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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Où sont les pierres, où sont les roses ?

Où sont les pierres, où sont les roses ?

La maison de notre enfance reste gravée dans l'esprit de chacun d'entre nous : tel est le thème de cette chanson interprétée par Françoise Hardy, intitulée, La maison où j'ai grandi...

 

Ce texte à la première personne traduit des sentiments que nous avons tous pu éprouver... un décor simple, des "roses, un jardin, des arbres" : ces souvenirs restent vivaces, comme le suggère l'emploi du présent de l'indicatif : " je revois, je vois..."

En contraste, les imparfaits : "là où vivaient des arbres, les fleurs que j'aimais tant" évoquent un passé révolu.

 

Les arbres personnifiés, associés au verbe "vivre" sont comme magnifiés.

Le rire, l'amitié, le partage font, aussi, partie de ce passé perdu : d'ailleurs, le thème des larmes souligne le déchirement : il a fallu, un jour, partir... certes, la découverte du monde était présentée comme un espoir, un renouveau : l'univers de la ville paraissait merveilleux, dans les lumières de la nuit.

L'espoir du retour était, pourtant, bien présent, comme le montre le discours :" je reviendrai, je prendrai le train du souvenir..."

L'emploi des différents temps : présent, imparfait, futur suggère l'écoulement inexorable du temps.

Ce temps a fui : la maison a disparu, et les interrogations montrent bien le désarroi : "Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes ces choses auxquelles je tenais ? Et la maison, où est-elle, la maison
Où j´ai grandi ?"

On perçoit un attachement viscéral à un monde simple fait de pierres, de roses.

 

Le verbe "voler", très fort, souligne un vide terrible, dans l'expression : "D'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places..." La ville a remplacé le décor de l'enfance, associé au bonheur, aux rires.

L'adjectif possessif "ma" répété devant le mot "maison" insiste sur l'importance de ce lieu de l'enfance : "je ne sais pas où est ma maison..."

 

La mélodie douce et tendre accentue la nostalgie, la beauté, la simplicité des souvenirs évoqués... Elle s'anime à l'évocation du passé, des amis, du bonheur d'autrefois.

 

Le thème de l'enfance traité dans cette chanson est universel : le regret associé à cette période de la vie, la mélancolie du temps qui passe... la maison qui nous a vus grandir et qui, souvent, n'existe plus que dans des souvenirs. On perçoit aussi une ville envahissante qui a remplacé le modeste décor d'autrefois.

La fin de la chanson, grâce à des questions réitérées et insistantes, à la répétition du mot "maison", révèle un bouleversement, un désarroi.

Simplicité, émotion, poésie, tendresse sont réunies dans cette chanson, parue en 1966. Les paroles ont été écrites par Eddy Marnay et la musique composée par Adriano Celentano.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/ou-sont-les-pierres-ou-sont-les-roses.html

 

La chanson :


Moyenne des avis sur cet article :  1.64/5   (25 votes)




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29 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 juillet 16:32

    Ah ben ça alors !

    Merci de m’avoir fait découvrir que, pour évoquer le passé on emploie un temps du passé, et pour évoquer le présent, on emploie le présent.

    Pourriez-vous m’indiquer ce qu’il convient d’utiliser pour évoquer l’avenir ? J’ai comme l’impression que le futur ferait l’affaire, mais, avant de me lancer, j’aimerais avoir une confirmation de la part d’une personne experte.


    • rosemar rosemar 11 juillet 17:23

      L’alternance des temps, présent, imparfait, futur, est un moyen d’exprimer la fuite irrémédiable du temps...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 juillet 21:55

      Non mais franchement, vous vous forcez ou c’est naturel ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 juillet 21:57

      Non mais franchement, vous le faites volontairement ou c’est naturel ?


    • Iris Iris 11 juillet 18:15

      @foufouille

      Je ne suis pas certain qu’elle en ai conscience.


      • foufouille foufouille 11 juillet 18:29

        @Iris

        elle ne comprend pas car autiste.


      • Abou Antoun Abou Antoun 11 juillet 22:28

        La chanson n’est qu’une traduction d’une chanson d’Adriano Celentano.

        Il ragazzo della via Gluck.

        tenez voici une interprétation dans les arènes de Vérone. vous voyez tout le public connais les paroles par cœur.


        • Abou Antoun Abou Antoun 11 juillet 22:35

          A Berlin aussi le spectacle est dans la salle.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 juillet 22:51

          @Abou Antoun

          Putain du rital ...de la merde en barre.


        • Abou Antoun Abou Antoun 11 juillet 23:09

          T’es sérieux ?


        • Abou Antoun Abou Antoun 11 juillet 23:10

          Je corrige mes fautes, de peur de me faire gronder.

          Tenez, .......... Vous ......

          le public connaît .......


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 juillet 23:27

          @Abou Antoun

          Non ,jamais...mais faut avouer que la ritournelle italienne m’a toujours gavée.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 juillet 17:51

          Le lien pour Berlin 1994 était merdique voici le bon lien.


        • Abou Antoun Abou Antoun 13 juillet 18:00

          @Aita Pea Pea
          Tu nous as habitué à plus de mesure et à moins d’a priori...
          Moi, tu vois, d’Italie, je prends tout :
          La ritournelle
          Le bel Canto
          La grande musique
          La mortadelle
          Le parmiggiano regiano
          Le pecorino pepato
          Un petit prosecco du lac de garde.
          Les artichauts crus d’Albenga
          etc... etc..
          L’Italie c’est le pays de la beauté, de la joie de vivre, de l’amour.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 juillet 18:15

          @Abou Antoun

          Salut. Rosemar me gave avec sa Provence et toute la connerie qui tourne autour...on dirait qu’elle travaille pour la téloche.



        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 juillet 19:41

          @Abou Antoun

          Et aujourd’hui c’est le poisson de Polynésie qui me manque...resniff ..


        • OMAR 12 juillet 19:58

          Omar9

          .

          @rosemar

          .

          Y’a F. Hardy qui vous cherche avec une botte d’ail dans une main...

          .

          Et un pieux en bois, dans l’autre...


          • Aimable 13 juillet 00:09

             La nostalgie de la fin de l’enfance adolescence, je ne l’ai pas puisque je travaillais .


            • ETTORE ETTORE 13 juillet 11:25

              Adriano Celentano, est un artiste fabuleux,

              n’en déplaise aux détracteurs de la « ritournelle Italienne » !

              Et pour bien faire comprendre la chose, il est admis que :

              On parle français aux chevaux.....

              On parle Allemand aux animaux du cirque.....

              On parle Italien aux femmes !

              Cette chanson a des inspirations étranges, rien que par son titre .

              Il Ragazzo della via Gluck, « Gluck », que l’on pourrait traduire de l’Allemand par

              « chance » et l’Italien « Via », donne « le garçon de la route, voie, de la chance ».

              Que ce garçon veuille aller vivre à la ville, malgré que son ami lui dise qu’on y respire que l’odeur du béton, alors que lui, court les pieds nus dans l’herbe des champs.....

              Qu’il revienne « chez lui » quelques années plus tard pour s’apercevoir que tout à été bétonné.... La Via Gluck, est peut être juste « la voie de la chance » d’être né là.

              Entre temps, bien des gens y sont nés, mais plus personne ne chante la joie d’y exister.

              Nous sommes devenus trop universalistes et exagérément exigeants.


              • JC_Lavau JC_Lavau 13 juillet 11:43

                @ETTORE. Ta citation est loin d’être exacte.
                Charles-Quint avouait préférer parler espagnol aux hommes,
                italien aux femmes,
                et allemand aux chevaux.


              • damocles damocles 13 juillet 12:28

                @ETTORE
                Celentano super auteur ,chanteur, compositeur,acteur 


              • Abou Antoun Abou Antoun 13 juillet 17:44

                @ETTORE
                Adriano Celentano, est un artiste fabuleux,
                Oh oui ! Une bête de scène, et un grand auteur. C’est une véritable idole en Italie et il mérite amplement son succès.
                Pour ce qui concerne le nom de la rue je ne suis pas d’accord avec votre explication.
                La Chance en allemand c’est Glück ( u dur à la Française). Mais sans aller jusque là j’ai trouvé ici l’origine du nom de la rue.
                Le compositeur
                s’appelle bien Gluck (prononcer glouk) et non Glück.
                Mais de toutes façons les Italiens prononcent forcément bien pas de ü en italien.
                Enfin même si ce n’est pas la voie de la chance, la chanson de Celentano est magnifique. Cela dit, la reprise de F. Hardy n’est pas mauvaise, mais ce n’est qu’une reprise, alors que l’article laisse à supposer qu’il s’agit d’une chanson originale de F. Hardy dont la musique aurait été commandée à Adriano Celentano. Ce n’est pas du tout cela.


              • ETTORE ETTORE 13 juillet 11:59
                JC_Lavau 13 juillet 11:43

                @ETTORE. Ta citation est loin d’être exacte.
                Charles-Quint avouait préférer parler espagnol aux hommes,
                italien aux femmes,
                et allemand aux chevaux.

                Merci JC Lavau !

                Bah il était quand même Empereur d’Allemagne et roi d’Espagne....Tout dépend qui il voulait charmer, ou rendre docile, Allemands ou chevaux.

                Mais bon....pour les femmes....ça reste une valeur sûre ! lol !


                • damocles damocles 13 juillet 16:04

                  A Rosemar : Vous n’avez même même pas cité Celentano, donc pour cette rédaction du niveau de la troisième du collège Claude François de Saint Neuneu-sur -Niaise, je vous colle 8,5/ 20 !...

                  Sinon , je vous aurais mis 9/20 ....


                  • rosemar rosemar 15 juillet 09:32

                    @damocles

                    Il faut apprendre à lire !


                  • damocles damocles 15 juillet 20:54

                    @rosemar

                    Oulala ! Ia répartie qui fait mal !...me voilà mortifié ...enfin presque ....je ne vous envoie pas « 24 milla baci »....


                  • ETTORE ETTORE 13 juillet 20:58

                    Abou Antoun@

                    Merci pour toutes ces précisions ! Et pour vos recherches !

                    Nul doute que cette chanson aie été écrite sur ces bases.

                    J’ai voulu souligner le côté « des inspirations étranges » en jouant sur Gluck et son crochet en traduction qui collait avec l’histoire racontée dans cette chanson.

                    Nous avons tous la chance, d’ « être né quelque part », et c’est aussi une très très belle chanson de Maxime le Forestier sur l’égalité des lieux d’arrivées sur cette terre.

                    Merci à vous pour ces précisions.

                    Tout autant à JC Lavau, j’ai appris, parce que quand on cherche sur le fil des explications, c’est un monde qui s’ouvre....et ça.....c’est ...glücklich, sehr glücklich !


                    • Jean Keim Jean Keim 15 juillet 07:57

                      Certains ont eu une enfance dans une maison avec de l’espace et d’autres dans une barres HLM et des escaliers...

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