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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Loreena McKennitt la flamboyante

Loreena McKennitt la flamboyante

Avec sa crinière rousse, sa longue silhouette svelte et ses robes médiévales, elle ressemble à une héroïne de légende celte. Et c’est tout naturellement cet univers que Loreena McKennitt a choisi de mettre en musique. Pour fêter ses 30 ans de carrière, l’atypique chanteuse canadienne nous a offert le 4 mars un superbe best-of...

Née en février 1957 dans une petite ville proche de Winnipeg, c’est dans le Manitoba que Loreena McKennitt passe son enfance, entre un père éleveur de bétail et une mère infirmière. Rien ne prédispose alors la fillette à devenir une icône de la culture celtique. Attirée par la musique et encouragée dans cette voie par sa famille, Loreena étudie avec application le piano et le chant, bien servie par une voix d’exception qui fera d’elle plus tard la soprano que l’on connait. La révélation de sa future carrière survient lorsqu’elle est adolescente en découvrant le répertoire du talentueux quatuor irlandais Planxty (Follow Me Up To Carlow !, The Raggle Taggle Gipsy) et surtout l’univers musical du chanteur et harpiste breton Alan Stivell, l’homme qui, avec des titres comme Tri Martolod ou la Suite sudarmoricaine, a redonné à la musique bretonne une audience internationale dans le cadre du « revival » celtique.

Pianiste, harpiste, mais aussi auteur-compositeur-interprète, Loreena a, sous son propre label Quinlan Road, signé 10 albums et vendu 14 millions de CD et du DVD enregistré en concert à l’Alhambra de Grenade en 2007 (full concert). La plupart des titres, qu’il s’agisse de thèmes traditionnels ou de compositions personnelles, plongent leurs racines dans la culture et les légendes celtes. Un monde celtique auquel la chanteuse est d’autant plus attachée qu’elle a des origines écossaises et irlandaises dont sa chevelure flamboyante est le plus spectaculaire témoignage. 

La musique de Loreena Mc Kennitt n’en est pas moins située à part dans la production du genre. D’album en album, cette grande artiste s’éloigne en effet, dans ses compositions, des rudes contrées d’Écosse ou des rivages battus par les vents de la verte Irlande pour métisser son œuvre d’inattendus prolongements. Loreena nous embarque ainsi dans des périples poétiques jusque dans les sables brûlants de l’Afrique du Nord ou, via Venise et Istanbul, sur les traces de Marco Polo en quête de la soie dans la lointaine Asie.

On retrouve cette ambiance si particulière et si profondément envoûtante dans son album le plus abouti et le plus personnel, The Book of Secrets (1997), une formidable épopée musicale aux allures de voyage initiatique qui nous mène du cœur de la vieille Irlande jusqu’aux reliefs de l’Anatolie et aux immensités du Caucase. Directement inspiré par les écrits de Dante, de Marco Polo ou de l’historien William Dalrymple, et servie par des musiciens de grande qualité, The Book of Secrets (full album), est l’occasion d’un formidable voyage intérieur. Un voyage rythmé par les compositions d’une artiste surdouée, elle-même pénétrée de la richesse que chacun porte en lui-même dès lors qu’il est capable de fusionner avec les lieux et les cultures qu’il découvre sur son chemin et dont il s’enrichit.

Trois des étapes mises en musique dans The Book of Secrets figurent dans cette compilation de douze titres, intitulée The Journey so far : The Mummer’s Dance, Marco Polo et Dante’s Prayer. Dans la « version de luxe » s’ajoute un second CD live de 9 titres, intitulé A Midsummer Night’s Tour, où figure le très beau Night Ride Across The Caucasus. Deux CD Quinlan Road à consommer sans modération, sachant qu’aux titres évoqués s’ajoutent notamment des « hits » comme The Bonny Swans, Penelope’s Song ou The Lady Of Shalott. Un seul petit regret : ne figure pas dans cette compilation The Highwayman.

« Quand je contemple la route que j'ai parcourue, je redécouvre les gens que j'ai rencontrés, les endroits et les expériences ayant inspiré ma musique, et même les lieux où nous avons composé ou enregistré les albums, et je reste éblouie devant les souvenirs de cette grande et merveilleuse aventure  ». Éblouis, nous le sommes aussi, et le fait que Loreena affecte une partie de ses gains à des causes philanthropiques grandit plus encore cette icône de la musique celtique. The Journey so far, A Midsummer Night’s Tour, ou la certitude de se laisser emporter vers des horizons de légende par les fascinantes mélodies de Loreena McKennitt.

 

Cette compilation est distribuée en France par le label quimpérois Keltia Musique et au Canada par Universal Music Canada.

 


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34 réactions à cet article    


  • fatizo fatizo 17 avril 2014 09:17

    Bonjour Fergus,

    C’est dans les années 90, avec les superbes albums « The mask and the mirror » et « The book of secrets », que j’ai découvert cette magnifique artiste. Un univers vraiment très particulier,avec tout d’abord sa vois, mais aussi cette musique celtique mêlée d’influences venues du monde entier.
    Bonne journée et merci .




    • Fergus Fergus 17 avril 2014 09:26

      Salut, Fatizo.

      Merci pour ton commentaire. The mask and the Mirror fait partie de mes albums préférés avec An ancient muse. Deux superbes opus de Loreena McKennitt. Mais c’est quand même The book of secrets que je place au dessus de tout dans la discographie de cette remarquable artiste. Et cela d’autant plus que mis à part les paroles de l’un des titres, elle en a tout écrit et composé elle-même avec une remarquable science de l’orchestration et une inspiration au sommet de son art.

      Je te souhaite également une excellente journée.


    • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 10:55

      Bonjour Fergus,

      Grand plaisir à vous lire, à propos de cette artiste. 
      Il est trop rare de lire ce genre d’article dans les médias, même spécialisés, qui préfèrent réserver l’espace pour des artistes comme Lady gaga par exemple... Allez comprendre !!!
      Acceptons le monde tel qu’il est...
      Ce texte à cependant ravivé mon regret d’avoir raté son passage au grand rex,
      consolation ; j’y ai vu Dead can dance que je classe dans les mêmes niveaux d’excellence... des gens qui produisent de véritables moments de magie
      ...Erection capillaire assurée, la seule d’ailleurs qui me soit accessible...
      Merci



      • Fergus Fergus 17 avril 2014 11:13

        Bonjour, Armelle.

        Merci pour votre commentaire. Dead can dance vaut également le détour musical. Et le fait que vous les évoquiez à propos de Loreena McKennitt est pertinent, des titres comme The Host of Seraphim étant d’inspiration assez proche de l’univers de la Canadienne.


      • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 11:11

        ...flamboyante... j’aurais eu l’envie d’y rajouter ; lumineuse et envoûtante !!!

        Je tenais juste à dire que cette femme fait partie de ces gens particuliers qui ont une ’’intelligence musicale’’
        pour ma part le ressenti est étrange, je reçois qque chose d’intense mais sans y comprendre quoi que ce soit. La procédure de construction musicale à ce niveau m’échappe totalement, au point de me demander comment il est possible de ’’programmer’’ une suite de son, capable de produire un tel résultat !!!
        La musique a cette différence par rapport à la peinture en ceci que le côté abstrait ne nécessite pas la compréhension pour en ressentir la beauté.

        Bonne journée

        • Fergus Fergus 17 avril 2014 11:18

          @ Armelle.

          Vous avez raison, et ce n’est pas par hasard si moi aussi j’ai parlé, à propos de The book of secrets d’« une ambiance si particulière et si profondément envoûtante ».

          Quant à la manière de ressentir la musique, c’est évidemment quelque chose de très personnel, mais, comme vous, je privilégie - et de loin ! - l’émotion à l’approche technique.


        • bourrico6 17 avril 2014 11:20

          La musique a cette différence par rapport à la peinture en ceci que le côté abstrait ne nécessite pas la compréhension pour en ressentir la beauté.

          Gainsbourg appelait la musique un « art mineur » car en nécessitant pas d’initiation particulière, au contraire de la peinture par exemple.


        • Fergus Fergus 17 avril 2014 11:40

          @ Bourrico6.

          Je pense qu’il n’y a pas d’art mineur, mais des artistes mineurs, incapables de hisser leurs créations au niveau des meilleurs.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 2014 11:42

          Gainsbourg parlait de la chanson ...


        • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 11:42

          En même temps je n’arrive pas à me convaincre que Gainsbourg eût en ces termes le monopole de la vérité car il avait une telle maîtrise de son art musical, à travers la composition surtout, qu’il en était sans doute proche de considérer que tout individu puisse en comprendre le minimum, tout au moins, ce qui est loin d’être le cas, en ce qui me concerne en tout cas.

          Mais celui-ci ayant pratiqué la peinture pendant longtemps, j’accorderai malgré tout plein crédit à son affirmation

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 2014 12:04

          La citation complète ici ,vers 1mn15 (chez Pivot 1986 ) :
          http://www.ina.fr/video/I05057091.


        • bourrico6 17 avril 2014 12:23

          Je pense qu’il n’y a pas d’art mineur, mais des artistes mineurs, incapables de hisser leurs créations au niveau des meilleurs.

          Euh.... vous avez saisis ce qu’il entendait par « mineur » ?


        • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 12:38

          @Bourrico6


          Mais je suis convaincue que son propos était dans les deux sens !
          l’un évoquant la facilité de l’observateur, à ressentir à travers l’écoute mais aussi de par son aisance insolente à composer. 
          Il a composé certains de ses morceaux, et pas des plus moches, dans la journée !!!




        • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:19

          Bonjour, Aïta.

          Merci pour le lien. J’avais complètement oublié ce petit accrochage entre Gainsbourg et Béart.

          Oui, Bourrico, en ce qui concerne la chanson, on peut effectivement parler d’un art mineur en général, encore qu’il puisse y avoir, de loin en loin, quelques artistes et quelques titres remarquables. Mais globalement Gainsbourg a raison. Et si Béart a été choqué, il l’aurait été également par les propos tenus par Brassens face à Brel lors de la mythique rencontre avec Ferré : le Sétois (soutenu par Ferré) affirmait que dans la chanson, le plus important était la musique et non les paroles, ce que refusait d’admettre Brel. 


        • bourrico6 17 avril 2014 16:14

          le Sétois (soutenu par Ferré) affirmait que dans la chanson, le plus important était la musique et non les paroles, ce que refusait d’admettre Brel.

          Je pense que les deux ont raisons, mais ça dépends quand et qui. smiley

          Sinon on écouterai pas Loreena par exemple, ou tout autre artiste qui chante une langue qu’on ne maitrise pas.
          Bon mon exemple n’est peut être pas très bon car le voix est utilisée en tant qu’instrument.
          De même, Brassens ou Renaud, on y va pas vraiment pour la musique.


        • Fergus Fergus 17 avril 2014 17:54

          @ Bourrico6.

          Musique et texte peuvent évidemment être tout aussi importants l’un que l’autre. En fait, ce que voulait dire Brassens était qu’une chanson dont les paroles sont superbes mais la musique quelconque a beaucoup moins de chance de connaître une large diffusion qu’une chanson dont la musique est superbe mais les paroles quelconques.

          Quelconques ou incompréhensibles, comme Let It Be pour les Japonais ou les Chinois, et pourtant cette chanson des Beatles a connu un succès planétaire grâce à sa mélodie, les voix n’intervenant là que comme des instruments supplémentaires pour les non-anglophones.

          Pas trop d’accord sur la musique de Brassens, souvent très réussie, bien qu’écrite pour une guitare avec accompagnement de contrebasse. Les très nombreuses transpositions, notamment pour formation de jazz, illustrent bien cette richesse des thèmes.


        • bourrico6 18 avril 2014 09:57

          Brassens.... question de point de vue... la pompe à longueur de titre, ça va bien 5 minutes en ce qui me concerne.
          Alors oui parfois ça dépasse les 3 accords, comme Renaud, mais ça reste de la musique d’accompagnement, le sujet est dans les textes.

          Sinon pour l’histoire musique/parole, c’est pas faux.


        • bourrico6 17 avril 2014 11:29

          Merci pour cet article qui fera peut être connaitre autre chose à quelques uns.

          Concernant DcD, la différence est quand même que chez eux, les albums sont très « typés », prenez Aïon et Spiritchaser par exemple, ils ont peu de points communs, à parts leurs auteurs.

          Quant à la manière de ressentir la musique, c’est évidemment quelque chose de très personnel, mais, comme vous, je privilégie - et de loin ! - l’émotion à l’approche technique.

          La technique intéresse peu le public Lambda, il faut pratiquer pour l’apprécier.
          C’est un outil qui ouvre une multitude de portes, alors certes on peut avoir du « feeling » sans technique, mais ça va vite être limité quand même.
          Sans tomber dans du Malmsteen (100% technique), on est pas obligé non plus d’en rester au punk de base avec ses 2 accords.
          Et d’ailleurs, les albums de Loreena sont loin d’être dépourvus de technique proprement dites, car la technique ne se résume pas à la virtuosité, tout le jeu en nuance nécessite de la technique.


          • Fergus Fergus 17 avril 2014 11:39

            Bonjour, Bourrico6.

            Je partage votre avis sur la musique. Et personnellement, si je privilégie, l’émotion, je ne méconnais pas l’intérêt d’une approche plus technique. Cette dernière est d’ailleurs fascinante dans certaines formes de classique, à commencer par les oeuvres de Bach. Pour ce qui est de la virtuosité, je n’en suis pas très friand en pop-rock lorsqu’elle prend le pas sur le reste.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 2014 11:51

            Salut Cogno ,entièrement d’accord sur la « technique » ...
            2 citations de Miles Davis ,qui ,je pense s’y connaissait un peu smiley
            « Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les meilleures »
            « La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence ».


          • bourrico6 17 avril 2014 12:34

            Pour ce qui est de la virtuosité, je n’en suis pas très friand en pop-rock lorsqu’elle prend le pas sur le reste.

            Ah ça, le dosage est délicat.
            Quand il y en a trop, on apprécie plus, c’est comme la double pédale ou ce genre de connerie.

            Mais parfois ça envoie, j’apprécie la reprise de Vivaldi en guitare électrique par exemple (https://www.youtube.com/watch?v=Jm8c4PAy_9U&feature=kp), ou les parties solos de groupes comme Coroner par exemple, qui nous sort de véritables envolées « lyriques » ou transpire une formation classique..
            Bon d’accord, mes deux exemples sont teintés de « classique », mais si on cherche la virtuosité, le classique est une mine d’or.


          • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:24

            @ Aïta.

            D’accord avec la 1ère citation de Miles Davis, les appogiatures et autres ornements étant parfois totalement superflus.

            La 2e relève plutôt de la coquetterie ou du bon mot. Ce qui n’empêche pas certains silences de jouer un rôle éminent dans certaines partitions.


          • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 11:56

            Ayant étudié longtemps la peinture et les artistes, pour moi le génie dans ces domaines réside en l’excellence de ’’l’assemblage des éléments’’. construire les assemblages harmonieux, subtils et équilibrés, lesquels d’ailleurs se retrouvent dans toutes les disciplines (enfin celles qui stimulent les sens bien sur) et je suis d’accord avec vous Fergus, quant à votre approche émotionnelle, qui est la plus spontanée, naturelle, et qui ne nécessite pas la réflexion pour en ressentir les vibrations


            • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:37

              @ Armelle.

              La technique, dans tous les domaines de l’art, est à manier avec précaution car refuser de se laisser porter par l’émotion pour mieux capter les éléments techniques constitutifs d’une œuvre, c’est courir le risque de passer à côté. C’est ainsi que des grands compositeurs ont pu dénoncer des œuvres de Beethoven ou de Mahler au motif qu’elles sortaient des canons du temps et rendaient ces œuvres par conséquent difficilement audibles. (cf. « Eroïca », ou la révolution symphonique).


            • Armelle ARMELLE 17 avril 2014 12:13

              J’ai lu d’ailleurs, il ya qqes temps, une thèse assez étonnante d’un neuropsychiatre évoquant le fait que chaque individu présente une hypersensibilité à un ou des sons qui étant s’associés à une vibration, et en écoute en continue pouvait, dans des cas extrèmes, faire l’effet de drogues comme l’endomorphine chez les sportifs ou certains ressentis propres à la cocaîne.

              Il prétendait même qu’il serait possible d’établir une composition ne rassemblant que des sons stimulant les sens d’un même individu pour imaginer en faire un subsitut du subtitut de drogue qu’est la méthadone par exemple...
              J’imagine bien l’ordonance en sortant de chez le médecin. 
              Bach,20mn matin et soir-Loreena McKennitt, 15 mn en début d’AM.....
              La musicothérapie n’est peut être qu’au début de ses applications...



              • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:06

                @ Armelle.

                J’ai vaguement entendu parler de recherches dans ce sens. Nul doute qu’il puisse y avoir des pistes à explorer. A suivre...


              • gaijin gaijin 17 avril 2014 13:11

                ce genre de recherche a déjà été fait .....en chine....en inde.... il y a plusieurs milliers d’années
                les musiques « sacrées » étaient toutes fondées sur ce principe ....
                ..........
                civilisation d’amnésiques ..... 


              • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:28

                @ Gaijin.

                Oui, mais on parle là d’applications médicales possibles dans le cadre de thérapies modernes, le tout s’appuyant sur des éléments scientifiques mesurés grâce aux avancées des techniques et non plus basés sur les observations empiriques des moines.


              • gaijin gaijin 17 avril 2014 13:38

                vous avez surement raison c’est bien mieux ......


              • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:55

                @ Gaijin.

                Bien mieux, pas forcément, mais différent et avec des retombées que l’on n’imagine sans doute pas encore.


              • gaijin gaijin 17 avril 2014 12:19

                loreena mac kennitt devrait être remboursée par la sécurité sociale comme remède aux blessures de l’âme .....


                • Fergus Fergus 17 avril 2014 13:04

                  Bonjour, Gaijin.

                  Ce serait une excellente idée !


                • cathy30 cathy30 17 avril 2014 15:04

                  Fergus
                  merci pour le partage, c’est une belle découverte pour moi.

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