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Little Joy - Little Joy

Caïpirinha à la main

Quand Fabrizio Moretti, batteur belle gueule de The Strokes, retrouve ses racines italo-bréziliennes, ça donne l’étonnant projet Little Joy. Suivant la voie solo de son compère Albert Hammond Jr., Moretti confirme que le break Strokes, plus qu’une parenthèse, s’apparente à une porte ouverte vers un univers musical frais et humble.



Du sang venu du monde entier coule dans les veines strokesiennes : France, Tunisie, Angleterre, Espagne, Argentine, Italie, Brézil. Le groupe new-yorkais est une vraie campagne pour l’abolition des frontières culturelles. Ainsi Fabrizio Moretti prend le parti de retourner à la source. Il signe sur le mythique label hétéroclite Rough Trade (The Arcade Fire, Killing Joke, The Smiths,...) et se fait produire son Little Joy par l’homme de Devendra Banhart. Au-delà de l’image bobo blockbuster de l’entreprise, l’album fait voyager, forcément.



Little Joy n’est pas Fabrizio Moretti, cela tombe sous le sens et pourtant. A la guitare, on retrouve un ancien de Los Hermanos : Rodrigo Amarante, naturellement doué pour les sonorités sud-américaines. Au micro, le barbu des Strokes reçoit l’aide sensuelle de sa girlfriend... Les lecteurs fidèles de Public et autres Voici sauront qu’on ne parle pas de Drew Barrymore, mais de Binki Shapiro.



Le résultat est pour le moins déroutant au premier abord. Moretti vocalise comme un Julian Casablancas (leader de vous-savez-qui) ayant abusé du mégaphone déchargé ; le tout est supporté par un rythme Bossa et un son volontairement poussiéreux.
De manière générale, disons que mis à part Keep Me In Mind (8e piste), Little Joy nous emmène loin tout en restant au même endroit.



D’idylliques pilules catchy telles que Brand New Start ou The Next Time Around aux douces Shoulder To Shoulder, Moretti convainc par sa sensibilité. How To Hang A Warhol indique que Fabrizio n’a pas seulement le sens du rythme mais des mots.

Puis le disque éponyme glisse tranquillement vers Don’t Watch Me Dancing, pépite entonnée par Binki Shapiro. A fleur de peau, la dixième piste se permet une tendresse au-delà du pur dépaysement.

Mix improbable de The Strokes et la Bossa Nova, de Mazzy star et de Bang Gang, Little Joy, petit bijou attachant, s’impose étrangement comme le disque à-la-cool de cet automne. Celui que l’on ne laissera pas n’importe qui l’écouter...

www.jeseraiunelegende.com/


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