas plutôt d’un faux débat ? Examinons le site de plus près.

Il s’agit principalement d’un blog qui diffuse de courtes vidéos. Des artistes tentent de nous expliquer pourquoi le téléchargement libre n’est pas bon pour eux. Par exemple, Marc Lavoine nous dit : « Moi j’ai fait une petite évaluation comme ça, sur les trois ou six années qui viennent, c’est 300 000 emplois qui vont être supprimés ». Ce blog ne propose pour l’heure qu’un seul autre point de vue, celui de Guillaume Champeau (rédacteur en chef de Ratiatum.com) qui a bien voulu prendre le rôle de l’opposant au projet de loi.

Le reste du site propose des textes sur le téléchargement légal, des vidéos sur l’industrie du disque, des explications à propos de la loi et de quelques termes qui y sont liés (explications où l’on relève de multiples imprécisions) et quelques liens vers de la musique à télécharger (n’espérez pas y trouver Marc Lavoine). Des chats sont aussi annoncés avec des artistes, mais aucune date n’est avancée...

Un drame en trois actes

Acte I : le lancement. On découvre le site avec ses quatre premières vidéos : Marc Lavoine, Malik et Wallen, Jean-Jacques Annaud et Guillaume Champeau. Commencent alors la déferlante des commentaires et leur modération a priori (entre 9 h et 21 h).

Acte II : l’explosion. 534 commentaires sont validés en 24 heures pour la vidéo de Marc Lavoine. L’absurdité du fonctionnement de ce site éclate au grand jour.

Acte III : le revirement. Les commentaires sur les vidéos sont fermés. Ces commentaires étaient jusqu’alors le seul espace d’expression des internautes. Actuellement, de nouvelles vidéos alimentent toujours le blog mais on ne peut laisser des commentaires que sur des questions comme : « Qu’attendez-vous de l’offre légale ? » ou : « Quelles caractéristiques pour la copie privée numérique ? ». C’est évidemment un aveu d’échec. Mais on comprend aussi que les artistes ont voulu cesser ce flux ininterrompu de critiques. Quant à Guillaume Champeau : « Il se retrouve maintenant avec la désagréable impression de parler dans le vide ».

Un faux débat

LesTelechargements.com est présenté comme un « espace de dialogue libre ». Mais nous le voyons plutôt comme un faux débat. Il manque des intervenants : on ne peut pas répondre aux intermédiaires. Le dialogue prévu n’a déjà plus lieu : on ne peut plus répondre aux arguments avancés par les artistes. Et surtout, c’est un débat à sens unique : les internautes ne peuvent que répondre, ils n’ont pas la possibilité de lancer un sujet de discussion. Face à ce faux débat, nombreux sont ceux à s’offusquer de l’absence d’un forum de discussion.

Le forum de discussion est un instrument de débat qui existe depuis bien longtemps sur le Web. C’est un mode d’expression justement dédié au « dialogue libre ». Alors choisir délibérément un autre mode de communication, c’est montrer son incohérence.

Appel à nos députés

Nous avons donc affaire à un leurre. Ce site fait croire aux internautes qu’ils seront écoutés. Dans une démocratie, cela fait peur. Mais heureusement, nous avons des députés qui peuvent dire non. Donc, mesdames et messieurs les députés : demandez un vrai débat national, refusez ce projet de loi qui ne tient pas compte de l’évolution de la société. Faisons des propositions précises à propos de la licence globale, tant sur le plan économique que sur le plan technique. Parlons sérieusement des formats ouverts. Pensons à l’avenir et demandons-nous par exemple comment nous pourrons profiter de nos fichiers dans plusieurs dizaines d’années, après de nombreux changements de matériel et de logiciels.

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50 réactions à cet article    


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 février 2006 15:16

    On nous parle toujours des même médiaitques artistes qui sont pour une loi répréssive (à par Louis Bertignac dont la position est beaucoup plus modéré) mais ils ne réprésentent qu’une infime proportion des centaines de milliers de musiciens professionnels ou semi-pro que compte la France.

    Or on ne parle jamais de la pétition signée par près de 14000 artistes membres de la Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes de la musique et de la danse) pour la licence globale et contre la répression.

    Il faudrait consulter l’ensemble des artistes pour voir ce qu’ils pensent.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 28 février 2006 16:25

      Ce ne sont pas les artistes qui souffrent le plus du téléchargement, ce sont les maisons de productions. Les vrais artistes gagnent surtout leur vie grâce à leur concert, au bouche à oreille que l’internet permet de favoriser (voir la réaction de Didier Wampas : je me moque que des jeunes payent mes albums, à partir du moment qu’ils écoutent ma musique...).

      Pour l’anecdote, Henri Verneuil a découvert le cinéma en allant assister à une projection d’un film de Greta Garbo en resquilleur (il raconte cette anecdote dans ’Mayrig’). Si dans les pirates d’aujourd’hui se cachent les artistes de demain, tant mieux.


    • Nicolas (---.---.82.172) 28 février 2006 15:22

      Un de mes quelques messages postés sur le site en question qui n’a, bien-sûr, pas été mis en ligne. Ca censure à tout va. Il allait dans le sens de votre article, le voici :

      "C’est une honte de nous interdire de commenter les podcasts pour tenter de faire passer des idées ou concepts douteux voire totalement mensongers.

      Nous avons tous un droit de réponse.

      Il est indispensable qu’il y ait un contre-poid à des arguments sortis de nulle part ou à l’absence totale d’arguments (vous même ne respectez pas votre propre charte éditoriale)

      Montée comme une opération de communication en direction des internautes, elle est le peer fiasco qu’il m’est été donné de voir tant sur le fond que sur la forme.

      Du début, et sans nul doute, à la fin."


      • Gimmygimmycheak (---.---.4.4) 28 février 2006 15:36

        En même temps ce genre de commentaire ne fait pas avancer le débat et n’est là que pour dénoncer, donc ça se comprend qu’il ait été modéré. Celà dit il y en a d’autres qui ne sont pas parus alors qu’ils étaient structurés et argumentés et c’est ça qui est grave.


      • zoï (---.---.58.60) 28 février 2006 17:24

        Non,cela ne se comprend pas:chacun a droit de dire son avis,même si ce dernier ne nous plaît pas.


      • Gimmygimmycheak (---.---.4.4) 1er mars 2006 09:23

        Oui, bien sûr que tout le monde a le droit de donner son avis, sauf qu’en l’occurence du fait du principe foireux choisi pour laisser son avis, donner son état d’âme sur les méthodes n’avait rien a faire là et la seule chose que celà peut entrainer c’est de noyer tous les autres nombreux commentaires dans la masse, y compris les commentaires intéressants et argumentés. C’est comme si les articles ici sur agoravox des dizaines de personnes vennaient donner leurs avis sur le site, leurs états d’âme et se plaindre, que ce soit à tors où à raison. Non seulement ce ne serait pas entendu car les personnes consernées ne lisent pas tous les commentaires, mais celà emmerderait tout ceux qui voudraient discuter du sujet. Bon la différence c’est qu’ici (et ça s’est vu avec l’article Agora Vox Populi) n’importe qui peut créer un article pour lancer le débat sur le sujet, ce qui n’est malheureusement pas le cas sur le site lestelechargements.

        Après je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faille dénoncer les méthodes adoptées par le gouvernement et son ministre pour faire passer en force ce projet de loi, tout en faisant mine d’ouvrir un débat, mais il faut le faire intelligemment.


      • zoï (---.---.58.60) 28 février 2006 17:52

        « Aussi loin que nous puissions remonter »:vous me semblez un peu péremptoire dans vos affirmations.Homère se faisait-il payer des droits d’auteur ? Moi,je l’ignore.Quant aux artistes qui ont peint les grottes de Lascaux,je vous laisse deviner la réponse...Mais c’est incontestable que les artistes ont droit,eux aussi,à une vie décente.


      • Talion (---.---.202.86) 28 février 2006 18:15

        Navré de dire celà, mais pour le cas ou les DRM seraient effectivement validés, n’espérez plus me voir acheter le moindre morceau de musique.

        Dans une telle situation, pirater deviendra alors un acte politique et faire chuter l’industrie de la musique un objectif pour ceux qui continueront à télécharger.

        La licence globale est une initiative proposée par les audionautes et qui pourrait rapporter plus aux artistes que ce que la SACEM et l’industrie de la culture ne leur verse actuellement.

        Faisons le calcul voulez-vous...

        7 euros par mois, multiplié par 12 mois dans l’année puis par 11 millions (le nombre de « pirates » tel qu’il fut estimé par la SPEDIDAM dans une étude récente http://www.spedidam.fr/actu/pdf/EtudeSpedidamMediametrie.pdf) celà nous donne donc plus ou moins 900 millions d’euros qui iraient exclusivement dans les poches des artistes et interprêtes.

        Comparé aux 196 millions qui leur sont versés actuellement (source : http://www.disqueenfrance.com/consommation_2005.pdf), vous reconnaitrez que les artistes auraient tout à y gagner.

        Et nous parlons là du cas improbable ou plus aucun CD ou DVD ne serait ensuite vendu. Or, rien ne vient prouver que le téléchargement se substitut à l’acte d’achat. C’est même est général le contraire puisque ceux qui téléchargent le plus sont en général également les plus gros consommateurs de produits culturels (http://www.ufcquechoisir.org/Position.jsp ;jsessionid=145615272A52C151029D99076059A7E4.tomcat-1?id=Ressources:Positions:EE1D5E899096FE30C125701500456A54&catcss=IMA101&categorie=NoeudPClassement:5841FB0AEED2B5C9C1256F01003490F3).

        Bref !...

        Tout celà pour dire que le vote de cette loi ne seraient absolument pas profitable aux artistes, et d’autant moins que son passage ne permettrait plus de justifier l’existance d’une redevance pour copie privée actuellement perçue sur la vente des supports vierges puisque celle-ci ne serait techniquement plus possible. Ce qui ferait 87 millions d’euros que vous ne percevrez plus (source SACEM : http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentContactPlanView.do?contentTypeId=2&contentId=9048&from=MR&popup=popup).

        Ce serait donc au total une somme de près de 1 milliard d’euros que les artistes et interprêtes percevraient directement sans passer par l’intermédiare de l’industrie, soit une multiplication par 5 de leurs revenus actuels.

        Et bien entendu, on doit rajouter à ce chiffre la somme perçue au travers de l’industrie et qui a peu de chance de s’effondrer du jour au lendemain.

        Pour résumer, les artistes ont toutes les chances de survivre et il est même très probable que bien plus de carrières soient initiées de façon indépendente grâce à cette licence globale.

        Maintenant, dans le cas ou la loi passerait, il n’y a absolument aucune chance que le P2P soit affecté puisque les réseaux d’échange de troisième génération sont d’ores et déjà opérationnels (réseaux décentralisés et cryptés utilisant des systèmes de nodes). Et en dépis de ce que l’industrie affirme, ces derniers assurent bel et bien un anonymat total que personne ne peut violer à moins de disposer d’un super-calculateur et de l’éternité devant lui : des clef de cryptage numériques de 2048 bits sont absolument impossibles à casser et il faut pour bien se faire une idée ce que celà représente se dire que les banques centrales et banques d’état se limitent à des systèmes avec clef de 1024 bits au maximum.

        Pour conclure, les artistes ont le choix entre saisir le train de l’évolution technologique ou être laissé sur place avec une industrie qui n’a jusqu’ici jamais rien fait d’autre que les exploiter.

        La balle est dans votre camp, mais sacher de toute façon que le camp du plus fort n’est plus le votre.


      • seb (---.---.87.30) 28 février 2006 21:49

        CQFD ! Et je fait echos : jamais nous ne voudrons nous approprier les oeuvres des artistes et il est irrevocable que ceux-ci puissent vivre honorablement de leur labeur. Mais il vous faudra faire un choix entre un modèle economique actuel (obsolète a mon avis car recroquevillé sur ses habitudes) et l’elaboration d’un modèle moderne de distribution de vos oeuvres. Ne vous trompez pas car les réseaux pirates eux ont fait leur choix et la technologie n’attend pas !


      • Nicolas Esposito Nicolas Esposito 28 février 2006 23:01

        Bonjour Demian West, je réponds ci-dessous à votre commentaire (en vous citant en retrait + italique).

        Vous demandez : « Où sont nos libertés ? » Et vous parlez de la liberté de télécharger et de dupliquer, sans limites, des oeuvres qui sont protégées par le droit d’auteur.

        Non, je parle des logiciels libres, de la copie privée et de l’interopérabilité.

        Pourquoi voudrait-on priver les artistes de leur droit à leurs revenus ?

        Si vous voulez parler de la licence globale, elle serait mise en place justement pour rétribuer les auteurs. Pour en savoir plus sur ma position : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7038

        C’est une dernière utopie ! Qu’on tente de nous imposer, et qui ne passera jamais.

        Qui est ce « on » qui tenterait d’imposer le tout gratuit ? N’avez-vous pas vu les chiffres qui montrent que les internautes sont prêts à payer via la licence globale ?

        Mais, aucun artiste digne de sa profession ou de sa vocation c’est-à-dire qu’il ne s’adonnerait pas au suicide moral, parce qu’il aurait encore le pouvoir de résister- ne cèdera jamais son droit d’auteur sur ces oeuvres.

        Voulez-vous dire que tous les artistes qui distribuent librement leurs œuvres sont indignes de leur profession ?

        Sinon, en tant que consommateur d’oeuvres, qu’on tente quand-même de ne plus payer à leur juste prix ! vous serez contraints de créer vos propres oeuvres, pour compenser le manque que vous êtes en train d’amener

        À propos de consommation, mon article sur le vocabulaire : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=6817

        C’est une utopie de croire que les artistes puissent vivre décemment de leur art, sans qu’ils soient intégrés dans un Marché ou dans une industrie de l’art.

        Les réponses à votre commentaire relèvent ce point : l’idée de la licence globale est bien de rétribuer les auteurs.

        Avant que vous la consommiez, cette musique n’est pas la vôtre : cest pourquoi, il vous faut l’acheter pour l’écouter.

        Vous parlez d’acheter la musique. Et justement, l’un des problèmes avec le projet de loi DADVSI est que l’acte d’achat se transforme plutôt en location. En effet, les DRM que nous connaissons aujourd’hui nous empêchent de profiter pleinement des œuvres que l’on achète. Nous n’avons pas la garantie qu’elles seront toujours consultables dans quelques dizaines d’années (voir sur ce sujet les deux articles cités précédemment).

        Je m’adresse, aussi, aux commentateurs de cet article. Ecoutez les artistes ! En ne décidant jamais pour eux, leur Bien qui ne leur conviendrait pas.

        Il me semble que les commentateurs dont vous parlez sont pour la licence globale, donc pour rémunérer les artistes.

        En tant qu’artiste et théoricien des arts, je n’ai donc aucune inquiétude, quant à la conservation des dispositifs qui protègeront l’oeuvre d’art, car les intérêts en jeu sont à la hauteur de cette valeur inaltérable.

        Ces dispositifs, tel que nous les connaissons aujourd’hui, privent le public de libertés fondamentales. Et disons-le clairement, elles incitent beaucoup de monde à télécharger sans payer. Ainsi, elles mettent en danger les artistes. La licence globale pourrait garantir les libertés du public, rémunérer les artistes et laisser une place aux téléchargements payants qui offriraient une forte valeur ajoutée.

        La licence globale mérite une large discussion. Des moyens techniques existent pour rémunérer même les artistes très peu diffusés. Par ailleurs, les fonds collectés pourraient alimenter un fond d’aide à la création. Il faudrait donc que tout le monde accepte d’en parler pour que nous fassions avancer la question ensemble.

        P-S : j’ai beaucoup apprécié le travail présent sur votre blog.


      • bobil (---.---.102.23) 28 février 2006 23:25

        Bonsoir,

        en tant que téléchargeur impénitent, mais non pilleur invétéré, je m’oppose à vos conceptions sur l’Art et sur la vie des artistes. D’abord, la majuscule dans le mot « Art » me dérange. Qui a dit que l’art était important ? L’art a-t-il des lettres de noblesse ? Est-il réservé à une élite ?

        Je ne fais pas partie de l’élite, je ne suis pas cultivé et plutôt satisfait de ne pas l’être, et j’adore l’art. Surtout quand il se fourvoie. Quand il est partagé par le plus grand nombre. Quand il est de qualité et qu’il perdure malgré les années. Quand il circule d’un individu à un autre, passant les règles, les frontières et les siècles. Cet art-là se réclamerait-il du droit d’auteur ? Les véritables artistes créent-ils pour de l’argent ? Etes-vous sûr de vos propos sur les liens indissolubles qui existeraient de tout temps entre l’argent et l’art ? Avez-vous vous-même, puisque vous êtes artiste, déjà éprouvé du plaisir à créer ? Trouvez-vous indispensable que l’on vous paie pour cela ? N’avez-vous jamais eu envie de partager (dans le sens de donner) ce plaisir et ce qui l’a fait naître ?

        Pour votre gouverne, je ne fais pas partie de ces internautes aveugles qui téléchargent tout ce qu’ils peuvent tant que c’est gratuit, et qui cessent tout rapport avec le cinéma et la musique dès qu’il faut payer un peu.

        Je télécharge énormément, c’est vrai, mais uniquement dans le but de trouver sur la toile des oeuvres auxquelles je n’aurais pas accès autrement, ou alors trop difficilement. Dès que je trouve de quoi me satisfaire (des oeuvres qui suscitent un profond bien-être chez moi), je m’empresse d’aller voir le film au cinéma, d’acheter ma place de concert ou le CD s’ils sont disponibles sur le marché et si mes moyens me le permettent. Je trouve tout naturel de témoigner par ce biais toute ma reconnaissance aux artistes responsables, et le fais d’autant plus volontiers qu’ils ne me réclament rien. Sitôt que l’on est mis en demeure de payer, on se doit de ne pas le faire.

        Contrairement à une opinion trop répandue, qui consiste à assimiler le téléchargement à un « quasi-délit » (ce sont vos propres termes), je puis vous assurer que je ne suis pas le seul à procéder de la sorte et que de plus en plus d’internautes sont attentifs à ce qu’on leur propose en matière d’art et de création.

        J’aime l’art depuis suffisamment longtemps pour savoir que la qualité n’est pas ce qui caractérise les productions les plus diffusées et les plus accessibles. Pour savoir que la qualité, il faut aller la chercher avec acharnement, dans des espaces confinés et pas toujours visibles. « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. » disait A. Malraux. Un auteur dont le nom m’échappe vantait lui les mérites du braconnage littéraire, en réaction aux stupides prescriptions scolaires dont l’école est si prodigue.

        Un véritable artiste (j’entends celui qui ne fait pas de l’art pour en vivre mais pour que cet art soit diffusé au public le plus large possible) se moque de sa rémunération tant qu’il peut continuer à créer sans trop souffrir les affres de la privation. Et je lui en sais gré à tel point que c’est avec plaisir que je lui paye mon modeste écot.

        Les artistes qui pâtissent le plus du téléchargement et qui s’opposent le plus massivement à la licence globale sont ceux dont la notoriété n’est plus à faire et qui vivent le plus confortablement de leur « art ». La contrefaçon les effraie parce qu’ils ne peuvent s’empêcher de penser à leur manque à gagner en cas de copie.

        La revendication du droit d’auteur et la répression des contrevenants qui en découle se fait toujours au profit des traditionnelles têtes d’affiches qui prolifèrent dans les coulairs du métro et au détriment d’artistes méconnus qui souvent sont plus talentueux.

        Ja sais pour ma part qu’on ne me vendra pas des vessies pour des lanternes, et que je suis prêt malgré tout à défendre les intérêts des artistes, même s’il me faut passer outre la loi.


      • BB (---.---.184.213) 28 février 2006 19:55

        A ma connaissance le premier exemple de protection d’une oeuvre, en tout cas en France, c’est un décret de François 1er concernant la contrefaçons des oeuvres (Gargantua ou Pantagruel ?) de François Rabelais, non pas pour une question d’argent mais pour empêcher la médiocre qualité des copies, car à la renaissance, et cela favorisait grandement l’émulation, un peu comme sur Agoravox, les textes et donc les idées étaient largement et sans aucune restriction reprisent par l’un ou l’autre, le copier-coller n’avait rien de criminel !

        Aujourd’hui il semble que la seule raison d’être de la loi sur les droits d’auteur soit pécuniaire.

        C’est oublier un peut vite que l’art depuis « Aussi loin que nous puissions remonter » a existé sur le mécénat et la commande et non pas sur « le marché » qui est qu’une prise de contrôle tout à fait récente.

        Les petites lois qui sont censées faire la part belle aux producteurs et aux artistes à travers le phantasme de systèmes de contrôle technologiques (qui relève d’un scientisme positiviste style 19ème, gargarisme quotidien du libéralisme égoïste et aveugle), sont simplement très « en dehors » des véritables enjeux socio-culturels et technologiques de ce siècle naissant !

        Si le 21ème n’est pas celui de l’humanité il pourrait être le dernier.


        • Hikaru (---.---.194.249) 28 février 2006 19:56

          > Et ma liberté, comme la vôtre, ne s’arrêtent-elles point,

          > quand nous abordons la propriété d’autrui ? Qui s’en

          > étonnerait quand il s’agirait de biens mobiliers ou

          > immobiliers ou pécuniaires ?

          Revoilà la faille habituelle du discours des défenseurs de la « propriété intellectuelle » : la confusion entre un bien matériel et une création de l’esprit. Voler une chanson serait comme voler une douzaine d’oeufs.

          Pourtant la différence est simple. Si je possède une maison et que vous voulez l’habiter, il vous faudra m’en chasser. Autrement dit, pour un bien matériel, le droit de propriété reflète sa rareté, le fait qu’une seule personne peut en profiter.

          Pour une mélodie, rien de tel. Si vous en composez une et l’interprétez devant moi, je peux très bien la siffler, ou en écouter un enregistrement, sans vous priver vous de ces possibilités.

          La propriété matérielle organise la répartition de biens qui existent fondamentalement en quantité limitée. Le droit d’auteur ou toutes les autres conventions de type « propriété intellectuelle » sont tout autre chose, elles créent une rareté artificielle (on interdit arbitrairement de siffloter, ou d’enregistrer une mélodie) dans le but d’encourager la création.

          Votre droit d’auteur n’est pas un droit fondamental comme mon droit d’habiter dans ma maison. C’est un monopole légal limité sur l’exploitation d’une idée (votre création) que la société vous consent pour vous encourager à créer.

          Alors, non, la musique que vous composez ne vous appartient pas, et aucun droit fondamental de m’oblige à vous donner de l’argent avant de l’écouter. C’est juste une convention entre vous (l’artiste) et moi (le public) parce que de cette façon vous ne mourrez pas de faim et je peux apprécier vos créations.

          Vous avez un droit fondamental, il est simple, si vous ne voulez pas que l’on copie vos créations, eh bien gardez les pour vous. Si vous commencez à les diffuser ou à les montrer, je peux tout à fait les reproduire. Je peux y renoncer volontairement, pour encourager la création. Mais pour cela, il faudrait déjà me le demander poliment sans me regarder de haut.

          Je vous suggèrerais de réfléchir à cette idée, et d’essayer de l’incorporer à votre théorie des arts pour éviter que celle ci se trouve trop en décalage avec la réalité.

          Vous demandez qu’on écoute les artistes, tout à fait d’accord. Ils ont peur de gagner moins d’argent, c’est tout à fait compréhensible (quoique pour ceux qu’on entend le plus en l’occurence, je doute que ça les conduise à dormir dans la rue). Mais je vous invite à étudier la possiblité inverse, que les artistes écoutent le public (et pas avec les oreilles bouchées, prêts à lui répondre « la licence globale est une aberrrration » dès qu’il aura fini de débuter ses « utopies »). Le droit d’auteur auquel vous tenez, au bout du compte, c’est ce même public qui vous l’a accordé parce que c’était un bon compromis en vue de la situation de l’époque.


          • Hikaru (---.---.194.249) 28 février 2006 19:57

            Désolé, mauvaise manip, le post ci-dessus était une réaction à celui de Demian West un peu plus haut.


          • Hikaru (---.---.194.249) 28 février 2006 21:05

            > Les biens immatériels sont des richesses au même titre que les autres.

            Que les autres idées, oui. C’est à dire les recettes de cuisine, les théories mathématiques, les formules de médicaments, les méthodes pour allumer un feu etc. En revanche ce ne sont pas des richesses au même sens qu’un baril de pétrole, un champ de blé ou une armoire normande. Tout autre discours mène à un déni de la réalité.

            Si vous découvrez comment on allume un feu, je peux vous imiter et allumer le mien, ça n’éteindra pas le votre. Si vous possédez une vache et que je m’en fais des steacks, vous ne pourrez plus la traire et boire son lait. Ce n’est pas une différence fondamentale d’après vous ?

            > tout autre discours mène à la fin de l’art

            A la fin de l’art marchand oui, mais pas à la fin de l’art. Même dans l’hypothèse farfelue où on légaliserait le téléchargement sans paiement d’une licence en échange, et où les maisons de disques feraient faillite, où plus personne ne pourrait toucher un centime de droits d’auteur sur ses compositions, il y aurait toujours des gens pour écrire des chansons. Pouvez-vous sérieusement prétendre le contraire ? Ou considérez-vous qu’il ne s’agirait pas d’art dans ce cas ?


          • Talion (---.---.202.86) 28 février 2006 21:23

            @demian west :

            La licence globale optionnelle doit justement permettre la rétribution des artistes sans avoir à passer par un intermédiaire.

            Aucune des associations de défense des internautes n’a jamais prétendu que cet accès devait se faire gratuitement.

            Une somme forfaitaire de 7 euros mensuel N’EST PAS RIEN !!!

            Vous prétendez que nous souhaitons accéder à la musique gratuitement alors que dans le même temps nous vous proposons de vous payer... Vous ne nous prendriez pas pour des cons par hasard ?!...

            Ce n’est pas en assènant des contre-vérités et en prenant un ton paternaliste que le public va plus vous écouter !...

            Nous sommes la main qui vous nourrissons et à ce titre vous nous devez au moins le respect, ne serait-ce qu’en évitant de croire que nous sommes assez stupides pour gober vos arguments qui partent du principe que les internautes veulent de la musique gratuite.

            On veut vous rétribuer grâce à une LICENCE !... Ce n’est pas du vent !

            Evitez de partir du postulat de base que les internautes sont tous des imbéciles, ça vous évitera de vous les mettre à dos !


          • Redj (---.---.125.3) 28 février 2006 21:53

            Par pitié ouvrez votre esprit aux arguments que l’on vous donne. Ils sont réfléchis et admis par la majorité des musiciens. D’autre part il est démontré depuis que ce débat dure que la licence globale (reste à définir la forme) augmenterait les revenus des musiciens (j’ai pas dit artistes car nous parlons bien de musiciens ici) et que si ce système est bien conncu, il peut favoriser la diversité. Par contre il est vrai que les maisons de disque devraient logiquement couler ou perdre énormément de chiffre d’affaire au bénéfice des musiciens, mais après tout elles ne servent plus a grand chose, à part concentrer les revenus sur un minimum de musiciens.

            Essayez quand même de comprendre que chaque oreille qui écoute un concert doit payer sa place car elle profite d’un travail effectif (que l’on repaie à chaque nouveau concert), en revanche un fichier télécharger ne coute rien à reproduire, il ne peut donc pas être payé à chaque téléchargement (il n’a pas a être gratuit non plus) et encore moins à chaque changement de lecteur....De plus je dois pouvoir le lire avec n’importe quel logiciel que j’aurais programmé moi même par exemple. Non seulement la loi DADVSI me l’interdira mais en plus elle me condamnera si j’ai osé faire un tel logiciel. J’aurai portant fait ca pour lire un morceau de musique qui m’aura couté aussi cher que sur un CD, pour une qualité moindre et pour avoir un seul lecteur chez moi...ce qui est mon droit le plus strict.

            Mais après tout que les musiciens continuent à s’inscrire à la SACEM et a se faire exploiter par les maisons de disque, il viendra un temps ou ils seront en tel décalage avec la société, qu’ils seront ignorés par le publique qui se sera tourné vers la musique libre.

            http://www.jamendo.com/fr/

            http://www.musique-libre.org

            En revanche cette loi va rendre illégaux les logiciels libres que j’utilise et ca c’est beaucoup plus grave que les états d’âmes d’une centaine de stars françaises.

            Petit lien utile : http://www.framasoft.net/article467.html


          • Talion (---.---.202.86) 28 février 2006 23:27

            La seule différence qui fait que votre argument n’est absolument pas valable, c’est que la duplication d’un kilo de viande ne coûte pas rien, alors que la reproduction d’un morceau de musique sous format numérique coûte très exactement 0 euros.

            Mis à part ça, je vais me répéter : Cessez de nous prendre pour des imbéciles et de nous servir des arguments aussi stupide que « télécharger c’est voler ».

            Télécharger n’est pas voler, c’est un droits qui rentre dans le cadre de la copie privée, ce que les tribunaux ont définitivement statué.

            Vous cherchez simplement à nous spolier d’un de nos droit sous le prétexte falacieux que ce dernier porterait atteinte aux droits des artistes.

            Cette affirmation est fausse !... Le téléchargement contre licence globale est un risque uniquement pour le monopole de diffusion dont jouis l’industrie, mais certainement pas pour les artistes qu’elle va autoriser à s’émanciper d’une tutelle pesante.

            Ils gagneront bien plus au travers de cette dernière qu’ils ne le font actuellement (1 milliard d’euros annuels contre 196 millions actuellement).

            Celle qui risque de ne pas être gagnante dans cette histoire est l’industrie qui je le rappelle devrait être au service des artistes et non l’inverse comme c’est le cas actuellement.

            De toute façon, le public a entre ses mains les moyens de changer cette situation et il le fera, que ce soit avec ou contre vous !...

            Le P2P crypté et anonyme est un outil qui aura le mérite de mettre tout le monde d’accord très vite. Je l’utilise d’ores et déjà, il marche, et que vous l’admetiez ou pas est le cadet de mes soucis.

            Je ne suis pas là pour ouvrir les yeux de personnes qui continuent à ses bercer d’illusion et de mensonges. Si vous ne saisisez pas la chance que représente la licence globale, le public ne vous attendra pas.

            Et inutile de vous dire que le discours moralisateur qui consiste à nous faire croire que « télécharger tue la culture » a fait son temps et qu’aucun internaute n’en est dupe.

            Sans compter qu’il est stupéfiant de constater qu’une industrie ayant recours à des procédés que la morale réprouve pour faire pression sur nos élus puisse se permettre de nous donner des leçons de morale.

            Je vous laisse admirer les méthodes de ces donneurs de sermons : http://www.odebi.org/docs/chantage.wmv


          • marie (---.---.38.3) 28 février 2006 23:34

            Demian West, il faut que vous m’expliquiez comment vous avez fait votre copier/coller entre la réponse que vous faites à Radj ici et celle que vous me faites dans « droit d’auteur : droit de l’homme ». M’abuse-je ? ou c’est la même ?

            L’oeuvre n’était donc pas originale, laquelle est la copie ? A qui était en réalité destinée la réponse ? Que de question soulevées par ce don d’ubiquité !


            • Talion (---.---.202.86) 28 février 2006 23:38

              L’avantage, c’est que la réponse a donner est la même dans les deux cas.


            • Kaou (---.---.54.118) 1er mars 2006 04:08

              Je constate que Demian West qui, me semble-t-il, ne fait pas partie des plus gros vendeurs de disques comme Goldman, n’a rien à répondre aux arguments qui disent que la licence globale, ce n’est pas la gratuité mais l’assurance que la majorité des musiciens toucheront davantage qu’avec le téléchargement payant proposé par les multinationales du disque.

              Mais peut-être que Demian West n’est pas un artiste et qu’il est un faux-nez des majors ? Qui, elles, seraient les seules gagnantes si on leur permet de vendre 1 euro des clones qui ont un prix de revient proche de 0 euro, 0 centime.


              • bourgpat (---.---.150.86) 1er mars 2006 09:15

                Demian puisque tu parle de l’art.

                Quel collectionneur serait pret à acheter une oeuvre qu’il ne peut revendre, pour laquelle l’artiste l’oblige à construir une nouvelle maison pour en disposer et qu’il lui interdit de mettre d’autres oeuvre à coté.

                Désolé, je n’aime pas les annalogie. Mais lorsque tu achete une oeuvre sur un magazin payant sur internet les drm nous oblige d’avoir une maison compatible( windows ou mac ), d’utiliser des logicels proprietaire pour y acceder et je ne peut toujours pas trouver ces oeuvres en occasion. Enfin si je change d’ordinateur ou de baladeur, je ne pourrai peut etre pas disposer de mon oeuvre legalement achetée.

                Si tu etait allé voir sur ce site qui se veut un espace de dialogue, tu verrai que la licence globale n’est qu’un point mineur de cette loi. Les DRM sont le principal probleme. Outre le probleme de l’interoperabilité (je te rappele que depuis deux ans l’union europeene est en proces avec microsoft pour que celui ci fournisse à l’ensembles des personnes souhaitant faire des logiciels de lecture multimedia les moyens de les integrés au mieux dans windows, http://www.boingboing.net/2006/01/30/msft_our_drm_licensi.html),

                Il y a le probleme de la perenité des oeuvres achetées. http://www.jerome.colombain.com/article.php3?id_article=53

                Il y a un messonge ehonté sur la nature de la transaction avec l’artiste et toujours plus de clauses abusives dans les contracts de licence http://www.droit-ntic.com/news/afficher.php?id=344

                Enfin le but des DRM n’est pas de proteger les oeuvres, il sont la pour controler l’utilisation qu’en fait le publique. Sur un cd que l’on peut acheter entre 20 (commerce)et 3 euros (sur un vide grenier),je dispose d’un support qui a 120 ans de durée de vie theorique, du livret qui pourrait etre plus interressant parfois, d’un boitier. Je peut normalement l’ecouter sur tout le materiel dont je dispose, l’ecouter chez des amis sans apporter mon materiel, le preter, l’offrir, le revendre ou l’echanger contre un autre cd voir autre chose. Ce que l’on nous propose c’est de payer pour disposer de ces droits http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/telsonne/fiche.php?did=40592 A la fin de l’emmission, le representant d’emi indique clairement que le pret d’un morceau à un amis se fera contre paiement.

                Enfin le prix de vente de la musique comprend la publicité dont les clips. Or aujourd’hui on me demande de payer les clips en plus de la chanson. N’y a t’il pas une erreur.

                Veuilliez m’exuser par avance pour les fautes d’orthographe.


                • Bob (---.---.76.255) 1er mars 2006 09:22

                  Ce site à 180000€ est un bon condensé de ce que peuvent inventer les politiques pour nous berner. Déjà son existence... à quoi sert de lancer un tel site en grandes pompes à 2 semaines du vote final, alors que la loi est prête et ne sera plus modifiée ? N’aurait-il pas été plus utile de faire ça vers octobre, 2 mois avant le premier vote ??? Trop démocratique sans doutes... Faut dire qu’ils ont pas écouté les arguments venant de l’extérieur avant, alors pourquoi ça devrait changer ?

                  Et puis alors le site en lui-même... ça se veut un espace de discussion mais c’est une suite de monologues non représentatifs de l’ensemble des avis (çàd de l’ensemble des gens concernés, en allant de l’internaute au musicien, et en passant par le politique et l’industriel)... bref un gros bide bien made in France. Sans parler de la toile de fond avec le lobbying des majors et des gros artistes cinquentenaires et multi-millionnaires qui nous parlent de la créativité en péril... à mourir de rire.

                  Ils sont contre la licence globale et l’associent à chaque fois à du vol... pourtant le système de vente à l’unité est selon moi déjà condamné à mort, et comme par hasard en même temps on entend que des sites veulent proposer des formules par abonnement (2/3 fois + cher et avec comme idée que quand on paye plus on perd tout)... on nous prend là aussi pour des cons.

                  Je pense aussi qu’en effet ce débat dépasse de loin le cadre du p2p sur lequel on focalise l’attention des gens, car autoriser des saloperies style DRM dans un texte de loi je trouve ça spécialement grave... maintenant ça et ensuite quoi ?

                  Les solutions pour les gens ? Quasiment rien dans l’immédiat, vos seules armes sont votre porte-monnaie (moi c’est bizarre à chaque fois « j’oublie » d’acheter des machins avec DRM, quelle tête en l’air !), et selon le cas, votre bulletin de vote en 2007 (quoique pour ce dernier y’aura bien une petite magouille qui fera qu’on vous dira pour qui voter). ah j’oubliais : vive la france !


                  • NEMROD34 (---.---.6.149) 1er mars 2006 09:28

                    Demian West Nous dit : « Ainsi, faudra-t-il toujours payer une contrepartie raisonnable et digne, pour jouir des oeuvres. Ce sont donc les artistes, qui décideront, et comme toujours : s’ils laissent leurs oeuvres aller dans les flux du net, et en dernière instance, à un prix qui leur permettra de bien vivre. C’est la plus élémentaire sagesse. » Et vous parlez sans arrêt de marché ... Je répondrais que : 1- les internautes désirant une licence globale optionnelle, n’ont jamais parlé de ne pas payer ! Quand on veut nous faire peur , on nous sans cesse que chaque fichier est tracé , que personne n’est anonyme, donc savoir qui as téléchargé qui et payer la bonne personne (musiciens interprète , auteur , et technitien) n’est pas un problème.

                    2- Vous qui parlez de marché, comment pouvez-vous un instant imaginer forcer ce marché ?

                    Vous dites ça seras comme ça et voilà ! Et moi je vous dit chercher un travail dès à présent dans ce cas ! Parce qu’on ne s’impose pas à ses clients surtout avec un produit aussi peu indispensable que la musique et les films !

                    Où avez-vous vus un marché dans le qu’el on ignore le client et ses désirs royalement, on lui impose ce que l’on veut et on s’imagine qu’il achètera ?

                    Tout le monde se tournera vers des artistes gratuits qui respectent les gents qui viennent à leur concert, achète-le cd à 10€ ses concerts, et achèteront l’album 5€ sur internet. De vrais artistes quoi ! Les autres pourront toujours se réunir entre eux pour évoquer le temps béni où ils sortit une oeuvre et vivaient trois ans dessus mieux que la plus part des Français qui travaille. Et je ne serais toujours pas surpris, qu’ils n’aient toujours pas compris ce qui leur été arrivé et qu’ils en été les seuls fautifs.


                    • NEMROD34 (---.---.6.149) 1er mars 2006 09:36

                      « Si vous parvenez à me prouver que vous allez dans votre boucherie, et qui n’est pas de votre parenté, et que vous en partez avec un kilo de viande que vous mangez parce que vous n’êtes pas végétarien, et sans la payer : alors je croierais que la nouvelle société, dont vous me parlez, est enfin venue. Et, je vous suivrais. »

                      C’est profondément idiot comme raisonnement !

                      Votre musique on peut la télécharger vous pouvez quand même la vendre un million de fois . Un objet matériel une fois soustrait à son propriétaire ne peut rien lui rapporter.

                      Et télécharger illégalement votre musique pour voir ce que c’est n’égale pas un acaht manqué ...

                      Vous avez du soucis à vous faire dans tout les cas :
                      - dadvsi passe vous vendrez moins à cause de ça plus le fait que vous insultez vos acheteurs potentiès et donc allez droit au boycott.
                      - La licence globale passe , il vous faudras traviller pour de bon un peu plus , et vus votre état d’esprit celà vas vous couter sans aucun doute ...


                    • (---.---.68.72) 1er mars 2006 11:14

                      Pour répondre à Damian West : je ne m’amuserais jamais à graver un CD des Beatles, des Pink Floyd, ou à télécharger ’Orange mécanique’ car je considère que ces oeuvres d’art méritent d’être vues, écoutées, dans de bonnes conditions. Ecoutez un disque piraté des Pink Floyd équivaut à boire un Mouton-Cadet à la bouteille à mon point de vue...

                      Mais vous parlez d’art, quel art a-t-on aujourd’hui ? Pouvez-vous me citer un seul ’artiste Vivendi Universal’ capable de produire un album avec uniquement des morceaux de qualité comme savait le faire les Floyd ou les Beatles ??? Je n’en vois pas, à part peut-être Souchon, et encore... La plupart des artistes produisent 1 ou 2 chansons, qui passent en boucle à la radio, et 14 soupes pour meubler un album. Il ne faut pas s’étonner donc de voir ce genre de morceaux téléchargés. Je ne suis pas artiste mais je connais des pirates, qui téléchargent soit des morceaux rarissimes (et en un sens la phrase de Didier Wampas que j’ai mis dans mon premier post prend tout son sens : certains groupes n’ont pas droit à l’aide des grosses industries musicale, et l’internet, loin de les pénaliser, permet de se faire connaître par le bouche à oreille...).

                      Franchement, les personnes que j’entend le plus se plaindre son Goldman, Calogero, et le groupe Metallica, des ’artistes’ spécialistes dans l’album 2 chansons / 14 soupes, alors s’ils veulent lutter contre le piratage, ils n’ont qu’à faire comme les Pink Floyd : de la musique.


                    • bourgpat (---.---.150.86) 1er mars 2006 10:53

                      Il n’y aura personne pour acheter quelque chose qui ne leur appartient pas.

                      Prenons un exemple. J’achete ou je dispose aujourd’hui de vinyl originaux d’Evis. Leur prix en occasion est totalement different du prix de ces meme morceaux achetés aujourd’hui sur un site commercial.

                      Or aujourd’hui comme je ne peut revendre ce qui ne m’appartient pas du fait des DRM et des licences commerciales, je ne vois pas pourquois perdre du temps a acheter pour me faire avoir par la suite.

                      Si vous souhaitez vendre, alors vendez réelement votre musique. Ne gardez pas des droits de proprietes sur ce que vous nous avez vendus (ps je parle du fichier informatique et non des droits d’exploitation)et donnez à l’acheteur des droits superieurs à ceux que l’on a pour une copie privée aujourd’hui que l’on réalise à partir d’un Cd.


                      • brch90 (---.---.193.77) 1er mars 2006 11:56

                        LesTelechargements.com : un faux débat qui fait peur.

                        Je suis allé sur le site et constaté qu’il n’y a pas de débat. Des vidéos débiles que je peux voir à la TV. Pourquoi essayer d’utiliser Internet comme un média stupide, type TV ?

                        Comme toujours la parole est à sens unique. L’outil de propagande est en marche. 15 secondes sur ce site, vous le comprendrez...

                        L’état gagne des milliards avec Internet et continue de tirer (ou de laisser tirer) sur la locomotive. STOP ! Pourquoi continuer à payer un abonnement Internet, ordinateurs/écrans, des CDs, DVD vierges, lecteurs mp3, et leurs taxes ? Courant électrique, informaticiens, personnels de hotline, et tous les accessoires annexes que l’on paye ? Enlevez tout ça et on verra ce qu’il reste dans les magasins comme Darty, Boulanger, Virgin Megastore, Fnac, Grandes Surfaces etc ...

                        Achetons donc un simple album dans les vides greniers et on verra qui gagnera plus d’argent ! Et en plus avec le nombre d’albums qui ne comportent pas que des soupes ... Ils n’y aura pas beaucoup d’albums achetés, mais quand même plus qu’avec les nouveaux albums qui ne valent rien !

                        Vous achetez un single = 5 euros donc 2,5 euros pour un titre et l’autre est une merde soit en fait 5 euros un seul titre et en plus avec ces protections de m....

                        Après tout s’il veulent museler les gens , qu’ils le fassent, s’ils veulent détruire tout un pan de l’économie pour protéger quelques entreprises décrépies, qu’ils le fassent et on verra bien ! S’ils veulent renvoyer la France au moyen âge, qu’ils le fassent. C’est comme si on avait interdit les cassettes, les 45/33/78 tours, cassettes pour protéger le phonographe !

                        S’ils veulent emmerder/contrôler le consommateur, alors QUE LES CONSOMMATEURS N’ACHETENT AUCUN CD / DVD PROTEGES (comme aux USA) et on verra bien qui sera à genou le premier. Et peut être même résilier les abonnements Internet, pour que les FAI mettent ces gens au pas !

                        Comme cela on va économiser :
                        - du temps : plus de sport
                        - de l’argent : plus de voyages
                        - ne plus s’énerver sur des programmes de m... : meilleure santé
                        - du travail : il n’y aura plus que des chômeurs
                        - environnement : plus de grandes surfaces ou plus petites, et moins de déplacements pour y aller

                        On verra si les Enarques sont assez rusés pour comprendre où est leur intérêt, les élections approchent ...


                        • bobil (---.---.223.182) 1er mars 2006 22:17

                          Quand on lui disait que l’art était au fond assez superflu, le dramaturge et metteur en scène T. Kantor répondait : « L’art est inutile. L’amour aussi est inutile... » ce qui constitue pour moi une des meilleures défenses que l’on puisse faire de la création artistique. Et, bien que n’étant pas artiste, je souscris sans réserve à ce point de vue. Il faut à tout prix défendre les artistes.

                          Mais que l’on ne vienne pas nous dire qu’ils ont un tel besoin d’argent et de reconnaissance qu’à défaut ils ne pourraient plus créer. Se figure-t-on un T. Kantor renonçant parce qu’il aurait estimé ne plus gagner assez, ou n’être pas suffisamment reconnu ? Je suis prêt à parier que même clochard, il aurait continué vaille que vaille à écrire et à monter son théâtre. C’est d’ailleurs le cas de nombreux artistes qui ont été cordialement méprisés en leur temps, et qu’on a fini par porter aux nues quelques siècles plus tard.

                          Certains n’ont jamais vu leur oeuvre ailleurs que dans le placard où ils l’avaient laissée, ce qui ne les a pas empêchés de concevoir et de réaliser de pures merveilles. Et en témoignage de notre reconnaissance tardive, nous devrions rémunérer leurs ayants-droit ?

                          D’un autre côté, croit-on que l’art académique n’existe plus ? Vous savez, celui qui se fabrique sur commande, parce qu’il y a un marché à conquérir... Les pantins qu’on agite dans le petit écran, ce qu’on entend dans les supermarchés, ce qu’on retrouve en tête de gondole dans les librairies, produit et promu par des gens qui méprisent le public au point de spéculer sur les bénéfices que l’on peut réaliser sur son mauvais goût... En gros tout ce qui disparaîtra une fois que la mode sera passée.

                          Le téléchargement ne nuit pas à la création mais aux industries culturelles, ce qui est totalement différent.

                          Et tous ceux pour qui l’art est réellement important ne cesseront pour rien au monde de créer, reconnaissance ou pas. Pour eux, il est normal de payer. Pour les autres, il est normal de voler.


                          • Sam (Paris) (---.---.108.229) 2 mars 2006 05:17

                            De la même façon que la mondialisation à révolutionné nos modèles économiques d’une façon irréversible, les nouvelles technologies numérique de dématérialisation et les réseaux haut débit apportent à la fois le mal et son remède.

                            Dans les années 85 j’animais un BBS consacré à la musique MIDI et à l’époque nous mettions en téléchargement des fichiers MIDI alors considérés comme la numérisation de partitions papier couvertes également par le droit d’auteur, il faut savoir que ces partitions papier portaient la mention « Photocopie Interdite » car les nouvelles technologies de l’époque (photocopieurs) permettaient cet odieux acte de piratage qu’était la reproduction papier !

                            Pour ceux qui ne le savent pas un fichier MIDI n’est pas de la musique numérisée mais simplement un codage de notes et de rythmes permettant de faire jouer un morceau sur un synthétiseur ou un instrument à la norme MIDI, tout cela semble complètement désuet aujourd’hui mais à l’époque (il y a 20 ans) cela avait fait le même bruit que cette fameuse DADVSI. Déjà 30 ans avant le même problème c’était posé avec les K7 Philips pour la reproduction audio et notre Georges Brasens national c’en était ému et avait proposé à qui le souhaitait de reproduire autant de fois qu’il le voulait ses chansons sur ces fameuses K7.

                            Hors depuis ces nombreuses années les grandes majors n’ont cessé de croître et nos artistes de s’enrichir honnêtement dans le meilleur des mondes et pour le bonheur de tous.

                            Concernant cette fameuse « licence globale » tant décriée par les majors et les artistes, ils oublient simplement de dire que c’est cette même méthode qui permet à la SACEM de venir taxer les boutiques dans lesquelles fonctionne un poste radio sous prétexte que cela diffuse des oeuvres musicales couvertes par le droit d’auteur dans un lieu public en obligeant le propriétaire de la dite boutique à s’acquitter d’une taxe forfaitaire calculée « au pif » par le contrôleur qui repasse bien sûr régulièrement à la même époque.

                            Alors pourquoi ces mêmes personnes qui acceptent la méthode de « licence globale » quand c’est la SACEM qui l’applique refusent cette même méthode lorsqu’il s’agit du téléchargement sur Internet alors que le principe est le même. La personne qui écoute la radio dans une boutique ne vole personne, ni l’auteur ni la major qui le produit !

                            L’argument qui fait dire aux détracteurs de la licence globale que le fait de payer une somme forfaitaire pour le téléchargement d’une oeuvre correspondrait à payer 1€ à l’entrée d’un supermarché pour se permettre ensuite de prendre ce que l’on veut dans le magasin est complètement faux et fallacieux, je m’explique :

                            Le supermarché achète chaque produit qu’il met en vente et de ce fait en est devenu propriétaire, le fait de prendre 10 produits, même en ayant versé 1€ à l’entrer du magasin serait considéré comme un détournement de bien dans la mesure ou le supermarché en est propriétaire et la valeur connue est de beaucoup supérieure aux 1€ versé forfaitairement et si ce principe était étendu le supermarché serait vite mis en faillite et dans l’impossibilité de payer son personnel.

                            Le téléchargement est tout autre car le produit (oeuvre de l’auteur) de part sa dématérialisation et son mode de stockage n’a pas de coût précisément défini, du moins en regard du nombre infini de téléchargements possibles. Est-ce que la personne qui aura téléchargé 3 fois une oeuvre moyennant une obole forfaitaire aura volé l’auteur et son producteur de 3 fois X Euros ? - Pas plus que la personne qui aura écouté trois fois le même morceau sur un poste de radio dans un magasin (voir plus haut).

                            Je comprends tout à fait la position de Mr Renaud Donnedieu de Vabres qui cherche de façon légitime à protéger les artistes, leurs producteurs et les emplois générés par cette profession face à un problème difficilement gérable à la seule lumière des méthode commerciales du passé, mais malheureusement ou heureusement notre monde bouge et bouge très vite. Comme je le dis plus haut les innovation technologiques apportent à la fois le mal et leur remède et certaines majors l’ont vite compris en mettant en place des plates-formes de téléchargement de musiques et vidéos pour téléphones-baladeurs créant ainsi un nouveau marché en plein essor qui rapporte déjà des millions d’Euros, sans parler du marché des sonneries pour téléphones mobiles également très juteux. Quant aux majors qui n’ont pas compris cette évolution du marché ce ne sont pas les DRMs qui vont les sauver, bien au contraire, on à vu ce qui est arrivé à SONY Music et son DRM-Spyware qu’il à du vite retirer de la vente en se faisant une belle contre publicité.

                            D’autre part si je télécharge pour mon usage personnel quelques morceaux parce que ne souhaite pas acheter tout l’album, ce n’est pas pour autant que si j’ai cadeau à faire je n’irais pas acheter le coffret CD de l’artiste avec un beau paquet que m’aura fait la vendeuse, du coup la musique redevient un objet matériel avec une valeur monnaie et sentimentale (cadeau)

                            Ce nouveau monde qui est en train de se construire sous nos yeux va nous obliger à redoubler d’ingéniosités, d’innover sans cesse pour créer et conquérir de nouveau marchés, c’est la dure réalité de notre société de consommation. Les professionnels de la musique doivent comprendre que la partition papier ou numérique, les support Vinyle sont devenus obsolètes, comme leurs moyens de distribution, que la dématérialisation est quelque chose d’inéluctable et qu’il va falloir s’y adapter via des formats nouveaux que j’espère standardisés, mais je fais confiance pour cela à nos nouveaux business angels.

                            La licence globale sous une forme ou une autre est une adaptation temporaire au marché et aux nouvelles technologies le temps (rapide) que se créé et se développent de nouveaux modèles.

                            Pour refaire une comparaison avec la mondialisation, les DRMs sont à la diffusion musicale ce que le protectionnisme, la gestion sociale du chômage, et la fermeture des frontières sont à la mondialisation, une ERREUR.

                            Sam.


                            • Nicolas Esposito Nicolas Esposito 2 mars 2006 10:17

                              Demian West, il faut vraiment arrêter de dire n’importe quoi. Le principe de la licence globale est justement de rémunérer les artistes. L’amendement dont il a été question en décembre est assez clair sur ce sujet : http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/amendements/1206/120600154.pdf


                            • Mathieu (---.---.212.160) 2 mars 2006 11:10

                              « Les artistes viennent d’exposer leur point de vue argumenté aux députés : ils sont contre la licence globale. Aussi, ont-ils été entendus. »

                              Il faut employer le mot artiste avec précaution. Dire que les artistes sont contre la licence globale n’est pas exact. C’est une minorité d’artistes (peut-on vraiment qualifier ces gens-là d’artistes ?) qui s’est exprimée contre la licence globale. Ce sont ceux qui générent le plus de bénéfices, ceux qui sont le plus matraqués médiatiquement. Mais ce n’est pas pour cela qu’ils sont représentatifs des artistes (ceux qu’on enetend pas)


                            • bob (---.---.76.255) 2 mars 2006 10:13

                              « Les artistes viennent d’exposer leur point de vue argumenté aux députés »

                              à nuancer (très) fortement... comme d’habitude on invite des starlettes et on « oublie » par la même occasion de faire venir les opposants pour éviter toute possibilité de débat, histoire que ça se finisse en lynchage en règle de l’ennemi commun.

                              Pourquoi entend-on plus parler de cette pétition contre la licence globale que de celle signée plus tôt en faveur de cette même licence globale par d’autres artistes n’ayant pas le prestige médiatique d’un goldman ???? Pourtant les deux ont réunis grosso modo le même nombre de signataires... Certains gens semblent valoir plus que d’autres dans notre belle démocratie.

                              Bref comme le rappelle cet article le problème dépasse le cadre du p2p et perso je pense que les DRM vont faire perdre plus d’argent aux artistes que la licence globale... réfléchissez 5 minutes : vous avec d’un côté un produit payant (et cher) qui n’est pas pratique d’utilisation pour un sous, et de l’autre un truc gratuit dont vous faites ce que vous voulez... moi j’appelle ça de l’incitation au piratage. Donc si la licence globale est une ineptie... alors que dire des DRM ??????????


                              • Nicolas Esposito Nicolas Esposito 2 mars 2006 10:35

                                L’exception pour copie privée existe déjà. L’idée de la licence globale est d’augmenter le revenu des artistes lié à cette copie privée.


                              • Nicolas Esposito Nicolas Esposito 2 mars 2006 11:22

                                Remettez-vous en cause l’exception pour copie privée ?


                              • Nicolas Esposito Nicolas Esposito 2 mars 2006 13:35

                                Merci de vous renseigner davantage sur la copie privée et la licence globale.


                              • Sam (Paris) (---.---.108.229) 2 mars 2006 14:44

                                Encore et toujours ces fameux avantages acquits, mais le monde bouge et vous faites partie de ces neo-conservateurs qui aimeraient que le monde reste en l’état, c’est à dire, dans un passé ou vous avez vos marques et vos repères qu’il ne faut surtout pas que l’on vous change, un certain confort on va dire.

                                Vous êtes comme ces tisserands lyonnais qui on jetés les métiers Jacquart dans le Rhone par peur du modernisme et pour protéger leurs emplois, mais depuis l’industrie textile lyonnaise est devenue un des hauts lieux de la soierie avant de connaître les délocalisations par manque de prévoyance de nos dirigeants, comme quoi les mêmes causes ont toujours les mêmes effets.


                              • Talion (---.---.200.156) 2 mars 2006 20:11

                                Malheureusement cher Monsieur le téléchargement continuera à exister dans les faits - et à se développer de plus en plus - et ceci quels que soient les moyens mis en place par l’industrie ou par le législateur.

                                Nier cette évidence c’est se couper à très court terme de la possibilité de bénéficier des possibilité offertes par la licence globale en terme de rémunération, car une fois les réseaux cryptés fermement instalés, plus aucune lisibilité des échanges ne sera possible et donc plus aucune rémunération des artistes par redistribution équitable des sommes perçues ne sera envisageable.

                                En gros : Le problème du P2P sera pour l’industrie le même qu’aujourd’hui, mais bien entendu à une bien plus grande échelle et cette fois-ci sans le moindre recours possible.

                                Aujourd’hui, on peut mesurer quels sont les échanges effectués et donc quantifier les téléchargement via P2P.

                                Demain, si la loi passe, cette possibilité n’existera plus.


                              • empireearth (---.---.254.204) 7 mars 2006 04:41

                                Je viens de lire l’article et les commentaires. Je suis un internaute « lambda ». En outre, j’achète aussi. ( cd, dvd,..). Je crois me souvenir qu’au départ, internet a été créé, d’abord dans un but militaire et scientifique (1969-1984) , puis à partir de 1985, internet se démocratise, et les premières FAI apparaissent. Donc dès le départ, le Savoir, a été diffusé gratuitement. Tout le monde y avait accès. Les artistes n’y trouvaient rien à redire, car pour certains, cela leur permettait de faire connaitre leurs oeuvres. Alors, pourquoi faire un débat sur ce sujet, alors que la création artistique avec ou sans internet sera toujours présente. Je pense que le législateurs a voulu mettre son « grain de sel » pour pouvoir contrôler l’internaute. En outre, je crois que les Majors, comme dis précédemment, voient leur monopole partir en miettes et s’inquiètent sérieusement. Vive la politique et la finance.... Pour finir, cette loi va, à mon avis, à l’encontre de la diffusion du Savoir, car si l’on commence à légiférer sur la musique, le cinéma,..jusqu’où ira-t-on ? Interdiction de penser....« tu viens de penser la même chose que moi, tu me dois X euros.. » Interdiction de s’exprimer...chaque mots dit payants... Cela frise la folie...

                                Bonne lecture..

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