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Palestine : le voyage d’une balle un film réalisé par Ossama Qashoo

Ressentir les instants de vie, accompagner l’ami dans la mort en prolongeant son image. Le réalisateur Ossama Qashoo a saisi sur le vif la balle d’un fusil israélien percutant un adolescent palestinien qui refusait de se soumettre au couvre-feu imposé par l’armée d’occupation.

Ce n’est pas pour exhiber la mort en direct que ce jeune réalisateur palestinien a filmé le corps de Hazza Shadid emporté par les secours mais bien pour consacrer la vie de son ami et figurer l’existence de tout un peuple. Les images de ce document ont une puissance d’effroi incroyable ; porté par le souffle haletant du réalisateur, le visage de ce gamin agonisant ne nous quitte pas.

Loin du cadavre fixé par la photo, le film d’Ossama Qashoo fait le récit de la déportation de la vie. Le réalisateur filme la mort qui vient pour que nous la regardions prendre ce jeune garçon. Une seule balle tirée contre des gamins qui jetaient des pierres sur des véhicules blindés est en train de tuer la vie.

Eloigné du travail photographique qui conduit le plus souvent à une forme de personnalisation, de transposition individuelle chez le spectateur, le documentaire d’Ossama Qashoo refuse l’imaginaire, l’illusion pernicieuse pour donner à voir la réalité de la Palestine au travers de ce destin perforé par une seule balle.

Laurent Monserrat

Bullet journey, un film réalisé par Ossama Qashoo


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2 réactions à cet article    


  • abdelkader17 30 mars 2009 14:09

    Soumoud, un impératif qui 				maintient vivante l’identité palestinienne. L’impératif d’un 				peuple et d’« un pays sans frontières, ni état aux racines 				profondes, à l’histoire récente ». Une notion dont devrait se 				pénétrer tous les consuméristes de la société d’abondance, les 				transfuges de gauche d’André Glucksman, nullement incommodé par 				la disproportion de l’offensive, à Alexandre Adler, 				ultrasensible envers les victimes israéliennes mais inerte pour 				les Palestiniens, sans doute moins humain que ses 				coreligionnaires, en passant par le sophiste Bernard Henry Lévy, 				le chantre de la libération du peuple palestinien par l’armée 				d’occupation israélienne.

    rené Naba


    • LeGus LeGus 31 mars 2009 10:59

      Le sionisme en passant de la doctrine un pays pour les juifs en un pays pour les juifs et rien que pour les juifs est devenu une doctrine digne du nazisme. En effet si une nation pour les aryens, rien que pour les aryens est clairement du nazisme, une nation pour les juifs et rien que pour les juifs est la doctrine directement symetrique. Les sionistes se rendent-ils compte qu’ils insultent toutes les victimes des nazis, juifs comme résistants.

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