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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Mon festival du cinéma : critique en avant-première !

Mon festival du cinéma : critique en avant-première !

Pour la semaine du 14 décembre, "Mon festival du cinéma" vous recommande un film dont je vous avais déjà parlé, d’abord à l’occasion du festival du film romantique de Cabourg, où il était présenté en compétition officielle, puis lors du festival du film américain de Deauville, où il a reçu le prix Michel d’Ornano 2005. Il s’agit de La petite Jérusalem, de Karin Albou (sortie : le 14 décembre, donc). À voir absolument !

Ci-dessous ma critique de La petite Jérusalem, en avant-première, extrait de mon article sur le festival du film américain de Deauville 2005.

Cette année, le film ayant reçu le prix Michel d’Ornano, habituellement projeté dans la salle du Casino, a les honneurs de la prestigieuse salle du CID. Des films aussi divers que Le bleu des villes, Les jolies choses, Filles perdues, cheveux gras, ont obtenu cette distinction destinée à récompenser le premiers scénarios français portés à l’écran. Cette année, le prix est décerné à La petite Jérusalem de Karin Albou. Ayant déjà vu ce film présenté au dernier festival du film romantique de Cabourg, j’y retourne néanmoins avec plaisir. "La petite Jérusalem" est un quartier de Sarcelles, en banlieue parisienne, où de nombreux juifs ont émigré. Laura (Fanny Valette), 18 ans, est tiraillée entre son éducation religieuse et ses études de philosophie, qui la passionnent et lui offrent une autre vision du monde. Alors que sa sœur Mathilde (Elsa Zylberstein) tente de redonner vie à son couple, Laura succombe à ses premières émotions amoureuses. Karin Albou esquive, avec la même subtilité que le film précité d’Abdellatif Kechiche, ce qui aurait pu être une caricature de la banlieue, nous livrant un film au discours et aux questionnements identitaires et philosophiques universels. Le titre renvoie autant à la judéité qu’à la féminité, au fond les deux sources d’atermoiement du personnage principal. Est-on libre en enfreignant la loi, ou en la respectant ? Loi du désir, ou loi religieuse ? Loi philosophique, ou Torah ? Laura oscille entre l’un et l’autre, entre ses désirs et la raison, sa liberté et la loi, le choix de sa propre loi ou l’obéissance à la loi -religieuse, pour finalement trouver le chemin de sa propre liberté. Je vous laisse découvrir l’itinéraire tortueux et passionnant, passionné aussi, qu’elle aura emprunté pour y parvenir. Karin Albou nous fait cheminer dans sa conscience fiévreuse, sans jamais juger, nous laissant parfois choisir, douter avec elle, nous renvoyant habilement et constamment à nos propres questionnements. Un film sur le doute amoureux, philosophique, religieux, qui ne laisse planer aucune incertitude quant au talent de sa réalisatrice et de son interprète principale. Les dialogues sont aussi bien écrits que les silences admirablement filmés, plongés dans une obscurité métaphorique. Un film intense sur la liberté. Libre. Mon coup de cœur du festival du film américain, aussi français soit-il.


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1 réactions à cet article    


  • marynna (---.---.197.242) 11 avril 2006 23:29

    La petite Jérusalem est un film magnifique porté par la très prometteuse Fanny Valette. Visitez http://perso.wanadoo.fr/fanny.valette pour en savoir plus sur elle.

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