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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Michael Haneke, Le ruban blanc

Michael Haneke, Le ruban blanc

Un village allemand (dans le Brandebourg en Prusse, près de Berlin) à la veille de la première guerre mondiale.

Des événements étranges et inexpliqués, de plus en plus graves : un câble tendu entre deux arbres qui fait tomber le cheval et désarçonne son cavalier, le médecin du village : le cheval en meurt, le cavalier est blessé, mais en réchappe, la mort brutale d'une paysanne, un incendie criminel, un suicide, l'enfant du hobereau du village retrouvé nu et ligoté dans la forêt, fouetté jusqu'au sang et complètement traumatisé (il échappera plus tard de justesse à la noyade). Un enfant handicapé retrouvé, lui aussi, dans cette même forêt, sauvagement torturé.

Un pasteur protestant rigide qui n'hésite pas à fouetter ses enfants pour la moindre pécadille (un retard dont il ne cherche pas à savoir la cause) et qui attache son fils aîné aux barreaux de son lit pour l'empêcher à se livrer à de "mauvaises habitudes".

La brutalité physique et psychologique est d'ailleurs omniprésente dans ce film (la scène de sadisme psychologique entre le docteur et sa gouvernante est à la limite du soutenable et la pudeur m'a obligé à baisser les yeux). Entre enfants et adultes, se dresse une infranchissable barrière de silence et de non-dits, sous une soumission forcée et un respect qui n'est qu'apparent.

La haine, l'envie, la malveillance, le mépris, l'obsession du sexe et de la punition, le moralisme rigide, le fanatisme religieux qui n'empêche pas (mais favorise au contraire) toutes les perversions, y compris l'inceste, les rapports de pouvoirs (entre les hommes et les femmes, les adultes et les enfants, le hobereau et les paysans), structurent cette société villageoise dans ses moindres replis.

Le thème de la punition est omniprésent et le ruban blanc est en réalité un signe d'infâmie : il symbolise la distance qui sépare l'enfant de la pureté.

Seul l'instituteur du village, une garçon intelligent, mais un peu naïf, essaye d'y voir clair ; il subodore que les enfants en savent beaucoup plus long qu'ils ne le prétendent et pourraient même être au coeur de l'affaire, mais il se heurte à l'aveuglement délibéré du pasteur qui menace de le faire révoquer et de porter plainte pour diffamation.

C'est d'ailleurs cet instituteur, des années plus tard, qui commente en voix "off" (une voix de vieillard) tous ces événements, sans doute après la prise du pouvoir et la chute du nazisme.

Un policier se présente au village et commence à interroger les enfants, mais l'enquête tourne court et on n'en saura pas plus. Dans cette société "wilhelmienne" et encore largement féodale, entre le château et l'église, il n'y a pas de place pour la justice.

Au milieu de toute cette noirceur (dans ce film en noir et blanc les ténèbres ont tendance à absorber la lumière), il y a tout de même de brefs moments de grâce : la conversation dans la cuisine entre le jeune garçon et sa soeur, la fille du docteur ("Was ist Tod..."), l'idylle entre l'instituteur et la préceptrice des jeunes enfants du baron, l'offrande de l'oiseau blessé et soigné par le jeune garçon au pasteur... et des images (notamment des paysages de neige ou de nuit : la battue dans la forêt à la lueur des flambeaux) d'une beauté à couper le souffle.

Rien à dire non plus sur le casting, le décor (en particulier les intérieurs), les acteurs principaux, tous remarquables, les figurants, tout est absolument en place, vraisemblable, parfait. Ni sur la perfection formelle, d'un classicisme voulu, de la réalisation et du montage ; mes souvenirs des cours d'Henri Langlois, directeur de la cinémathèque de Chaillot, dans les années 70, m'inciteraient à citer Pabst, Murnau, Dreyer, Fritz Lang et Bergman, mais je ne suis pas un spécialiste de l'Histoire du cinéma.

Venons-en maintenant à l'aspect le plus délicat : le sens. Certains y voient une préfiguration symbolique du nazisme, d'autres une dénonciation de l'hypocrisie et du fanatisme religieux et de la nocivité des châtiments corporels... Il y a sans doute un peu de vrai dans toutes ces interprétations.

Méfions-nous tout de même des anachronismes. Le film ne se déroule pas dans les années 30, mais avant la guerre de 14 et se termine par la nouvelle de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo.

Tout ce que l'on peut dire c'est qu'effectivement, si l'on procède à un rapide calcul, les enfants qui figurent dans le film auront l'âge d'être enrôlés dans l'armée allemande en 1939 .

Mais le film ne parle jamais directement (et seulement) du nazisme. Il ne faut pas oublier que le nazisme est né en Autriche (Adolf Hitler fut élevé dans la religion catholique) et en Bavière (à Munich et à Nüremberg) qui étaient des pays majoritairement catholiques et non en Prusse, en Allemagne du Nord, à majorité protestante. Il ne faut pas oublier non plus les causes économiques (la crise de 29, l'inflation) et l'affaiblisement de la cellule familiale et des valeurs morales traditionnelles dans les années 30, ce qui permit aux nazis de "récupérer" une partie de la jeunesse et de la "dresser" à son profit, non par des châtiments corporels, mais par la "camaraderie fusionnelle".

En ce qui concerne la nocivité des châtiments corporels, je suis évidemment d'accord, mais je me permets de faire remarquer que cette méthode d'éducation était en vigueur un peu partout, en particulier en Angleterre, ce qui n'a pas empêché ce pays de demeurer une démocratie.

Je ne dis pas qu'il faille établir une filiation directe entre le catholicisme et le nazisme ni exonérer non plus de ses responsabilités le protestantisme (l'antisémitisme de Luther n'avait rien à envier à celui de l'Eglise catholique).

Le film, me semble-t-il, nous oblige à "descendre" dans des zones plus profondes et plus obscures que celles de la politique et de l'Histoire.

Ce n'est pas uniquement au nazisme que j'ai pensé, mais aussi à ce que vois autour de moi, en 2009, en tant que professeur de Lettres en collège (un univers où ne règne pas, c'est le moins qu'on puisse dire, un "ordre prussien") : un mur presque infranchissable entre adultes et enfants, la loi du silence, la violence, la brutalité des rapports humains, la focalisation sur les faibles : les "intellos", les enfants d'origine juive ou simplements "différents", pour une raison ou pour une autre, la recherche permanente de "boucs émissaires"... des événements bizarres et inexplicables, souvent graves, qui éclatent périodiquement et dont on connaît rarement "le fin mot de l'affaire", soit parce que "l'enquête" n'aboutit à rien, soit parce que l'administration garde le silence.

L'anarchie, l'absence de règles, le refus d'obéir à des lois, sont presque aussi insupportables que l'excès inverse ; ils ont d'ailleurs les mêmes effets. La solution n'est donc pas, comme certains pourraient le penser, dans une approche "libertaire" et je ne pense pas que ce soit ce que suggère Michael Haneke.

On finit par imaginer l'impensable, que ce sont les innocents enfants aux rubans blancs et à l'expression impénérable qui se sont mués en justiciers.

Michael Haneke nous livre un indice en nous montrant l'une des filles du pasteur "sacrifiant" le canari préféré de son père avec une paire de ciseaux (le massacre est filmé en ellipse, on ne nous montre que le début et le résultat) car son père a péché contre la justice en la punissant injustement (elle cherchait à maintenir l'ordre dans la classe en criant : "Ruhe !")

Mais il est également possible qu'il y ait deux groupes d'enfants (et d'adolescents) et deux séries de crimes : les crimes "religieux" et les crimes "sociaux".

Il y aurait donc deux sortes de mobiles : la punition contre les "pécheurs" et la vengeance contre les "exploiteurs" (le baron est mêlé à la mort non élucidée d'une paysanne et au suicide de son mari).

Mais il y a aussi des "crimes" qui n'entrent dans aucune de ces deux catégories, comme lorsque le garçon mécontent de la naissance de son petit frère ouvre délibérément la fenêtre de sa chambre en plein hiver et que le bébé contracte une pneumonie.

On pense au "meurtre archétypal" dans l'Ancien Testament, le meurtre du frère par le frère (Caïn et Abel).

S'il y a une leçon à retenir de ce film, c'est que dans la guerre civile larvée qui se déroule dans ce "village de damnés" (qui pourrait être la terre entière si nous n'y prenons pas garde) ce sont les plus innocents et les plus faibles qui sont sacrifiés.

La seule personne qui semble connaître tout ou partie de la vérité, la sage-femme, disparaît et le spectateur en est réduit à tirer ses propres conclusions.

Il n'y a pas de Sherlock Holmes ou d'Hercule Poirot pour réunir tout le monde, à la fin du film, dans la nef de l'église ou la grande salle du château et pour expliquer : "Who did it". "Le ruban blanc" n'est pas un film policier.

Les romans et les films policiers sont divertissants et font travailler "les petites cellules grises". "Le ruban blanc" fait travailler "les petites cellules grises" mais n'est pas divertissant.

Les romans policiers, même les plus terrifiants, sont rassurants car ils finissent toujours par "délimiter" le mal, par séparer les "innocents" des "coupables". "Le ruban blanc" n'est pas rassurant.

"Le ruban blanc" n'est pas, pour autant, un film fantastique. Les crimes ne sont pas l'oeuvre de la "main droite de Dieu", mais d'êtres humains "en chair et en os". Mais ces êtres humains sont à la fois coupables et innocents, responsables et irresponsables. Ils ne sont pas "la main droite de Dieu", mais les instruments des adultes ; les enfants (ceux de 1914, de 1939 et d'aujourd'hui) ne sont que ce qu'on en fait.

Seuls les très grands (je pense à Dostoïevski) sont capables de s'élever à une compréhension aussi fine de la nature intime du mal : tout à la fois individuel et collectif, personnel et imitatif. Dans "Les Frères Karamazov", Smerdiakov est bien, si l'on veut "le bras armé de Dieu", mais il ne fait que réaliser le désir secret d'Yvan et de Dimitri.

Mais "Les Frères Karamazov" est plus qu'un roman policier ; seul peut-être Chesterton a essayé de dépasser les limites du genre en s'intéressant à "l'âme" du criminel et à la dimension métaphysique du crime (son enquêteur est un prêtre, le Père Brown), mais Chesterton, même s'il pressent, comme Dostoïevski, le caractère "contagieux" et "mimétique" du mal, reste dans le cadre de la responsabilité individuelle, celui de la théologie médiévale.

La notion qui rendrait peut-être le mieux compte de ce dont il est question dans ce film est celle de "scandale" (le "skandalon" en grec, c'est le "modèle" qui fait trébucher et les enfants y sont particulièrement vulnérables parce que l'enfance est l'âge de l'imitation).

" Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille. Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti dans la mer. Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu'il arrive des scandales, mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive !" (Matthieu, 18,5)

"Le Ruban blanc" n'est pas non plus un film historique ; il ne cherche pas à décrire comment on vivait avant la guerre de 14 dans un village allemand dans le land de Brandbourg. Je ne sais d'ailleurs pas exactement ce que Michael Haneke "a voulu nous dire" et le réalisateur explique que ce n'est pas à lui de nous dire ce que nous devons penser.
 

Alors voici ce que je pense : je pense que le village de damnés du "Ruban blanc", c'est un monde où il n'y aurait pas cette institution que nous critiquons parfois à juste titre et que nous trouvons toute naturelle, comme l'air que nous respirons, sans imaginer qu'il vienne à manquer : la démocratie ("le pire des régimes, à l'exception de tous les autres" selon la célèbre formule de Churchill), où il n'y aurait pas de laïcité (de séparation entre le pouvoir religieux et le pouvoir civil), ni de régulation (toujours imparfaite) de la "lutte des classes" par un politique de justice sociale et de redistribution des richesses, une justice indépendante du pouvoir exécutif...

Evidemment ce sont-là des conditions nécessaires, mais non suffisantes. Les institutions ne sont que des coquilles vides si on ne les fait pas vivre. La démocratie n'est pas un aquis, c'est un combat.

Reste la question du bien et du mal, la question des relations concrètes avec l'autre. Il y a des Paroles auxquelles j'essaye de croire, malgré tous les mauvais prêtres, les pasteurs indignes, les immams fanatiques, les rabbins obtus : "Tu ne tueras pas !"..."Tu aimeras ton prochain comme toi-même."

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Quand le distribuerais tous les biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien...

L'amour est longanime ; l'amour est serviable, il n'est pas envieux ; l'amour ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; il ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.

Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors, je connaîtrai comme je suis connu.

Maintenant donc demeurent foi, espérance, amour ; ces trois choses, mais la plus grande, c'est l'amour."

Le ciel et la terre passeront, mais l'amour ne passera jamais."(Paul, Première Epître aux Corinthiens)

Le village du "Ruban blanc", c'est la banalité du mal dans un monde sans amour.

Il me souvient tout à coup d'une lecture talmudique d'Emmanuel Lévinas sur la signification symbolique des deux chérubins qui ornent l'arche d'alliance : l'un signifie la rigueur et la Loi, l'autre l'amour et le pardon.

Walter Benjamin disait que la véritable question n'était plus de se demander si le cinéma faisait partie de la culture, mais ce que le cinéma changeait désormais à la culture. Le cinéma est un art à part entière, un irremplaçable vecteur d'émotions et d'esthétique, mais il ne saurait se substituer à l'exercice de la pensée.

C'est donc "ailleurs" que Michael Haneke nous oblige à chercher, par exemple dans les oeuvres littéraires : "Le Mal ne procède pas de l'élan originel. Le Mal est dans l'élan lui-même dans le fait de localiser le Mal, de lui découvrir une adresse et de se vouer avec une ardeur rédemptrice à son anéantissement." (Alain Finkielkraut à propos de "Tout passe" de Vassili Grossman).

... Ou pour le dire en termes pascaliens : "les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction politique ou religieuse."

Ou encore : "Il n'y a pas d'union sacrée sans victime expiatoire. Privée de l'aliment de la haine, la fraternité dépérirait. Pour exister, elle a besoin de chair fraîche." (Alain Finkielkraut à propos de "La Plaisanterie" de Milan Kundera.)

Et les enfants ne font, depuis toujours, qu'imiter les adultes, quelle que soit la couleur de leur ruban.

Laissons pour finir la parole au réalisateur :

 

"Il s’agissait de raconter l’histoire d’un choeur d’enfants qui érigent en absolu les valeurs de leur éducation et veulent punir leurs parents de ne pas vivre selon ces valeurs. Ensuite j’ai voulu montrer comment se développe le rigorisme dès lors que l’on fait d’une idée une idéologie, très dangereuse pour ceux qui ne s’y plient pas. L’idée de départ peut même être très belle, à la manière des Évangiles, quand l’Inquisition l’est évidemment beaucoup moins."

"Si l’on fait une coupe transversale des différents niveaux sociaux du film et de leurs rapports, c’est en effet politique. Mais le réduire à l’origine du fascisme allemand est un malentendu. On peut penser au fascisme allemand pour penser à tous les radicalismes fanatiques. Cela vaut par exemple pour l’islamisme alors que l’islam n’est pas une religion plus agressive que le christianisme. Ce qui m’intéresse, ce sont les conditions sous lesquelles on devient accessible à n’importe quelle solution, même violente. Et il existe là des constantes : oppression, humiliation, souffrance, désespoir. On m’a un jour demandé d’imaginer un titre générique pour l’ensemble de mes films. J’ai répondu Guerre civile. J’entends par là non pas ce qui est communément entendu, mais la guerre de tous les jours. Les blessures infligées dans la vie personnelle ou professionnelle. Tout le monde, ou l’immense majorité, est humilié tout le temps et c’est quelque chose que la conscience n’oublie jamais."

Date de sortie cinéma : 21 octobre 2009

Réalisé par Michael Haneke
Avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch  plus...
 

Titre original : Weiße Band - Eine deutsche Kindergeschichte
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Long-métrage français, italien, autrichien, allemand. Genre : Drame
Durée : 2h24 min. Année de production : 2009

Interview de Michael Hanecke à propos de son film "Le ruban blanc" :

http://www.humanite.fr/Entretien-avec-Michael-Hanecke-l-alienation-peut-aller-tres-loin


Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (3 votes)




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4 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 avril 2016 16:29

    J’ai vu ce film archi-nul !
    Pour avoir une chance de le « comprendre », il faut faire fonctionner son imagination sans que le réalisateur daigne suggérer quelque direction à l’écran. Impossible, donc...
    Ce n’est plus du cinéma mais du nombrilisme du réalisateur ! ! !
     smiley smiley smiley smiley smiley smiley 


    • Jo.Di Jo.Di 1er mai 2016 09:50

      Le Roi des Aulnes c’est mieux
       
      Vous inquietez pas ... vous vivez chez les veaux.

       
      Julian Assange :
       

       

      « la France est tellement controlée par les Etats-Unis qu’elle en perd sa culture »

       

      ndt : France ex pays avant la colonie mondialiste Boobaland (où Boboland pour les snobs)


      • Osis Oxi gene. 1er mai 2016 10:02

        Vous êtes professeur de lettres... Alors, vous devriez les économiser...

        Merci tout de même, vous m’avez convaincu d’économiser 2 heures 24 minutes de vie.


        • julius 1ER 1er mai 2016 19:15

          « Si l’on fait une coupe transversale des différents niveaux sociaux du film et de leurs rapports, c’est en effet politique. Mais le réduire à l’origine du fascisme allemand est un malentendu. On peut penser au fascisme allemand pour penser à tous les radicalismes fanatiques. Cela vaut par exemple pour l’islamisme alors que l’islam n’est pas une religion plus agressive que le christianisme

          @l’auteur,

          pour ma part, j’ai vu ce film lors de sa sortie en salle et pour tout dire j’ai ressenti un vrai malaise, rare sont les instants de joie dans ce film et l’usage du noir et blanc ne fait qu’accentuer ce sentiment de malaise ...
          comme vous le dîtes très bien on ne peut pas réduire ce film à l’origine ou à la genèse du faschisme, mais ce qui transparaît par contre c’est que l’empire germanique sorti de la Prusse Bismarckienne a quand même façonné les mentalités et créé un terreau pour l’aventure fasciste !!!!
          après d’autres conditions ont amplifié le phénomène la défaite de 14/18, la crise de 29 et comme on peut le ressentir c’est le manque d’espérance de tout un peuple à laquelle la monarchie n’a pas su ou voulu répondre qui à fait le lit du Nazisme, car »la parenthèse qu’a été la République de Weimar " n’a pas réussi à inverser la tendance bien que celle-ci ait réussit un grand redressement économique.......
          redressement économique ... mais pas des âmes pourrait-on dire !!!!! 

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