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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > On les dit petits ! Ce sont pourtant de grands éditeurs !

On les dit petits ! Ce sont pourtant de grands éditeurs !

Les lecteurs d'AGORAVOX, du moins les plus anciens connaissent cet Editeur : LACOUR de Nîmes, c'est lui qui a édité les premiers livres de notre ami malheureusement disparu, VILLACH.

Cet éditeur, héritier de la dynastie Ollé Lacour qui vit au service de la chose écrite depuis 1791 découvre de nouveaux talents et exhume des ouvrages introuvables.

C'est un tout petit éditeur en surface d'édition(s) mais un grand éditeur par l'action qu'il mène.

Ah j'oubliais, André Thomaso, l'écrivain édité dénonce cette société du leurre... Hasard ou clin d'oeil ?

JPEG« La vente aux en chair

Quand l'humain(re)devient une marchandise

on « adapte » le marché du travail

roman d'André Thomaso

éditions Lacour

avril 2013

165 pages

20 €

 

Ne pas oublier ses racines

 

« Du passé faisons table rase » !? Pas toujours, notamment quand le passé nous transmet des valeurs et des savoirs être.

Nous sommes tous le produit d'une histoire et ceux qui nous ont devancés nous ont transmis une éducation solide.

Il arrive parfois que le passé s'invite pour rappeler quelques principes oubliés.

C'est un peu le sujet de ce roman .

Vincent qui vient d'enterrer son père se retrouve plongé en pensées dans son enfance, il se remémore les bons moments passés avec son grand père, les leçons de vie reçues en héritage.

C'est pour lui un déclic qui le conduit à revenir sur les pas de son enfance pour retrouver, lui et sa femme l'île de Noirmoutiers.

L'humanité a t-elle fait des progrès ? Certes oui sur le terrain des découvertes scientifiques mais nous vivons la modernité à une vitesse incontrôlée dans certains domaines.

Les amis d'hier ont suivi des chemins différents, la plupart vivent difficilement, subissant le chômage et la logique infernale du profit coûte que coûte, d'autres moins nombreux ont tout oublié pour se lasser aller à la fuite en avant.

« Les prétendus défenseurs du progrès et de la modernité  »tancent la ringardise et la nostalgie, en oubliant qu'il est nécessaire pour se construire de se questionner « sur la notion d'évolution ou de régression, de qualité de vie, c'est-à-dire en fait, sur une pensée vivante, dynamique  »

Vincent, journaliste, n'oublie pas, lui ce que lui ont transmis ses parents, par contre il rencontre dans sa quête et dans sa vie professionnelle ces requins qui eux, semblent avoir balayé la nourriture spirituelle et morale qui les a nourris.

L'actualité décrite dans ce roman est celle qui nous taraude : ce sont les fermetures d'usines, la délocalisation, le chômage que certains jugent inexorable qui pourtant n'est que la résultante d'une politique de régression sociale.

La solidarité n'existe plus ou du moins tend à disparaître.

Comment se fait-il donc que des hommes, nourris d'un même terreau puissent prendre des chemins totalement opposés ?

Comment se fait-il que des hommes se laissent entraîner dans cette société de leurre qui fait croire que le bonheur ne peut être que le produit de la fuite en avant, de l'écrasement de l'autre pour assouvir un désir de puissance financière.

L'histoire est captivante et non exempt de rebondissements, ce qui donne à ce roman « philosophique » un certain relief.

 

Jean-François Chalot
 


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2 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 6 juillet 2013 14:05

    Bonjour Chalot,


    «  Du passé faisons table rase »

    Surtout pas ! Le passé, c’est ce réseau de racines qui nous a fait naître et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour nous envoler vers le futur.

    Je ne connais pas l’ouvrage d’André Thomaso, mais je connais les éditions LACOUR qui ont bien voulu éditer deux de mes ouvrages en compte d’éditeur, il y a quelques années.

    Je vais de ce pas commander cet ouvrage, mais je sais déjà que je vais l’aimer d’après ce que vous en avez écrit.

    Cordialement.

    • L'enfoiré L’enfoiré 7 juillet 2013 10:00

      Se faire éditer, je n’y pense même pas ou plus, après avoir écouté ce que disait quelques éditeurs importants, lors d’une foire du livre, 4 à 5 livres à lire par semaine, c’est trop.

      Quand on voit le prix de 20 euros pour 165 pages, c’est dissuasif. Rien que pour rentrer dans ses frais combien de livres faut-il en vendre ? 
      Le livre n’est pas assez interactif, ne peut pas être amendé ni commenté.
      Ecrire est à prendre comme un plaisir personnel qui ne demande pas nécessairement à être partagé quand il y a Internet qui ne coûte rien ni à l’écrivain, ni au lecteur.
      Je ne me sens qu’écrivain d’occasion pour répondre à une envie passagère.
      Un écri_vain comme dit Duguet.
      .

       

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