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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Moment d’Histoire : Le coup d’État du 18 brumaire

Moment d’Histoire : Le coup d’État du 18 brumaire

« Ma maîtresse, c’est le pouvoir. Ma seule passion, c’est la France ». C’est en ces termes que Napoléon Bonaparte, alors général en chef de l’armée d’Égypte, commencera à dévoiler ses grands projets. Mais pour l’instant, il en est encore loin. Nous sommes en août 1799, il vient d’avoir 30 ans. La campagne d’Égypte tangue entre le fiasco militaire et la conquête culturelle réussie. Une dernière victoire face à l’armée anglo-turque, histoire de finir sur une bonne note cette symphonie tragique, et Napoléon est fixé : il faut quitter l’Egypte, le fruit est mûr. La France l’attend.

Dans l’hexagone, c’est le chaos. Ses conquêtes antérieures ont été bassement perdues (Italie, Allemagne), le pays est rongé par la violence, la corruption, la guerre civile, et enchaîne les défaites militaires. Le Directoire, et ses « avocaillons », fait prendre à la Révolution un visage désastreux. Dans la nuit du 17 au 18 août, Napoléon embarque sur la Muiron et traverse la Méditerranée au nez et à la barbe des navires anglais.

Retour triomphal

Après un bref détour en Corse, son île natale, il débarque à Fréjus. Dès qu’il touche terre, il est aussitôt emporté par une foule en liesse qui n’attendait que lui. Lui, le sauveur de la République. Qu’importent les mesures habituelles de quarantaine, qu’importent les risques de peste : le peuple enlace le héros de l’Italie et le grand vainqueur – croit-il – de l’Orient.

A son passage, lors de sa remontée vers Paris, les villes s’illuminent, les drapeaux tricolores flottent à tous les coins de rues, les feux d’artifices guident ses nuits. Devant le domicile du Général à Paris, rue de la Victoire – rebaptisée ainsi en son honneur -, les allées sont noires de monde. « Vive Bonaparte ! Vive la République ! » crient les passants.

Mais il faut être prudent, ne rien laisser paraître. La population parisienne est très instable. Un jour elle vous acclame, et le lendemain vous conduit à l’échafaud. Le temps n’est pas à la fête. Napoléon n’a qu’une idée en tête : s’emparer le plus rapidement et le plus sûrement possible du pouvoir. Les cinq Directeurs (Sieyès, Barras, Moulin, Roger Ducos et Gohier, le président actuel), ces « pékins » avares et corrompus, ont mis la France dans un sale état. « Qu’avez-vous fait de cette France que je vous avais laissée si brillante ? » dira-t-il à un proche de Barras. Il faut vaincre, mais ne pas se précipiter. Séduire, rassembler, tisser sa toile, placer ses pions, et frapper juste.

Fouché, Talleyrand, Collot, Roederer, Jourdan, Moreau, Lefebvre, Cambacérès… voilà des personnages qu’il faut rassurer. Bernadotte reste l’obstacle. Il faut s’assurer qu’il restera neutre. Quant aux Directeurs : Barras sera difficile à convaincre mais reste fragile. Pour Moulin et Gohier, cela semble perdu d’avance. Qu’on les fasse surveiller. Roger Ducos et Sieyès sont les hommes qu’il faut approcher. Sieyès, en particulier. C’est lui le véritable cerveau politique du coup d’état. Il y pense depuis des mois, et cherche justement un sabre pour exécuter ses plans. Ce sabre, espère-t-il, se nommera Bonaparte.
Napoléon hésite, ne s’avance pas, puis accepte. Il sait très bien qu’il ne sera pas qu’un simple exécutant. La Fortune lui sourit : son frère Lucien vient d’être élu à la tête du conseil des Cinq-Cents (chambre basse).

Sieyès a pensé à tout. Il veut feindre une menace jacobine imminente afin de déplacer les deux assemblées à Saint-Cloud, loin de la populace. Ensuite, répéter que la République est en danger et qu’il faut en finir avec le Directoire. Sieyès veut faire voter un décret instaurant trois consuls au pouvoir avec une suspension temporaire du Parlement. Bonaparte se verra quant à lui remettre le commandement des troupes de Paris.

18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799)

A 6h du matin, Napoléon est calme comme à chaque veille de bataille. Les jours derniers, il a reçu chez lui tous ceux dont il souhaite s’assurer du soutien. Officiers, généraux, banquiers, députés… il a flatté, rassuré, séduit. Ce matin du 18 brumaire, officiers et généraux sont convoqués à son domicile, rue de la Victoire. La maison est bondée. Tout est prêt, jusqu’aux affiches qui annonceront au peuple le changement de gouvernement. Napoléon est confiant, convoque ses hôtes un à un, et dévoile son plan.

Murat placera ses troupes sur la place de la Concorde, puis sécurisera la route de Saint-Cloud pour le lendemain. Fouché se chargera de fermer Paris. Personne n’entre, ni ne sort. Cependant, il ne faut pas effrayer la population, tout en l’assurant de sa puissance. Aujourd’hui, le Parlement doit accepter son transfert à Saint-Cloud.
C’est chose faite peu après 8h. Napoléon est désormais commandant en chef de la 17ème division de Paris et sa banlieue. Il s’en va devant les députés jurer fidélité à la République. Du côté du Directoire, Gohier a fini par signer le décret, Barras a démissionné. Roger Ducos et Sieyès aussi, mais pour d’autres raisons évidentes…

Napoléon est satisfait. Tout se passe au mieux, et sans aucune effusion de sang. Il ne souhaite pas un coup d’état militaire. Gohier et Moulin sont gardés par la 17ème, même leur garde a rejoint le complot. Enfin, Napoléon est parvenu à rassurer les jacobins sur ses intentions. 10 000 de ses hommes tiennent Paris. La maîtrise est totale, la mécanique est parfaitement réglée, mais c’est demain que tout se jouera. Rien n’est encore fait.

19 brumaire an VIII (10 novembre 1799)

C’est le jour-J. Napoléon embrasse Joséphine avant de s’en aller. Et dire qu’il était rentré d’Egypte avec la ferme intention, devant les infidélités chroniques de son épouse pendant qu’il était en Egypte, de divorcer. Mais l’ex-femme d’Alexandre de Beauharnais s’est révélée, grâce à ses nombreuses relations, comme étant une alliée de poids. Il a bien fait de ne pas la répudier. « Cette journée n’est pas une journée pour les femmes » lui dit-il avant de rejoindre ses hommes. Escorté par un détachement de cavalerie jusqu’à Saint-Cloud, Bonaparte croit toujours en son étoile.

En passant devant la place de la Concorde, là où la guillotine était installée, Bourrienne murmure : « nous coucherons demain au Palais du Luxembourg, ou nous finirons ici ». Tout le monde joue gros en ce jour. Mais il faut en finir avec ces « avocats » incompétents. Le trajet jusqu’à Saint-Cloud est rythmé par les cris des soldats. « Vive Bonaparte ! » scandent-ils. « Vive la Constitution ! » rétorquent les députés hostiles qui, pourtant, ne se sont jamais privés pour la violer à de nombreuses reprises.

Napoléon arrive à destination, s’installe avec Sieyès et Roger Ducos dans un cabinet. Les Cinq-Cents (chambre basse) siègent à l’Orangerie, les Anciens (chambre haute) dans la galerie d’Apollon. A 13h30, la séance commence. Tout le monde est sur les nerfs. Sieyès a fait préparer une voiture dans le bois voisin pour pouvoir s’enfuir à tout moment. La pression monte d’un cran lorsqu’on rapporte que les députés sont agités, hostiles. Mais Bonaparte est décidé : « le vin est tiré, il faut le boire ! »

Il entre dans la galerie où siègent les Anciens – pourtant la chambre la plus favorable. On s’insurge, on crie au scandale. Napoléon s’emporte, menace, maladroit qu’il est. L’hostilité est de plus en plus forte.
Il se rend à l’Orangerie, escorté par ses grenadiers. Son frère, président des Cinq-Cents, n’arrive plus à tenir les députés. On crie « mort au dictateur ! » ou « Hors la loi ! ». Certains sortent des poignards de leur toge. On le bouscule, un soldat est frappé. Napoléon quitte la salle sous la bronca, devant ce qu’il définira comme « le cri farouche des assassins contre la force destinée à les réprimer. »

Il rejoint Sieyès et Roger Ducos dans le cabinet. A 18h, la rumeur court. Napoléon aurait été mis hors la loi. Sieyès aura cette phrase restée dans l’Histoire : « Ils nous mettent hors la loi ? Et bien général, il faut les mettre hors la salle ! »
C’est le moment crucial. Il faut agir ou mourir. Le vainqueur d’Italie se précipite à la fenêtre. Dans la cour, son armée patiente. « Aux armes ! » s’écrit-il. Il monte à cheval, passe ses troupes en revue. Son frère, Lucien, ordonne qu’on fasse battre le tambour.

Le coup d’Etat parlementaire est un échec. Reste le coup d’Etat militaire. Napoléon a pris le dessus sur Sieyès. Il est le dernier espoir, le seul maître de la situation. Il s’adresse aux hommes : « Soldats ! Je vous ai menés à la victoire. Puis-je vous faire confiance ? ». Les soldats lèvent leurs armes, l’acclament. Dans les rangs, on scande le nom de ce général avec qui, quelques années auparavant, on a franchi les Alpes.
Murat et Leclerc dirigent la troupe vers l’Orangerie où siègent les Cinq-Cents crapules. « Foutez-moi tout ce monde dehors ! » ordonne Murat. C’est la panique, les députés s’enfuient par les fenêtres, abandonnent leur toge. Seule la force les a fait plier.

A la nuit tombée, les Anciens ont voté le décret. Il en est de même pour les fuyards, qu’on a pu rattraper. Bonaparte, Sieyès, et Roger Ducos sont nommés consuls, et le Directoire est dissous. Tous trois prêtent serment, jurent fidélité « à la souveraineté du peuple, à la République une et indivisible, à la liberté, à l’égalité et au système représentatif. » Sur la route de Paris, les soldats chantent. La population, informée de la nouvelle, se réunit devant le domicile de Bonaparte et entonne la Marseillaise.

Dans les jours qui suivent, Napoléon soumettra au vote du peuple une nouvelle Constitution qui fera de lui le premier des consuls. La Révolution, et ses années instables, est finie. C’est le début du Consulat. L’aigle prend son envol.

Christopher Lings ( Enquête & Débat )

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___________________________

Sources Max Gallo : Le chant du Départ (Pocket) | Max Gallo : Le soleil d’Austerlitz (Pocket) | André Castellot : Bonaparte (Famot) | Wikipédia

Images Tableau de François Bouchot : Orangerie du parc de Saint-Cloud — Coup d’État des 18-19 brumaire an VIII | Tableau de Jean Auguste Dominique Ingres : Portrait de Napoléon Bonaparte en premier consul


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16 réactions à cet article    


  • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 11:09

    Merci tout de même de m’avoir lu


  • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 11:17

    « Qu’est-ce que l’Histoire sinon un roman sur lequel on s’accorde ? » Napoléon


  • lsga lsga 24 octobre 2011 11:15

    Napoléon, le French Petit Père des Peuples....

    A quand l’éloge de la prise de pouvoir d’Hitler ?

    • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 11:18

      Comparer Napoléon à Hitler...hum... Avez-vous déjà ouvert un livre d’Histoire ?


    • lsga lsga 24 octobre 2011 11:46

      blitzkrieg, punitions collectives des guérillas, racialisme, chambre à gaz... 


      les points de comparaisons ne manquent pas. D’ailleurs, en Angleterre comme en Espagne, la comparaison est banale. Il n’y a qu’en France qu’on garde du respect pour celui qui a terrorisé les peuples d’Europe.

    • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 13:10

      Le Premier Empire correspond à l’âge d’or de l’agriculture française (85% du peuple était paysan)

      Beaucoup l’ont appelé l’ogre, mais après 1813. Il fallait bien des levées en masse pour contrer l’Europe coalisée. Coalisée par.... l’Angleterre dont l’or corrompait toutes les élites européennes pour faire chuter la France et lui reprendre la rive gauche du Rhin et le port d’Anvers !

      Quand Napoléon est revenu de l’île d’Elbe, le peuple l’a accueilli, une fois de plus, en sauveur. Les soldats de Ney, envoyés pour stopper sa remontée sur Paris, ont refusé de faire feu sur leur Empereur.

      Une fois à nouveau aux manettes : bis repetita. L’Angleterre convainc l’Autriche de déclarer la guerre à la France, et c’est reparti !

      S’il faut trouver un responsable à ces guerres incessantes, regardez plutôt de l’autre côté de la Manche !


    • lsga lsga 24 octobre 2011 15:12

      Tout à fait Christopher !


      tu vois, toi aussi tu es capable de trouver des points communs entre Napoléon, Hitler et Staline :
      Age d’or de l’agriculture, adorés par leurs soldats, petits pères des peuples....

      Enfin, sinon en Espagne, je t’assure que le souvenir laissé n’a pas été très bon :

      la faute aux Anglais le massacre des villageois espagnols ?
      la faute aux Anglais le rétablissement de l’esclavage ?
      la faute aux Anglais l’invention de la chambre à gaz ?

    • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 15:46

      Je ne comprendrais jamais cette auto-flagellation et cette éternelle repentance mémorielle. Right or wrong, it’s my country !


      Allez dont vivre en Angleterre si la France est un pays de salauds conquérants. A vous entendre, les Anglais étaient de gentils droit-de-l’hommistes soucieux du gentil peuple de Flandre. En réalité, ils ne voulaient pas qu’on prennent le port d’Anvers car cela gênait leur domination commerciale des mers.

      Oui, c’est une lutte entre deux puissances. Mais, faits historiques à l’appui, les Anglais ont tiré les premiers, n’ayant que faire des nombreuses (j’ai les lettres) démarches de paix faites par Napoléon.

      PS : je rappelle que notre territoire sur la rive gauche du Rhin a été conquis par les armées révolutionnaires et pas par Napoléon.

    • lsga lsga 24 octobre 2011 16:05

      je ne sais pas toi Christopher, mais personnellement, personne ne m’a demandé où je voulais naître. Dans le coup, je ne suis pas particulièrement plus fier d’être né ici, ou d’être né là-bas. 


      Et puis... ma nation, c’est le prolétariat.

      Ma vie ressemble beaucoup à celle d’un ouvrier américain, anglais, chinois ou indien ou marocain : je me lève tout les matins, je vais travailler pour un patron pour toucher un salaire, je rentre le soir pour manger ma pitence et tenter de me divertir un peu (télé, journaux, radio, etc.) Comme eux, les problèmes de ma vie tournent autour du loyer, des impôts, de la bouffe, de l’éducation des enfants, de mes rêves de vie meilleure....

      Certes, « l’habillage » change (la langue, les goûts culinaires, la religion, etc.), mais les dynamiques matérielles sont fondamentalement les mêmes : l’exploitation. 

      En revanche, à part la langue (et encore...), ma vie n’a presque rien à voir avec celle de la Bourgoisie française. 

      Donc, quand j’attaque la bourgeoisie française et son histoire, je ne me sens pas ’anti-patriote’. Etonnant non ?

    • Jean Lannes Christopher Lings 24 octobre 2011 16:53

      Et bien allez donc vivre la vie de l’ouvrier chinois et d’ici quelques mois vous reviendrez en pleurant. Le pire dans tout ça, c’est que ce pays que vous avez renié, la France, vous accueillera.


    • lsga lsga 25 octobre 2011 02:14

      «  Le pire dans tout ça, c’est que ce pays que vous avez renié, la France, vous accueillera. »


      Je ne renie pas la France, mais la bourgeoisie Française... 
      D’ailleurs la France qu’est-ce que c’est exactement ? 

      D’autre part, je ne vous ai pas dit être un salarié chinois, je vous ai dit que ma vie ressemblait plus à celle d’un salarié chinois ou US ou Indien ou Anglais (etc.) qu’a celle d’un Bourgeois Français.

      Cet énoncé est vrai également pour les autres salariés des autres pays : Le salarié US a une vie qui ressemble plus à celle d’un salarié Français qu’à celle d’un bourgeois US. Donc, où va vivre le salarié US selon votre logique ? En France ? En Chine ? En Inde ?


      Je pense que plutôt que d’allé vivre en Chine, je vais chasser les bourgeois ici. 

      Sinon vous n’avez pas répondu à la question :

      Vous êtes fier d’être français, ça a été si dure que ça pour vous de le devenir ? 

    • saviez_vous_que 24 octobre 2011 18:12
      Wouaaahou ! Si ça c’est pas de la belle propagande, alors je sais pas ce que c’est. J’ai beau être patriote et avoir une certaine affection
      pour le roman national, là ça vire à la désinformation pure et simple. Bonaparte serait venu pour sauver la république, lui qui l’a étranglée de ses propres
      mains ?! Lui qui ne se considérait même pas comme français ?! Lui qui n’a fait carrière en France que dans un seul but, s’enrichir ?!
      Comme bien souvent dans l’histoire, ce sont les banquiers et la riche bourgeoisie française (la plupart émigrée après la révolution d’ailleurs), qui ont soutenu le plus apte à mettre le peuple et sa chère république au pas. Ça n’aurait pas été lui, ça aurait été un autre général, et Bonaparte le savait mieux que quiconque.

      De plus votre article n’est qu’une succession d’évènements sans queue ni tête, il est impossible pour le novice de comprendre les enchaînements
      de ces derniers, le pourquoi du comment ; oubli volontaire ou ignorance ? A part le fait que Bonaparte ait été soit disant le messie tant attendu par le
      peuple français (ce qui est quand même très léger), je n’ai rien retenu ; et c’est très dommageable.
      Il est pourtant très simple de voir pour qui il roulait en regardant simplement ses actes :

      - 13 Février 1800 : création de la « Banque de France », banque appartenant à des intérêts privés et se faisant passée pour une banque publique,
      ayant des privilèges invraisemblables, notamment le pouvoir exclusif de créer de la monnaie papier (1803), qui ne lui coûte donc rien,
      contrairement aux pièces d’or et d’argent alors en circulation.
      - Le code civil, le concordat et l’université n’étants mis en place que dans l’intérêt des possédants de l’époque

      Pour en savoir plus, je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir les émissions de monsieur Henri Guillemin, Dossiers de l’Histoire,
      diffusé sur la TSR (Télévision Suisse Romande) dans les années 60-70. Ce n’est pas très étonnant qu’un français soit obligé de s’exiler
      pour raconter la vraie histoire de France, surtout quand on sait que ce grand monsieur ne s’encombrait pas
      avec l’histoire officielle, lui qui avait à coeur de revenir à la source, c’est-à-dire aux archives. Il a traité les plus grands écrivains,
      l’affaire Dreyfus, Jeanne D’arc (à voir absolument). Une série passionnante était également consacrée à Napoléon :

      - pour les moins courageux, voir « le bilan », avancer jusqu’à 18ème minute :

      - et pour les plus passionnés d’entre vous, la série complete :

      Allez y faire un tour et venez relire l’article, comme ça, pour voir. Vous allez sentir une légère différence d’appréciation. smiley
      Ce sera à vous ensuite de vous faire une opinion. La mienne est faîte :
      il y a le peuple et les puissances d’argent. La majorité doit travailler pour cette minorité et rester sous son contrôle. 
      C’est toute l’histoire de l’humanité ; et celle de Napoléon ne fait pas exception.

      • kemilein 25 octobre 2011 13:53

        intéressant


      • kemilein 25 octobre 2011 17:47

        il ne fais clairement pas bon de signaler Henri Guillemin... a contre courant déjà a l’époque il semblerait.

        c’en est affligeant que de voir 200 histoire pour en être au même point.


      • Le Bordelleur Le Bordelleur 24 octobre 2011 23:58

        « Bonaparte n’a jamais été un génie militaire. » par kerjean


        Cette phrase devrait figurer dans le livre des records dans la catégorie ineptie grotesque...

        • lsga lsga 25 octobre 2011 02:22

          boui, enfin un génie militaire qui s’est fait botter le cul par les english et les russkofs.


          Un génie militaire dont les anglais se moquent régulièrement pour taquiner les frenchie.
          Un génie militaire qu’il vaut mieux éviter d’évoquer devant des anglais et des russes quand on veut être fier d’être Français (quand on ne peut être fier de rien d’autre, c vrai qu’il vaut mieux éviter de parler avec des étrangers...)

          Un génie militaire à classer à côté d’Hitler ou de Vercingétorix : un vaincu , un perdant, un gars qui s’est frotté à plus fort que lui et qui s’est fait violemment rétamer ; un génie militaire qui plutôt que de mourir avec honneur comme ses soldats a préféré se faire entretenir comme une petite pute bien dressée par les anglais sur une île perdue... brrrr... je suis si fier d’être de la Nation de ce grand génie militaire. 

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