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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Manga : initiation

Manga : initiation

 

Aiura est un garçon d’une quinzaine d’années vivant à notre époque. Son grand-père venant de mourir, le jeune garçon doit récupérer le sabre familial. Cette mission le mène tout droit dans un petit village montagnard relativement géographiquement isolé. Il y fait la découverte d’une micro-société matriarcale. De plus, la population du village a une approche très naturelle et très directe de la sexualité.

Même s’il y a des scènes de sexe, ce n’est absolument pas un manga érotique. Les traits de l’auteur, qui est une femme, ne sont absolument pas sexy. Ces scènes viennent à point nommé de manière à développer la thématique du récit.

Le premier de ces thèmes est le passage à l’âge adulte à travers la responsabilité de retrouver le sabre (symbole phallique) et la découverte de la sexualité. Mais une sexualité très différente de ce à quoi s’attend un Japonais contemporain ou un lecteur occidental chrétien.

Kashiwagi Haruko, l’auteur, nous fait également découvrir les fêtes et traditions, souvent empreintes de la religion shinto (religion polythéiste majoritaire au Japon). Les comportements sociaux et moraux y sont très différents de ceux de notre monde christianisé ; en cela ce manga donne une approche culturelle rarement vue dans une autre fiction évoquant la civilisation japonaise.

Enfin le jeune Aiura, qui connaîtra la naissance de l’amour, devra gérer la difficulté à se compendre de deux êtres issus de milieux très différents dans une société qui sépare sexe et sentiments. Le récit met également en opposition une vie citadine relativement artificielle et un mode de vie rural proche de la nature. La postface d’un ethnologue japonais nous apprend que des traditions et faits similaires au manga ont été recensés il y a seulement une vingtaine d’années.

Initiation est un manga pour adultes atypiques souhaitant découvrir une culture et une vision du monde différente de celle qu’ils ont l’habitude de côtoyer. Qui plus est, l’adaptation française semble également de très bonne qualité.

Initiation, de Kashiwagi Haruko. Cinq tomes (série terminée). Editions Delcourt/Akata.


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15 réactions à cet article    



    • re:manga-anime.KRINEIN.com (---.---.47.54) 18 septembre 2006 15:53

      Concernant un mot comme « manga-anime.KRINEIN.com s’appelle » : Dans la langue du Stagoriten qui a introduit beaucoup de mots qu’il n’y avait pas eus avant lui, « krinein » ce mot signifie dans le contexte européen_centrique a peu pres [.... Aux Japonais ;Pardon !] approximativement ce qui suit ...def._- := « différencier » .. .Et ensuite au thème japonais nous voulons comparer les bijoux italiens et un ornament vrai[« www.immaginidistoria.it »] ... je n’hésite pas le dire .. beaucoup trop de façon réaliste :François Tonnellier :

      Schwarzenberg überbringt den verbündeten Monarchen die Siegesnachricht. 1819


    • (---.---.162.15) 18 septembre 2006 17:23

      L’adaptation est très mauvaise, puisque la lecture n’est pas dans le sens européen et rend ce manga difficilement lisible à de nombreux lecteurs. Ce n’est pas un détail et vous auriez du l’indiquer.

      Existe-t-il une version américaine ? (plus accessible, là-bas le sens de lecture des cases est celui auquel on est habitué)

      Sinon, dire qu’il y a des scènes de sexe et que ce n’est pas sexy n’est pas vraiment engageant.

      Am.


      • Goldy Goldy 18 septembre 2006 18:04

        Il s’agit justement d’une qualité d’édition que celui de publier dans le sens original. Ce n’est ni plus ni moins qu’un respect de l’oeuvre originale et du travail de l’auteur, les planches devant être inversées pour être adapté au sens de lecture occidental. C’est une habitude à prendre que de lire les mangas dans leur sens original, et ça se fait assez rapidement.

        Ce sont les auteurs qui se sont oposés à la publication de leurs oeuvres à l’envers, certain même exigent maintenant la non traduction des onomatopés qui sont partie intégrante de l’oeuvre.

        Si vous êtes définitivement allergique au manga, je vous conseille la lecture des oeuvres coréennes ou chinoises qui sont originalement publiées dans le même sens que les comics américains.


      • Patrick M. Patrick M. 18 septembre 2006 18:42

        En fait je pense qu’il est beaucoup plus aisé de lire des dessins de droite à gauche ( 5 minutes d’adaptation pour en tirer ensuite un veritable plaisir) que d’apprendre l’anglais. Le plus gros éditeur de manga en France (Kana), n’a publié que des livres dans le sens japonais cela est donc accessible à tous ( et à fortiori à quelqu’un qui est bilingue smiley )


      • (---.---.162.15) 18 septembre 2006 19:08

        Votre discours méprisant du genre « Vous n’y connaissez rien, vous êtes nul, vous n’aimez pas ça, la vérité est qu’il faut apprendre à lire à l’envers des habitudes européennes » est hélas un grand classique.

        Je ne suis pas du tout allergique au manga, j’en ai des centaines d’ouvrages dans ma bibliothèque et j’ai été un des premiers à les acheter et à les défendre quand ils sont parus en France dans les années 70.

        Il faudrait que vous compreniez que le fait de lire de gauche à droite est un réflexe et que de même qu’un droitier ne peut acquérir les réflexes d’un gaucher, il est insupportable de lire la fin d’une action ou d’un gag avant le début.

        Faire lire le lecteur de gauche à droite pour les mots et de droite à gauche pour les cases est une absurdité que pratiquement seuls les éditeurs français ont osé faire.

        Tout cela a enfermé le manga en France dans un ghetto, avec un jeune lectorat (qui s’adapte plus facilement au sens de lecture) très passionné qui se complet dans un communautarisme qui écarte le grand public.

        C’est vraiment dommage.

        Quand au respect de l’auteur (si respect il y a...), il devrait passer après le respect du lecteur. Changer le sens de lecture se fait rapidement, dites-vous ? C’est peut-être vrai pour les jeunes lecteurs, mais c’est faux pour ceux qui ont une forte habitude de lecture et ont assimilé ce que disait Hergé et bien d’autres, à savoir que les personnages courent de gauche à droite, comme les mots.

        Am.


      • Romain Baudry (---.---.67.167) 18 septembre 2006 19:10

        Le renversement des images pour donner des mangas qui se lisent de la gauche vers la droite donne généralement des résultats calamiteux. Je pense en particulier à Gunnm, où des personnages s’exclament qu’on leur a coupé le bras gauche alors que c’est le bras droit qui manque sur l’image, où les bandeaux couvrent un oeil sur une page et passent mystérieusement sur l’autre dès la suivante, où les chiffres occidentaux sont souvent vus à l’envers et ainsi de suite...


      • (---.---.162.15) 18 septembre 2006 20:07
          où des personnages s’exclament qu’on leur a coupé le bras gauche alors que c’est le bras droit qui manque sur l’image

        Généralement, il suffit de traduire « droite » par « gauche » et réciproquement.

          , où les bandeaux couvrent un oeil sur une page et passent mystérieusement sur l’autre dès la suivante

        Je ne vois pas pourquoi. Ou on ne change jamais le sens, ou on le change toujours.

          , où les chiffres occidentaux sont souvent vus à l’envers et ainsi de suite...

        Ca se retourne, mais certes ça coûte plus cher... C’est économiquement moins rentable...

        Vous exemples ne tiennent pas la toute.

        Je ne nie pas pour autant qu’il y ait quelques cas où ça pose problème, mais c’est rare.

        Alors que se tromper de sens de lecture interdit carrément de lire la BD. Car un manga n’est qu’une BD, au même titre qu’un comics ou un fumetti.

        Quant à parler de « 5 minutes d’adaptation pour en tirer ensuite un véritable plaisir » de l’auteur de l’article, c’est grotesque. A la rigueur pour un gamin de 12 ans. C’est plus facile aussi pour quelqu’un qui ne lit pas de BD, mais pour un adulte qui a ses habitudes de lecture de bandes dessinées, c’est complètement faux.

        Le problème aujourd’hui, c’est qu’on a des amateurs de « mangas à l’envers » qui n’ont lu et ne lisent que ça comme BD et qui liraient même mal les BD européennes. Alors ils sont sur leur nuage, dans leur communauté, comme j’ai dit, et croient que tout le monde a leur facilité de lecture.

        Et il y a toujours cet air supérieur qui dit rapidement (quand ce n’est pas omis comme dans le présent article) « Oh c’est fastoche, yaka lire à l’envers »... Et celui qui reçoit ça se sent inférieur et ne répond pas... Et lira autre chose, sans même se rendre compte par quoi il a été gêné.

        Am.


      • Goldy Goldy 19 septembre 2006 02:22

        Veillez m’excusez, le ton que j’ai employé n’était en aucun cas méprisant, mais votre réaction va me pousser à l’être. Vous semblez pourtant vous intéresser aux mangas, je n’aurai donc pas à vous expliquer la raison pour laquelle les mangas, ainsi que tout les livres japonais, sont publiés à l’envers...

        Je ne vois pas, parce qu’un des gens comme vous refusent de s’adapter (et moi aussi j’ai ralé quand j’ai lu mes premiers mangas), pourquoi les éditeurs devraient gentiement massacrer des oeuvres, et obliger ceux qui apprécie le travail des mangaka dans leur intégrité, devoir se contenter d’adaptations commerciales.

        Vous dites aimer les mangas, permetez-moi d’en douter. Vous avez plutôt l’air d’en être resté à Akira et Dragon Ball...


      • (---.---.162.15) 19 septembre 2006 11:14

        Donc, à écouter l’intégriste de service, je n’aimerais pas les mangas et je serais un abruti qui refuse hermétiquement de changer ses réflexes de lecture.

        Le problème est tout de même que j’ai mis un ou deux ans à me rendre compte que je gardais mes réflexes de lecture. Et que j’aime les mangas... quand je peux les lire.

        Je ne comprends pas l’aveuglement de ceux qui baignent dans cette lecture renversée (par rapport à nos mots) et qui croient que tout le monde peut s’y mettre d’un claquement de doigts.

        Le fait est qu’ils cultivent une sorte de fierté de leur particularisme et qu’ils en arrivent même à penser qu’on ne peut pas aimer les mangas si on ne se plie pas aux règles des éditeurs français.

        D’habitude les non-initiés que l’on rejette ainsi n’insistent pas parce que, de plus en plus, ils ont surtout connu cette lecture à l’envers et ne sont pas entrés dedans (peut-être aussi pour d’autres raisons, mais les mangas sont tellement variés qu’on devrait toujours trouver quelque chose qu’on aime).

        Pour moi, c’est différent, pendant 20 ans j’ai lu pratiquement tous les mangas qui étaient publiés en France, alors tous dans le sens européen. Face aux intégristes méprisants, je peux donc affirmer sans sourciller que j’aime les mangas.

        Et je regrette que les éditeurs français de mangas aient gagné. Plutôt que de s’adresser à un large public, ils ont formaté un public restreint mais très passionné qui cultive son particularisme.

        On arrive au point où, maintenant, en France, les manges ne seraient plus des bandes dessinées ! C’est autre chose, qui n’est même pas une BD japonaise puisque les japonais lisent mots et cases dans le même sens. C’est un truc batard mais qui forge un particularisme qui s’est révélé économiquement très rentable.

        C’est encore actuellement un phénomène français. Il est à craindre que la réussite financière de ce modèle ne s’exporte.

        Ce qui est marrant, c’est que les japonais lisent les BD occidentales dans le sens japonais... Ils seraient sûrement interloqués si des pseudo-puristes à le française avaient l’idée saugrenue de changer leurs habitudes...

        Am.


      • Patrick M. Patrick M. 18 septembre 2006 22:46

        Pour info le manga est loin d’être dans un guetto en France. il a, au contraire, élargie le public de la BD vers les femmes et vers les jeunes. La France est le deuxiéme plus gros éditeur de manga derière le Japon. Plus de 40% smiley des ventes de BD sont des mangas.


        • (---.---.162.15) 19 septembre 2006 00:59

          Ghetto est sûrement un mot fort, mais c’est une communauté et elle est assez fermée. Par exemple, les parents ne lisent pas les mangas de leurs enfants, alors qu’ils lisent leurs « BD européennes ». Quant aux chiffres de vente effectivement assez forts, ils s’expliquent par la passion des lecteurs qui aiment acquérir les séries entières.

          Il est vrai que s’habituer à des codes que les autres ne comprennent pas, ou mal, renforce une communauté.

          Il est caractéristique que les deux mangas probablement les plus vendus et connus en France sont Akira et Dragon Ball, qui ont été édités dans le sens de lecture européen. C’était plus accessible.

          Am.


        • Zord (---.---.163.2) 19 septembre 2006 07:48

          Le sens de lecture du manga n’a absolument aucun impact sur le succés du manga ou alors seulement pour les personnes comme vous qui ont décidé de bouder les mangas parce que : « c’est pas le bon sens comme je suis habitué ». Prenons un exemple : Naruto le manga qui se vend le mieux actuellement est dans le sens original. Je fais souvent découvrir le manga à des amis, au début ils me disent :« c’est bizarre le sens de lecture », 5minutes plus tard ils n’y font déjà plus attention... Akira ? DBZ ? C’était il y a 15 ans...


        • meta-babar (---.---.70.249) 19 septembre 2006 10:40

          exact DBZ and co ça doit plus se vendre du tout, aujourd’hui je vois plutot Naruto/One piece/Bleach. Pour le sens de lecture, j’ai commencé à lire des mangas à 22 ans en étant à la base gros fan de bd européenne, c’est vrai que le sens de lecture choque au début, mais au bout d’une semaine on peut passer de l’un à l’autre sans problème.


        • dam (---.---.54.84) 13 octobre 2006 14:21

          il ne faut vraiment pas longtemps pour être habitué au sens des mangas japonnais. sinon comparativement à rivage du même auteur initiation est il mieux ???

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