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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Musique : balade africaine

Musique : balade africaine

La musique africaine a beaucoup évolué lors des dernières décennies ; et ses traditions, si elles sont maintenues ici et là, ont également très largement fusionné avec les musiques occidentales dans le cadre de ce que l’on nomme désormais, de façon générique, la « world music ». C’est principalement dans ce contexte de musique métissé que s’effectue ce petit tour d’Afrique. Pour l’illustrer, un florilège de quelques-uns des meilleurs titres...

Tout naturellement, le voyage commence en Algérie. Sous le soleil qui éclate sur le dédale de la casbah, la ville d’Alger est, comme toujours, très animée. Revient alors en tête la voix magnifique de la fille de Bab-el-Oued, Souad Massi, extraordinaire dans Raoui ou dans Ghir Enta. Autres incontournables chanteurs algériens, les Oranais Cheb Khaled – ici dans Didi et Ya-Rayi – et Rachid Taha – au meilleur de lui-même dans Garab – savent enflammer les foules par leurs accents métissés. Moins connue des Français, la grande dame de Béchar, Hasna El Becharia, sait également captiver l’auditoire avec son envoûtant Hakmet Lakdar. Impossible de quitter le pays sans citer le Kabyle Idir dont nul n’a oublié le superbe chant berbère A Vava Inouva, repris quelques années plus tard avec l’Écossaise Karen Matheson dans une superbe version : A Vava Inouva 2. Idir que l’on retrouve avec un grand plaisir avec Manu Chao dans un très bel hommage à la femme algérienne : A Tulawin.

La Tunisie toute proche célèbre l’anniversaire de sa Révolution de Jasmin. Au delà des musiques festives qui prévalent aujourd’hui, quelle plus belle illustration musicale de la paix espérée naguère sous l’oppressant régime de Ben Ali que le superbe Astrakan Café composé par un natif d’Halfaouine, Anouar Brahem ?

Cap vers le sud Sahara, et plus exactement vers le Mali, pays de l’habitat troglodyte des Dogons, mais aussi des superbes mosquées de terre, à l’image du joyau de Djenné. S’il est pauvre sur le plan économique, le Mali est en revanche riche de talents musicaux. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter Salif Keita dans Madan ou le regretté Ali Farka Touré et Toumani Diabaté dans Ai Ga Bani. Un Toumani Diabaté dont on retrouve la kora en duo avec le saxophone de Roswell Rudd dans une sublime rêverie : Bamako.

Plus à l’ouest, le Sénégal, sans doute servi par la diversité de ses cultures et de ses langues, du wolof au soninké en passant par le mandingue ou le peul, est indiscutablement l’un des grands viviers de la musique africaine. Très nombreux sont en effet les artistes sénégalais qui ravissent les amateurs de musique. Parmi eux, une mention particulière à Orchestra Baobab, « Specialist in all styles » comme se proclament les talentueux musiciens de cette attachante formation. Et de fait, ils sont au top comme le montrent l’extraordinaire Bul Ma Miin et, sur un magnifique rythme de son cubain, l’Hommage à Tonton Ferrer, le regretté membre du Buena Vista Social Club. Parmi les autres groupes intéressants : Super Cayor de Dakar, ici dans Xamsa Bopp.

La frontière sud franchie, c’est en Gambie que se poursuit le voyage. On retrouve dans ce petit pays anglophone une autre formation afro-cubaine de qualité : Super Eagles, ici dans le magnifique Manda Ly. Des Super Eagles pas toujours cantonnés aux rythmes cubains comme l’illustre Viva Super Eagles. Un nouveau saut de puce nous conduit ensuite en Guinée à la rencontre de Mory Kanté. Né dans une famille de griots, futur griot lui-même, Mory Kanté a choisi la musique pour notre plus grand plaisir, comme le démontrent le séduisant Djou ou le survitaminé Yé ké Yé ké.

Direction la Côte d’Ivoire où la situation politique et sociale se normalise peu à peu. Sur le plan musical, la tradition africaine est omniprésente dans ce pays. Mais c’est au reggae que doivent leur notoriété Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly. Un genre où tous les deux sont bien loin d’atteindre le niveau d’excellence des meilleurs Jamaïcains. Reconnaissons-le, il y a peu de titres intéressants dans leur production, excepté Jerusalem pour le premier et Toungourouba pour le second. Et tous deux sont très sympathiques.

Prochaine étape, le Nigéria, berceau de l’un des plus grands noms de l’afro-beat : Fela Anikulapo Kuti. Bien que né à Londres, l’un de ses fils, Femi Kuti, a poursuivi l’œuvre musicale de son père, mais en se démarquant sensiblement de l’écriture paternelle. Dem Bobo est un bon exemple de son répertoire.

Après l’anglophone Nigéria, retour à la francophonie au Congo. Avec le groupe Kékélé, c’est un genre particulier que l’on aborde : la rumba congolaise. Parmi leurs titres aux accents très latinos figurent quelques superbes chansons telles Ponton la belle ou Yo Odeconer.

Nouveau cap au sud, par-dessus le bush Namibien et ses attachants petits hommes de la savane pour aborder l’Afrique du Sud, pays naguère emblématique d’une hideuse ségrégation. Une apartheid au cœur du très beau film A World Apart, parfaitement servi par la B.O. de Hans Zimmer (à écouter sans modération, notamment pour les chœurs zoulous à compter de 3’25). Des chœurs également présents dans l’étonnant Double Dutch signé par Malcolm McLaren, le fantasque ex-imprésario des... Sex Pistols. Peut-être devrait-on évoquer encore le « Zoulou blanc » Johhny Clegg  ?... Oui ?... Non ?... Réflexion faite, ce sera non.

Et voici le Zimbabwe, ses mines, ses parcs et son passé rhodésien. Si la culture coloniale britannique y a laissé des traces, c’est principalement en shona ou en sindebele que s’expriment les chanteurs locaux, tel Oliver « Tuku » Mtukudzi dans le très beau Ndakuvara.

Un peu plus à l’est, le Mozambique s’est lentement remis de la très longue guerre civile qui, en une quinzaine d’années a fait près d’un million de morts. Si le groupe Mabulu a résolument opté pour le métissage, nettement moins sensible dans Shitaratwini que dans d’autres titres aux accents hip-hop, la marrabenta reste la forme musicale reine dans ce pays meurtri. Et le champion du genre est incontestablement l’Orchestra Marrabenta Star dont on écoute ici le magnifique Elisa Gomara Saia.

Du Mozambique à Madagascar, il n’y qu’une traversée à faire. Elle vaut la peine, non seulement pour découvrir cette île mais aussi pour se plonger dans la culture du Malgache Rajery, le « Prince de la valiha ». Une culture si bien servie dans Vavaka et Misahotaka Ni Akama !

Cap sur le nord vers un archipel tanzanien dont le nom mythique évoque les aventures au long cours des navigateurs d’autrefois : Zanzibar. Tout aussi mythique, le célèbre Culture Musical Club de Zanzibar et son formidable répertoire de taarab, une musique dont on sent déjà la forte influence égyptienne. On retrouve le Culture Club ici en répétition de taarab et là dans le superbe Mpunga Unaumwaga.

Avant-dernière étape du périple : le Kenya, ses guerriers masaï convertis au commerce touristique et, sur fond de savane, son multi-photographié Kilimandjaro. De la musique également au Kenya avec, entre autres talents, Zuhura Swaleh dans Shani ou Yaseen Mohamed and Party dans Kula Ajae na Shari.

Commencé aux portes du Sahara, le voyage s’achève sur le Nil, dans ce musée à ciel ouvert qu’est l’Égypte. Impossible de parler musique ici sans évoquer la grande dame que fut Oum Kalsoum, et c’est avec un immense plaisir qu’on l’écoute dans Taleal Bedru Aleyna. De nombreux artistes ont évidemment pris le relais depuis la disparition de cette icône de la culture égyptienne. Parmi eux, le séduisant Amr Diab qui nous donne un aperçu de son talent dans Tamally Maak. On terminera cette balade musicale africaine avec Natacha Atlas, la plus belge des Égyptiennes, dans Leysh Nat’ Arak.

Des musiciens talentueux et des titres de qualité, il en est évidemment beaucoup d’autres en Afrique, et cet article n’a nullement la prétention d’avoir présenté la meilleure sélection possible. Sans doute des lecteurs sauront-ils contribuer à ce florilège en y ajoutant dans les commentaires leurs propres suggestions. Je les en remercie d’avance.


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39 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 25 janvier 2012 08:56

    Bonjour à tous.

    Une excuse tout d’abord : à la suite d’une erreur de manip’, j’ai placé la Kilimandjaro au Kenya ; il est évidemment en Tanzanie.

    J’ai d’autre part oublié de mentionner le chanteur du Mozambique Francisco Mahecuane, ici dans la superbe Rosa, et surtout la très grande figure d’Afrique du Sud Miriam Makeba que l’on entend là dans Pata Pata et dans Malaïka. Des oublis réparés.

    Bonne balade africaine.


    • Georges Yang 25 janvier 2012 10:44

      Un gros oubli Fergus, la musique zairoise avec Franco, Rochereau, Mbila Bell, Abeti Masikini Mpongo Love Pepe Kalepour les anciens entre autres, puis Aurlus Mabelé, Pablo Lubabika, Madilu system puis Ray Lema (plus wolrd music ) et Kofi Olomide nettement moins bon

      Tous ses musiciens ont lancé des danses allant de la rumba au soukous, Toyo motors, coocou dindon etc.. musiques connues de tous les sappeurs de Kin et de Paris

      Musique ayant diffusé dans tout le continent

      Les Ougandais ne sont pas mal non plus mais ne s’exportent pas, comme Chameleone, Bobby Wine et les filles d’Obsession


      • Georges Yang 25 janvier 2012 10:46

        Et Bebe Manga, l’interprètr d’Amiyo, le monde est ma maison, repris pas H. Salvador


        • Georges Yang 25 janvier 2012 10:55

          Et Benda Bili, l’orchestre d’infirmes en chaise roulante bricolées qui font beaucoup p^lus pour les handicapés par leur joie de vivre que toutes les campagnes publicitaires et les propos lénifiants du gouvernement

          Rien à voir avec la daube des Intouchables


          • Fergus Fergus 25 janvier 2012 11:09

            Bonjour, Georges.

            Merci de citer ces artistes que je suis loin de connaître tous. Je confesse avoir oublié Bebe Manga, effectivement superbe dans Amio, ou Tabu Ley Rochereau, ici dans Makolo Na Kokufa.

            Un grand merci d’attirer l’attention des amateurs sur eux, c’était précisément l’un des objets de l’article.


          • Furax Furax 25 janvier 2012 11:02

            Assez d’accord avec Yang,
            Rôle capital de l’« Afro-Cubain » sur les deux rives du Congo (« Seigneur » Rochereau, les Bantous de la capitale etc..)
            L’oubli de Myriam Makeba mince ! ...Et celui de Youssou N’Dour au Sénégal !


            • Fergus Fergus 25 janvier 2012 11:19

              Bonjour, Furax.

              Comme vous l’avez observé, j’ai rectifié le tir pour Miriam Makeba dans un commentaire lorsque, très confus de mon étourderie, je me suis aperçu que je l’avais oubliée.

              Pas de regrets en revanche pour Youssou N’ Dour dont je ne suis pas très friand. J’aurais par contre pu, et peut-être dû parler de Boubacar Traoré que j’étais allé écouter en 2007 au New Morning à Paris avec un grand plaisir.

              Cela dit, je n’ai pas cherché à faire une anthologie mais un simple florilège d’une partie de mes artistes et titres préférés. C’est pourquoi j’apprécie tout particulièrement les apports des lecteurs d’AgoraVox, avec leurs goûts différents et leur propre connaissance de la musique africaine.


            • Furax Furax 25 janvier 2012 12:19

              Ray Lema et sa roue rythmique !


            • Fergus Fergus 25 janvier 2012 17:01

              @ Furax.

              Le Congolais Ray Lema que l’on peut entendre ici dans ce qui constitue sans doute son titre le plus connu : Atan’dele. Superbe !


            • Surya Surya 25 janvier 2012 11:15

              Bonjour Fergus,

              Souad Massi a vraiment une voix magnifique !
              Je ne suis pas très Khaled ni Rachid Taha pour ma part, en revanche j’adore Cheb Mami dont voici trois titres :

              Tout d’abord l’iincontournable Douha Alia. J’ai des frissons quand j’entends ça !

              Mamazareh sur Deezer. Etre inscrit sur le site pour l’écouter en entier. D’habitude, j’aime pas trop ce genre de chantage smiley mais là, ça vaut vraiment la peine de le faire.

              Enfin, une bonne version live de Azwaw (Au pays des merveilles), au Grand Rex je crois. Avec l’ajout des cornemuses, c’est vraiment super !


              Excellent choix, Madan pour Salif Keita smiley Il en a évidemment fait tant d’autres !

              Fergus, je reviendrai écouter le reste de vos liens demain, car malheureusement mon ordinateur est très lent et bloque sur la moindre vidéo que j’essaye de télécharger, et déjà je n’ai plus le temps de continuer !!

              Très bonne journée, et à demain si vous le voulez bien  smiley


              • Fergus Fergus 25 janvier 2012 11:55

                Bonjour, Surya.

                Merci pour ce commentaire et ces liens vers Cheb Mami. Sans être un fervent de ce chanteur, j’apprécie globalement ce qu’il fait et seule ma volonté de ne pas trop alourdir cet article me l’a fait écarter de la sélection. Par conséquent merci pour lui de le remettre à l’honneur.

                A demain !


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 janvier 2012 11:54

                Au Québec nous vouons une grande admiration pour le zoulou blanc de l’Afrique du Sud, Johnny Clegg. Et je profite de l’occasion pour souligner le travail extraordinaire de Putumayo pour rendre accessibles les musiques du monde, notamment celles de l’Afrique.

                Chaque année, depuis 1987, Montréal est l’hôte du Festival International Nuits d’Afrique au large éventail métissé de talents d’ici et de l’autre côté de l’Océan, originaires d’Afrique, des Antilles et d’Amérique Latine.

                Excellent article bien documenté et d’une belle facture, si agréable à lire, très tôt le matin smiley


                • Fergus Fergus 25 janvier 2012 12:00

                  Bonjour, Pierre.

                  Merci pour votre commentaire.

                  Je ne savais pas que les Québécois étaient de grands admirateurs de Clegg. J’ai hésité à mettre des liens car si j’apprécie son engagement et certains de ses textes, sa musique me laisse quelque peu sur ma faim.

                  Putumayo fait effectivement un formidable travail de compilation, à la fois pas la qualité de ses enregistrements et par le choix des musiques représentatives des différentes cultures. Je recommande vivement ses CD.


                • Georges Yang 25 janvier 2012 12:57

                  A chacun ses goûts, mais pour moi la musique africaine c’est avant tout Kinshasa et le quarier Matonge Victoire, seul Fela et ses fils arrivent à ce niveau MUSICAL

                  Un curiosité Geoffrey Oryema, l’Ougandais qui vit en France

                   


                  • Fergus Fergus 25 janvier 2012 13:22

                    @ Georges Yang.

                    Geoffrey Oryema (Ye ye ye, Lapwony), encore un nom que j’aurais pu mettre dans cette sélection si j’avais souhaité l’étoffer plus. Pour ce qui concerne l’afro-beat de Fela, j’avoue écouter cela sans déplaisir et en reconnaissant la très grande qualité musicale des enregistrements, mais sans accrocher véritablement.

                    En réalité, la musique de Fela me fait penser en classique à celle, symphonique, de Mahler : de nombreuses idées et une impeccable orchestration, mais un traitement interminable et par trop dépourvu de thèmes récurrents. Encore une fois, question de goût !


                  • SATURNE SATURNE 25 janvier 2012 15:48

                    Ah, Oryéma, je plusse le Docteur Yang.
                    Je l’avais découvert il y a 15 ans quand il avait fait un duo avec Souchon (« Good Bye Lady Dame ») et acheté son album de l’époque. Grand classe, y compris sur les morceaux instrumentaux comme « Christine ».
                    Qu’est-il devenu ?


                  • Fergus Fergus 25 janvier 2012 16:21

                    Bonjour, Saturne.

                    Oryema est en effet un très bon. Georges Yang et vous allez me faire regretter de ne pas l’avoir incorporé à ce florilège. Mais vos commentaires élogieux ne vont sans doute pas manquer d’inciter des lecteurs à écouter son répertoire.


                  • zvalief 25 janvier 2012 14:06

                    bonjour Fergus
                    et merci pour ce bel article... une petite deception quand même, pas un mot sur la grande et regretté Césaria Evora...
                    pour le Mali, on peut également ajouté Babani Koné ou Habib Koité...
                    il y a plusieurs artistes que je ne connaissais pas dans cette liste... encore merci de nous les avoir fait partagé.


                    • Fergus Fergus 25 janvier 2012 14:26

                      Bonjour, Zvalief.

                      Merci pour ces nouvelles et pertinentes suggestions.

                       J’ai effectivement involontairement zappé le Cap-Vert, malgré sa position à moins de 1000 km en face du Sénégal. Je tâcherai de mettre un ou deux liens sur Cesaria Evora en fin d’après-midi. En attendant, en voici un sur celle qui a d’ores et déjà pris la relève, Maria de Barros, ici dans Mi Nada Um Ca Tem.


                    • Fergus Fergus 25 janvier 2012 16:56

                      @ Zvalief.

                      Comme promis, liens vers Cesaria Evora dans deux superbes chansons moins connues du grand public que Saudade  : Nho Antone Escaderode (ma préférée) et Modje Trofel.

                      J’en profite pour un clin d’œil à un autre « oublié » de ma sélection : l’Angolais Bonga Kuenda, auteur de Saudade et ami de Cesaria avec laquelle il a plusieurs fois chanté en duo. On l’écoute ici, avec sa voix éraillée, dans deux très jolies chansons : Kapakiao et Mona Ki Ngi Xica ; dommage, je n’ai pas trouvé de lien vers Poeira ou Marimbondo...


                    • Henri François 25 janvier 2012 19:57

                      Salut Fergus,
                      Compliment pour cette encyclopédie de la musisque africaine du temps présent.
                      On peut toutefois y ajouter des exemples plus anciens de mélanges ou de sources à la musique occidentale. Par exemple les chants berbères d’Andalousie dont on retrouve souvent les rythmes lancinants dans des mélodies occidentales actuelles, ou bien encore les « khadras » tunisiennes, chants et danses populaires qui regroupent des dizaines de chanteurs et danseurs (des soufis) de tous âges auxquels se sont mêlés voilà quelques années un trio de jazzmen tunisois pour donner des récitals à couper le souffle. Et pourquoi pas les muezzins qui se personnifient dans leurs appels à la prière en les débitant sur des mélopées de leur invention,
                       Je pense sincèrement que la musique africaine a été l’un des berceaux de la musique tout court, qu’elle soit de variétés ou classique, notamment à travers certains de ses instrulents ’qui ont traversé les siècles, tel le « ouzz ».ou le jazz des noirs d’Amérique.


                      • Fergus Fergus 25 janvier 2012 20:08

                        Bonsoir, Henri.

                        Merci pour ce commentaire. En l’occurence, il ne s’agit que d’une compilation de ce que je connais de la musique africaine, et ma connaissance est bien modeste.

                        J’avoue ne pas connaître, ou mal, les racines plus anciennes de la musique africaine, exception faite de quelques formes maghrébines que l’on retrouve dans la musique arabo-andalouse ou dans les vieux chants séfarades.

                        Que la musique africaine ait été une composante des formes musicales occidentales que l’on connaît, aussi diversifiées solient-elle, ne fait aucun doute. Comme quoi les musiques métissées ne datent pas d’hier.


                      • Antoine 25 janvier 2012 23:03

                         Bof...


                        • Fergus Fergus 25 janvier 2012 23:23

                          Bonsoir, Antoine.

                          Je comprends que vous soyiez dubitatif si cette sélection ne vous convient pas. Mais alors pourquoi ne pas exposer vos propres choix ? A moins que les musiques africaines populaires ne vous intéressent pas, ce qui est parfaitement respectable. Mais pourquoi dans ce cas venir perdre du temps à la lecture d’un article consacré à un sujet sans intérêt ?


                        • Antoine 26 janvier 2012 03:03

                           Bonsoir Fergus,

                           Pour savoir si un article a peu d’intérêt, il faut d’abord le lire, non ? En fait, j’ai écouté les premiers titres (?) chansonnettes (?) mais mon oreille s’est fatiguée dès la première et s’est totalement rebellée à la perspective d’écouter la troisième...


                        • Fergus Fergus 26 janvier 2012 09:13

                          Bonjour, Antoine.

                          Je ne parlais pas de l’intérêt de l’article, mais de l’intérêt que vous, Antoine, portez aux musiques populaires africaines. Or, si vous renoncez après l’écoute de trois titres, tous maghrébins, c’est que vous n’aimez foncièrement pas ces musiques populaires.

                          Ces trois titres d’Afrique du Nord sont d’ailleurs très différents de ce que l’on peut entendre ailleurs, mais je ne tenterai pas de vous convaincre qu’en abandonnant si vite, vous avez raté quelques perles.

                          Je crains que mes futurs opus du genre, qui seront consacrés au raggae et à la musique celtique, ne trouvent pas plus grâce à vos oreilles. Rendez-vous donc sur des sujets de musique classique où il nous arrive d’être à peu près d’accord.


                        • Antoine 26 janvier 2012 23:58

                           Bonsoir Fergus,

                           Ces bluettes ne sont pas vraiment de l’art mais plutôt du divertissement pour amateurs de ce genre de musique simplette sans pureté d’interprétation qui, sauf rarissime exception, m’inflige un ennui profond.


                        • Fergus Fergus 28 janvier 2012 14:02

                          Bonjour, Antoine.

                          Votre commentaire démontre une fois de plus votre condescendance pour ce qui n’est pas « savant » à vos yeux. Parler de « bluette » pour la musique égyptienne d’Oum Kalsoum par exemple, ou celle du Musical Club de Zanzibar, est totalement inapproprié. De même la musique de film de Hans Zimmer intégrée dans l’article est une véritable pépite. Ecore faut-il les écouter sans a priori....


                        • Antoine 28 janvier 2012 22:52

                           Bonsoir Fergus,

                           Je crois avoir découvert votre recette du bonheur : vous extasier devant un rien et je suppose que le macdo doit émerveiller vos papilles....davantage que beaucoup de mets raffinés.

                          ps j’ai fait de nouvelles tentatives d’écoute vite arrêtées avant d’avoir à dévaster ma pharmacie.


                        • Fergus Fergus 29 janvier 2012 08:21

                          Bonjour, Antoine.

                          Votre condescendance est vraiment sans limites. Allez dire en Egypte, tant dans les milieux populaires que parmi l’élite intellectuelle, qu’Oum Kalsoum est à la musique ce qu’est le Big Mac à la gastronomie et vous serez édifié.


                        • Antoine 29 janvier 2012 16:15

                           Bonjour Fergus,

                           Ah bon, vous mesurez la qualité au moyen de la popularité ? L’expérience montre qu’elles sont le plus souvent inversement proportionnelles et vous illustrez ainsi la définition même de la vulgarité culturelle ! J’ai effectué de fréquents séjours au Liban et je connais la dévotion du monde arabe pour la reine du tarab : sans doute avait-elle de grandes qualités vocales mais je n’ai pas observé beaucoup de rencontres avec des oeuvres absolues, encore moins dans ses compositions qui, pour l’essentiel, ne sont que des oeuvrettes à la gloire au pouvoir en place à l’époque.


                        • Stupeur Stupeur 25 janvier 2012 23:21
                          Bonjour
                          Mamani Keita > album à écouter, gratuitement > Yelema
                          smiley
                           

                          • Fergus Fergus 25 janvier 2012 23:29

                            Bonsoir, Stupeur.

                            Je ne connaissais pas cet artiste, mais j’ai très envie d’en savoir plus après avoir écouté le premier titre de l’album, Djefako. Superbe ! J’écouterai le reste demain à tête reposée. Merci pour cette découverte.



                            • Fergus Fergus 26 janvier 2012 10:12

                              Bonjour, Brieli.

                              Je ne connaissais ni Idrissa ni cette histoire de plagiat.

                              Pour ce qui est de Zao, j’avoue ne pas être très intéressé, ni par ses chansons ni par sa manière de les interpréter. Cela n’enlève rien à ses qualités de sympathie et à certains de ses textes.


                            • Surya Surya 26 janvier 2012 11:30

                              Bonjour Fergus,

                              Il y avait plein de choses que je ne connaissais pas, dans l’ensemble je connais pas trop mal les musiques du Mali, de la Guinée Konakry, enfin plutôt cette région. J’aime énormément les musiques Touareg. N’oublions pas en effet Habib Koité, j’adore ! Fatma, par exemple, c’est vraiment beau, ça !
                              Très bonne sélection aussi pour Mory Kanté sauf que Yékéyéké, si c’est une très bonne chanson, je m’en suis un peu lassée car je l’ai trop entendue.

                              J’ajoute à cette belle sélection une très jolie chanson traditionnelle que j’adore, j’ai déjà dû mettre le lien quelque part sur Agoravox, mais tant pis je recommence.
                              Haidara, par Djeli Moussa Diawara.

                              J’attends avec impatience votre article sur la musique celtique smiley
                              Très bonne journée à vous,


                              • Fergus Fergus 26 janvier 2012 12:53

                                Bonjour, Surya.

                                Merci pour ces nouveaux liens sur des artistes de qualité. Cela dit, j’avoue avoir une nette préférence pour Diawara, peut-être parce que j’apprécie énormément le duo kora-balafon.

                                Le fait est que l’on a beaucoup trop entendu Ké ké yé ké. Cela me rappelle le Pata Pata de Miriam Makeba ; j’en étais venu a ne plus supporter cette chanson. Mais avec le temps, ça s’est heureusement arrangé.

                                A bientôt pour la musique celtique.

                                Cordiales salutations.


                              • brieli67 26 janvier 2012 11:41

                                du FINA 


                                du SAX  mais Fergus ne doit pas aimer Manu 

                                chais pas mais 
                                 du sax en duo avec de la kora ?

                                ben non !! Rudd est un « bonist » bien connu 

                                nb faudrait mettre dans le titre « vu et entendu par un francophone » 
                                faut voir ce qui se passe en culture anglaise.

                                désolé : le Cap Vert c’est portugais de culture et n’a que si peu d’africain.



                                • Fergus Fergus 26 janvier 2012 13:03

                                  Salut, Brieli.

                                  Je suis très confus : malgré mes relectures, j’ai effectivement laissé passer une grosse erreur en parlant de saxo pour Rudd et non de trombone. En conséquence je copierai 100 fois « je ne dois pas confondre le saxophone et le trombone ».

                                  Manu Dibango, je n’ai rien contre, mais je reconnais que je n’en suis pas très friand.

                                  Tu as raison, le Cap Vert est beaucoup plus portugais qu’africain sur le plan culturel. C’est sans doute pour cela qu’inconsciemment je l’avais zappé.

                                  Bonne journée.

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