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Mc Bain, mort au 87ème district

Ed Mc Bain a lâché son commissariat à l’âge de 78 ans. Ce n’est pas la retraite qui a sonné pour lui mais un cancer qui l’a mis hors circuit alors qu’il séjournait dans le Connecticut. L’homme qui écrivit « les Oiseaux » pour Hitchcock ou quelques épisodes mémorables de la série « Columbo » est surtout connu pour l’univers qu’il nous a laissé. Rompant avec la tradition des flics ou détectives solitaires comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou, plus près de nous, le fameux Harry Bosch de Connely, Mc Bain a lancé dès le début des années cinquante la mode des héros collectifs en mettant en scène un commissariat entier. Cette approche révolutionnaire sera reprise dans de nombreuses séries comme « NYPD Blues », « New York 911 » ou, dans un autre genre, aux « Urgences » de Chicago où les destins s’entremêlent. Steve Carella, l’Italien, Bert Kling le jeunot, Cotton Hawes, le séducteur sont autant de personnages qui nous lient à l’univers d’Isola la ville imaginée par Mc Bain où se situe le fameux commissariat. Un univers qui bouge au gré des mariages, des histoires d’amours des uns et des autres, des blessures du cœur ou du service, voire des enterrements de vies, pas forcément de garçons. Une centaine de livres au compteur, plus de cent millions d’exemplaires vendus dans le monde, une saga magistrale à découvrir d’urgence si vous l’avez ignorée jusqu’à présent. Car il n’y aura plus de suite au « 87ème district », les derniers opus parus.


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3 réactions à cet article    


  • Le perfologue (---.---.135.249) 13 juillet 2005 14:29

    Effectivement, si je peux compléter le portrait ci-dessus, Ed mc Bain a apporté sa pierre à un type de polar ou l’aspect social et l’aspect humain prenne le dessus sur l’enquète proprement dite. On découvre ainsi une autre facette de NY, plus proche du terrain et de la réalité. Le coté « roman policier » sert souvent de support à un portrait sans concession de la ville. A noter, Kurosawa a utilisé le roman :« Rançon sur un theme mineur » pour dénoncer l’envers du patronat dans « Entre le ciel et l’enfer », super film ressorti l’an passé avec Toshiro mifume. A+ Alain


    • jul (---.---.156.232) 29 janvier 2006 22:43

      Eh bien je viens seulement de l’apprendre et j’en suis très bouleversée ; C con mais à force de lire et relire toute la série depuis 25 ans ça m’avait créé des liens ! Unilatéraux, certes mais ça me fait un choc d’apprendre que c’est terminé. Et que je n’en avais entendu parlé nulle part alors que j’aurai fais attention mais tout le monde se fout au mois de juillet d’un auteur de polars américain, fût-il d’origine européenne et fût-il un révolutionnaire génial dans son genre. Je suis triste. Je vais relire encore une fois les 50 et quelques romans du 87 et attendre les 2 derniers avec émotion et sans impatience. Désolée si je vous ennuie mais j’avais envie de le dire à quelqu’un qui peut-être ne s’en fout pas ?


      • Felicien (---.---.251.6) 30 janvier 2006 09:18

        Ben non, on ne s’en fout pas... Et puis c’est bien de savoir que des gens lisent maintenant des articles dont on a l’impression qu’ils sont déjà dans la nébuleuse de la Grande Toile. Merci Jul...

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