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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Marier classique et rock, un exercice périlleux mais un avenir pour le (...)

Marier classique et rock, un exercice périlleux mais un avenir pour le rock... qui s’académise

La récente prestation de Sting, dans un opéra plutôt mièvre, au livret insignifiant, nous offre l’occasion de réfléchir sur le mélange de ces deux genres musicaux opposés que sont le rock et le classique.

Liminaire : Sting ou quand la carpe du rock pose un lapin au classique

Le mariage des genres musicaux est délicat. Surtout lorsqu’il s’agit de marier le rock et le classique. Le théâtre du Châtelet a proposé un spectacle mettant en scène les chanteurs Sting et Costello aux côtés d’un ensemble classique et de chanteuses lyriques. Les critiques ont été parfois indulgentes et quelques fois saignantes. Notamment celle de Libération. En fait, cette idée d’opéra rock n’a rien d’une innovation exceptionnelle. Il s’agit plus d’une opération promotionnelle, d’un coup événementiel, loin des chefs-d’œuvre de Brecht et en vérité, du sous Broadway, une sorte de Starmania ou de Notre Dame de Paris en plus branché, avec des pointures reconnues comme Costello et Sting, du spectacle brodé pour midinettes parisiennes et traders de la City. Du faux pop rock opéra en version kitsch pour vrais bobos qui se la pètent culture et claquent 120 euros pour voir de près leur idole en toc, Sting, le Sinatra écolo du 21ème siècle.

La conclusion qui s’impose est de reconnaître que le mariage du classique et du pop n’est pas aisé à réaliser. Et si on remplace le pop par le rock ? Bataille de mots, car Costello et Sting appartiennent au rock, même si Police fut complètement ringard à son époque, anticipant U2, groupe pour quadras en pleine force de l’âge mais avec une mentalité d’octogénaire, quoique, les octos, de Cavanna à Pasqua, ils se portent bien et même Giscard qui fait salon dans son hôtel du XVIème. Disons que deux questions se posent. Le mariage du rock et du classique doit-il être à l’initiative du rock ? La seconde question est en fait une réponse. Si l’opéra rock avec la vedette Sting est un ratage, c’est parce qu’à la base, l’intention événementielle l’emporte sur la volonté artistique et esthétique. Ce qui nous conduit au ratage d’une autre époque. Lorsque Deep Purple qui ne faisait pas encore du deep rock mais du pop sans saveur, s’acoquina avec un orchestre classique pour un résultat que l’histoire a bien fait d’oublier. Quelques années plus tard, Procol Harum, groupe pré-progressif, nous gratifia d’un concert où cette fois, le rock a pu montrer qu’il peut se marier avec un orchestre classique. Dans le même temps, le progressif, de Van der Graaf et Crimson à Genesis et Yes, a constitué une sorte de symbiose entre l’énergie rock, les instruments amplifiés et l’esprit virtuose, sophistiqué et baroque du classique. Quant à l’initiative, elle incombe au rock. Je me rappelle d’une prestation à Toulouse ou Didier Lockwood su jouer une partition de Bach alors qu’Ivry Gitlis fut désemparé pour jouer du jazz. Le rock, comme le jazz, nécessite un état d’esprit particulier.

 Nous voilà autour de l’an 2000. Quand Metallica, qu’on ne présente plus, donna un concert à San Francisco accompagné de l’orchestre du coin dirigé par Michael Kamen. Et là, stupeur, du pur métal en osmose avec du somptueux symphonique, joué par des vrais musiciens qui ont fait le conservatoire, jouant sur des instruments classiques. Après avoir lu ces lignes, lorsque vous ouvrirez vos cadeaux de Noël, vous penserez peut-être à moi et me remercierez. Si on vous offre l’opéra avec Sting, vous ne l’ouvrirez pas, et le lendemain, vous irez le changer contre le double CD de Metallica. Mais pensez à sourire à la personne qui vous a offert Sting et remerciez là. Si elle insiste pour que vous ouvriez le CD de chez Grammophon, prétextez que vous préférez être seul pour apprécier les qualités d’un tel chef-d’œuvre.

Metallica n’est pas le seul groupe à avoir joué, voire enregistré avec un orchestre classique. Pour info, Kiss et Scorpion, autres figures légendaires du rock musclé, ont joué le jeu. A noter aussi, plus exotique mais aussi réussi que méconnu, les oeuvres de David Bedford, plus classiques en fait dans l’esprit, un peu dans une démarche à la John Adams, mais avec devinez qui, Mike Oldfield pour de subtiles parties de guitares. Du grand art, du concept album, inspiré par des vieux textes.

Le rock a montré que son avenir passe par le prog, le métal, un peu d’électro et bien évidemment un mariage avec le classique. Mais attention à l’intention. Ce mélange n’est accessible qu’aux authentiques artistes. Les métallos scandinaves sont bien placés dans cette spécialité. Certes, Nightwish n’a pas réalisé d’un coup d’audace particulier en intégrant une chanteuse lyrique. Déjà pendant les eighties, Klaus Nomi et Nina Hagen y allaient de vocalises classiques. Mais avec Nightwish, l’intention esthétique est différente. On sent bien que ce métal veut sortir des limites assignées à ce genre et que le doom et le death ont fait leur temps comme le psyché à une autre époque. Le death du 21ème siècle s’accompagne généreusement d’effusions symphonistes, qu’on trouvera notamment chez Dimmu Borgir. Le métal épique intègre lui aussi le symphonisme mais les perles se font rare et Sonata Artica semble bien ennuyeux, assez pompeux pour le dire honnêtement, comme du reste Rhapsody. Dieu merci, il reste les magiciens de Therion dont les trois derniers albums ont été enregistrés avec un orchestre tandis que les précédents ont accueilli quelques choristes et instrumentistes classiques.

Pour finir, sachons louer et apprécier ce tournant symphoniste et lyrique amorcé par le rock. Et tous ces artistes qui créent d’authentiques œuvres, en marge, entre métal, prog et classique. Le rock s’est toujours pensé comme innovation, comme rupture par rapport à l’académisme. Holger Czukay et Irmin Schmidt, fondateurs de Can, l’un des plus inventifs groupe de rock, furent des anciens élèves de Stockhausen en déviance, refusant toute forme de bureaucratisation de la musique et l’académisme.

Et voilà qu’un autre académisme plombe le rock. La branchouillitude des Inrocks vénérant Franz Ferdinand, Coldplay et même Carla Bruni. On comprend pourquoi les gens et les jeunes prisent Sarko ou Ségo. Avec toute cette daube musicale déversée par le Mouv ‘, la radio qui materne le djeune en rébellion. A entendre Tryo, Kyo, Bénabar et tous les clones de Noir désir, de Louise attaque, les Julien Doré, on comprend toute cette désolitude d’une jeunesse qui n’a d’autre exutoire que se mettre minable avec l’alcool, pour l’espace d’une cuite, croire que le monde est vivable et écoutable. L’académisme tue l’art, il est subventionné par l’Etat et diffusé par le marché des industries de la daube. Star academy, académie de merde !

Mais le salut esthétique est présent, dieu merci, pour les âmes qui ne veulent pas s’avilir dans le purin musical diffusé par le système. Le mariage du rock et du classique, de divines noces entre le métal et les sonorités éternelles d’un violon qui se rebelle et d’une chanteuse lyrique vocalisant telle une diablesse à se damner pour quelques séquences de rock transfiguré par l’orchestre, enfin, la sortie de "l’académisme", celui du marché et des grands médias.


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40 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 28 novembre 2008 11:28

    Votre dernier paragraphe est juste, mais il a un nom : "Gérard Manset", et , dans certains albums, Bashung.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 11:36

      En effet, il y a toujours quelques singularités qui redorent les genres,
      pour ma part, j’apprécie Dominique A, l’un des rares chanteurs ayant une âme d’artiste
      Manset, je lui reconnais un talent certain mais je n’aime pas, question de goût, lui préférant largement P Hammil sans Van der Graaf et surtout avec VdG

      et puis, ça date mais que c’était bon, les disques de Ange


    • Forest Ent Forest Ent 28 novembre 2008 11:44

      Si la question est "peut-on mettre une guitare électrique dans un orchestre symphonique ?", ça a déjà été fait. Comme exemple de pièce composée dans ce but : "Atom heart mother" de Pink Floyd.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 11:50

        C’est plutôt l’inverse, Floyd a mis un orchestre symphonique dans une partie de guitare
        Pour info, le morceau a été joué bien avant l’ajout de l’orchestre, au théâtre des champs élysées, en janvier 1970, quelques jours après avoir été composé (la version finale sera assez différente du reste)


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 11:52

        Précision, le morceau ne s’appellait pas atom heart mother mais the amazing pudding


      • Forest Ent Forest Ent 28 novembre 2008 12:09

        Dont acte. Quelle précision ...


      • Avatar 28 novembre 2008 12:16

        Tiens c’est marrant, j’allais aussi évoquer ce ce que je considère encore comme le plus grand groupe de rock : les Floyds en parlant de leur travail avec le royal philarmonic orchestra, car ça manque au billet Dugué.

        http://fr.youtube.com/watch?v=3jGKeH1HzZo


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 12:19

        Il y a encore plus fameux que le Floyd, je m’en veux de les avoir oubliés

        Le groupe de prog symphonique Banco et son essai plus que réussi avec un orchestre romain, Di terra

        à noter que c’est carrément le clavériste du groupe, l’un des frères Nocenzi, qui dirige l’orchestre


      • Avatar 28 novembre 2008 12:27

        ’Tain , il touche sa bille Bernard en Zikmu, c’est pas comme en économie smiley

        Allez pour la route , Yngwie Malmsteen en smoking avec le Japanese philarmonic (c’est nippon ni mauvais)

        http://fr.youtube.com/watch?v=wGZVm1nMYfM

        et l’inverse : Yngwie en rocker sur scène jouant Bach

        http://fr.youtube.com/watch?v=-6asvLU6s-A

        grandiose de virtuosité et de dextérité...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 12:29

        Plus de précision pour Forest

        The Amazing Pudding (ISSN 0951-8304) was a Pink Floyd and Roger Waters fan magazine (with frequent discussion of the other band members’ solo careers, including that of Syd Barrett), founded by Ivor Trueman and edited and published, variously, by him (issues 1-17), Andy Mabbett (issues 2-60), Bruno MacDonald (issues 24-60) and Dave Walker (issues 13-60), for ten years (and 60 issues).

        Mabbett (twice) and MacDonald each went on to write books on the band ; and Mabbett wrote the official programme notes, when Pink Floyd were inducted into the Rock and Roll Hall of Fame.

        The name ’The Amazing Pudding’ was originally a working title for Pink Floyd’s Atom Heart Mother Suite.

        @Avatar, je me méfie des guitaristes virtuoses, ce YM me semble donner dans la frime comme Satriani


      • Olga Olga 28 novembre 2008 15:31

        Moi aussi je me méfie des guitaristes virtuoses.
        Voilà deux valeurs sûres :

         Neil Young & Crazy Horse - Cortez The killer

        Stevie Ray Vaughan And Double Trouble - Tin Pan Alley


      • Olga Olga 28 novembre 2008 15:50

        Et celui-là où le chanteur s’ennuie ferme pendant les solos de guitare :
        Lynyrd Skynyrd - Freebird - old grey whistle test 1975


      • Proto Proto 28 novembre 2008 16:53

        Ah Atom Earth Mother j’adore le 1ier track.
        Sinon dans les guitaristes balèze y a aussi Robert Fripp de King Crimson.


      • Forest Ent Forest Ent 28 novembre 2008 22:29

        Groupe de metal + orchestre symphonique :

        http://fr.youtube.com/watch?v=WoDQdATT1gI


      • Stéfan Stéfan 28 novembre 2008 12:39

        Très intéressant, merci pour cet article.

        Avant Sting et Costello, on peut citer Freddie Mercury qui avait tenté l’expérience opéra, avec l’album Barcelona enregistré avec Montserrat Caballé et globalement bien accueilli par la critique.
        Et 15 ans plus tôt, on trouvait déjà dans des titres comme Bohemian Rhapsody des influences du monde de l’opéra, intégrées dans un pur univers rock.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 12:56

          Bohemian.... o mama mia, mama mia, ce titre est ma foi fort savoureux

          En fait, en citant le duo Mercury Caballe, vous mettez le point sur cette question de l’intention, événementielle ou esthétique, les deux n’étant pas exclusifs. Ce qui est nouveau par rapport au seventies, c’est la place du métal comme genre le plus innovant, surtout avec le tournant symphonique, à écouter, le dernier Nigthwish, le meilleur selon moi (j’avais fait un billet il y a un an)


        • Emile Red Emile Red 28 novembre 2008 14:06

          Idem, tendance pluie d’hiver.
          L’intérêt d’un orchestre "symphonique" derrière un rocker ne me paraît pas des plus profond, Yvette Horner n’a pas fait plus mal.

          Marier une couleur à une autre ne fera toujours qu’un tableau bicolore, maintenant plutôt que de "prog" (Ca veut dire quoi ? Est-ce du langage Inrock ?), parlons de fusion, et peut-être saurons nous si le classique et le rock peuvent générer un son nouveau.

          Je suis attristé de lire un article comme celui-ci qui omet le précurseur véritable de la fusion transgénérationnelle entre classique et rock en ayant ouvert la voie de la technologie au son expressioniste. Pas un violoniste, ni une cantatrice mais un clavier chaud de braise une voix merveilleuse de modularité doublé d’un jeu de à 4 ou 6 corde, une batterie à faire palir un bulldozer metallo. Où sont donc Emerson, Lake & Palmer ?


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 14:20

          N’importe quel billet sur un genre artistique pêche par son manque d’exhaustivité et il y a quelques tromperie à le critiquer parce qu’il omet ci ou ça. Le propre de ce genre de billet est aussi d’attirer les grincheux, alors, je dis, bonne journée au grincheux sans lesquels un vrai débat sur la musique ne saurait exister


        • Olga Olga 28 novembre 2008 15:14

          @Emile
          Emerson, Lake & Palmer :
          C’est une marque de whisky écossais ?

          @Bernard
          La photo en illustration :
          C’est une fender ou une gibson ?

          Oui, je sais, je suis un peu nulle sur tout ce qui touche au domaine musical. Je vous mets quand même deux liens vers des vidéos d’un petit groupe qui n’a jamais réussi à percer (enfin, à ce que j’en sais...) :

          Metallica & San Francisco Symphony Orchestra - Nothing else matters

          Metallica & San Francisco Symphony Orchestra - Enter Sandman



        • Emile Red Emile Red 28 novembre 2008 16:07

          Seul dommage Duguet, est qu’il n’est pas tout de faire un joli article ronflant mais sont nécessaires les bases, comme si on parlait de jazz sans parler de rag ou de blues sans parler d’Afrique.

          Je ne vois pas bien comment la présence d’un orchestre symphonique derrière un groupe de rock pourra faire avancer le schmilblick, par contre je vois en quoi l’interprétation, les influences, les connaissances que certains ont assumé me parait bien plus judicieuse, d’autant plus qu’elle ne se cantonne pas au symphonique, parlons des influences de Jimmy Page, des études de Rick Wakeman, parlons de Ian Anderson jouant Bach, mais franchement l’exemple Metallica (que j’aime beaucoup par ailleurs) + Symphonique, c’est exactement l’académisme et la branchilloumachin contre laquelle vous vous insurgez. Le blé pour le blé.

          Ce n’est donc pas un manque d’exhaustivité mais un survol médiocre du phénomène, et il y a de quoi être plus que grincheux....

          Bien à vous M. Susceptible.


        • Fergus fergus 28 novembre 2008 16:48

          Emerson, Lake & Palmer ? Ouais, bof, mis à part "Paper Blood"...


        • Proto Proto 28 novembre 2008 17:01

          "Pictures at an Exhibition", "Tarkus", "Jersusalem", des tracks majeurs !


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 novembre 2008 20:50

          à l’intention du grincheux girondin, ce n’est pas ELP qu’il eut fallu citer, monsieur cyclopédie, mais The Nice, là quand commence les effusions classisantes d’Emerson et puis, autre curiosité, le groupe Egg et ses intentions baroques affirmées, ici, le rock n’absorbe ni n’intrègre le classique mais se veut classique.

          Allez, bonne soirée mimile, tu sais bien que tu ne m’auras pas sur la rock culture


        • Emile Red Emile Red 1er décembre 2008 09:56

          Vous êtes comique avec vos suffisances, je ne savais pas qu’un pianiste classique pouvait avoir un commencement d’effusions "classisantes" dans un groupe de rock, c’est bon à savoir.
          Pour ce qui est de The Nice, d’une part ce n’est pas LE groupe d’Emerson et d’autre part il n’a jamais été un groupe prépondérant, juste un backing de P.P. Arnold, pourquoi ne me citez vous pas aussi T-Bones, antérieur préhistoriquement, et puis je n’étais pas sûr que votre chine dans les vieilleries alla jusqu’à ce groupe de second plan.

          Quant à essayer de vous avoir sur la "Rock culture", je n’y vois aucun intérêt, mes horizons musicaux étant quelques tons plus larges que cette "culture" un peu has been et poussiéreuse. Le rock ne s’est jamais conjugué dans les classifications étriquées d’appelations de laboratoire, seuls les vieux académiciens bornés conçoivent encore quelques étiquettes à coller sur leur bocaux formalistes et formolés.

          Le G.G à l’archaïque vieillard.

          PS : Il est étrange de parler de Egg, au demeurant très moyen et de passer sous silence le fabuleux allemand Triumvirat, on a les gouts qu’on peut.

           


        • Mescalina Mescalina 28 novembre 2008 15:59

          Artcile très sympa !

          1) Dimmu est un groupe de Black Metal à forte colloration Symphonique, PAS un groupe de Death !

          2) Intéressant le coté "apport".... Il manque la "fusion" des genres. Le live exceptionnel de Metallica a bénéficié d’un "Apport", des groupes de métal prog "fusionnent" les genres et font exploser les barrières

          3) Tout à fait d’accord : la réussite de ces groupes nécessite un vrai talent artistique, pour éviter le ridicule

          4) impossible de tout citer, mais ne pas mentionner Zappa, qui pour le coup a TOUT transcender, c’est un oubli grave !

          5) J’étais au concert d’Opeth à Montmartre hier soir... Belle tuerie, pour un groupe de death qui a su transcender les genres avec une virtuosité peu commune !


          • Fergus fergus 28 novembre 2008 16:44

            En matière de mariage musical, tout est possible, y compris le pire. Mais il existe déjà de nombreux exemples de mariage réussi du genre pop-rock avec les musiques populaires. Quant au mariage rock-classique, il viendra peut-être lorsqu’il aura été tenté par un artiste de talent, ce qui n’a pas encore été le cas !


            • Albator71 Albator71 28 novembre 2008 17:24

              Un beau mariage entre musique electronique et musique symphonique que celui realise de main de maitre par Jeff Mills :

              http://www.dailymotion.com/video/xvzyh_jeff-millsblue-potentialpont-du-gar_events

              Cette adaptation est d’autant plus difficile car basé sur un morceau minimal et est brillament reussi !

              La similitude dans la construction de la musique electronique et classique qui se distingue des autres genres tel que le rock avec le sempiternel couplet / refrain permet à ce style musical de s’integrer beaucoup plus facilement que toutes autres


              • Proto Proto 28 novembre 2008 18:41

                Ahaha alors là je suis sur le cul... Beethoven se retourne dans sa tombe. smiley


              • Avatar 28 novembre 2008 22:26

                Léon !

                Un peu de respect pour la daube svp qui, à l’inverse de l’extrait proposé par Albator, prend du temps à réaliser en mariant des saveurs subtiles pour arriver enfin vers l’harmonie et l’extase des sens.


              • Albator71 Albator71 29 novembre 2008 07:56

                C’est dommage qu’un musicien tel que vous l’ (avez ?) ete n’ai plus l’esprit ouvert à l’evolution musicale qui fait vibrer le public dans un lieu aussi exceptionnel et ouvre leur esprit à une belle soirée

                Mais en son temps Beethoven à lui aussi ete conspué par les conservateurs (1796) qui ne jurait que par Mozart et voyait dans sa fougue que des agitements inutiles
                 


              • Albator71 Albator71 28 novembre 2008 20:33

                Un peu en dehors du sujet et pour ceux qui ne restent pas assis sur leur seant, un exemple de ce que la musique electronique associe au jazz peut donner par l’un de leur plus digne representant, a savoir Saint Germain :

                http://fr.youtube.com/watch?v=dd9v0oz6n6Y

                En esperant faire decouvrir d’autres horizons musicaux ou la musique "classique" au sens propre ou figure peut donner si elle est combiné aux musiques actuelles


                • Proto Proto 28 novembre 2008 21:09

                  Oui j’aime beaucoup certains St-Germain, mais ma référence ultime en électro reste Squarepusher (écouter album "Ultravisitor"), le mec est bassiste de formation et il a une réelle philosophie sur les machines, il a un succès underground incroyable, attention pour oreilles averties smiley


                • TSS 29 novembre 2008 00:00

                  Deep Purple avec orchestre symphonique c’etait pas terrible !et pourtant je suis un fan..

                  et puis il y a didier Lockwood,jean luc Ponty du rock classico jazzisant !!!


                  • Albator71 Albator71 29 novembre 2008 07:58

                    Merci pour votre reference

                    La musique se partage en la faisant decouvrir et c’est ce que je tente de faire ici

                    Je m’en vais de ce pas ecouter cette album !


                    • Albator71 Albator71 29 novembre 2008 07:58

                      Je parle de Squarepusher (écouter album "Ultravisitor") ^^


                    • Proto Proto 29 novembre 2008 19:19

                      Attache bien ta ceinture Albator cette galaxie là est des plus chaotiques smiley
                      J’espère que ta HiFi a des ressources.
                      Cet album là est un pur joyau, une intégration de beaucoup de styles dans l’électro, il se dégage une harmonie de ses machines folles ( "Menelec" "Ultravisitor" "Venus17" et ... "Steinbolt" pure folie acoustique !).
                      En fait ce gars est le Dieu de l’électro, il a des kilomètres d’avance sur tous les autres.
                      Mais bon c’est mon point de vue smiley
                      Cela dit j’écoute de tout, j’ai des périodes.
                      3615 my life, bien le bonsoir.


                    • mat 29 novembre 2008 20:12

                      cette désolitude d’une jeunesse qui n’a d’autre exutoire que se mettre minable avec l’alcool, pour l’espace d’une cuite, croire que le monde est vivable et écoutable.

                      Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est belle l’analyse du "scientifique philosophe"...Honnêtement, ces propos ne sont ils pas un peu réac’ sur les bords ?
                      Et vos exemples : Metallica, Therion, Kiss, Scorpion... Mon Dieu mais quelle soupe !
                      Metallica ont en outre la mauvaise idée d’être de gros vieux cons réac (voir leur hystérie sur le soit disant piratage de leur ""musique", arf).

                      Il ya des artistes, moins vieillissant que Metallica et qui font de la musique Rock/pop/Folk (en français). Puisque vous critiquez la prog du mouv’, que dire des ces groupes pour la "jeunesse" diffusés sur cette radio  : Katel, Dionysos, Déportivo , Elista, Emilie SimonMokaiesh Arman Mélies quidam...Pour ne citer que ceux là.. On pourrait en rajouter des dizaines anglophones (radiohead, Beirut, Arcade fire, interpol...)
                      Jeter tout ça à la poubelle et écouter du scorpion ou du therion, la bonne blague quand même...(ou alors cet article est une grosse blague et je n’ai rien compris ?).






                      • Dr. Larsen Mr. Larsen (Paris) 1er décembre 2008 10:38

                        Quand on ecoute un disque de King Crimson, on est pas loin du classique !

                        Sinon, il ya le guitare héro ultime Yngwie Malmsteen... Quand il reprend les 4 saisons de Vivaldi , c’ est vraiment baleze !!!

                        Comme dirait Chuck Berry "Roll Over Beethoven" !!

                         smiley


                        • laurent m 3 décembre 2008 01:06

                          C’est fou cette barrière entre les popeux et les métalleux, comme s’il n’était pas possible d’être les deux.
                          Alors qu’un groupe comme Porcupine tree y arrive brillamment.
                          En France il y a toujours eu ce clivage c’est pour çà que les artistes rock ne se mélangent pas et que le paysage du rock français est si pauvre. Katel, Noirs désirs, Dyonisos, Deportivo et Emilie Simon ne constituent aucunement des représentants digne de flatter les dieux du rock n’roll. Ils ne s’exportent pas non plus ce qui est sûrement le signe de l’exception française, décidemment un pays pas très rock n’roll. Pour faire ce constat il suffit de mater les dates de tournées des grosses pointures, la France est tout simplement contournée, Paris réussissant rarement et péniblement à en capter certaines.
                          Perso je ne trouve pas ces associations entre groupe de métal et orchestre classique très intéressantes ni innovantes. J’ai vu celle de Therion et Metallica, j’ai trouvé ces concerts ridicules par le manque de polyphonies et polyharmonies, tout le monde se contentant de jouer les même traits avec des mélodies dignes de l’eurovision. La musique de Nightwish me fait le même effet, un coté variété...

                          J’ai l’impression qu’on a tendance à toujours mélanger progressif et musique classique. Un groupe de rock voulant être prog devant s’inspirer forcément du classique. C’est le cas de la majorité des groupes actuels de métal symphonique et autres gothiques. Oubliant ce qu’ont fait leur ainés :King Crimson, Yes, Pink Floyd, Led Zeppelin, Gentle Giant, Kraftwerk, etc.
                          Une ouverture d’esprit sur le monde et ses cultures ainsi qu’un avide élan d’aventure musicale. En plus du classique explorant l’Afrique, l’Asie, les musiques électroniques et concrètes, l’écoute de la nature sans oublier leur identité blues.
                          Ce défaut d’inspiration du métal actuel et je dirais aussi de la pop actuelle au sens large révèle en réalité un coup d’arrêt aux inspirations de génies, signe du zeitgeist, signe d’un conservatisme ambiant, un repli sur soi, sur ce qui est sûr alors qu’il n’a jamais été aussi facile de découvrir ce que font les autres.
                          L’immense majorité des vétérans de l’époque du rock progressif ont rejoint les rangs des circuits des salles de musique expérimentale et contemporaine.

                          J’aurais bien aimé que Magma soit cité dans toutes ces listes.



                          • laurent m 3 décembre 2008 01:25

                            A propos de prog
                            Le nouveau dvd de Rush "snakes and arrows live in Holland" vient de sortir et c’est une pure bombe.
                            Un des rares groupes atypiques de plus de trente ans d’existence qui n’a cessé de se renouveler et d’étonner son public.
                            Petite anecdote.
                            Rush a joué une seule fois en France en 30 ans de carrière, c’était avec les gaillards de Primus en 92 à Paris Zénith, un concert génial où le public français a sifflé la première partie. Résultat, ils ne sont plus revenu.

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