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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Moi, l’ouragan el Nino

Moi, l’ouragan el Nino

 Saint-Cyprien, le 13 août 1998. Journée d’azur et d’or sur le Quercy blanc. Je ne sais pas si c’est un beau jour pour mourir, mais c’est aujourd’hui que ça va se passer. Dans la fraîcheur de la bastide, le fusil de chasse armé à la main, je jette un dernier coup d’œil à ma guitare et à mes tableaux. Mon regard accroche cette toile représentant Montcuq, que j’avais peinte en 1993. Mourir près de Montcuq… quelle dérision, jusqu’au bout de la désabusion. En imagination, je revois Les Blés jaunes de mon cher Van Gogh. Je ferme doucement la porte pour ne pas réveiller Zinou. Adieu, ma tendre femme. Dans la cour, je caresse une ultime fois la tête de mes chiens. Ils voudraient m’accompagner pour cette promenade dont ils ne savent pas qu’elle est l’ultime. Je leur ordonne de rester dans la cour. Cette balade, je la ferai seul. D’un pas ferme je m’engage sur ce sentier qui mène vers l’infini. Vincent, je te rejoins, j’arrive.

Tandis que je chemine, ma vie pour rien resurgit dans ma mémoire. Mon enfance en Nouvelle-Calédonie. Mes études d’ethnologie, d’archéologie et de philologie latine à la Sorbonne, et, déjà, cette passion pour la musique et la peinture. Et cette foutue envie d’être reconnu, riche, célèbre, adulé et, en même temps, ce sens de l’humour, de la dérision et cette mélancolie lucide qui me faisait détester la moitié m’as-tu-vu de moi-même. Ce tour du monde en cargo à la fin de mes études, ces quelques fouilles archéologiques en Mélanésie. J’aurais pu être une sorte d’Indiana Jones. Mais non, impossible : des chorus de jazz me trottaient dans la tête et fourmillaient au bout de mes doigts. La musique m’appelait.

Paris, 1959. J’ai 25 ans et je veux me tailler une part de lion dans le gâteau de la vie. Je fréquente les boîtes de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Très vite, je deviens le contrebassiste des Dixie Cats. On enregistre deux 45 tours qui ne se vendent pas. L’année d’après je suis le bassiste des Gottamou. Le 45 tours qu’on sort ne marche pas non plus, mais je me suis fait une petite réputation de musicien. Ce n’est encore pas la gloire, mais c’est déjà ça. La chance vient à moi quand Nancy Holloway, une chanteuse de jazz black, me repère au Mars Club et m’engage comme musicos. En même temps, j’essaie de vendre mes chansons aux maisons de disques, mais ça n’intéresse personne jusqu’à ce que Barclay finisse par me signer. Mon premier 45 tours, avec Pour oublier qu’on s’est aimés en face A, sort en 1963 (Nicoletta reprendra cette chanson et en fera un tube en 1965). Succès très mitigé en France, mais ça marche assez bien ailleurs. Des années plus tard, Pedro Almodovar reprendra d’ailleurs la face B en italien, Un ano de amor, dans la BO de Talons aiguilles. Ça me fait une belle jambe, maintenant.

Le fusil cassé à la saignée du bras, je m’allume une clope sous l’azur du Quercy. L’or des blés m’attend, là-bas, un peu plus loin. 

Après le premier 45 tours, j’ai vécu deux ans de galère : brouille avec Barclay, groupes qui splittent, projets qui avortent. Heureusement, être musicos pour Nancy me permettait d’assurer la tambouille et les canons. C’est d’ailleurs grâce à elle - ou à cause d’elle ? - que ma vie va enfin basculer. A l’époque, elle faisait l’ambiance musicale pour les rupins de Saint-Trop. Un jour, elle était surbookée ou je ne sais plus quoi, et elle m’a demandé de la remplacer au pied levé. Au cours de la fiesta bien arrosée, on a joué Big Nick, de James Booker, un instrumental de jazz. Pour me marrer, j’ai mis des paroles dessus, et c’est devenu Les Cornichons qui a fait un tabac - tout comme Mirza, l’histoire d’un clébard en fuite que j’avais écrite pour m’amuser - dans les soirées branchées de la Côte d’Azur.

Du coup, de retour à Paris, j’ai proposé à Barclay d’enregistrer ces deux titres... plus deux autres. On a donc sorti un 45 tours avec Mirza et Les Cornichons, deux chansons qui ont immédiatement eu un succès monstrueux. La part histrionique, déconneuse et avide de gloire de moi-même était satisfaite : d’un seul coup d’un seul, j’étais devenu une star de la chanson drôle et déjantée. L’autre part de moi, la sombre, lucide et mélancolique, préférait nettement les deux autres titres, Il me faudra Natacha et surtout Ma vie pour rien, qui étaient beaucoup moins drôles et même pas marrantes du tout, mais pas du goût du grand public. Alors j’ai décidé de faire l’amuseur public et les tubes se sont enchaînés : Oh hé hein bon, Alexandre, Madame Robert, Je veux être un Noir, Le Téléfon, Mao et moa, Mon copain Bismarck, Mamadou mé mé, Je vends des robes, Justine... Je faisais le guignol en concert ou sur les plateaux télé et le pognon rentrait à flots. Je roulais en Rolls avec chauffeur, en Bentley ou en Maserati, je menais la grande vie sex, drugs & rock’n’roll. Je m’étourdissais pour oublier que je me haïssais de n’être plus qu’un pitre flambeur et dragueur. 

Le vol d’un faucon pèlerin zèbre l’azur du Quercy. Je le suis un moment des yeux en tirant sur ma clope. Je repense à ce très beau bouquin de Viviane Forrester, Van Gogh ou l’enterrement dans les blés. Un chevreuil surgit furtivement à l’orée d’un bosquet puis disparaît, avalé par les arbres. Vincent, j’arrive.

A la fin des seventies, j’en ai eu marre. J’ai envoyé foutre le show-biz parisien (sous mes airs de petit rigolo, j’ai toujours eu un sale caractère de rebelle indépendant) et je me suis barré en Italie pour essayer de me refaire une santé spirituelle. Mais mes démons histrioniques ne m’ont pas lâché : je suis devenu une star ritale avec mon émission Io, Agata e tu en continuant à jouer les amuseurs publics. Echec total. Je rentre alors en France, décide d’arrêter ma carrière de chanteur rigolo, et je m’installe dans le Quercy pour me lancer dans l’élevage de chevaux, assouvissant ainsi un vieux rêve de gentleman farmer.

Je pensais en avoir fini à tout jamais avec la musique quand j’ai rencontré Micky Finn, un guitariste Irlandais qui m’a redonné le goût de la guitare et de la composition. Délaissant la chansonnette et le ryth’m & blues qui avaient fait mon succès, je suis passé au rock progressif. Avec Micky, on a monté un groupe, les Leggs, on a bossé comme des malades et il en est sorti un album, Métronomie, le premier dont j’étais fier, le premier qui me ressemblait, ou plus exactement le premier où mon côté sombre et romantique s’exprimait sans concessions, Mirza, Téléfon ni Cornichons. Le 33 tours n’a pas eu un grand succès, mais le 45 tours qui en était extrait comprenait un énorme tube, La Maison près de la fontaine. Ma carrière était relancée, et mon image de petit rigolo sérieusement remise en question, à ma très grande satisfaction, mais je restais prudemment à l’égard du show-biz. Zinou avait donné naissance à nos deux garçons, Pierre et Arthur. Dans la grange, la Rolls, la Bentley et la Maserati de mes folles années se couvraient de feuilles mortes, de poussière et de fientes. 

J’ai continué à sortir des albums rock expérimentaux qui ne marchaient pas très bien : Nino and Leggs, Nino and Radiah (dont est extrait le méga-tube de l’été 1975 Le Sud - un million d’exemplaires vendus - qui m’a permis d’acheter cette bastide que je viens de quitter à tout jamais), Suite en œuf, Véritables variétés verdâtres… Après quoi j’étais délié de mon contrat avec Barclay et j’ai pu enregistrer exactement ce que je voulais, sans plus faire aucune concession... et sans rencontrer le succès, il faut bien le reconnaître. 

Mais je m’en foutais désormais, je réenregistrais et réorchestrais les faces B de mes tubes rigolos, ces chansons sombres et mélancoliques qui n’avaient jamais marché. J’avais renoué avec ma seconde grande passion, la peinture. Je m’étais mis à l’aéromodélisme. J’ai même tâté du cinéma en 1982 avec Litan, un film-culte de Mocky qui a fait un bide, et du théâtre avec L’Arche de Noé, en 1986. Une commande du Théâtre de l’Unité qui m’a bien plu : j’y jouais le rôle de Dieu le Père sous un chapiteau de cirque en compagnie d’une trentaine de comédiens, d’une centaine d’animaux, d’un dinosaure mécanique. 200 000 spectateurs ! Un triomphe. Après quoi je suis rentré dans ma bastide près de Montcuq, où j’ai enregistré mon 13e album qui n’a eu aucun succès bien que ce soit un de mes meilleurs. En 1993, je sors La Désabusion : encore un bide, mais je m’en foutais, mes peintures étaient exposées à Paris. En 1995, une compil, qui a très bien marché, m’a permis de me faire connaître auprès des jeunes générations, mais moi j’étais déjà ailleurs.

Ma vie me semblait de plus en plus vide, absurde, inutile, une vie pour rien. Le Nino histrionique, avide de gloire, de conquêtes féminines, de bagnoles de luxe tape-à-l’œil et de paillettes, l’amuseur adulé du public n’était plus qu’un lointain et douloureux souvenir. L’autre Nino, sombre et mélancolique, douloureux et solitaire, incompris et désespéré, celui que j’avais si longtemps essayé de fuir, prenait de plus en plus de place. Mirza était morte et les cornichons racornis. Et puis il y a un mois exactement, ma maman, ma Mounette chérie est morte elle aussi alors que j’étais en train de commencer à enregistrer Suite et fin avec les Leggs. Ce devait être l’ultime. Finalement il n’existera jamais. 

Me voici orphelin au milieu de ce champ de blé. Je relève la crosse et ferme le fusil. Une balle dans le cœur et tout sera fini. Vincent, j’arrive.
 

P. C. C. Nino Ferrer. 

Nino Ferrer s’est suicidé en se tirant une balle dans le cœur le 13 août 1998. Cela fera bientôt dix ans. Voir cet excellent reportage de France 5 sur sa vie et son œuvre.


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70 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 31 juillet 2008 13:22

    Génial !


    • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:09

       @ VPC

      Merci pour ce sublimissime compliment. Chez Nino j’aime tout, les pitreries et le blues. Mais ma chanson préférée de lui, c’est vraiment La Rua Madureira...


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 31 juillet 2008 16:05

      De rien, de rien, cher marsupial à longue queue... Juste une question : le tableau représentant Montcuq, c’est bien lui qui l’a peint ? Je ne savais pas qu’il peignait...


    • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 16:27

       @ VPC

      Oui, c’est Nino qui l’a peint. Tu peux retrouver quelques-uns de ses tableaux sur son site.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 1er août 2008 09:11

      Merci du lien, on en apprend tous les jours ! Je crois que je préfère les gravures, mais bon, les goûts et les couleurs...


    • morice morice 31 juillet 2008 13:28

       il faut être très prétentieux pour oser écrire à la place de Nino Ferrari. Très. Rien sur son grand-père et inspirateur du plus bel album, c’est un peu affligeant... cette resucée de Wiki. Pauvre Nino.

      on en apprend davantage ici.

      Q
      uand à l’associer aux cornichons dans un montage raté, c’est tout l’inverse de ce que vous voulez dire à son propos. Faites donc des icones, plutôt.


      • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:15

         @ morice

        Ça ne m’étonne pas que ce billet sans zavions, sans méchants ricains, sans affreux espions du Mossad et gentils terroristes islamistes ou des Farc ne t’ait pas plu. Ça ne rentre pas dans ton univers paranoïaque et obsessionnel. Va troller ton fil sous-marin et étouffe-toi avec ta hargne.

        Le montage photo, il est volontairement d’un goût douteux, limite malaise, en contrepoint du texte. Tu es aussi nul en icônes qu’en courtoisie et qu’en sens de l’humour.


      • claude claude 31 juillet 2008 15:28

        morice,

        je vous mets au défi d’écrire un article,

        • sans utiliser de copier/coller à chaque ligne,
        • d’extraits en anglais,
        • et sourtout en racontant une histoire qui se tienne.

        c’est à dire avec un début , un milieu et une fin...

        vous pouvez utilisez tous les styles qui vous conviendront, même celui "à la manière de..." comme l’a fait marsu, si vous le maîtrisez...

        bon courage !

        j’attends avec impatience votre oeuvre !

         smiley

      • Gasty Gasty 31 juillet 2008 13:28


        Pourtant sa vie n’est pas passé inaperçu, désabusion des sentiments, de ses rèves, plus fort que lui. Face à soi-même , on se retrouve seul.


        • Gasty Gasty 31 juillet 2008 13:39

          @ morice


          il s’agit de partager ou bien une passion ou le souvenir d’un personnage, je ne vois pas ce qu’il y a de prétentieux à vouloir interesser les autres à ce que fut ce personnage qui a marqué son temps. Ca me fait plaisir que quelqu’un en parle aussi bien et le projette sur la scène le temps du souvenir.



        • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:18

           @ Gasty

          Morice qui taxe quelqu’un de prétention, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Nino était un seigneur, et Morice n’est qu’un pitre involontaire et sans talent.


        • Gül 31 juillet 2008 13:53

          Bel article Marsu,

          Juste ce qu’il faut pour se souvenir avec nostalgie, ressentir l’interdit caché de la célébrité. C’est sobre et c’est bien. Un hommage juste comme il faut....

          @Môrice

          Vous auriez sûrement fait beaucoup mieux, n’est-ce pas ? Avec des liens partout, en partant des années 90 pour revenir en 72, repartir en 81 et atterrir en 62, avec tout pleins d’anecdotes croustillantes et puis des tas d’histoires sur son grand-père.....C’estça ? J’ai bon ? Vous étiez amis, vous et Nino pour croire pouvoir en parler mieux que les autres ?
          Cet article est fort joliment écrit et il informe juste ce qu’il faut, il donne envie à ceux qui veulent en savoir plus de chercher par eux-mêmes, vous êtes pourtant friand de ce genre de conseil, non ?

          Que vous critiquiez est une chose, ça ne vous oblige pas à être méprisant, dédaigneux du haut de votre air supérieur !


          • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:22

             @ Gül

            Ton billet sur Quiberon est très beau. A lire pour ceux qui ne l’ont pas lu. On s’y croirait.


          • Gül 31 juillet 2008 15:29

            Merci Marsu smiley


          • alberto alberto 31 juillet 2008 14:01

            Marsu,

            Moi je le trouve bien ton article écrit dans ce style d’auto-bio.
            Morice qui gueule assez après les trolls est quand même gonflé de venir troller lui même sur ton fil...
            Quant à ce pauvre Nino : bien difficile à saisir, mais comme de nombreux artistes , se sentait-il si différent dans un monde dont il se savait de plus en plus étranger ?

            Bien à toi.


            • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:26

               @ Alberto

              Je pense que Nino a été à la fois prisonnier d’une partie de lui-même et du showbiz, les deux se renforçant. Son côté histrionique en a fait une proie facile pour le showbiz. D’autant plus qu’il a très facilement cédé aux pressions qui lui permettaient d’être riche et célèbre. Comme c’était quand même un très grand artiste et aussi un être sensible, lucide et profond derrière ses masques et ses frasques, il a bien morflé.


            • Trashon Trashon 31 juillet 2008 14:33

              Merci pour cet article fort agréable à lire ainsi qu’instructif pour qui comme moi dispose d’une culture musicale assée limitée (je pensais que mirza et l’telefon étaient de J Dutronc smiley )


              • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:30

                 @ Trashon

                La confusion n’est pas grave : Dutronc était un grand déconneur aussi. Mais lui n’a jamais eu la grosse tête et ne s’est jamais pris pour le centre du monde. C’est probablement ce qui l’a sauvé de la Dutroncmania.


              • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:35

                 @ Florentin

                Un fan de Nino ne saurait être un mauvais homme. Bravo pour l’adaptation moricienne de Mao et moa. Tu sais qu’à l’époque il s’était fait traiter de contre-révolutionnaire et de suppôt de la Réaction à cause de cette chanson ? C’était au bon vieux temps des Mao-spontex !


              • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 16:02

                 @ Florentin

                Le coup de l’adaptation c’était de l’humour, mais sans smileys ça ne se voit pas nécessairement. Tu connais bien le problème si je ne m’abuse !


              • claude claude 31 juillet 2008 15:22

                quel bel hommage !

                rien de plus à dire sauf la très belle chanson de bécaud :


                Quand il est mort, le poète,
                Quand il est mort, le poète,
                Tous ses amis,
                Tous ses amis,
                Tous ses amis pleuraient.

                Quand il est mort le poète,
                Quand il est mort le poète,
                Le monde entier,
                Le monde entier,
                Le monde entier pleurait.

                On enterra son étoile,
                On enterra son étoile,
                Dans un grand champ,
                Dans un grand champ,
                Dans un grand champ de blé.

                Et c’est pour ça que l’on trouve,
                Et c’est pour ça que l’on trouve,
                Dans ce grand champ,
                Dans ce grand champ,
                Dans ce grand champ, des bleuets.

                La, la, la...

                Paroles : Louis Amade. Musique : Gilbert Bécaud 1965


                • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:37

                   @ Claude

                  Très belle chanson de Bécaud, qui est un peu trop oublié. Et n’oublions pas celle de Trenet : L’âme des poètes...


                • claude claude 31 juillet 2008 17:09

                  marsu j’ai hésité entre les 2 chansons, et celle de bécaud collait mieux à l’ambiance du texte !
                   smiley


                • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 17:15

                   @ Claude

                  Dans le même genre, il y a Le clown de Giani Esposito : magnifique !


                • morice morice 31 juillet 2008 15:45

                  par Marsupilami (IP:xxx.x6.141.16) le 31 juillet 2008 à 15H15 

                   
                   @ morice 

                  Ça ne m’étonne pas que ce billet sans zavions, sans méchants ricains, sans affreux espions du Mossad et gentils terroristes islamistes ou des Farc ne t’ait pas plu. Ça ne rentre pas dans ton univers paranoïaque et obsessionnel. Va troller ton fil sous-marin et étouffe-toi avec ta hargne. 

                  Le montage photo, il est volontairement d’un goût douteux, limite malaise, en contrepoint du texte. Tu es aussi nul en icônes qu’en courtoisie et qu’en sens de l’humour. 

                  tout le monde ne peut pas se venger ici d’Agoravox....  et donner le contenu des textes de collègues avant leur parution pour s’amuser. Vous n’avez jamais rencontré Nino Ferrer, moi si, à deux reprises. Et le montage photo mal fait m’en rappelle d’autres.  Vous êtes familier du "volontairement d’un goût douteux"... ici... expliquez-moi ce que vient faire à nouveau dans votre PROPOS le Mossad ??? il n’y aurait pas une petite fixation chez vous ???et les "gentils terroristes islamistes" aussi, ça me rappelle beaucoup de posts... figurez-vous. Vous ne surveillez pas assez votre vocabulaire... qui vous trahit.

                  • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 15:56

                     @ morice

                    Une chanson de Nino dédicacée spécialement pour toi (elle te va comme un gant) : Le retour de monsieur Machin.


                  • claude claude 31 juillet 2008 17:31
                    • Vous n’avez jamais rencontré Nino Ferrer, moi si, à deux reprises.
                    quel argument choc !

                    vous avez oublié de mettre "bisque, bisque , rageuh !!!"

                    vous gagnez par ko debout !

                    lessivé, il est marsupilami !
                    je sens qu’il va avoir du mal à s’en remettre !

                    en plus, vous enfoncez bien le clou :
                    vous auriez pu vous contenter de signaler que vous aviez rencontré nino ferrer,
                    non, afin que la leçon à l’opportun porte bien ses fruit,
                    vous soulignez par un percutant : "à deux reprises"

                    je me demande s’il ne faut pas envoyer le samu avec l’équipe de soins intensifs au malheureux marsu !

                    vous êtes d’une cruauté sans bornes ! smiley

                    je sens que maintenant on va vous craindre sur agora vox !!!





                  • TSS 31 juillet 2008 16:02

                    moi qui suis un inconditionnel de nino ferrari je ne peux oublier le jour de son suicide ,le 13 aout 1998, je

                    fetais mon anniversaire à Cahors chez ma fille à une trentaine de kms de st cyprien !!

                    tous les ans,le 13 aout,je lève mon verre à une année de plus et à un des meilleurs chanteur de langue

                    française (il avait toujours la nationalité italienne) !!

                    de plus son grand copain Mickey Finn etait un des plus grands guitariste de l’epoque !!!


                    • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 16:24

                       @ TSS

                      A la tienne et à celle de Nino. Et en passant un lien sur la bio de Micky Finn.
                      Et un autre sur Micky Micky, une chanson de Nino qui lui est dédiée.


                    • TALL 31 juillet 2008 17:00

                      Bonne idée d’avoir écrit à la 1ère personne, c’est toute la force du récit.

                      Je ne savais même pas qu’il s’était suicidé.
                      Je me souviens du 45t "Le Sud", je vois encore la couverture avec son chapeau de paille.


                      • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 17:29

                         @ Tall

                        La première personne s’est imposée d’elle-même, je ne me voyais pas faire une nécro-souvenir banale pour ce mec qui ne l’était pas. Et puis le scénario Van Gogh-Nino était trop tentant...


                      • ACTARIUS 31 juillet 2008 17:09

                        @Marsu,
                        Très bel hommage à Nino qui me plonge dans mes jeunes années d’insouciances bercées par les très belles musiques que vous citez dont la Maison près de la fontaine est avec le Sud mes préférées,merci de m’avoir fait revivre l’espace d’un moment une période de ma vie qui était sans nuages à cette époque.
                        .
                        BODIDHARMA


                        • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 17:27

                           @ Actarius

                          Je suis donc sûr que tu aimeras On dirait Nino, une somptueuse compil’ de reprises avec entre autres Arno, Bashung, La Grande Sophie, etc.


                        • del Toro Kabyle d’Espagne 31 juillet 2008 17:34

                          @ Marsu

                          Merci vieux pour ton récit. Son suicide m’avait fait de la peine.


                          • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 17:50

                             @ Kabyle d’Espagne

                            Une chanson inédite en hommage à Nino.


                          • Imhotep Imhotep 31 juillet 2008 18:41

                             Nino Ferrer m’a toujours paru très sympathique, et sa chanson le sud fort attirante... J’aimais sa voix, sa musique douce et entraînante, une certaine langueur amusée de la vie qui finalement masquait bien d’autre chose. A sa mort, à l’époque, comme quoi on peut être très loin des choses, je n’ai pas compris qu’il se suicidât. Il me semblait heureux. Cet article m’a appris tout ce qu’il y a d’étonnant en lui, ses études, son double personnage, et la tristesse de sa fin. Marsu en a fait un portrait touchant juste avec l’art et la manière.

                            Un peu de hors sujet à propos de Montcuq, c’est la ville qui avait été choisi par les internautes lors d’un concours lancé par Monopoly remplaçant les rues par les villes de France. Un groupe d’amis au départ avait décidé de faire gagner cette ville et ils ont réussi. La société éditrice du jeu a été obligée de faire deux éditions. Une avec Montcuq pour respecter cahin caha son jeu et une autre. Que Montcuq fut arrivé en tête aurait peut-être bien amusé Nino Ferrer (que je n’ai pas rencontré...)



                            • Imhotep Imhotep 31 juillet 2008 19:00

                               le second lien ne donne rien


                            • Marsupilami Marsupilami 31 juillet 2008 20:24

                              @ Imhotep

                              Bon, je le refais, mais il marchait quand je l’ai fait : Esplanade Nino Ferrer.


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 juillet 2008 19:58


                              Bel article .

                              Quand il est mort ce poète , j’ ai pas non plus repris deux fois des moules ...

                              Un super mélodiste le Nino ...

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