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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Nelson Mandela entre ombre et lumière

Nelson Mandela entre ombre et lumière

« Sans idéaux, il n’y a ni libération ni résistance aux pires formes de la violence, surtout pas de résistance collective ; et cependant, il ne peut y avoir aucune garantie concernant le « bon usage » ou le « mauvais usage » des idéaux. Disons mieux, il y a certainement des degrés dans la violence qui accompagne la formulation et la mise en œuvre des idéaux, mais pas de degré zéro. Il n’y a donc pas de non-violence. »

Françoise Héritier, anthropologue

 

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émergence du guerrier Nelson Mandela étudiant.

A la pointe d’un pays de feu et de contraste, au cap de tous les voyages, dans un silence assourdissant, une conscience veille. Hier encore rayonnant, au sourire généreux, il répandait son charme dans un déhanchement gracieux et juvénile.

Dans ce long passage qui nous accompagne tous de l'autre côté de la vie, Madiba a perdu son sourire. Jeune, son regard intense et sa mâchoire anguleuse lançaient un défi au monde colonial. Son visage alors, trahissait l’expression bien légitime de la révolte, de l’amertume et du courage. Dans son premier costume offert par le régent, les bras croisés, il mesurait intuitivement sa longue mutation en marche. Aujourd'hui il arbore la non couleur, le gris, l'ennemi des couleurs et de l'ensemble des coloristes, l'ennemi de la vie, figé déjà dans sa dernière métamorphose. A quoi pensez-vous Madiba ?

Quand la tendresse et le sentiment l'emportent, c'est votre charisme qui nous séduit. Quand la raison remonte le temps et l'histoire, alors, à la lumière qui nous enchante se mêle la part d'ombre qui met en relief la complexité de la nature humaine. Tout repose dans l'harmonisation des composantes guerrières du révolutionnaire et pacifiques du sage .

C’est au philosophe américain Henri David Thoreau que l’on doit la première théorisation de la résistance passive, définie dans son ouvrage de 1849 Civil Disobedience. Seule la responsabilité individuelle peut, selon lui, guider le destin des hommes, qui ne doivent en aucun cas de soumettre à l’autorité d’un gouvernement civil. La loi n’est alors qu’une forme de violence qui se prétend légitime. L’État de droit est un oxymore.

Des figures tutélaires antiques et modernes, Socrate, Gandhi, Martin Luther, connurent dans leur intégrité, par leur dialogue de sagesse, le sacrifice suprême pour seule récompense.

L’isolement, qui, pour un bon nombre d’hommes, constitue une difficulté, voir une souffrance, fut pour Nelson Mandela, l’occasion de contenir sa violence naturelle, canaliser son énergie guerrière et la sublimer. Loin des tumultes et des systèmes dans le silence de sa solitude sur l'île aux requins, il lui fut offert un autre voyage. Tel le héros d'Homère, Ulysse, il fût lié au grand mât du voyage intérieur pour ne pas succomber aux actions mortifères de la conquête armée. Et le sort de l'Afrique du Sud en fut transformé.

Dans la méditation imposée puis acceptée, il repassa les événements marquants de sa jeune vie. Dès 1954 en effet, il haranguait la foule de Sophiatown, dont les habitations devaient être détruites, proclamant « que le temps de la résistance passive était terminé, que la non violence était une stratégie vaine et qu’elle ne renverserait jamais une minorité blanche prête à maintenir son pouvoir à n’importe quel prix […], que la violence était la seule arme qui détruirait l’Apartheid et que nous devions être prêts, dans un avenir proche, à l’employer ». Recadré par son mentor, Albert Luthuli, il revint sur son emportement : « J’ai accepté la critique et ensuite j’ai fidèlement défendu la politique de non-violence en public. Mais au fond de moi, je savais que la non-violence n’était pas la réponse. »

À la différence de Luthuli, le fondateur chrétien de l'ANC, Desmond Tutu plus tard ou King aux États-Unis, la pensée de Mandela n’a pas été forgée par le christianisme et ses exigences morales. Marqué par son éducation toute britannique, ce fut avant tout un grand stratège politique.

« S’inquiéter de l’éthique de son action n’a de sens que lorsque l’on a le choix » Si Mandela est aussi marqué par la pensée indienne, il ne croit plus dans l’efficacité de la seule désobéissance civile et craint de voir la masse du peuple se détourner d’un parti jugé attentiste. Dès 1952 et ses premiers entretiens avec Albert Luthuli, il milite pour le passage à la lutte armée : « La résistance passive non-violente est efficace tant que notre adversaire adhère aux mêmes règles que nous. Mais si la manifestation pacifique ne rencontre que la violence, son efficacité prend fin. Pour moi, la non-violence n’était pas un principe moral mais une stratégie. Il n’y a aucune bonté morale à utiliser une arme inefficace ».

Pendant la décennie qui précède son incarcération (1952-1964), l’évolution de la situation plaide en sa faveur. L’extrême brutalité de la répression policière et l’impossibilité de négocier un assouplissement des lois scélérates avec un gouvernement qui se prévaut du droit pour enfermer, torturer et déplacer des milliers d’hommes, change en effet le paradigme pacifiste. La non-violence et la désobéissance civile sont théoriquement pertinentes dans la mesure où l’État oppresseur reconnaît et respecte un minimum de règles juridiques concernant les droits de la personne et qu’elle souscrit à l’idée de principes universels 

La toile de fond du sage Gandhi sera toujours sa ligne fondamentale, mais dans un numéro acrobatique de réflexion et d'action politique, Mandela méditera et adaptera les enseignements de Franz Fanon, philosophe et psychiatre engagé dans la lutte active contre la colonisation en Algérie, « l’expérience de la lutte est fondamentale pour le colonisé afin qu’il se libère de son oppression intime et parvienne à sa propre conscience. Seule la violence permet de purifier l’esprit du colonisé et elle seule peut faire plier l’oppresseur. » il acceptera le pouvoir salvateur de la violence.

De sa prison, que Mandela transforme en « université » en rendant l’étude obligatoire, il réconcilie Tolstoï, dont le roman Guerre et paix est son livre de chevet, Des années après sa libération, revenant sur une vie de combat et de réflexion, il lui semble qu’en réalité il n’a jamais quitté Gandhi.

Depuis sa cellule, Mandela refuse chaque demande du gouvernement de renoncer à la violence pour prix de sa libération. Les actions de guérilla qu’il ordonne ont un effet cathartique. Il reste symboliquement le chef d’une lutte armée, quand bien même cela lui aliène le soutien de la Croix Rouge internationale.

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Nelson Mandela : Plénitude du sage

En 1999, Nelson Mandela reçoit des mains de la petite-fille de Gandhi le prix Gandhi/Luther King de la non-violence. En 1990, après des siècles de violence et d’humiliation, Mandela est parvenu à préserver son pays de la guerre civile et du bain de sang. Appelant à la réconciliation et au pardon, dont il confie la liturgie à l’archevêque Desmond Tutu , il ne cesse de citer Gandhi afin de montrer au monde qu’il est possible d’instaurer une démocratie pacifiste après des siècles de tyrannie raciste, et que la libération des peuples colonisés n’implique pas forcément le règne anarchique ou l’autocratie.

Entre l'ombre et la lumière le métissage culturel est possible mais il faut que des hommes d'exception accomplissent cette œuvre de réflexion et de noble humanisation. L'actualité nous montre le spectacle désespérant de l'animalité, du sectarisme et de l'autoritarisme des systèmes religieux et politiques des hommes.

« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous les deux dépossédés de leur humanité. »

Au bout du chemin, après le conflit, ce ne sont pas les mots qui enseignent, mais un ton, un sourire, une lumière, qui se dégagent fugitivement de quelques paroles où attitudes singulières et joyeuses. Quelques fois fermes, mais toujours respectueuses. Cependant, c'est toujours la loi naturelle de l'ombre et de la lumière qui préside aux réalisations de l'humaine condition.

 

Voir la non violence est-elle possible ? Sylvie Laurent

 

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L’homme qui marche de Giacometti, souffle, création, toute puissance...errance.

 


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59 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 10 juin 2013 17:46

    Bonjour Jack
    À vous lire, je me suis demandée si l’instruction, l’éducation, arrêtée en mi chemin, n’interdit pas toute libération ! Un Mandela est impossible, chez nous, aujourd’hui, parce que les semi-instruits trouveront toujours à redire ; mais ils ne sont pas assez instruits pour se libérer tout seuls ! Car chez les non-instruits restent toujours vivantes la dignité, ou le désir de dignité, la confiance qui font force. Restent le bon-sens et l’oreille ouverte à ceux qui le professe. Chez les semi-instruits règne l’arrogance ou à tout le moins une pseudo critique qui empêche le rassemblement. Une méfiance prise pour de la lucidité.
    Gros cafard soudain !


    • alinea Alinea 11 juin 2013 00:10

      C’est simple le bonheur n’est-ce pas : il suffit de voir l’autre, et pas comme une dame patronnesse regarde un miséreux ; non, comme un homme un ami...


    • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:47

      Bonjour Alinea,

      eh oui petite soeur, le simple bon sens, se voir chez l’autre.
      Le problème en définitive vient de ce que nous avons trop
      de difficulté avec nous, nous nous aimons mal.
      Par voie de conséquence nous négligeons l’autre
      puisqu’il est en interaction avec nous. Logique.


    • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:52

      Selena,

      La métaphore est lumineuse.
      J’ai hâte de retrouver l’enfer pour vivre en Paradis.
      Ainsi nous possédons toutes les clés.
      Merci de nous le rappeler.


    • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 09:03

      Alinea,

      Au fond la solution réside dans une prise en compte
      de la personnalité humaine dans sa globalité.
      L’énergie qui nous anime est physique, mentale et spirituelle.
      Il se trouve que certains religieux négligent et maltraitent le corps,
      par la même occasion l’esprit et pour finir le spirituel.
      Par la même occasion les idéologues athées,
      méprisent le spirituel, donc sans le savoir altèrent le corps
      et l’esprit. C’est un ensemble que nous devons harmoniser.
      Puissions nous sortir un temps de notre conditionnement premier...


    • BOBW BOBW 10 juin 2013 21:29

      Merci de cet hommage à un grand pacifiste humaniste Résistant hostile à la bétise, à la violence à la xénophobie et qui avec persévérance a su triompher des faucons racistes.


      • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:42

        Bonjour BOBW,

        C’est vrai que son exemple est unique politiquement et humainement.
        C’est même exceptionnel, même si ce pays traverse des tempêtes.
        Gandhi l’indien a fait fort en boutant les britanniques hors de chez lui.
        Cependant, entre l’inde et le Pakistan quel gâchis.
        Encore une affaire de religion...ces passions là sont mortifères. 


      • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:35

        Bonjour Selena,

        C’est vrai, l’expression humaine se concentre sur un visage,
        d’où la lecture intuitive ou technique que l’on est tenté d’en faire.
        Bien entendu, c’est plus aisé de décrypter et d’analyser
        après long temps de vie et renommée venue.


      • Furax Furax 10 juin 2013 23:00

        Merci Jack*
        Vu depuis chez nous, ici et maintenant, la stature de cet homme est bouleversante et on réalise avec effroi dans quelle misère du coeur nous sommes pateaugeons.
        Une phrase, une seule, prononcée durant son discours d’investiture :
        "Nous naissons pour révéler la gloire de Dieu qui est au fond de nous…« 
        J’ai beau m’appliquer, stimuler mon imagination avec un maximum de concentration, je ne parviens pas à »entendre" un seul de nos puissants actuels prononcer cette phrase ! smiley


        • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:30

          Bonjour Furax,

          C’est vrai que notre monde perd en profondeur et en méditation.
          Cela d’ailleurs me donne envie de rédiger un autre papier.
          Rapidité, superficialité, boulimie et en final vomissement.
          Pour cette raison entre autre, je préfère les êtres humains
          aux systèmes asservissants et limitant qu’ils produisent


        • Fergus Fergus 10 juin 2013 23:25

          Bonsoir, Jack.

          Ce texte superbe est marqué du sceau de la lucidité et de la distance nécessaires pour cerner la personnalité d’un Mandela plus complexe que ne le montrent les images d’Epinal. Cet homme est incontestablement l’une des figures marquantes du 20e siècle. Merci de lui avoir rendu ce bel hommage avec une telle rigueur intellectuelle.


          • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 08:25

            Merci Fergus,

            Je ne savais pas lequel de nous deux reprendrait le contact avec l’autre.
            Nous n’avions pas le même regard sur Gérard Depardieu.
            C’est à dire qu’au travail minutieux et objectif que vous produisez régulièrement,
            dénonçant les travers, les abus, les injustices, ce qui me semble considérable,
            j’ai tendance à chercher l’angle du rêve et de l’inspiration et cela je l’avoue
            pour mon plaisir personnel. Ce qui n’est pas journalistique.
            C’est vrai que pour donner vie à un personnage, il faut aussi montrer
            les zones d’ombre, ce qui fait jaillir la lumière et souligne le relief.

            Bonne journée.


            • Fergus Fergus 11 juin 2013 09:52

              Bonjour, Jack.

              Un individu trop lisse est suspect. Et ce sont précisément les zones d’ombre qui, comme vous le soulignez, mettent le mieux en relief les zones de lumière, d’autant plus admirables qu’elles ont nécessité un combat intérieur.

              J’ai été sincèrement désolé de notre différend sur Depardieu. C’est de l’histoire ancienne...

              Cordialement.


            • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 10:14

              Fergus,

              Vous avez des réflexes journalistiques excellents.
              Avez vous remarqué comme les perspectives sont nombreuses
              et multiformes en montagne. Au point d’ailleurs qu’il nous est difficile
              dans certaines situations d’identifier un sommet.
              Plus, on peut se sentir complètement égaré.
              Il en va de même pour les idées et les sentiments.
              Nous avons tous un angle de vue différent, nous déplacer
              n’est pas sans risque...et pourtant c’est le seul moyen d’entendre l’autre,
              de le sentir et de l’éclairer. Il s’agit de communication.
              C’est probablement ce qui demande le plus de facultés.
              Mandela est un grand communicateur comme tous les grands hommes
              qui marquent l’histoire. Par tous les dieux que nous sommes petits. 


            • Gollum Gollum 11 juin 2013 09:02

              Bonjour Jack. Belle figure que vous évoquez là. Comme j’arrive un peu après la bataille je ne sais pas trop quoi rajouter. J’aime particulièrement les interventions de Furax et Séléna.


              Je me permets de rajouter ce lien d’un texte de Jacques Attali (je sais que ce personnage est assez détesté sur ce site mais j’ai trouvé son texte particulièrement juste...) : http://blogs.lexpress.fr/attali/2013/06/10/la-france-exasperee/

              Texte qui éclaire le climat de folie surréaliste qui s’empare de la France depuis quelque temps. Je cite : nous sommes dans un moment où chacun ne voit l’autre que comme le responsable de ses problèmes... (je ne partage pas la conclusion, assez naïve d’Attali, sur la capacité des politiques dans cette histoire, ce seront, ce sont déjà, les premiers à être dépassés par ce qui se prépare)

              Nous entrons peu à peu dans une logique de haine et de bouc-émissaire qui va bientôt faire des ravages. Le Mal va connaître sa Manifestation et ses heures de gloire.. Comme vous le savez les Ténèbres ne sont là que pour manifester avec encore plus d’acuité la Lumière...

              Je nous souhaite à tous une bonne Nuit.

              • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 09:26

                Bonjour Gollum,

                "les Français ne s’aiment pas les uns les autres ; et ils trouvent toutes les occasions pour être agressifs les uns avec les autres."

                Nous sommes bien là au coeur du problème.
                Nous perdons simplement de vue qu’il existe des maladies insidieuses.
                Quand le mental est atteint, toute appréciation, toute prise de position
                est altérée. Nous vivons avec ce que nous avons.
                Lorsque la maladie affecte un membre, un viscère, un muscle,
                en épargnant le cerveau, il nous est donné de prendre du recul,
                travailler en somme dans plus d’objectivité.

                Un détail qui ne sera peut être pas entendu à sa juste valeur,
                Quand on est antifasciste, on ne se doute pas que l’on est
                un fasciste plus ou moins refoulé.
                Quand on est extrémiste, et qu’importe la direction,
                on est largement entré dans l’émotion, la passion.
                A ce moment là, la réflexion est altérée.
                On entre alors dans la projection, ce qui peut conduire au meurtre.
                C’est vrai que l’analyse psychologique dérange, dommage.
                Les plus discrets se taisent et se planquent, les plus sots injurient.

                Je crois que la réflexion vient à manquer aux décideurs.

                Merci pour ce document de Jacques Attali


                • Castel Castel 11 juin 2013 12:16

                  « On entre alors dans la projection, ce qui peut conduire au meurtre. »

                  Est-ce la projection ou l’absence de projection ?
                  A partir du moment où c’est l’idéologie qui nous motive, avec sa violence et sa haine, n’est-ce pas toute l’altérité qui est remise en question ?
                  C’est certainement le vrai sens de « Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. » (Goethe), c’est-à-dire se libérer de toute idéologie pour accéder à la liberté et à la tolérance.


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 12:46

                  Pardon je ne vous avais pas nommé Castel,
                  de plus, dans les châteaux autrefois on festoyait.
                  c’est une obsession.

                  à bientôt


                • Castel Castel 11 juin 2013 13:51

                  Pardon, j’ai oublié de frapper à la porte avant d’entrer. Je fais office de petit fripon des murailles en oubliant mes bonnes manières smiley


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 15:05

                  Bonjour Castel,

                  J’ai du faire une mauvaise manipulation et le texte que je vous avais
                  préparé est passé aux oubliettes.
                  Il s’en ai suivi une espèce de quiproquo incompréhensible et un
                  dialogue de sourd.
                  Je tente de vous répondre maintenant.
                  Il existe au moins deux types de projections.
                  C’est une affaire d’ombre, l’ombre lumineuse et l’ombre négative.
                  L’ombre lumineuse, exemple simple. Un gosse des banlieues
                  est passionné de foot, c’est fréquent. Admettons qu’il entre dans
                  une vision fanatique ou lumineuse de sa passion.
                  Il phantasme sur un joueur et l’idéalise en demi-dieu.
                  C’est la projection positive. Elle n’est pas sans risque.
                  Ce garçon va vivre inconsciemment dans l’ombre de son champion.
                  Toute l’énergie accumulée et inemployée servira à casser.
                  Le bon choix aurait été de pratiquer le foot à son niveau,
                  en s’appliquant pour se réaliser au mieux de ses conditions.
                  A ce moment là, on peut évoquer la modélisation.
                  Autre projection, celle là négative, sombre.
                  Nous avons tous une part d’ombre dans l’inconscient.
                  Pour la cerner et l’analyser il n’est pas mieux d’observer
                  ce que nous détestons le plus dans une personne.
                  Après quoi il nous faut trouver assez de courage psychologiquement
                  pour considérer que nous avons ce travers mais qu’il émerge à peine
                  de notre conscience. Ce que nous dénonçons chez l’autre
                  se trouve inscrit en creux au fond de nous mais nous le refusons.
                  c’est à ce moment là plus facile de dénoncer l’autre.
                  Ex. tragique, en 1914 des braves hommes conditionnés à mort
                  ce sont heurtés pendant quatre ans dans les tranchées.
                  Les allemands et les français. Depuis de nombreuses années
                  de part et d’autre de la frontière, une animosité prévalait.
                  Les politiques et les médias chauffaient à blanc nos paysans
                  et nos voisins les ouvriers allemands.
                  Il suffit d’un incident, un prétexte pour que tout s’enflamme.
                  Le soldat allemand pointait du doigt le poilu, le poilu qui
                  n’était pas en reste faisait de même.
                  Les deux protagonistes crachaient les mêmes critiques
                  alors qu’en fait ils ne se connaissaient pas.
                  Ils dénonçaient l’un l’autre des défauts similaires, se reprochant
                  mutuellement les mêmes travers.

                  Pour cette raison, je le dis et le maintiens, les extrémistes
                  de gauche et de droite sont identiques, quelles que soient leurs valeurs.
                  La passion qui les anime est au fond amorale.
                  Un antifasciste est un fasciste qui s’ignore (refoulement)
                  Après la disparition de Mussolini et de ses prétendants,
                  le fascisme est devenu archéologique, voire tragicomique.
                  Si les jeunes intellectuel n’ont pas autre chose à se mettre
                  dans la tête, alors ils feront pire que leurs ainés qui maintenant
                  gesticulent à l’assemblée nationale, au sénat et au gouvernement.
                  C’est tout de même navrant que parmi ces têtes chauves ou grises
                  il y ait eu un jour des farceurs qui se réclamaient de Mao, Staline
                  ou autre sanguinaire. Comme disait Prévert « ne laissait pas
                  les intellectuels jouer avec les allumettes. »
                  Et ceux là mêmes conçoivent et votent les lois.
                  Le résultat est probant.

                  Merci pour vos interventions Castel


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 15:35

                  Selena ou Helêna, c’est la pleine lune.

                  Mère de toutes les inspirations les plus folles.
                  Propice à la créativité et aux insomnies fantasmatiques.
                  Sorcière vous êtes mon amie.

                  vous pouvez m’appeler Merlin dans l’intimité
                  ça restera entre nous.


                • Castel Castel 11 juin 2013 16:35

                  Je ne remets pas du tout en question l’anima/l’animus de Jung. On projette à l’extérieur ce qui existe à l’intérieur de nous-mêmes. Il me semble malgré tout qu’une personne désintéressée aura tendance à rechercher une personne égoïste et réciproquement. Les contraires s’attirent et se repoussent.
                  L’inconscient est fluide, si on devait déterminer quel est notre inconscient, on serait bien en peine d’y répondre. Il me semble que nous sommes en rapport avec tout l’univers, mais, pour des raisons de parcours évolutif, seule une portion d’univers nous ait donné dès notre naissance. L’insconcient guide ainsi notre vie, mais nous n’en savons rien. On ne peut pas être guidé et connaitre le chemin dans son ensemble.
                  Pour revenir à ma question, il me semble légitime de se demander si les idéologues antifa ou faciste ne sont pas dans le dénie de l’autre. Il regarde le monde à travers leur nombril plutôt que de regarder les autres tel qu’ils sont, dans leur autonomie.


                • Castel Castel 11 juin 2013 18:16

                  Le désintérêt est l’expression d’un type de personnalité. Certaines personnes agissent pour elles, pour gagner quelque chose et sont toujours à des millions de kilomètre de se soucier d’autres choses. D’autre se soucie du groupe, de l’intérêt général et dès qu’il s’agit de profiter de la situation, la maladresse apparait.
                  On dit que dans la nature, tous les contraires existent. On pourrait expliquer le monde de cette manière (Yin/yang etc). Même en chimie on trouve des arguments solides.
                  Que tout soit lié me semble vérifié par la physique quantique. Il est relié en astrologie au signe des poissons qui représente parfaitement la mécanique quantique et l’observateur qui est en quelque sorte « prisonnier » de l’acte d’observer. Autant la vierge est la séparation, autant le poisson est l’intrication.
                  En ce qui concerne les fa et antifa, je suis totalement d’accord que les autres ne sont rien d’autre que des reflets de nous-mêmes, par conséquent, les rapports que nous élaborons exprime notre inconscient, ou, plus exactement, le chemin de vie que notre inconscient a choisi pour nous.
                  par contre, dans l’idéologie, ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les autres, mais nos pensées. Par conséquent, il ne me semble pas idiot de considérer les idéologues comme uniquement concernés par eux-mêmes. Il y a une forme de négation des autres. C’est à l’image du dictateur qui veut entendre ses propres idées dans la bouche des autres, alors que sur un plan « objectif »,il n’en est pas à l’origine. C’est une forme de sur-dimensionnement personnelle (le soi à l’envers).


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 19:26

                  Castel et Selena.

                  Essayons de toucher l’essentiel de la gratuité.

                  évangéliquement, on doit ignorer la dette et la reconnaissance.
                  C’est accompli, c’est un acte de sublimation génitale,
                  c’est comme une mère qui accouche, c’est un acte d’amour.
                  On passe le relais au prochain qui fait de même.

                  Cependant la gratuité n’existe pas chez l’être humain,
                  même dans l’amour des parents, la gratuité n’existe pas.
                  Soigner, protéger, aimer ses enfants, c’est lutter contre sa mort.
                  La gratuité n’existe pas, sinon pour des âmes pieuses ou militantes
                  qui se leurrent. En surface tout est possible, mais dans l’analyse...
                  Nous nous aimons chez l’autre. Je t’aime signifie "je m’aime chez toi.
                  C’est pour une part à soi même que l’on fait du bien à l’autre.
                  Imaginez qu’une personne sur laquelle vous flashez, après
                  quelques temps vous fasse comprendre et vous confie cyniquement
                  que vous êtes stupide, inculte et absolument laide et sans intérêt.
                  A moins que vous soyez masochiste et autodestructrice en diable...
                  La sympathie, l’empathie, la compassion et autre subtilité
                  de l’âme existent , mais ce qui peut nous arriver de meilleur,
                  c’est d’être reconnu dans notre différence, mieux encore
                  dans les deux sens, c’est l’amour le plus pur, le plus vrai.
                  Surtout pas de compréhension qui emprisonne.
                  Le rejet existe, là, c’est plus net...quoi que dirait Devos.
                  Le rejet peut être un amour passion qui tourne à la haine.
                  Car enfin la haine est simplement de l’amour qui tourne au vinaigre.
                  C’est la mort qui est l’antinomie de l’amour, ce n’est pas la haine.
                  Pour conclure entre psychanalyse et évangile, si nous rencontrons
                  un jour, une heure, un instant, un être humain déshérité,
                  aimons le comme nous même, car il est notre âme.

                  Je ne doute aucunement que Gandhi, Martin Luther et Nelson
                  n’aient pas vécu profondément ces valeurs naturelles et évangéliques.


                • alinea Alinea 11 juin 2013 21:18

                  Selena : dans « intérêt », on entend toujours quelque chose de vénal ou de bas ! mais non, on peut chercher l’harmonie, la douceur d’un lien bien « huilé » donc une forme de sécurité, disons la famille heureuse ; ce don, cette abnégation, cela s’appelle l’amour !


                • alinea Alinea 11 juin 2013 23:50

                  Selena : oui, je pense que le désintérêt n’est pas « sain’ au sens où celui qui s’oublie ou se sacrifie ressemble à quelque chose de malade ; mais là peut être la seule voie de réalisation ; cependant :
                   »Mais le désintérêt total est à mes yeux une supercherie, parce qu’il implique que le sujet s’oublie presque totalement ou se connaisse parfaitement en n’imprimant pas sa vision, ses attentes dans ses actes.« 

                  à cela je répondrais qu’un individu peut être différent selon les époques de sa vie mais aussi des moments ; il peut être » désintéressé« dans ses relations affectives et amicales, et parfaitement capable de faire des affaires ou avoir une quelconque autorité dans le monde social ou celui du travail !

                  J’ai beaucoup réfléchi aux » trous noirs" des saints.. bon trop long pour ce soir, mais c’est intéressant, car s’’y mêlent la désillusion- au sens vraiment fort- et le vide subséquent qui, finalement atteint la sagesse et relègue la foi à une invention d’image de soi. Ou peut-être une hystérie, bon !! Le trou noir, c’est le vide que donne l’illumination ;( la compréhension fulgurante) après un long temps de vocation !



                • Castel Castel 12 juin 2013 08:52

                  D’accord avec Séléna pour dire que le désintérêt total n’existe pas, exactement comme l’égoïsme total n’existe pas. On recherche toujours quelque chose chez les autres et dans les autres, on veut toujours s’y refléter.
                  Je voulais juste rajouter au sujet des antifa et des fa.
                  Les fascistes recherchent l’ordre et la normalisation. les antifascistes recherchent le désordre et la dénormalisation. Ce sont des opposés interreliées. l’un créé l’autre, l’autre créé l’un. Ils s’aiment et se repoussent. Ils ne peuvent pas vivre sans l’autre.
                  Cependant, pour qu’ils puissent s’exprimer, ils sont obligés d’oublier « l’autre », ils le refoulent en quelque sorte.
                  C’est ainsi que dans l’intellectualisme, on a tendance à refouler le désaccord. Ce qui créé potentiellement des conflits. « islamophobe », « antisémite », « homophobe » etc... est une manière de nier les autres. C’est le sujet qui nie une partie de la population et qui est nié en retour par l’establishment ou l’altérité. C’est un jeu sur les mérites. Bon, j’arrête là, je pense qu’on m’a compris smiley


                • Gollum Gollum 12 juin 2013 09:46

                  Bonjour à tous et toutes. Je n’ai pas participé, un peu le spleen en ce moment...


                  Je rebondis sur cela quand même : D’accord avec Séléna pour dire que le désintérêt total n’existe pas, exactement comme l’égoïsme total n’existe pas. On recherche toujours quelque chose chez les autres et dans les autres, on veut toujours s’y refléter.

                  Phrase avec laquelle je suis d’accord tant qu’on reste au niveau de l’étage de l’âme. Et qui concerne la grande majorité d’entre nous. Car tant qu’il y a âme il y a ego et tout ce qui a été dit est vrai. Sauf qu’il y a certains cas rares qui vivent, ont vécu, au niveau pneumatique, sans ego. Yeshouah le Nazaréen, Bouddha, plus près de nous Sri Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi, et bien d’autres..

                  Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Car rester au niveau de l’âme n’est pas notre destinée ultime. Puisque Castel fait intervenir l’astrologie j’en profite pour signaler que cette destruction de l’ego commence au signe de la Balance par l’exaltation de Saturne et la prise en compte de l’Autre, le Capricorne marquant un tournant par la mise à l’écart de tout ce qui est pulsionnel, le Verseau étant le lieu du rejet du « moi », les Poissons finissant par la fusion cosmique avec le Tout, le Vide au sens bouddhiste, la communion universelle, et la déroute de la Raison face à l’immensité de l’Infini.

                • alinea Alinea 12 juin 2013 12:50

                  Selena : oui, des moments de lucidité mais qui mettent à bas l’engagement de toute une vie ; d’où le trou noir ! Comment se contenter du réel ?
                  Bonne journée ! On en reparlera, un jour ou l’autre, non ?


                • Castel Castel 12 juin 2013 13:27

                  Gollum :

                  Juste deux petites précisions,
                  Je suis d’accord avec le parcours astral qui vous décrivez. Il s’agit aussi de comprendre que sous les verseaux, le monde est complétement chamboulé et que le verseau veut alors transmettre un message universel de liberté. Le verseau est lié symboliquement à toutes les utilisations des ondes (internet, radio, électricité...) et aussi à toutes les révolutions dans le sens changement de paradigme.
                  Dans les poissons, le monde n’est pas chamboulé, il redevient ce qu’il a toujours été : une fonction d’onde. Il n’y a plus d’objets, plus de concepts si chère à la vierge. Les poissons est bien le signe du tout, mais le tout réduit à une échelle quasi-locale. Le temps et l’espace étant des concepts, ils n’ont plus d’emprise sur les poissons. C’est ainsi qu’on peut parler d’intrication, une intrication naturelle due à la sensibilité subtile (vibratoire) du signe. D’où la relation énigmatique entre les poissons de l’astrologie et la physique quantique.

                  Je m’étonne que vous parliez d’âme au lieu d’esprit. L’esprit me semble plus lié à la matrice, à la séparation des choses et donc à l’égo. l’âme me semble plus notre véritable nature non-duelle. Mais bon, après, chacun ses définitions.


                • Gollum Gollum 12 juin 2013 16:00

                  sous les verseaux, le monde est complétement chamboulé et que le verseau veut alors transmettre un message universel de liberté. 


                  Le Verseau est Révolution parce qu’il remet les choses à l’endroit. C’est le signe de la rencontre du Soi. Il est donc aussi celui de la Liberté puisqu’il n’y a liberté que quand on est libéré de soi-même. D’où le fait qu’il soit aussi celui de la Fraternité puisqu’il n’y a fraternité réelle que quand l’ego est définitivement mis dehors. C’est ce que le Christ disait : Aimez Dieu d’abord, pour le Verseau cela se traduit par l’exil du Soleil et le trône de Saturne, astre du détachement., puis aimez les autres : la fraternité universelle propre au signe.


                  Le verseau est lié symboliquement à toutes les utilisations des ondes (internet, radio, électricité...) et aussi à toutes les révolutions dans le sens changement de paradigme. 

                  Oui. Vous dites que les Poissons sont liés au monde quantique. C’est déjà le cas au Verseau. Celui-ci est en dissonance des conceptions matérialistes que l’on trouve au Taureau. C’est pour cela que Ganymède déverse ce que la Tradition appelle les Eaux supérieures et qui ne sont rien d’autre que les ondes lumineuses, la matière étant de la lumière solidifiée (c’est particulièrement visible dans les traités alchimiques si on les lit attentivement). Le Verseau correspond à la fontaine de Barenton dans le cycle du Graal de Chrétien de Troyes. Il est d’ailleurs singulier dans cette épopée que Yvain qui est confronté à cette fontaine soit accompagné d’un lion (détail oh combien incongru et incompréhensible pour un profane) et qu’il soit appelé le chevalier au lion. Fontaine de Barenton et lion reproduise l’axe lumineux  Verseau/Lion.

                  Le Verseau correspond à la Lumière sous sa forme ondulatoire alors que le Lion correspond à la Lumière sous sa forme corpusculaire. En héraldique à chaque fois que l’on veut faire une allusion à la lumière, le lion est utilisé.. Le dieu gaulois de la Lumière était Lug dont la fête était sous le signe du Lion, fête appelée Lugnasad.. Lug a donné Lugdunum et ensuite Lyon.. Le christianisme a récupéré cette fête de Lugnasad pour en faire la fête lumineuse par excellence celle de la Transfiguration du 6 aôut..


                  Dans les poissons, le monde n’est pas chamboulé, il redevient ce qu’il a toujours été : une fonction d’onde. 


                  Il n’est pas chamboulé parce que le chamboulement a eu lieu au signe précédent.


                  Il n’y a plus d’objets, plus de concepts si chère à la vierge. 


                  C’est un monde global. La Vierge elle, est le signe du local, de la multiplicité, une multiplicité qui va jusqu’à l’infini. C’est la multiplicité des grains de blé de l’épi de la Vierge. C’est la raison profonde du miracle des pains du Christ avec les 2 poissons. Mais cette multiplicité est sans connexion dans ses éléments. Chaque élément est isolé des autres.


                  Les poissons est bien le signe du tout, mais le tout réduit à une échelle quasi-locale. Le temps et l’espace étant des concepts, ils n’ont plus d’emprise sur les poissons. 


                  Les Poissons sont le signe du Tout mais qui revient vers ses frères non libérés. Les Poissons c’est le Boddhisatva, qui est libéré, mais qui s’astreint à revenir dans le samsara, pour libérer ses frères par compassion. C’est pour cela qu’il est le signe du sacrifice. Il est celui qui montre le chemin. D’où le fait qu’il puisse être prophète. Dépourvu d’ego (ce n’est pas moi qui agit mais c’est mon Père qui agit à travers moi) il est en effet au delà de l’espace et du temps tout en vivant dans le samsara. 


                  C’est ainsi qu’on peut parler d’intrication, une intrication naturelle due à la sensibilité subtile (vibratoire) du signe. D’où la relation énigmatique entre les poissons de l’astrologie et la physique quantique.

                  Oui.


                  Je m’étonne que vous parliez d’âme au lieu d’esprit. L’esprit me semble plus lié à la matrice, à la séparation des choses et donc à l’égo. l’âme me semble plus notre véritable nature non-duelle. Mais bon, après, chacun ses définitions.


                  Non l’esprit est ce qui reste quand on s’est débarrassé de tout ce qui est lié à l’âme et à l’émotionnel liés à l’ego. L’âme est de nature féminine et liée à l’ego et l’émotionnel. Elle soupire après l’Esprit qui est non-dualité, d’essence masculine, et qui est l’Un sans second.


                • Castel Castel 12 juin 2013 16:51

                  Les Poissons sont le signe du Tout mais qui revient vers ses frères non libérés. Les Poissons c’est le Boddhisatva, qui est libéré, mais qui s’astreint à revenir dans le samsara, pour libérer ses frères par compassion

                  En fait, le sauveur est le signe du verseau, signe de la vérité révélée à transmettre à l’humanité. Le gourou est plutôt le sagittaire, voire le capricorne. Le poisson fait mine d’être un guide paradoxal, il guide quand on croit qu’il ne guide pas, il ne guide pas quand on croit qu’il guide. Ce sont les particules intriquées qui se moquent du physicien. Il y a la figure de Lao Tseu et aussi celle du Christ dans ce signe de zodiaque.

                  Non l’esprit est ce qui reste quand on s’est débarrassé de tout ce qui est lié à l’âme et à l’émotionnel liés à l’ego. L’âme est de nature féminine et liée à l’ego et l’émotionnel. Elle soupire après l’Esprit qui est non-dualité, d’essence masculine, et qui est l’Un sans second.

                  Il me semble plus simple de relier l’âme à l’énergie pure et l’esprit à la forme. Dans Castaneda, on parle de Tonal et de Nagual, c’est à dire du monde conceptuel (la matrice) et le monde inconnaissable. C’est directement ce que j’appelle l’esprit et l’âme.


                • Castel Castel 12 juin 2013 17:10

                  Plus encore que l’égo, le zodiaque décrit le comportement des choses. Les poissons, le verseau etc... sont des processus physiques. Le bélier est par exemple celui du spermatozoïde, de la pulsion de vie.
                  L’étude du zodiaque serait en fait très intéressant d’un point de vue scientifique. Cela me semble étonnant que le verseau décrit déjà la révolution des télécommunications et les poissons la physique quantique.
                  Pardon à jack Mandon pour la parenthèse astrologique sur un blog parlant de Mandela...


                • Gollum Gollum 12 juin 2013 18:59

                  Il me semble plus simple de relier l’âme à l’énergie pure et l’esprit à la forme. Dans Castaneda, on parle de Tonal et de Nagual, c’est à dire du monde conceptuel (la matrice) et le monde inconnaissable. C’est directement ce que j’appelle l’esprit et l’âme.


                  On a vraiment des problèmes de concepts et de définitions tous les deux pour communiquer... smiley

                  L’énergie ? Non. Vous n’allez pas relier l’énergie à l’âme. Relier le pétrole, l’électricité à l’âme ?
                  Même si l’âme se caractérise par sa propension à consommer de l’énergie sa caractéristique essentielle est de faire partie du monde non matériel tout en étant soumise aux forces matérielles d’un côté, par en bas, et aux forces spirituelles de l’autre, par en haut.

                  L’âme est intermédiaire entre matière et esprit. C’est d’ailleurs comme cela que le concevait les platoniciens.. Ils distinguaient les hyliques (hylé : matière) matérialistes, concupiscents, les psychiques (psyché : âme) déjà plus évolués, tiraillés entre les deux mondes, et les pneumatiques (pneuma : esprit) définitivement libérés de la matière..

                  Quant à relier l’esprit à la forme non plus.. L’esprit ne peut être qualifié. Il n’est ni ceci, ni cela. L’esprit est le contenant des perceptions, des idées, etc.. mais il est difficile de l’observer directement et de le qualifier..
                  La forme concerne la matière. Une matière informée est une matière qui a pris forme à partir d’un projet de création. Par exemple une statue, une œuvre d’art est d’abord masse informe avant de devenir objet d’art, donc contenant de l’information, celle-ci se trouvant d’abord dans l’esprit du créateur. C’est la raison pour laquelle, en Kabbale, le monde de la Création précède le monde de la Formation.

                  Quant au Tonal et Nagual il s’agit de deux modes d’être. Le mode classique de tout le monde, celui de l’ego (signe de la Vierge), le Tonal, et le monde global, celui de la non-dualité, le Nagual (signe des Poissons).

                  Nous n’arrivons pas à accorder nos concepts car pour vous l’esprit désigne l’esprit égotique, celui du Lion, et l’âme ce qui s’y oppose (le Nagual en quelque sorte)

                • Gollum Gollum 12 juin 2013 19:10

                  L’étude du zodiaque serait en fait très intéressant d’un point de vue scientifique.


                  C’est tout à fait vrai. J’ai déjà évoqué l’aspect ondulatoire de la lumière quant au Verseau et l’aspect corpusculaire quant au Lion. On pourrait aller bien plus loin. Le Lion étant signe de la conscience individuelle il est notable notamment que c’est quand l’observateur se focalise sur la mesure que celle-ci fait apparaitre l’aspect corpusculaire.. L’aspect ondulatoire n’est pas directement observable. L’aspect ondulatoire a un aspect global ce qui convient bien à un signe humide comme le Verseau, le Lion étant sec est lui redevable de l’aspect corpusculaire, local.

                  On pourrait progresser énormément dans les concepts d’espace/temps en se focalisant sur la symbolique Jupiter/Saturne..

                  Etc.. smiley

                • Castel Castel 13 juin 2013 09:50
                  L’énergie ? Non. Vous n’allez pas relier l’énergie à l’âme. Relier le pétrole, l’électricité à l’âme ?

                  En fait, le pétrole et l’électricité sont des formes d’énergie. Elles sont donc de l’esprit, comme tout ce qu’on peut nommer.

                  La forme concerne la matière. Une matière informée est une matière qui a pris forme à partir d’un projet de création. Par exemple une statue, une œuvre d’art est d’abord masse informe avant de devenir objet d’art, donc contenant de l’information, celle-ci se trouvant d’abord dans l’esprit du créateur. C’est la raison pour laquelle, en Kabbale, le monde de la Création précède le monde de la Formation.

                  Oui, mais s’il est élaboré par l’esprit du créateur, ça signifie que le projet était formé dans son esprit. L’esprit est donc l’intellect, là où il y a séparation des choses, formation. Où se situe la création de la forme si ce n’est dans l’énergie ou l’âme (« du créateur ») ? En fait, c’est comme si la forme était inexistante. Tout est énergie, mais l’énergie est à l’origine de la forme. Nous sommes formés pour percevoir la forme. C’est ainsi que le monde s’est auto-créé.
                  Les scientifiques avec le Big Bang disent la même chose.

                  Nous n’arrivons pas à accorder nos concepts car pour vous l’esprit désigne l’esprit égotique, celui du Lion, et l’âme ce qui s’y oppose (le Nagual en quelque sorte)

                  l’esprit est plutôt vierge et l’âme est plutôt poissons. Principe de séparation et principe d’union. Il y a aussi la notion de verbe (énergie) qui peut être relié au bélier et la matrice qui peut être relié au taureau. En fait, la bipolarité esprit/âme se voit partout dans les signes du zodiaque.
                  Cela serait grave que les deux astrologues d’Avox soient parfaitement d’accord sur des sujets métaphysiques. smiley


                • Gollum Gollum 13 juin 2013 14:13

                  Bon on part un peu dans le pinaillage là.. smiley


                  l’esprit est plutôt vierge et l’âme est plutôt poissons. 

                  Question de vocabulaire encore une fois. Je dirai plutôt que la Vierge est intellect. Et pour les Poissons le terme d’avatar de Vishnou pour l’Hindouisme, de Boddhisatva pour le bouddhisme, de Fils pour le christianisme exprimant le concept d’une incarnation du Tout.

                  Principe de séparation et principe d’union. 

                  D’accord.

                  Il y a aussi la notion de verbe (énergie) qui peut être relié au bélier et la matrice qui peut être relié au taureau. En fait, la bipolarité esprit/âme se voit partout dans les signes du zodiaque.

                  Effectivement les polarités mâle/femelle sont la norme en astrologie.

                  Cela serait grave que les deux astrologues d’Avox soient parfaitement d’accord sur des sujets métaphysiques. 

                  Bah pas grave.. L’important est que l’on s’y retrouve chacun avec son vocabulaire propre..
                  Ceci dit nous ne sommes pas les deux seuls astrologues d’Avox. Il y en a plein d’autres : Alinéa et notre cher Jack Mandon... smiley J’en oublie certainement.. J’ai d’ailleurs été grandement surpris de rencontrer autant d’amateurs de l’art des étoiles sur ce site..

                  Bonne journée smiley

                • jack mandon jack mandon 15 juin 2013 10:33

                  Bonjour Gollum et Castel,

                  En fait je suis resté muet à votre échange car cela me renvoie
                  à un autre article. Celui-ci fut momentanément remplacé par
                  un prolongement de mon papier d’actualité sur Madiba.
                  Ainsi donc, puisque j’ai choisi d’être inspiré par les commentateurs
                  je poursuis dans cette voie.

                  Merci à tous 


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 15:12

                  Bonjour Parkway,

                  On pourrait sans doute le croire.

                  N’oublions pas que cette opération indienne n’a pas été sans conséquence.
                  les effets collatéraux ont été considérables...à imputer indirectement à Gandhi

                  La Partition est entrée en vigueur le 15 août 1947 avec le Indian Independence Act de 1947. Elle a provoqué l’un des plus grands déplacements de population de l’histoire : 12,5 millions de personnes ont rejoint l’un ou l’autre des nouveaux pays, occasionnant de quelques centaines de milliers à un million de morts1. La nature violente de la Partition envenime encore aujourd’hui les relations entre l’Inde et le Pakistan.

                  Mon papier sous entendait ce type de conséquences.

                  Merci de m’avoir permis d’y repenser.


                • jack mandon jack mandon 11 juin 2013 22:49

                  Parkway,

                  Très heureux si mes papiers vous intéressent.
                  A l’occasion choisissez un sujet qui vous sensibilise
                  et laissez aller votre inspiration, faites aussi un papier.
                   Bonne nuit.

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