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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ma vie de courgette (la mienne)

Ma vie de courgette (la mienne)

C’est un film qui perpétue et augmente ce que j’ai appelé déjà, le syndrome Kirikou qui postule qu’il n’y a pas de méchant, que les méchants sont des gentils qui souffrent, qu’il suffit de leur enlever l’épine qu’ils ont dans le dos. Pour certains méchants, on vainc leur méchanceté par le récit du réel, le récit de ce qui les fait souffrir ou le récit du mal qu’ils font, auquel cas, ils s’enfuient immédiatement sans demander leur reste (on voit ça dans Ma vie de courgette  !).

Les personnages de ce film ont de très grosses têtes et de tout-petits corps, un peu comme les bébés, beaucoup plus que les bébés. Il est sûr qu’il y a une grande tendresse des cinéastes envers leurs personnages, ce qui est très agréable. La lenteur est aussi un effet de style rare et qui passe bien ici, qui devient presque grand public. Pour le reste, tous les faux méchants fondent facilement au soleil des bons mots et dire d’où l’on vient c’est-à-dire dire d’où vient sa souffrance fait partie de ces soleils qui rappliquent sitôt évoqués et chauffent et parfument l’air sitôt présents…

Les bons mots des enfants sur la sexualité sont charmants. Selon eux, le zizi du garçon explose. On interprète une explosion de joie… quelle explosion n’est pas précisé… la fille transpire et n’arrête pas de dire qu’elle est d’accord.

Le reste surfe joliment sur les allant-de-soi. Les histoires pour enfants sont généralement des histoires d’enfants sans parents ou avec des parents méchants (Harry Potter, Tom Sawyer, Huckleberry Finn, James et la grosse pêche, tout Roald Dahl…)… Cette constante est renversée par le fait qu’ici, les enfants soignent leurs blessures et recherchent un minimum de joie de vivre. Mais enfin, quand ils mangent il n’y a pas d’éducateur, ni de cuisinier…

L’orphelinat est une maison bourgeoise carrée au milieu d’une plaine verte et vide qui en fait une prison au milieu d’une rase campagne, lisse comme la main… Les parents sont des vilains et les professionnels des soutiens aimants sans reproche. Le policier reçoit de l’eau jetée par la fenêtre et il ne s’en lasse pas : « ils n’aiment pas la police_ Eh oui je sais. » Une enfant préfère l’attente obstinée de son sauveur, c’est-à-dire de sa mère, à l’arrivée réelle de celle-ci ; c’est bien ainsi. Toute sorte de jolies images, comme l’écureuil qui vient voler une frite tombée à terre et disparait avec la crainte qu’on imagine à cette bête-là quand elle n’est pas perchée sur un arbre.

Dans ce fonctionnement tendre des clichés et stéréotypes, on voit le rôle de la mère et du père dans le plus traditionnel du système genré. L’animatrice et l’instituteur qu’on voit si peu que je ne suis pas sûr que ce soit lui ont un enfant. « C’est à cause du zizi de Paul ». Ensuite, une scène avec le bébé dans la poussette et la maman, discussion qui tourne autour de l’abandon (par la maman). Congruent avec la triste vie de ces enfants en orphelinat.

Le papa du bébé ? Il doit être en bas, à scier du bois, sans doute. On est en plein conformisme : le désir, c’est l’homme ; l’homme, par désir, choisit la femme, qui dit oui ; et de leur union, la femme fait un enfant, qui est à elle.

Tristesse.


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37 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 7 novembre 2016 10:27

    Bonjour, Orélien

    Désolé, mais vous êtes sur ce coup à côté de la plaque. Pour une raison simple : ce film s’adresse à des jeunes enfants - dès 3 ans ! - et vous en faites une critique comme s’il était destiné à des pré-ados.

    Résultat, vos arguments ne sont pas recevables !


    • Fergus Fergus 7 novembre 2016 10:39

      A lire par exemple ceci « on voit le rôle de la mère et du père dans le plus traditionnel du système genré », les bras m’en tombent ! Sauf erreur de ma part, c’est encore le cas de l’écrasante majorité des cas dans la vie. Faudrait-il voir absolument voir dans un film qui met si peu de personnages adultes en scène un couple de gays ou de lesbiennes ? Et pour les « méchants », introduire un terroriste de Daech ? C’est n’importe quoi !

      A toutes fins utiles, je vous signale que mes petits-enfants (8 et 5 ans) ont non seulement vu et apprécié ce film, mais il a occasionné de leur part des questions sur le placement en institution et en familles d’accueil ; ils ont même compris que la méchanceté apparente d’un gamin meurtri cache parfois un grand désarroi ; de même ont-ils compris que la tante de la petite fille est une vraie nuisible.


    • Aristide Aristide 7 novembre 2016 11:12

      Comme quoi, la critique est plus surement dans l’œil de celui qui regarde que dans « l’objectivité » d’une histoire racontée.


      Il me semble que le sujet est celui de l’abandon, la vie sans famille et de la solution qu’apporte l’adoption des enfants grands, au delà de 5-6 ans. Pour le reste, à la lecture seule des critiques, je n’ai pas lu cette obsession de « conformité » que semble attribuer l’auteur à ce film.


       

      • JL JL 7 novembre 2016 11:13

        @Aristide
         

         relire « Sans famille » d’Hector Malo.

      • Aristide Aristide 7 novembre 2016 17:42

        @JL


        La réalité de l’abandon est bien loin de cette histoire emblématique. je ne sais comment est traité l’adoption, mais je serai curieux de le voir dans ce film. Sujet rarement traité qui souvent s’arrête aux poncifs et reste à la surface des choses ...

      • Fergus Fergus 7 novembre 2016 17:59

        Bonjour, Aristide

        Il n’y a pas d’adoption dans ce film, mais des placements en famille d’accueil. Et encore une fois, il est destiné à des très jeunes enfants et n’a pas pour vocation de traiter les problèmes sociaux sous un angle adulte, ni même adolescent !


      • Aristide Aristide 7 novembre 2016 18:54

        @Fergus


        Sur l’adoption, plusieurs « synopsis » parle du dilemme de Courgette et Raymond : 

        « Quelque temps après, Raymond propose à Courgette de l’adopter, lui et Camille. Courgette accepte aussitôt. Mais Simon a surpris la conversation et en éprouve beaucoup de tristesse. Pendant le dîner à l’orphelinat, il éclate et reproche à ses deux amis de vouloir partir. Plus tard, calmé, il conseille au contraire à Courgette d’accepter, car il est très rare que des orphelins de leur âge se fassent adopter. L’adoption est finalement acceptée par le juge et Raymond emmène Courgette et Camille dans sa maison où il leur a préparé des chambres. Camille, émue, pleure de bonheur, et Raymond lui-même verse quelques larmes. Ils n’oublient pas Simon et les autres enfants et les invitent ou vont les voir régulièrement. ». 
        Vous avez du vous endormir avant la fin ... 

        Sur cet aspect de l’adoption, je ressens ce que j’ai pu ressentir, le drame de l’abandon revécut lors de l’adoption par cette rupture totale avec tous les repères construits tant bien que mal dans ce monde des foyers et des orphelinats.

        Et encore une fois, oups, j’imite,... pour ce qui est de votre remarque sur les problèmes sociaux, je n’en ait pas parlé ... Encore moins d’une reproche à ne pas les avoir traités. Vous confondez.

      • Fergus Fergus 7 novembre 2016 19:53

        @ Aristide

        L’allusion aux problèmes sociaux ne s’adressait pas à vous, mais indirectement à Orélien Péréol. D’où le « encore une fois... »

        Pour ce qui est de l’adoption par Raymond, il semble que vous ayez raison, ma femme vient de me le confirmer. J’ai effectivement dû avoir un moment d’absence. smiley


      • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 2016 11:36

        Si vous voulez des critiques non subjuguées, vous en avez ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-dispute/cinema-ma-vie-de-courgette-apnee-et-willy-1er

        Pour ma part, j’ai écouté cette émission après avoir proposé mon article.

        J’ai plutôt montré une conformité involontaire et inconsciente qu’une obsession.

        • Aristide Aristide 7 novembre 2016 17:47

          @Orélien Péréol


          Plutôt positives critiques de ceux qui ont vraiment vu le film. Je passe sur Murielle Joudet qui aurait voulu voir un autre film, est-ce bien le sujet. Bizarre vision d’une femme qui ne recnnait AUCUNE qualité au film. Les deux autres sont très très élogieux ...

        • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 2016 18:04

          @Aristide
          Pourquoi vous jugez Murielle Joudet et la trouvez bizarre ?

          C’est quelqu’un qui sait voir et entendre et ne laisse pas embarquer dans le flot. 

        • Aristide Aristide 7 novembre 2016 18:21

          @Orélien Péréol


          Je ne juge pas la personne, mais ses propos. J’ai trouvé assez bizarre cette critique sans vraie raison sur ce qui est fait mais en regrettant ce qui n’ a pas été montré. Les lacunes du scénarios, il fallait insisté sur, enfin un manque de jugement sur ce qu’est ce film... sa remarque assez niaise sur le film d’enfant qui ne pourrait intéresser les adultes. Rien de vraiment construit sur le film lui-même.

          J’ai apprécié la réponse d’un des deux critiques disant « Quand on fait un film sur l’enfance, on s’adresse forcément à des adultes ... ». Remarque assez juste en contrepoint de cette vision assez « simpliste » d’un cinéma pour enfant qui ne serait pas accessible aux adultes si on n’y mêlait des préoccupations « sociétales ».

          J’ai toujours aimé un propos assez poétique d’Higelin sur l’adulte qui a l’image des poupées russes se construit sur la poupée de l’enfance, poupées incluses les unes dans les autres qui peuvent toujours se révéler à qui à la volonté de le faire.

          Ce même critique « avoue » avoir été surpris d’une larme versée sans qu’il s’y attende. Quelle meilleure critique peut-on faire.

        • Zolko Zolko 7 novembre 2016 14:23

          Le coup des méchants qui ne sont pas vraiment des méchants mais des gens qui souffrent est aussi une constante de Miyazaki, qui fait des films à la fois beaux et profonds.


          • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 2016 14:39

            @Zolko
            Je suis de votre avis sur Miyazaki, dont je n’aime pas le cinéma, entre autre pour cette raison.

            Je tiens pour négatif le fait d’induire les enfants dans ce syndrome de Kirikou, c’est abuser de la faiblesse liée à leur fraîche présence au monde (ce qu’on appelle la naïveté) pour les tromper.
            Souvent, on appelle ça « bisounours ».

            Avant le film, et dans la première scène, les enfants vivent des choses horribles, ensuite, ils sont dans un monde de bisounours, avec des cicatrices, certes, mais dans un contexte où tout le monde est fondamentalement gentil, les méchants (il y en a quelques uns) n’ayant aucune consistance et tombant dès qu’on souffle sur eux.

            Les humains qui font le mal n’ont pas nécessairement des « raisons ».

            Mon article portait surtout sur le caractère genré de l’accompagnement de l’enfance qui n’est pas interrogé par le film. Nombre de spectateurs sont subjugués par cette ambiance de valse triste, qui parait nouvelle et très originale, mais ce me semble être au service de la conservation de ce qui est. Désolé Fergus. Ce n’est pas parce que c’est comme ça, qu’il faut le représenter comme ça. Surtout que dans ce film, beaucoup de choses ne sont pas réalistes, entre autre, l’entre-soi des enfants en institution.

          • Fergus Fergus 7 novembre 2016 16:45


            @ Orélien Péréol

            « dans ce film, beaucoup de choses ne sont pas réalistes, entre autre, l’entre-soi des enfants en institution. »

            Je ne vois sur quelles bases vous affirmez cela : il existe des petites structures d’accueil assez proches de ce que l’on voit dans le film, et assez proches de ce qui se passe en famille d’accueil. La seule différence notable (licence du réalisateur) étant en effet les repas pris en l’absence d’au moins un adulte à la table. Mais les situations d’entre-soi existent bel et bien, et c’est heureux car on n’est plus depuis belle lurette dans des schémas à la rigueur quasi-militaire.

            Rappelons qu’un couple d’« assistants familiaux » (appellation officielle) peut prendre en charge jusqu’à 5 enfants censés retrouver l’ambiance conviviale d’une véritable famille. Et il en va grosso modo de même dans les petites structures d’accueil de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfant).

            Je connais assez bien le sujet grâce à l’une de mes sœurs et mon beau-frère qui ont exercé cette tâche durant près de 20 ans et fait nagurère la Une du Conseil Général du Finistère pour la qualité du service rendu auprès d’enfants le plus souvent meurtris par des abandons, des violences et malheureusement trop souvent des viols incestueux. J’ai fait allusion à eux dans un article de 2011 : Famille d’accueil : la démagogie de Christophe Hondelatte.


          • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 2016 17:52

            @Fergus
            Vous écrivez : « La seule différence notable (licence du réalisateur) étant en effet les repas pris en l’absence d’au moins un adulte à la table. »

            C’est ce que je disais.

          • Zolko Zolko 7 novembre 2016 23:14

            @Orélien Péréol : Les humains qui font le mal n’ont pas nécessairement des « raisons ».
             
            vous pensez sérieusement qu’il existe des méchants et des gentils ? A votre âge ? Et j’imagine que pour vous les méchants sont habillés en noir et ont une sale gueule.
             
            Mais, pour certains, les méchants c’est les USA, pour d’autres c’est Poutine, pour d’autres c’est les Islamistes, ou encore les banksters de Wall-Street. Et ils peuvent avoir une gueule d’ange. Je comprends pourquoi vous n’aimez pas Kirikou (je n’ai pas vu Courgette, je ne peux pas juger)
             


          • manu manu 8 novembre 2016 01:16

            @Zolko

            C’est ce que pense ou semble pensait certains philosophes, le taoïsme, le bouddhisme et pas mal de gens, non ? dites moi si je me trompe.


          • manu manu 8 novembre 2016 18:41

            @manu

            Au dessus je parlais du commentaire initial par rapport à Miyazaki.

            Sinon par rapport à votre dernière réponse Zolko il y a comme films qui se rapporte à ça too big to fail, ou the big short sur les banques et secret d’état sur la guerre et mensonges d’état sur le terrorisme.


          • Aristide Aristide 7 novembre 2016 17:51

            Mon article portait surtout sur le caractère genré de l’accompagnement de l’enfance qui n’est pas interrogé par le film.


            Je ne vois pas bien à quoi vous faites allusion par ce « caractère genré de l’accompagnement de l’enfance » ?

            • Orélien Péréol Orélien Péréol 7 novembre 2016 17:53

              @Aristide
              C’est dans l’article.


            • Aristide Aristide 7 novembre 2016 19:08

              @Orélien Péréol

              Une seule phrase :«  Dans ce fonctionnement tendre des clichés et stéréotypes, on voit le rôle de la mère et du père dans le plus traditionnel du système genré ».


              Bon, j’ai l’impression que vous ne voulez aller au delà.

              Si cela avait été le cas, j’aurais pu vous dire que les enfants grands qui restent en orphelinats ou foyers sont « institutionnalisés » et ils en souffrent, c’est un vrai dégât pour eux et leur futur.

              J’aurais pu vous dire que les enfants adoptés grands sont d’une demande « genrée » assez impressionnante dès leur adoption, il n’est pas rare que ces enfants régressent à l’arrivée dans les familles adoptantes, demandent des soins comme s’ils étaient des bébés, demandent un vrai contact charnel avec la mère, un apprentissage de la relation au père. 

              Mais bon, je pourrais continuer mais ....



            • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 00:10

              A tous :

              Vous ne commentez pas mon article, vous donnez votre avis sur ce film, parfois comme si je n’avais rien écrit, parfois en vous appuyant sur quelque chose que j’ai écrit, sans en tenir compte, juste comme un appui.
              Ainsi, on lit, dans vos « commentaires » : Daech, Poutine, Hondelatte, les USA, Wall-Street, l’ASE... etc... Mais qu’est-ce que cela vient faire là ?
              Ecrivez un article sur ces sujets, puisque ça vous tient si fort à cœur, et commentez mon article, s’il vous plait.
              En résumé schématique, je dis :
              1/ que la tendresse du ton, des marionnettes... est prenante et nous anesthésie (qu’en pensez-vous ?)
              2/ que c’est un film on ne peut plus consensuel (tout le monde l’aime et le critiquer, c’et-à-dire ne pas entrer dans cet amour aveugle généralisé est périlleux, ; vous en apportez une preuve supplémentaire) et que s’il est consensuel, c’est qu’il porte en catimini tous les clichés sur le sujet
              3/ que les méchants sont de faux méchants, qu’ils se sentent confondus devant le réel, devant un enregistrement par exemple... ce que j’appelle le syndrome Kirikou, ni j’aime, ni je n’aime pas Kirikou, je m’en sers comme d’un exemple connu du fait que les méchants ne sont que des gentils en souffrance, il suffit de trouver où est l’épine qui les blesse...
              4/ je mets en avant la représentation suivante de ce conformisme : le désir, c’est l’homme ; l’homme, par désir, choisit la femme, qui dit oui ; et de leur union, la femme fait un enfant, qui est à elle. qui est mise en scène dans ce film avec la même tendresse mélodramatique que le reste.
              Si vous voulez commentez ceci, j’en serai ravi.

              • manu manu 8 novembre 2016 02:00

                @Orélien Péréol

                « Vous ne commentez pas mon article, vous donnez votre avis sur ce film, parfois comme si je n’avais rien écrit »

                Est ce que ce film est fait pour vos « yeux » (votre esprit d’un âge mûre). Je préférerait l’avis d’un enfant ou de quelqu’un qui comprend bien la psyché des enfant ; mais rassuré vous votre avis est intéressant quand même sur certains points.

                1) elle vous anesthésie vous ok, mais quel effet sur les enfants ?

                2) « ne pas entrer dans cet amour aveugle généralisé est périlleux » ah bon, vous avez des arguments  ? pourquoi « aveugle » ?

                3)« les méchants sont de faux méchants » c’est à dire ? ou se situe la ligne de démarcation vrai/faux ?

                4)Je n’ai pas vu le film, ça n’a pas l’air très lucide comme vision c’est sur, comme la plupart des films actuels.
                Rien que le titre nous dit que le héro est une courgette, est-ce qu’il traite les enfants abandonnés de courgettes ?

                Certains choses ont l’air d’être critiquables dans ce film, mais sinon personnellement j’aime l’image de l’épine de Kirikou.


              • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 08:34

                @manu Si vous voulez l’avis d’un enfant, lisez l’avis d’un enfant et délaissez les autres, s’il vous plait.

                Votre commentaire n’est toujours pas un commentaire de mon article.
                Je vais prendre un seul de vos points : Les méchants sont de faux méchants ne nécessite pas qu’il y ait une ligne de démarcation. On peut parler des riches et des pauvres sans qu’il y ait une ligne claire et nette, de même, les jeunes et les vieux, les enfants et les adolescents, les petits et les grands... etc.
                J’ai écrit comment le film « ma vie de courgette » exalte les rôles parentaux d’une façon conservatrice, et ce, en loucedé, sous couvert (couvert veut dire caché ici) d’une grande tendresse mélodramatique. Je reredis d’une autre façon le sens de mon article et on peut en débattre.

              • Aristide Aristide 8 novembre 2016 10:02

                @Orélien Péréol


                Il me semble que vous « essentialisez » comme on dit à partir d’un film dont l’objectif je crois est de mettre en images les douleurs de l’enfance face à l’abandon.

                Je suis peut être à coté de la plaque mais il me semble que vos remarques sur le conformisme est assez injuste dans la mesure où l’auteur n’a aucune intention d’en faire une éloge ou une critique. Le propos est ailleurs. Sur la vision genrée proposée au spectateur, il me semble que vous caricaturez une situation de fait en la faisant passer comme une thèse. 

                Sur les « méchants », il me semble que l’âme humaine, l’histoire de chacun, ... sont tellement différents qu’il me semble assez ambitieux de vouloir tirer une conclusion définitive sur ce que vous dénoncez. Il y a de vrais salauds, manipulateurs et plus qui n’ont aucune excuse, que leur « rédemption est impossible. Mais on peut aussi admettre que la frustration est aussi le moteur de comportements de »méchants", que tous ne sont pas irrécupérables, ...



              • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 10:13

                @Aristide
                Les intentions ne comptent pas. Ce qui compte, c’est ce qu’on fait. On a des intentions et on fait autre chose. Exemple : Christophe Colomb avait l’intention d’ouvrir une route maritime vers les Indes, il n’avait pas l’intention de découvrir l’Amérique et cependant, c’est ce qu’il a fait.


                Je ne me fais pas embarquer par ce que les gens disent, je parle de ce que j’ai vu, quoique les gens et les auteurs parmi les gens en disent.
                Par exemple, j’ai trouvé que « la part des anges » de Ken Loach était un éloge du capitalisme, alors que Ken Loach passe pour un généreux anti-capitaliste. Je dis ce que je vois comme je le vois


              • Aristide Aristide 8 novembre 2016 10:36

                @Orélien Péréol


                Je ne sais rien des intentions de l’auteur donc je m’abstiens sur le sujet. 

                Vous posez une critique assez dure sur la mise en exergue du role des parents présenté de manière « conservatrice ». Je comprends assez mal cette remarque. Ce film donnerait-il une vision aussi caricaturale qu’il soit nécessaire d’en tirer la conclusion que d’autres répartitions des roles soient impossibles. Il ne me semble pas à la lecture des critiques que ce point ait levé des remarques.

                Vous avez évidement le droit de voir et de le dire. Si vous publiez un article sur AV, c’est aussi pour que l’on puisse en discuter et peut-être le contre « dire ».



              • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 11:57

                @Aristide
                Vous avez écrit : « un film dont l’objectif je crois est », et vous me dites maintenant que vous ne savez rien des intentions de l’auteur et que vous vous abstenez sur ce sujet.


                Le rôle des parents dont je parle un peu n’est pas du tout mis en exergue, c’est moi qui voit et qui montre ce fond sous-jacent. Ensuite, si personne n’a vu ce que je vois ni ne dit ce que je dis, eh bien, c’est comme ça. Qu’est-ce que vous pensez que je pourrais en faire ? Me dire : « Ah non, je dois me tromper, si ce que je pense est vrai d’autres l’auraient déjà écrit » ?

                Ensuite, on discute bien. J’ai demandé à celles et ceux qui postent des commentaires de bien commenter mon article, si tout le monde entraîne la discussion sur ce qui le passionne et l’exalte, on n’y arrive plus. Je n’ai pas parlé d’Higelin, ni des institutions françaises de l’enfance orpheline.

              • manu manu 8 novembre 2016 17:47

                @Aristide

                « il me semble que l’âme humaine, l’histoire de chacun, ... sont tellement différents »

                On est tous différent niveau : sensibilité, perception de la réalité (l’esprit surtout, pas que les sens), capacité à accepter ou faire face, etc...

                Mais aussi l’état d’esprit dans lequel on est : si on est entouré (ou qu’on a grandi entouré) de gens pire moralement, si on pense qu’on risque de mourir dans un avenir proche, si on souffre physiquement ou mentalement, etc...

                Imaginez quelqu’un qui est bien accros à la came (déjà il voit l’avenir très différemment), à qui il manque un partie du corps, qui à perdu toute sa famille et qui a frôlé la mort plusieurs fois, il aura pas la même vision du bien et du mal qu’un curé de province qui n’est quasiment pas sortit de son doux village natal.

                Orélien Péréol ici la question de vrai ou faux méchant se complique non ?


              • manu manu 8 novembre 2016 18:28

                @Orélien Péréol

                Alors pour le petit 3) tous vos exemples sont facilement quantifiable (âges, fortune, taille, sa se mesure de façon précise même) on ne quantifie pas aussi facilement la « méchanceté », et c’est quoi pour vous un vrai méchant puisque ceux ci sont des « faux méchants » ?

                Sinon pour le petit 2) j’aurais aimé avoir votre avis (plus expérimenté que le mien j’ai 30 et quelques balais) sur ce genre de péril, si jamais vous voulez bien.
                Moi aussi sa me saoul souvent d’expliqué mon point de vue à des plus jeunes qui croient tout savoir, donc je comprend quand vous « passez ».

                Pour finir vous dites à Aristide ce qui comptent c’est se qu’on fait, et vous parlez de ce qu’il vous a fait à vous alors qu’il est destiné à des enfants et qu’il ne leur aura pas fait du tout la même chose à eux.

                Pour ce qui est de la part des anges si parfois le whisky coûtent si cher c’est surtout parce que certains peuvent y mettre autant d’argent c’est le seul rapport au capitalisme que je vois.
                Je trouve qu’il critique le capitalisme gentiment, certains ont tellement de fric qu’ils achètent une fortune un truc qui n’a pas coûté cher à produire ; juste parce que c’est soit disant le meilleur, sa leur donnent l’impression d’être au dessus des autres. Il payent pour le gonflage de leur égo donc, non ?


              • Aristide Aristide 8 novembre 2016 19:40

                @Orélien Péréol

                Vous avez écrit : « un film dont l’objectif je crois est », et vous me dites maintenant que vous ne savez rien des intentions de l’auteur et que vous vous abstenez sur ce sujet.

                Si vous parlez des intentions du film, alors là on peut en discuter, cet un objet réel sur lequel on peut porter un jugement, y voir comme vous un fond sous-jacent, enfin juger sur pièces en fonction de ce que l’on voit et de ce que l’on croyait ou espérait voir.


                Les intentions de l’auteur, c’est tout à fait différent, il a surement des intentions, lesquelles ? Mystère pour moi, voulait-il insister sur la nécessité d’un couple père mère pour le bien de l’enfant,vouliat-il mettre en avant les sentiments des enfants mis dans cette situation, ... enfin, je n’en sais rien. Donc comme je vous l’ai dit, je n’en sais rien.

                Sur votre conclusion, je ne peux qu’arrêter là si vous n’admettez pas que l’on puisse réagir à votre article sur ses propres expériences, ses sentiments, sa sensibilité, ... Ce qui est un vrai problème, c’est que la moindre remarque sur votre position vous apparaît comme une agression ou un hors-sujet. Je crois que la discussion est impossible, je vous laisse donc ...


              • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 23:01

                @Aristide
                J’abandonne. Je m’excuse de vous le dire, mais cette discussion est fausse et sans intérêt.


              • Orélien Péréol Orélien Péréol 8 novembre 2016 09:57
                Une critique encore plus sévère que la mienne et pas tout à fait sur les mêmes choses : pour Josué Morel, le film alterne morbisité et guimauve : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/ma-vie-de-courgette.html


                • rpplbis rpplbis 9 novembre 2016 11:14

                  Tout à fait d’accord avec cet article. Le film surfe sur les conventions sociales et politiques : les enfants aux femmes, le père là par hasard, quasiment inutile...
                  La seule adulte méchante qu’on, qui veut faire aux autres, voilà ce que veut dire méchant, se dégonfle parce qu’on lui fait entendre un enregistrement où elle dit elle-même son projet méchant, qui fait mal à Camille. Vous voyez Sarko tomber comme ça sous les accusations, il se tient droit, dit que ce sont ceux qui l’accusent qui sont coupables, avec des accents de sincérité absolu... voilà la vraie vie. Et Trump pareil...
                  C’est un film surfait. J’avais critiqué en son temps Tomboy, dans lequel le « problème » était fabriqué par l’intransigeance de la mère (encore la mère, encore pas de père). Tomboy est passé dans les ABCD de l’égalité, suscitant toute sorte d’opposition. En fait, la réalisatrice n’est pas pour l’égalité. Dès qu’elle parle d’autre chose (l’enfance orpheline) et qu’elle ne parle pas de cette égalité, elle remet ses pieds dans ce qu’elle est vraiment au fond, sans s’en rendre compte.


                  • rpplbis rpplbis 9 novembre 2016 11:20

                    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/tomboy-la-mal-identite-sexuelle-92567

                    Allez lire mon blog autopsie d’une famille. Vous verrez comment la « justice » élimine un père par une longue série de mensonges qui le rendent coupable d’exercer sa domination masculine en s’occupant des enfants, en faisant les courses, en faisant à manger... comment la justice républicaine le suspecte d’être homosexuel et pose sa décision sur le fait qu’il « vole le rôle de mère à la mère », qu’il pratique et impose une « confusion des rôles parentaux ». Je suis en lutte pour ma réhabilitation. Inutile de me plaindre.

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