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Où vais-je ?

La séparation, les amours brisées, voilà un thème qui peut toucher chacun d'entre nous : c'est ce thème qu'aborde, avec poésie et émotion, Guy Béart dans une de ses chansons intitulée : Où vais-je ?

 

La brisure apparaît, dès le début : les amants sont séparés par "le vent et les mots", association inhabituelle de termes qui montre bien la force de la rupture... La communication entre ces deux êtres n'existe plus.

 

La "gare" évoquée est, aussi, le symbole même du départ et de la séparation... on voit des enfants qui "rentrent de l'école, un moineau qui vole" : ces détails banals, ordinaires traduisent l'indifférence du monde extérieur à la douleur du poète.

 

Et, dès lors, le poète s'interroge sur le sens de sa vie : "Et moi où vais-je, où vais-je / Dans le sable ou la neige... " On perçoit sa solitude avec cet emploi de la première personne soulignée : "moi".

On ressent une certitude désabusée et inéluctable dans cette phrase au futur : "elle ne viendra plus".

 

La nuit dans laquelle déambule l'homme abandonné devient le symbole de la tristesse, de l'accablement.

 

Le poète fait allusion à la chambre qui a réuni, autrefois, les deux amants : désormais, il "s'y cogne les membres", image de la douleur, de la souffrance, de l'absence.

 

Le poète semble, ensuite, vouloir oublier cette rupture en se tournant vers d'autres amours qui paraissent déjà voués à l'échec, des amours sans âme, de passage, comme le suggèrent les expressions : "amour tordu, des bras sans visage".

 

Le poète paraît comme perdu : il pense à trouver des"amis de paille, des bistrots de ripaille", pour oublier sa peine, mais l'ivresse ne conduit qu'à renforcer la peine, la tristesse, elle mène vers la déchéance : "corps et coeur" sont perdus. 

 

Le personnage perd ses repères, ne retrouve même plus sa porte... la belle image de la clé devenue "morte" représente la détresse du poète. Les nombreuses gutturales accentuent l'idée d'une souffrance désespérée.

 

Et soudain, réapparaît la "bien aimée", dans un rêve, comme par un "sortilège" et le poète s'interroge, alors, sur son sort : bonheur ou tristesse ? L'amante a-t-elle retrouvé un nouvel amour ?

On perçoit bien, dans ce texte, tous les tourments de l'amoureux obsédé par un amour perdu : la douleur insurmontable semblable à celle d'un enfant perdu, l'égarement, l'alcool, le désarroi, l'illusion du rêve, les interrogations, les doutes que traduisent les questions.

 

La mélodie douce et mélancolique souligne bien la souffrance de la séparation. Le refrain avec les questions : "où vais-je, où vais-je ?"restitue le désarroi.

 

La fin du texte introduit une nouvelle question :"et toi où t'en vas-tu ?"On voit bien que le poète ne peut oublier encore cet amour disparu... puisqu'il s'adresse, encore, à la jeune femme, à la deuxième personne, comme si elle était encore présente à ses côtés.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-ou-vais-je-122306114.html

 

Vidéo :


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23 réactions à cet article    


  • Plum’ 12 juin 15:02

    Tout autant intemporelle et davantage d’actualité, la chanson « La vérité » de Guy Béart :

    Le premier qui dit la vérité
    Il doit être exécuté

    ...
    Le médecin a dit la vérité
    Il doit être exécuté
    ...


    • rosemar rosemar 12 juin 17:57

      @Plum’

      Bien sûr, mais cette chanson de Guy Béart est moins connue que « La vérité »...

      https://youtu.be/HYuDC7CgLnY


    • rosemar rosemar 12 juin 17:58

      @Plum’

      Et quel médecin ?


    • Plum’ 12 juin 18:21

      @rosemar
      Béart ne cite pas le coureur, le témoin, le poète, chacun pouvait en trouver un. Pour ceux qui ne sont pas fascinés par la propagande officielle, il n’est pas difficile de trouver des médecins que l’on veut professionnellement exécuter pour trop vouloir approcher la vérité et la révéler...


    • rosemar rosemar 12 juin 22:34

      @Plum’

      Vous pensez à qui ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 15:15

      @rosemar. Jean-Benard Fourtillan, par exemple.
      Exemple non exhaustif, loin s’en faut.


    • Gasty Gasty 15 juin 12:20

      @rosemar

      « Vous pensez à qui ? »

      Au premier qui dit la vérité et à ceux qui dirent la vérité.


    • rosemar rosemar 15 juin 23:12

      @Gasty

      On ne se mouille pas !


    • Bonjour Rosemar, l’important quand on eu la chance de connaître des relations uniques, c’est de ne pas perdre l’essentiel : la capacité à aimer. Sans quoi cette grande chance n’aura donné aucun fruit...


      • rosemar rosemar 12 juin 17:59

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        En effet, la capacité d’aimer à conserver...


      • phan 12 juin 17:38

        Qui suis-je, où vais-je, où cours-je, en quel état j’erre ? Mais chez Ikea pour découvrir les gammes d’étagères pas chères : BESTÅ, BILLY, KALLAX, EKET ou LIXHULT.


        • rosemar rosemar 12 juin 18:00

          @phan

          Toujours amoureux des jeux de mots...


        • rosemar rosemar 12 juin 18:27

          @phan

          Et de la pub en plus ! C’est interdit !


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 15:17

          @phan. Où cours-je ? Où mes potes iront !


        • phan 13 juin 17:25

          @JC_Lavau

          Demain si trouille me prend, où cours-je ?
          Je file à travers les champs de courges. ​
          C’est aussi par là que mes potes iront
          Pour cueillir les rouges potirons.
          .....

        • Vous risquez être obligée d’aller chez le garagiste car, à la vitesse où vous oubliez, vous allez péter une durite.


          • «  à la vitesse où vous publiez »


            • rosemar rosemar 12 juin 19:00

              @facta non verba au profil trendy

              J’ai écrit cet article en 2014 : il figure sur mon blog...


            • cyrus cyrus 13 juin 00:14

              @rosemar 

              Non je ne suis pas japonais , mais je le parle( a l’ oral ) suffisament pour me debrouiller , j’ en comprend la structure , et je cherche a maitriser son ecrit smiley

               OGENKI DESU KA

              O = prefixe glorifiant 

              genki = bien, agreable 

              dessu = etre 

              ka= suffixe de question 

              on y repond par hai , genki dessu ( oui , bien/agreable , etre )

              si vous souhaitez vous y mettre je vous conseille 

              https://www.nhk.or.jp/lesson/french/

              La region du lac biwa vaut le detour smiley

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Biwa

              https://www.google.com/maps/place/Lac+Biwa/@35.1091472,135.9460306,3a,75y,90t/data= !3m8 !1e2 !3m6 !1sAF1QipOr6ehtsjizlWaGhYmZGPptn3BOWvg7l3Z8aNEb !2e10 !3e12 !6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipOr6ehtsjizlWaGhYmZGPptn3BOWvg7l3Z8aNEb%3Dw160-h120-k-no !7i3648 !8i2736 !4m5 !3m4 !1s0x60010acfc4ac3edb:0xee09cf98c31a940f !8m2 !3d35.3456394 !4d136.1709012


              • rosemar rosemar 14 juin 17:48

                @cyrus

                Bravo ! ça n’a pas l’air facile !


              • cyrus cyrus 14 juin 19:43

                @rosemar

                Rien n’est jamais facile quand on apprend une langue.

                Mais j’y ais bien plus de facilité qu’as maitrisé notre orthographe si complexe et dont les règle sont faite de tant d’exception et de faute d’hier ...

                Merci en tout cas de l’encouragement.


              • troletbuse troletbuse 14 juin 15:57
                Où vais-je ?Tiens, Alzheimer commence.  smiley

                • nemesis 16 juin 04:54

                  Au bout de 3 chansons, je le trouvais soporifique...

                  Je grattouille aussi en chantant et j’ai la prétention d’être entrainant avec un répertoire éclectique (anglais, espagnol, italien)

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