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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Norah Jones au chat et à la souris

Norah Jones au chat et à la souris

Dix ans après le succès de Come Away With Me, Norah Jones s'associe avec l'immense Brian Burton, alias Danger Mouse, compositeur et producteur de génie, pour un album pop tout en douceur et en finesse.

Talentueuse fille de l'immense sitariste indien Ravi Shankar, qu'elle a finalement peu connu, Norah Jones a très vite tracé sa voie, seule, vers des rives blues et jazz qui ont forgé son (immense) succés. Sa voix limpide et suave n'y est certainement pas pour rien. Reconnue mondialement, elle revient en 2012 accompagné de Danger Mouse, pour ce qui ressemble fortement à la suite de leur fructueuse collaboration de l'an passé sur l'album Rome qui avait accouché de l'immense tube Black. Forts de ce succès, les deux nouveaux compères nous livrent un disque harmonique, élaboré et inspiré, à la croisée des chemins déjà bien garnis des deux artistes. 

 Le second a fait ses classes, souvent dans l'ombre, en livrant en 2004 l'excellent Grey Album, "mashup" remarqué du Black album de Jay-Z et du White album des Beatles. Un coup de maître qui n'allait pas rester sans suite. Dès l'année suivante, il produit et compose en partie le monstrueux deuxième album de Gorillaz, Demon Days. Il crée ensuite Gnarls Brakley avec Cee-Lo, pour le succès que l'on sait (Crazy). Producteur désormais attitré des Black Keys, Il enfonce le clou en 2010 avec Broken Bells, puis l'année suivante avec Daniele Luppi, Norah Jones, donc et Jack White des White Stripes sur l'album Rome, aux relents certains de western Spaghetti. Un sacré CV. Et encore, j'en oublie.

 Autant dire que la rencontre des deux promettait. Elle ne déçoit pas. Burton est fidèle à ses principes et gravit encore un échelon dans la puissance harmonique et mélodique, pendant que la belle Norah pose sa magnifique voix sur les arrangements cliniques et fortement émotionnels de celui qui se pose dorénavant comme le sparring partner idéal de la décennie.

 Le résultat est beau, très beau, à la fois léger et dense, se savoure d'une traite, en une apesanteur intense et toute mélancolique au cours des quinze morceaux que compte la version deluxe. Quelques futurs tubes (Say Goodbye, Happy Pills) et autres sommets (Little Broken Heart, Take It Back...) égrènent allègrement un tout compact, sans réel temps mort.

 Norah Jones et Brian Burton, le couple de l'année ?


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7 réactions à cet article    


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 mai 2012 14:34

    Rien de nouveau sous le soleil .........


    • amipb amipb 23 mai 2012 19:34

      Magnifique album, effectivement, Le dernier album d’Anoushka Shankar, autre fille du grand Ravi, à la frontière du flamenco et des ragas indiens, est également une merveille : http://www.youtube.com/watch?v=dyEha8adcSQ

      Chez certain(e)s, la qualité musicale est un héritage génétique.


      • PJ ROUX Paul J. ROUX 24 mai 2012 11:43

        Tout à fait d’accord... Vivement un boeuf familial...


      • loco 23 mai 2012 21:30

         
         Bonsoir,

         Bravo, très amusant éloge dithyrambique ! IMMENSE, je suis sympa, je ne compte pas le nombre d’emplois du mot, immense donc ce recueil de quelques chansonnettes mièvres et anodines.
         Pour fêter cela, surtout restez fidèle à votre Mac Donald, car si vous goûtez la table d’un bon restaurant, il vous faudra carrément ré-écrire un dictionnaire des superlatifs.


        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 23 mai 2012 23:49

          Je suis d’accord avec Ioco. C’est pas immense, c’est pas de la merde, c’est passable mais sans plus. 


          Ce clip est très ennuyeux et vraiment pas inspiré. 

        • PJ ROUX Paul J. ROUX 24 mai 2012 08:40

          Si vous aviez lu correctement mon article, vous auriez remarqué que l’adjectif immense (employé trois fois il est vrai) était destiné non pas à l’album de Norah Jones, mais bien :
          1) à son producteur, Brian Burton, alias Danger Mouse qui lui, pour le coup, l’est, immense
          2) à son père Ravi Shankar (et ça c’est quoi, des nuggets au poulet ????)
          3) au succès de la jeune femme, qui objectivement, l’a bien été
          Quand à avoir la prétention de dire que Norah Jones c’est du McDonald alors je serais vraiment très curieux de savoir ce qu’est pour vous le quatre étoiles...


        • PJ ROUX Paul J. ROUX 24 mai 2012 08:46

          D’accord pour dire que le choix du single n’est pas des plus judicieux. Après, apprenez franchement à lire les gars... (voir commentaire ci-dessus). J’ai jamais dit que l’album était immense... Moi, je le trouve très bon ! Il ne va certainement pas révolutionner l’histoire de la musique c’est sûr, mais permet de passer un bon moment... Après, les goûts et les couleurs... Si vous êtes blasés, passez votre chemin !

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