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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Palmarès complet et détaillé du 61e Festival de Cannes : une palme (...)

Palmarès complet et détaillé du 61e Festival de Cannes : une palme d’or française 21 ans après Maurice Pialat

Hier soir, 21 ans après la palme d’or attribuée à Maurice Pialat pour "Sous le soleil de Satan", la palme d’or du Festival de Cannes a été attribuée à un film français : "Entre les murs" de Laurent Cantet. Flash-back commenté sur ce palmarès 2008, en direct de Cannes...

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Il y a quelques heures, Sean Penn a dévoilé le palmarès du jury du 61e Festival de Cannes qu’il a présidé : un palmarès éclectique sans être consensuel et qui, surtout, a permis que, 21 ans après la dernière palme d’or française à savoir celle de Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, la palme d’or soit attribuée à un film français : Entre les murs de Laurent Cantet dont je vous parlais avec enthousiasme hier (vous pouvez également retrouver dans mon article d’hier les vidéos des réactions du public à l’issue de la projection).

Cette palme d’or me ravit : ce film allie savamment humour et gravité, captant la poésie et la violence du quotidien, et est aussi d’une certaine manière peut-être le film le plus violent du festival comme l’a dit Jeanne Balibar lors de la conférence de presse du jury, un film qui a terminé en beauté cette sélection 2008 certes de moindre qualité que celle de l’année précédente, après une édition également moins festive qui n’en a pas moins été particulièrement intéressante et instructive sur le monde qu’elle a reflété. Un film dont je vous parlerai à nouveau prochainement avec le recul nécessaire.

Pour justifier la palme d’or, Sean Penn, lors de la conférence de presse du jury a ainsi évoqué la générosité qui s’en dégageait. Marjane Satrapi quant à elle a déclaré : "Ce fut notre coup de cœur à nous tous. C’est un film qui va au-delà de la banlieue, au-delà de l’école, et qui posait la vraie question de la démocratie, de tous ces gens qui cohabitent ensemble sans donner de réponse en plus. Souvent, vous voyez un professeur qui règle tous les problèmes à la fin comme par miracle. Dans ce film, il n’y a pas de réponses, mais toutes les questions que l’on se pose. C’était aussi les qualités du jeu et ce réalisme évident. J’étais une fervente admiratrice de ce film." Pour Sean Penn : "L’une des raisons pour lesquelles nous avons pris une décision unanime, c’est qu’on a commencé par l’art cinématographique. C’est un film sans coutures : l’interprétation, l’écriture, tout était magique, les provocations, la générosité. Cela correspond à tout ce que vous souhaitez au cinéma. En plus de cela, et à cause des problèmes que ce film aborde, grâce aussi à l’opportunité de ses sujets, dans un monde qui a faim, qui a besoin d’éducation, qui cherche une voix, ce film nous a beaucoup touchés." Lorsqu’il a reçu son prix, Laurent Cantet a déclaré qu’il avait voulu faire un film « multiple, foisonnant, complexe » et c’est indéniablement réussi… à en croire les réactions du public pendant et après la projection, et à en croire le choix unanime du jury.

Le prix de la mise en scène à Nuri Bilge Ceylan me ravit également (je reviendrai sur ce film ces prochains jours), mon premier coup de cœur de cette compétition 2008. Le réalisateur a dédié son prix à son pays qu’il « aime passionnément ». Son film illustre parfaitement les propos de préambule de Faye Dunawaye concernant le prix de la mise en scène : « Un réalisateur doit être responsable pour chaque scène du film » paraphrasant ainsi Tarantino lors de sa leçon de cinéma. Un prix qui aurait également pu revenir à Il Divo auquel le jury a préféré remettre le prix du jury également mérité et qui, avec Gomorra récompensé du Grand Prix, signe le retour du cinéma italien à Cannes, et sur la scène cinématographique.

Deux ans après leur dernière palme d’or pour L’Enfant, les frères Dardenne figurent de nouveau au palmarès cette fois avec le prix du scénario, un prix significatif pour des cinéastes dont on reconnaissait toujours d’abord les qualités de metteur en scène oubliant à quel point leurs scénarii étaient ciselés tant l’aspect documentaire de leurs films occulte que cela a été écrit nous donnant le sentiment d’une réalité prise sur le vif.

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Le prix d’interprétation masculine a été remis par le jury à l’unanimité de même que la palme d’or. Je ne me prononcerai pas sur le premier attribué à Benicio Del Toro (qui a dédié son prix au Che qu’il incarne) n’ayant pas vu Che de Soderbergh ni sur le prix d’interprétation féminine n’ayant pas non plus vu le film de Walter Salles et Sandra Thomas pour lequel Sandra Corveloni a été récompensée. (Me trompé-je où une certaine inquiétude s’est alors lue dans le regard de Catherine Deneuve qui a alors dû s’interroger sur la raison pour laquelle le festival lui avait demandé de revenir ? ). Walter Salles a ainsi déclaré : « Je suis fière de faire partie d’une profession qui est le reflet d’une nation sur la toile du cinéma ».

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580573474.jpgLe prix (prix spécial du 61e Festival de Cannes) de Catherine Deneuve (c’était donc cela !) et Clint Eastwood (photo ci-contre de Clint Eastwood prise par "In the mood for Cannes" lors de l’hommage à Manuel de Oliveira) était aussi un symbole fort envers deux monstres sacrés du cinéma, envers le mythe que Cannes a longtemps surtout symbolisé, envers un autre cinéma, celui de nos rêves d’enfant dont je vous parlais d’ailleurs en ouverture. L’émotion de Catherine Deneuve était palpable, on aurait aimé que la salle se lève comme elle l’a fait pour Robert De Niro, au-delà de l’actrice c’est le symbole de tout un pan de l’Histoire du cinéma, mais aussi de sa capacité à se renouveler, à s’adapter aux évolutions du monde qui étaient ainsi récompensés. Il peut paraître un peu étrange que Sean Penn et son jury aient mis sur le même plan Catherine Deneuve et Clint Eastwood, l’une étant venue à Cannes en tant qu’actrice et l’autre en tant que réalisateur. Le président du jury a ainsi justifié ces deux prix spéciaux :

"Je pense que eux (Catherine Deneuve et Clint Eastwood), et quelques autres dans le monde du cinéma, représentent la raison pour laquelle nous nous sommes lancés dans ce métier. Quand on est dans ce milieu depuis aussi longtemps et que l’on reste inventif, créatif, que l’on continue à élever son niveau, je considère cela comme un encouragement pour nous autres. Je ne parlerai pas de dette à leur égard. Nous devons reconnaître le poids qu’ils ont apporté au Festival et à notre travail."

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Ci-dessus, l’équipe d’Hunger de Steve Mc Queen lors de la projection du film en ouverture de "Un Certain Regard"

A noter également qu’Hunger de Steve Mc Queen a reçu le prix de la caméra d’or (qui récompense un premier long-métrage) présidé par Bruno Dumont, un film qui a fait l’ouverture de la sélection Un Certain Regard (dont je vous ai également parlé, voir mon article plus bas) dont la radicalité était destinée à plaire au président dudit jury. Bruno Dumont s’est ainsi dit « impressionné par la vitalité, la qualité, la liberté » de certains films présentés et que c’était rassurant pour le cinéma. Il a salué en Steve Mc Queen « la naissance d’un très grand metteur en scène » primé pour sa « grâce », pour la puissance de son cinéma, sa « capacité à élever l’Histoire et le spectateur qui le regarde ».

La tension et l’émotion qui se lisaient dans le regard et les rictus innommables du président du jury pendant tout le palmarès contrastaient avec la joyeuse désinvolture décalée du maître de cérémonie Edouard Baer qui a notamment ironiquement salué le jury en disant qu’il avait « rarement vu un jury aussi joyeux » ou encore en ironisant sur « l’être humain en chaque membre du jury », soulignant ainsi le caractère dérisoire de la folie cannoise. Tout juste Sean Penn a-t-il dit avec humour (!) qu’il dirait distinctement le nom des films ne l’ayant pas compris la fois où lui-même avait été nommé.

Il me faudra certainement plusieurs jours avant d’émerger de la bulle d’irréalité cannoise, avant de pouvoir vous faire ici un nouveau bilan de ce festival avec le recul nécessaire (et évoquer notamment de nouveau cette palme d’or 2008 comme elle le mérite), avant de pouvoir évoquer toutes les émotions qu’il a suscitées et cristallisées. N’hésitez donc pas à revenir sur mont blog « In the mood for Cannes » (http://inthemoodforcannes.hautetfort.com) dont est extrait cet article en direct du 61e Festival de Cannes. De nouveaux articles seront mis en ligne à partir de mercredi sur ce blog pour évoquer tout ce que l’effervescence cannoise ne m’a pas laissée le temps de vous raconter avec la distance indispensable pour le faire.

 
 
 
 

Sandra.M

PALMARES DETAILLE DU 61e FESTIVAL DE CANNES

EN COMPETITION - LONGS METRAGES

Palme d’Or

ENTRE LES MURS de / by Laurent Cantet

Grand Prix
GOMORRA de / by Matteo Garrone

Prix du 61e Festival de Cannes
Catherine Deneuve dans / for UN CONTE DE NOËL de / by Arnaud DESPLECHIN
Clint Eastwood pour / for L’ÉCHANGE (The Exchange)

Prix de la mise en scène
ÜÇ MAYMUN (Three Monkeys / Les Trois Singes) de / by Nuri Bilge Ceylan

Prix du Jury
IL DIVO de / by Paolo Sorrentino

Prix d’interprétation masculine
Benicio Del Toro dans / for CHE de / by Steven SODERBERGH

Prix d’interprétation féminine
Sandra Corveloni dans / for LINHA DE PASSE de / by Walter SALLES, Daniela THOMAS

Prix du scénario
LE SILENCE DE LORNA de / by Jean-Pierre et Luc DARDENNE


EN COMPETITION - COURTS METRAGES

Palme d’Or
MEGATRON de / by Marian Crisan

Prix du Jury
JERRYCAN de / by Julius Avery


CAMERA D’OR


HUNGER de / by Steve McQueen (Un Certain Regard)

Mention Spéciale Caméra d’Or
VSE UMRUT A JA OSTANUS (Ils mourront tous sauf moi) de / by Valeria Gaï GUERMANIKA (Semaine Internationale de la Critique)


UN CERTAIN REGARD

Prix Un Certain Regard - Fondation Gan pour le Cinéma
TULPAN de / by Sergey Dvortsevoy

Prix du Jury
TOKYO SONATA de / by Kurosawa Kiyoshi

Coup de Cœur du Jury
WOLKE 9 de / by Andreas Drese

Le K.O. du Certain Regard
TYSON de / by James Toback

Prix de l’espoir
JOHNNY MAD DOG de / by Jean-Stéphane SAUVAIRE

CINEFONDATION

Premier Prix de la Cinéfondation
HIMNON (Hymne) de / by Elad Keidan (The Sam Spiegel Film and TV School, Israël)

Deuxième Prix de la Cinéfondation
FORBACH de / by Claire Burger (La Fémis, France)

Troisième Prix de la Cinéfondation
STOP de / by Park Jae-ok (The Korean Academy of Film Arts, Corée du Sud)
KESTOMERKITSIJÄT (Signalisation des routes) de / by Juho Kuosmanen (University of Art and Design Helsinki, Finlande)


Moyenne des avis sur cet article :  3.12/5   (17 votes)




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41 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 26 mai 2008 10:01

    Avec un tel président et un jury qui aime le vrai cinéma,la juste récommence et la qualité des réalisations sont bien au rendez vous de Cannes 2008

     


    • Weinstein 26 mai 2008 14:14

      Tu serasun homme,

      Ne vous inquiétez-pas pour si peu, ce léon toise le monde du haut de son auto suffisance..

      Vous connaissez la fameuse phrase de Napo léon, :"De la merde dans un bas de soie"

      Pour ce qui est de la palme d’or, le film en question est nul (je l’ai vu en projection privée)digne d’amateur ou d’étudiant en première année d’étude cinématographique...

      Une sorte de documentaire sur les bons immigrés qui sont très gentils et qui veulent s’en sortir, mais malheureusement la société est méchanteVoyez le niveau.

      De toute manière, personne n’ira payer une place de cinéma pour aller voir un navet mielleux pareil.

      Bien à vous.


      • Weinstein 26 mai 2008 15:49

        Tu serasun homme,

        Ne vous inquiétez-pas pour si peu, ce léon toise le monde du haut de son auto suffisance..

        Vous connaissez la fameuse phrase de Napo léon, :"De la merde dans un bas de soie"

        Pour ce qui est de la palme d’or, le film en question est nul (je l’ai vu en projection privée)digne d’amateur ou d’étudiant en première année d’étude cinématographique...

        Une sorte de documentaire sur les bons immigrés qui sont très gentils et qui veulent s’en sortir, mais malheureusement la société est méchanteVoyez le niveau.

        De toute manière, personne n’ira payer une place de cinéma pour aller voir un navet mielleux pareil.

        Bien à vous.


      • Weinstein 26 mai 2008 17:35
        Tu serasun homme,

         

        Ne vous inquiétez-pas pour si peu, ce léon toise le monde du haut de son auto suffisance..

         

        Vous connaissez la fameuse phrase de Napo léon, :"De la merde dans un bas de soie"

         

        Pour ce qui est de la palme d’or, le film en question est nul (je l’ai vu en projection privée)digne d’amateur ou d’étudiant en première année d’étude cinématographique...

         

        Une sorte de documentaire sur les bons immigrés qui sont très gentils et qui veulent s’en sortir, mais malheureusement la société est méchanteVoyez le niveau.

         

        De toute manière, personne n’ira payer une place de cinéma pour aller voir un navet mielleux pareil.

         

        Bien à vous.


      • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 17:36

        C’est sûr ; toi, tu t’y connais vachement mieux que Sean Penn et un jury de spécialistes du cinéma !

        T’es dans le jury, l’année prochaine ? Ca leur évitera de faire des conneries...


      • Weinstein 27 mai 2008 06:35

        Tu serasun homme,

        Ne vous inquiétez-pas pour si peu, ce léon toise le monde du haut de son auto suffisance..

        Vous connaissez la fameuse phrase de Napo léon, :"De la merde dans un bas de soie"

        Pour ce qui est de la palme d’or, le film en question est nul (je l’ai vu en projection privée)digne d’amateur ou d’étudiant en première année d’étude cinématographique...

        Une sorte de documentaire sur les bons immigrés qui sont très gentils et qui veulent s’en sortir, mais malheureusement la société est méchanteVoyez le niveau.

        De toute manière, personne n’ira payer une place de cinéma pour aller voir un navet mielleux pareil.

        Bien à vous.


      • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 15:56

        Pour n’avoir vu aucn des films, je ne me prononcerai pas sur la pertinence du palmarès, bien qu’a priori, j’aie une grande confiance en Sean Penn.

        En revanche, c’est bien beau de courir au secours du succès, mais je ne crois pas avoir vu, depuis le début, un seul article sur les films couronnés d’une façon ou d’une autre. (vous dites que vous en avez fait un sur "Entre les murs" : j’ai donc dû le louper).

        Sinon, j’ai vu des articles sur Clint Eastwood, Woody Allen, Garrel, etc.... et rien sur les autres : dommage !


        • frédéric lyon 26 mai 2008 16:47

          @Weinstein

          Je partage votre sentiment, on nous sert du réchauffé c’est la tendance actuelle, les gens s’épenchent sur les misères des pauvres petits enfants de la banlieue qui n’ont vraiment pas de chance dans cette société et qui s’en sortiront jamais parce que le monde il est vraiment méchant avec eux. Je fais le même reproche au rap qui est la seule musique qui n’élève pas ceux qui l’écoutent au dessus de leurs conditions. Dans un autre registre on a aussi la beauté des tags sur les murs, signe d’un sens profond de l’art.

          Quand on a eu l’occasion de voir Will Hunting, le cercle des poètes disparus, Professeur Holland ou passe au suivant ou d’autres films et on va nous faire un chef d’oeuvre avec des adolescents qui parlent comme on tape des sms ou on chatte sur le net.

          On a raison d’encenser ce genre de cinéma, c’est surement ça qui donnera envie aux adolescents de faire des efforts ne serait-ce que pour s’exprimer dans un language compréhensif.

          Au lieu de ça, on nous porte aux nus une salle de classe de dégénérés mentaux dont le QI ou le QE réunis ne doit pas dépasser celui d’une huitre.

          Bien à vous.


          • frédéric lyon 26 mai 2008 16:49

            Je n’affiche pas la photo de mon fils sous ma véritable identité et qui plus est je ne vis pas dans la peur.

            Dis moi ce que ton cerveau imagine que cela puisse avoir comme incidence sur lui ?

            Lorsque je le promène dans la rue, dans les grandes surfaces pour faire les courses, les risques seraient moins élevés ?

            Sois gentil Léon occupe toi de ta famille et laisse la mienne tranquille.


          • frédéric lyon 26 mai 2008 16:55

            J’ai plusieurs frères et soeurs. Un de mes frères est professeur de l’Enseignement public, il vote socialiste depuis toujours, est athée autant qu’on peut l’être, et habite en banlieue.

            Il a toujours mis ses enfants dans l’Enseignement Public, ses deux derniers sont aujourd’hui dans une école qui doit ressembler au Collège qu’on nous montre dans ce film.

            Et bien cela ne sera plus le cas l’année prochaine, il vient de les inscrire tous les deux dans un collège privé catholique.

            Devinez pourquoi.

            Et devinez pourquoi on éprouve aujourd’hui le besoin de faire des films qui nous raconte de belles et édifiantes histoires qui se passeraient aujourd’hui dans les collèges du 20 ème Arrondissement de Paris ! 


          • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 17:12

            C’est rigolo, tous ces ignares qui parlent d’un film sans l’avoir vu !

            Comme quoi, le simple énoncé d’un sujet fait ressortir en vrac toutes les frustrations, les fantasmes, les a-priori, les pensées formatées ; bref, le fonds vaseux de l’idéologie qui n’ose même pas s’avouer comme telle : celle du rejet, de l’exclusion, du racisme, de la bétise crasse, de la haine et du mépris.

            Condoléances à tous ces frustrés de la vie.

            Sinon, Léon, effectivement, ça donne envie de le voir !


            • frédéric lyon 26 mai 2008 17:13

              Tout le monde sait très bien que si les parents disposaient tous des moyens financiers nécessaires, si les parents n’étaient pas contraints par le zonage de mettre leurs enfants dans certaines écoles et pas dans d’autres, si l’Enseignement Privé avait l’autorisation de construire toutes les classes et toutes les écoles et collèges dont il aurait besoin pour faire face à la demande, l’Enseignement Public SE VIDERAIT de ses élèves dans certains territoires qui sont pourtant censés appartenir à la République.

              L’Auteur du film le SAIT TRES BIEN LUI AUSSI, puisqu’il vit dans l’Enseignement Public.

              C’est pourquoi il a éprouvé le besoin de faire ce film : Pour nier une réalité qui l’inquiète.

              Le déni de réalité érigé à la hauteur des beaux-arts !

               


              • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 17:28

                par frédéric lyon (IP:xxx.x60.232.32) le 26 mai 2008 à 17H13

                 

                Tout le monde sait très bien

                 Comme d’habitude, Lyon se prend pour tout le monde, et voit le monde à son image : on comprend qu’il en soit déprimé !



              • fouadraiden fouadraiden 26 mai 2008 18:00

                 

                 

                 que veux-tu Fred la réalité finit tjrs par assommer ses contempteurs. ils ns faut donc la sublimer . le professeur, apprenti pour écervelés , que l’on voit tenir son propre rôle et qui plaide dans la vraie vie pour la racaille made in France, a quelque chose de pathétique.je crois qu’il se croit utile avec des inutiles.

                 

                 ca sert juste à ça le métier de prof devant des enfants d’ immigrés .

                ceci dit j’imagine ce qui dû probablement se passer dans le cerveau du président du jury ,gd défenseur lui aussi devant l’éternel des causes perdues : il a sans doute retrouvé ds se film social un peu de son Amérique. des écoles poubelles française pour immigrés animées par un prof idéaliste (souvent con d’ailleurs)dans lesquelles les élèves sont majoritairement noirs ou latinos ( ici tenus par des Arabes qui s’interrogent tjrs sur qui ils sont -original comme thématique- comme d’habitude ).

                 

                 Les écoles où l’on entasse délibérement les enfants d’immigrés c’est de la merde et c’est indéfendable même en se branlant cinématoghapiquement dessus.tt le monde le sait et personne ne fait rien.

                 

                 au fait , la Fadela-qui-parle-comme-dans-les- cités en charge du plan banlieue par Sarkozy ,quelqu’un l’aurait -il vue dans le coin à Cannes ou bien même là elle aurait cherché à se faire tte petite depuis le tapage médiatique autour de son plan inutile meme pas financée tellement ils en ont rien à foutre des enfants qui jouaient dans le film.sauf pour un dimanche bien sûr.


              • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 18:40

                par fouadraiden (IP:xxx.x06.92.172) le 26 mai 2008 à 18H00

                 

                 

                que veux-tu Fred la réalité finit tjrs par assommer ses contempteurs. ils ns faut donc la sublimer . le professeur, apprenti pour écervelés , que l’on voit tenir son propre rôle et qui plaide dans la vraie vie pour la racaille made in France, a quelque chose de pathétique.je crois qu’il se croit utile avec des inutiles.

                Les plus inutiles sont ceux qui n’ont que ce genre de clichés à avancer comme arguments.

                Au suivant...


              • fouadraiden fouadraiden 26 mai 2008 19:00

                 

                 

                 arguments au sujet de quoi ?


              • frédéric lyon 26 mai 2008 17:42

                De Sisyphe, l’antisémite.

                "Comme d’habitude, Lyon se prend pour tout le monde, et voit le monde à son image : on comprend qu’il en soit déprimé ! "

                ...........................

                Tu te trompes, mon brave ami, je ne me prend pas pour tous le monde car je ne me prendrais sûrement pas pour toi ! Une nouvelle qui te fera plaisir à toi aussi.

                Au fait, toi l’homme de gauche, tu n’as toujours pas répondu à ma question : parmi tous ces hommes de gauche, lequel préfères-tu : Julien Dray, DSK, Kouchner, Moscovici, Laurent Fabius.

                Au hasard.

                Allez accouche, crétin.


                • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 17:58

                  Totalement largué, le pauvre Lyon...

                  Après s’être échiné à me décrire comme allogène, en désespoir de cause, le voilà qui me présente comme antisémite ... Quelle sera sa prochaine tentative ? Imam ?

                   

                  Décidément....

                  Lyon est toujours aussi con.


                • frédéric lyon 26 mai 2008 18:01

                  Sans doute, sans doute........Mais dis moi crétin, lequel préfères-tu ?

                   


                  • Weinstein 26 mai 2008 18:42

                    Eh voilà voilou, la bande à Léon qui rapplique

                    Sisyphus, votre tutoiement est méprisant, mais quand je lis dans votre présentation que vous êtes l’auteur d’une bio du duo inéffable, Stone and Charden, je compatis à votre détresse.

                    Le vivre c’est mieux vendu qye celui de Bonnet ?

                    Bisous mon zouzou.

                    Hihihi


                    • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 18:57

                      Détresse ??

                      Ma foi, il était correctement payé, et a été bien reçu : c’ était un bon coup... parmi d’autres...

                      Jaloux, mon p’tit monsieur ?

                       

                      Mais puisque nous en sommes aux cv persos, faites nous donc part de vos oeuvres, qu’on participe à l’allégresse...


                    • Weinstein 27 mai 2008 06:37

                      Eh voilà voilou, la bande à Léon qui rapplique

                      Sisyphus, votre tutoiement est méprisant, mais quand je lis dans votre présentation que vous êtes l’auteur d’une bio du duo inéffable, Stone and Charden, je compatis à votre détresse.

                      Le vivre c’est mieux vendu qye celui de Bonnet ?

                      Bisous mon zouzou.

                      Hihihi


                    • frédéric lyon 26 mai 2008 19:01

                      Allo ?

                      Sisyphe ?

                      Alors ? Lequel préfères-tu ?

                       


                      • sisyphe sisyphe 26 mai 2008 19:11

                        Je t’ai déjà répondu, Lyon !

                        Hugo Chavez !


                      • frédéric lyon 26 mai 2008 20:33

                        Eh voilà voilou, la bande à Léon qui rapplique

                        Sisyphus, votre tutoiement est méprisant, mais quand je lis dans votre présentation que vous êtes l’auteur d’une bio du duo inéffable, Stone and Charden, je compatis à votre détresse.

                        Le vivre c’est mieux vendu qye celui de Bonnet ?

                        Bisous mon zouzou.

                        Hihihi


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:34

                          De Sisyphe, l’antisémite.

                          "Comme d’habitude, Lyon se prend pour tout le monde, et voit le monde à son image : on comprend qu’il en soit déprimé ! "

                          ...........................

                          Tu te trompes, mon brave ami, je ne me prend pas pour tous le monde car je ne me prendrais sûrement pas pour toi ! Une nouvelle qui te fera plaisir à toi aussi.

                          Au fait, toi l’homme de gauche, tu n’as toujours pas répondu à ma question : parmi tous ces hommes de gauche, lequel préfères-tu : Julien Dray, DSK, Kouchner, Moscovici, Laurent Fabius.

                          Au hasard.

                          Allez accouche, crétin.


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:35
                          Philippe

                          Restons en à nos échanges sur Rimbaud, voulez-vous ?

                          Inutile d’en rajouter, j’ai assez perdu de temps comme ça cet après-midi.

                          Excellente soirée.


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:35
                          Ta fréquentation n’est amusante qu’un petit moment. Et en plus tu deviens menaçant, non ?

                          Quelle merveilleuse nouvelle Léon, merci !

                          Quand on utilise mes proches Léon, mon tempérament Corse prend le relais.

                          A la revoyure. Le plus tard sera le mieux, non ?

                          Ciao ciao.


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:36

                          Sisyphe

                          Si vous lisiez les commentaires avant de vous exprimer, vous auriez lu que j’ai vu ce film lors de la projection officielle du festival. Je n’aime pas, c’est mon droit ou non ? Par contre ni l’un ni l’autre vous ne n’avez vu, ce qui pour le moment vous le donne le droit de la fermer.

                          La querelle avec Léon n’a rien à voir avec ce film et mon premier commentaire le concernant. La querelle de Léon concerne ma situation de chef d’entreprise, les moyens dont je dispose dans la vie, enfin bref, tout ce dont il a rêvé mais qu’il n’a jamais réussi à obtenir. Aujourd’hui il fait chasse en "profiler au chef d’entreprise dont le portrait n’est plus à faire comme il l’avait précédemment dit dans un commentaire. Remarquez on se demande bien ce qu’il sait des chefs d’entreprise avec une approche comme celle-ci il n’a pas du en intéresser beaucoup.

                          Quand il n’est pas à me demander si mon père battait, il ajoute que mes femmes je les achête. Vous cautionnerez sans doute ce type d’argumentation dont la hauteur d’esprit n’a d’égale que la petitesse du personnage.

                          Ensuite dans un autre commentaire il me tanne pour savoir dans quelle voiture je roule, comme si cela pouvait apporter quoi que ce soit à qui que ce soit.

                          Pas besoin de faire psychologie pour y voir les propos d’un frustré jaloux qui n’a pas su avoir une vie à la dimension de ce qu’il rêvait. Malheureusement la plupart des êtres égalent leur destin.

                          Qui plus est ce doit être profondément énervant de voir un autodidace s’en être sorti sans le concours du professeur qu’il était et pour lequel je n’ai aucun respect. C’est exactement le type de professeur du public qui m’emmerdait enfant et adolescent parce que mon nom de famille comportait une particule et auquel j’ai fini à l’âge de 16 ans par foutre mon poing dans la figure non sans un réel plaisir.

                          Si il souhaite me donner à nouveau ce plaisir, je suis à sa disposition.


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:37

                          Tout le monde sait très bien que si les parents disposaient tous des moyens financiers nécessaires, si les parents n’étaient pas contraints par le zonage de mettre leurs enfants dans certaines écoles et pas dans d’autres, si l’Enseignement Privé avait l’autorisation de construire toutes les classes et toutes les écoles et collèges dont il aurait besoin pour faire face à la demande, l’Enseignement Public SE VIDERAIT de ses élèves dans certains territoires qui sont pourtant censés appartenir à la République.

                          L’Auteur du film le SAIT TRES BIEN LUI AUSSI, puisqu’il vit dans l’Enseignement Public.

                          C’est pourquoi il a éprouvé le besoin de faire ce film : Pour nier une réalité qui l’inquiète.

                          Le déni de réalité érigé à la hauteur des beaux-arts !


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:37

                          @Weinstein

                           

                          Je partage votre sentiment, on nous sert du réchauffé c’est la tendance actuelle, les gens s’épenchent sur les misères des pauvres petits enfants de la banlieue qui n’ont vraiment pas de chance dans cette société et qui s’en sortiront jamais parce que le monde il est vraiment méchant avec eux. Je fais le même reproche au rap qui est la seule musique qui n’élève pas ceux qui l’écoutent au dessus de leurs conditions. Dans un autre registre on a aussi la beauté des tags sur les murs, signe d’un sens profond de l’art.

                           

                          Quand on a eu l’occasion de voir Will Hunting, le cercle des poètes disparus, Professeur Holland ou passe au suivant ou d’autres films et on va nous faire un chef d’oeuvre avec des adolescents qui parlent comme on tape des sms ou on chatte sur le net.

                           

                          On a raison d’encenser ce genre de cinéma, c’est surement ça qui donnera envie aux adolescents de faire des efforts ne serait-ce que pour s’exprimer dans un language compréhensif.

                           

                          Au lieu de ça, on nous porte aux nus une salle de classe de dégénérés mentaux dont le QI ou le QE réunis ne doit pas dépasser celui d’une huitre.

                           

                          Bien à vous.


                        • frédéric lyon 26 mai 2008 20:38
                          J’ai plusieurs frères et soeurs. Un de mes frères est professeur de l’Enseignement public, il vote socialiste depuis toujours, est athée autant qu’on peut l’être, et habite en banlieue.

                          Il a toujours mis ses enfants dans l’Enseignement Public, ses deux derniers sont aujourd’hui dans une école qui doit ressembler au Collège qu’on nous montre dans ce film.

                          Et bien cela ne sera plus le cas l’année prochaine, il vient de les inscrire tous les deux dans un collège privé catholique.

                          Devinez pourquoi.

                          Et devinez pourquoi on éprouve aujourd’hui le besoin de faire des films qui nous raconte de belles et édifiantes histoires qui se passeraient aujourd’hui dans les collèges du 20 ème Arrondissement de Paris !


                        • Christoff_M Christoff_M 27 mai 2008 03:25

                           Cannes est à l’image du monde des médias et de la télé, un festival de banalités, une scène pour afficher les fossiles qu’on dépoussière une fois par an..... est ce que la coke et l’alcool sont offerts gracieusement au jury pour les votes.... le niveau est tombé bien bas à l’image d’une cote d’azur vieillissante qui sent un peu le rance !!

                          je rejoins un commentaire plus haut à quand la palme à un film amateur de la MJC de Sucy en Brie....

                          On cherche les grands films et les stars, on ne voit que starlettes et fossiles.... dans un pays ou les cht’is font le plus d’entrée difficile de maintenir un festival du cinéma digne de ce nom....

                          le Paris Dakar sera bientot ailleurs le Louvre à Dubai, à quand le festival de Cannes sur la cote ouest des états unis....


                          • chmoll chmoll 27 mai 2008 09:55

                            j’voudrais bien voir s’film,mais j’peux,j’roule beaucoup en auto

                            sur l’emballage des fims français c indiqué ,tention risque de somnolence

                             


                            • SANDRO FERRETTI SANDRO 27 mai 2008 10:47

                              Bon, bon.

                              Ladies and gentlemen, le vainqueur est :

                              Sandra M. , auteur prolifique et répétitive s’il en est, qui se retrouve, volens nolens, avec 80 commentaires sous un article qui n’en demandait pas tant...

                              Les voies voxiennes sont décidement impénétrables.


                            • frédéric lyon 27 mai 2008 11:52
                              Tout le monde sait très bien que si les parents disposaient tous des moyens financiers nécessaires, si les parents n’étaient pas contraints par le zonage de mettre leurs enfants dans certaines écoles et pas dans d’autres, si l’Enseignement Privé avait l’autorisation de construire toutes les classes et toutes les écoles et collèges dont il aurait besoin pour faire face à la demande, l’Enseignement Public SE VIDERAIT de ses élèves dans certains territoires qui sont pourtant censés appartenir à la République.

                               

                              L’Auteur du film le SAIT TRES BIEN LUI AUSSI, puisqu’il vit dans l’Enseignement Public.

                               

                              C’est pourquoi il a éprouvé le besoin de faire ce film : Pour nier une réalité qui l’inquiète.

                               

                              Le déni de réalité érigé à la hauteur des beaux-arts !


                              • frédéric lyon 27 mai 2008 11:53

                                Je partage votre sentiment, on nous sert du réchauffé c’est la tendance actuelle, les gens s’épenchent sur les misères des pauvres petits enfants de la banlieue qui n’ont vraiment pas de chance dans cette société et qui s’en sortiront jamais parce que le monde il est vraiment méchant avec eux. Je fais le même reproche au rap qui est la seule musique qui n’élève pas ceux qui l’écoutent au dessus de leurs conditions. Dans un autre registre on a aussi la beauté des tags sur les murs, signe d’un sens profond de l’art.

                                 

                                 

                                 

                                Quand on a eu l’occasion de voir Will Hunting, le cercle des poètes disparus, Professeur Holland ou passe au suivant ou d’autres films et on va nous faire un chef d’oeuvre avec des adolescents qui parlent comme on tape des sms ou on chatte sur le net.

                                 

                                 

                                 

                                On a raison d’encenser ce genre de cinéma, c’est surement ça qui donnera envie aux adolescents de faire des efforts ne serait-ce que pour s’exprimer dans un language compréhensif.

                                 

                                 

                                 

                                Au lieu de ça, on nous porte aux nus une salle de classe de dégénérés mentaux dont le QI ou le QE réunis ne doit pas dépasser celui d’une huitre.

                                 

                                 

                                 

                                Bien à vous.


                              • frédéric lyon 27 mai 2008 11:54
                                J’ai plusieurs frères et soeurs. Un de mes frères est professeur de l’Enseignement public, il vote socialiste depuis toujours, est athée autant qu’on peut l’être, et habite en banlieue.

                                Il a toujours mis ses enfants dans l’Enseignement Public, ses deux derniers sont aujourd’hui dans une école qui doit ressembler au Collège qu’on nous montre dans ce film.

                                 

                                Et bien cela ne sera plus le cas l’année prochaine, il vient de les inscrire tous les deux dans un collège privé catholique.

                                 

                                Devinez pourquoi.

                                 

                                Et devinez pourquoi on éprouve aujourd’hui le besoin de faire des films qui nous raconte de belles et édifiantes histoires qui se passeraient aujourd’hui dans les collèges du 20 ème Arrondissement de Paris !

                                 


                              • frédéric lyon 27 mai 2008 11:55
                                Eh voilà voilou, la bande à Léon qui rapplique

                                 

                                Sisyphus, votre tutoiement est méprisant, mais quand je lis dans votre présentation que vous êtes l’auteur d’une bio du duo inéffable, Stone and Charden, je compatis à votre détresse.

                                 

                                Le vivre c’est mieux vendu qye celui de Bonnet ?

                                 

                                Bisous mon zouzou.

                                 

                                Hihihi

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