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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Paris : bienvenue au Musée d’Histoire de la Médecine

Paris : bienvenue au Musée d’Histoire de la Médecine

Installé au cœur du Quartier Latin, dans une très belle salle du 3e étage de la Faculté de Médecine Paris V-René Descartes, ce musée très méconnu – la plupart des Parisiens eux-mêmes en ignorent l’existence – mérite incontestablement une visite…

Musée d'Histoire de la Médecine {JPEG}

Quelques mots tout d’abord sur le lieu. C’est à l’architecte Jacques Gondoin que l’on doit la très belle architecture néo-classique du « Collège de Chirurgie » dont l’entrée, encadrée par une très belle colonnade ionique, est située au 12 rue de l’École de Médecine (Paris 6e). À cet ensemble sont venus s’ajouter de nouveaux bâtiments, édifiés à la fin du 19e siècle par l’architecte Léon Ginain. C’est au dernier niveau de l’un d’eux qu’a été construite, entre 1905 et 1907, la très belle salle qui nous intéresse ici, non dans le but initial d’en faire un musée, mais une bibliothèque médicale. Et, de fait, cette superbe salle, longue de 25 m et large de 8 m, évoque une bibliothèque ancienne avec ses magnifiques boiseries, ses vitrines et ses galeries équipées de balustrades en fer forgé, le tout surmonté d’une belle verrière. À elle seule, cette salle mérite la visite. 

Une partie des objets présentés dans les vitrines du musée a été réunie au 18e siècle par un doyen nommé Lafaye. Ces pièces – très anciennes pour certaines d’entre elles – étaient alors exposées dans un local du Cabinet d’Anatomie avant que la Révolution ne dissolve les corporations. L’idée d’installer un véritable musée de l’Histoire de la Médecine a été évoquée pour la première fois en 1890, mais aucune suite n’y a été donnée, et les collections sont restées entreposées dans des locaux banals sans souci d’exposition didactique. Il a fallu attendre 1955 pour que s’ouvre enfin le musée d’Histoire de la Médecine dans le cadre actuel par la volonté du doyen Léon Binet. Aux collections de Lafaye sont, depuis, venues s’ajouter de nombreuses pièces qui couvrent l’ensemble des disciplines de l’art opératoire du 19e siècle.

Le prix d’entrée dans ce musée thématique est modique (3,50 € pour le tarif plein et 2,50 € pour le tarif réduit) et, sauf à être – à titre professionnel ou personnel – passionné de médecine et de chirurgie, la visite ne dure guère plus d’une heure. Mais elle est en tous points passionnante, y compris pour les personnes qui sont peu familiarisées avec le monde médical.

Mieux vaut toutefois ne pas trop chercher à visualiser l’usage de certains des instruments exposés ou les explications données par certains cartels. On peut en effet découvrir dans ce musée de nombreux outils d’amputation : non seulement des scies de différentes époques, mais aussi des couteaux dont les plus anciens, de forme courbe, datent du Moyen Âge. Sont également exposés des instruments de trépanation – certains très proches des chignoles de nos grands-parents –, le forage de la boîte crânienne étant déjà pratiqué, à des fins parfois obscures, depuis le… néolithique. L’une des pièces les plus remarquables de l’exposition est d’ailleurs un vieux coffret de trépanation datant de 1550.

Parmi les objets insolites pour le profane figurent aussi un « rétracteur » du 18e siècle destiné à faire de « beaux moignons », ou bien encore des « tire-balles » de la même époque, principalement utilisés par les chirurgiens militaires. Insolites également, ces outils utilisés autrefois pour « couper et sortir les membres des enfants morts » du ventre de leurs mères. Ou bien encore ces « glossocatoches », nom donné à des outils destinés à maintenir ouverte la bouche des patients.

Sont également visibles dans le musée, outre de nombreux bistouris*, écarteurs, pinces et autres instruments de chirurgie, quelques forceps et des spéculums anciens, de même que des instruments du 19e siècle servant au broyage des calculs dans la vessie, tels ces « lithotomes » qui permettaient l’extraction des débris par la voie urinaire. Pas très réjouissant d’imaginer pareille intervention sans anesthésie. Et que dire de la première opération moderne de la cataracte, réalisée par Charles Saint-Yves en… 1708, nous rappelle un cartel disposé près d’une belle collection d’yeux en verre reproduisant les pathologies de ce précieux organe ? On imagine aisément la terreur du patient.

Parmi les autres objets visibles dans le musée figurent un coffret de chirurgie complet comportant un « ensemble de 40 instruments pour la trépanation, l’amputation et la chirurgie des voies urinaires », plusieurs prothèses de main en métal et cuir – la plus ancienne remonte au 16e siècle – et des bandages herniaires en toile et en métal dont le plus ancien a été daté de l’an 700 environ. Spectacle moins éprouvant : on peut également voir en vitrine des… biberons de différentes époques – principalement du 17e au 19e siècle – en étain, en argent ou en verre soufflé ; le doyen de la collection, en terre cuite, date de l’époque gauloise.

Intéressante également, cette série d’appareils acoustiques conçus au début du 19e siècle par Jean Itard, pionnier de l’otologie. Parmi ces appareils, un cornet se distingue des autres ; et pour cause : il est constitué d’une conque naturelle fixée à un conduit auditif métallique. Plus discret, mais émouvant, un échantillon de pénicilline sous verre offert par Alexander Fleming nous rappelle la grande avancée qu’a marqué cette découverte dans l’histoire de la médecine.

Aux objets fonctionnels s’ajoutent en outre quelques magnifiques pièces, tels cette maquette d’étuve à désinfection par le formol, et ce splendide écritoire du Collège de chirurgie datant du 18e siècle. Remarquable également, une magnifique statuette en bois d’Ambroise Paré, ce modeste barbier devenu le Premier chirurgien de quatre rois de France**. Sans oublier le mannequin anatomique réalisé par le naturaliste italien Felice Fontana à la demande du général Bonaparte lors de la campagne d'Italie : une pièce magnifique, composée de 3 000 pièces en bois qui s'emboîtent les unes dans les autres.

Outre l’architecture du lieu et la valeur pédagogique des collections présentées, il est un autre point d’intérêt dans la visite du musée d’Histoire de la Médecine. Juste avant d’accéder aux collections par une dernière volée d’escalier, on peut en effet découvrir sur un palier le tableau d’André Brouillet intitulé Une leçon clinique à la Salpêtrière. On voit sur cette célèbre toile de 1887 – un grand format de 430 x 290 – le neurologue Jean-Martin Charcot décrire, devant une assemblée d’éminents médecins, la pathologie dont souffre l’« hystérique*** » Blanche Wittman, placée sous hypnose par ses soins.

Paris ne manque ni de monuments séduisants ou spectaculaires, ni de musées passionnants à bien des égards. Bien que modeste, le très méconnu Musée d’Histoire de la Médecine fait partie de ces derniers. Qui plus est, il est situé au cœur de l’un des quartiers les plus attachants de la capitale. Seule réserve : pour cause de pandémie de Covid-19, il faudra attendre quelques semaines pour qu’il rouvre ses portes.

Mot dérivé du nom d’un petit poignard de la Renaissance italienne : le bistorio. C’est Ambroise Paré qui mentionna le premier cet outil chirurgical.

** Ambroise Paré a effectivement été au service de quatre rois : François IerHenri IICharles IX et Henri III.

*** Cf. article de 2011, déjà illustré par le tableau de Brouillet : La femme « hystérique » très tendance en cette fin d’année.

Autres textes en rapport avec Paris  :

Quel avenir pour les restes humains du musée Dupuytren (décembre 2019)

Toponymie parisienne : Auber qui rit, Haydn qui pleure (juin 2019)

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Cette « gentrification » qui chasse les classes populaires de Paris (janvier 2018)

Paris romantique : les passages couverts (juin 2017)

Paris : les murs peints du quartier Nationale (mars 2017)

« La Mouzaïa », ou la campagne à Paris (octobre 2016)

Paris : Les bains-douches du Moyen Âge à nos jours (août 2016)

1957 : le cinéma et moi (juin 2016)

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Années 50 à Paris : les petits métiers de la rue (février 2014)

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Connaissez-vous la plus vieille maison de Paris ? (février 2012)

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Montmartre : bienvenue au 12 rue Cortot (juin 2011)

Quel avenir pour le « Bal Nègre » ? (décembre 2010)

Dans la caverne d’Ali Baba (mars 2010)

Lieu de fête, lieu de honte, le « Vel’ d’Hiv’ » aurait 100 ans (février 2010)

L’étonnante histoire de « Fort Chabrol » (janvier 2010)

21 rue des Rosiers (juin 2009)


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39 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 26 mars 08:30

    « dont les plus anciens, de forme courbe, datent du Moyen Âge »

    ce qui résume le musé à : outil d’ autocontemplation ethnocentrée ...miroir mon beau miroir ne suis je pas unique ?

    sinon on y retrouverait des bistouris égyptiens ( de l’époque pharaonique ) , des livres de médecine chinoise vieux de 2000 ans et que sais je encore .....


    • Fergus Fergus 26 mars 09:12

      Bonjour, gaijin

      Mauvais procès : ce lieu n’a pas résulté d’une volonté de mettre sur pied un musée d’histoire de la médecine universelle, mais a été constitué en enrichissant les collections du doyen Lafaye (18e siècle) par l’apport de pièces effectivement venues de la chirurgie française du 19e siècle.

      Pourquoi ce choix ? D’une part, en raison d’un manque de moyens qui auraient permis de collecter des objets anciens un peu partout sur la planète.
      D’autre part, et surtout, parce que ce musée a, en tout premier lieu, été ouvert à des fins didactiques pour les étudiants en médecine, et non pour le grand public. Il côtoie d’ailleurs à Paris-Descartes la « Bibliothèque Interuniversitaire de Santé ».

      A noter que le musée de l’Histoire de la Médecine était complété jusqu’à sa fermeture (provisoire) il y a quelques années, par le musée Dupuytren auquel j’ai récemment consacré un texte (voir liens en fin d’article). 


    • Raymond75 26 mars 09:22

      @gaijin

      Inévitable commentaire stupide et prétentieux d’un ’sachant’ de salon. : il s’agit de l’histoire de la médecine en France ; il y a d’autres musées identiques, notamment à Montpellier, Toulouse et Lyon.


    • gaijin gaijin 26 mars 09:26

      @Fergus
      « ce lieu n’a pas résulté d’une volonté »
      c’est bien le plus grave a mes yeux , aucune volonté n’est nécessaire pour reproduire des comportements inconscients.
      comprenez bien que je n’ai rien contre ce musé mais mon point de vue spécifique c’est d’éclairer les aspects inconscients de notre regard sur le monde, les mécanismes qui nous animent car, nous ne sommes pas , nous pourrions ne pas être , nous ne devrions pas être..., des machines régies par des mécanismes 


    • San Jose 26 mars 09:39

      @gaijin
      .
      Citation  : sinon on y retrouverait des bistouris égyptiens (de l’époque pharaonique), des livres de médecine chinoise veux de 2000 ans 
      .
      Je vois. Vous êtes pour le pillage culturel et l’appropriation du même nom. 


    • Fergus Fergus 26 mars 09:41

      @ gaijin

      Je comprends très bien l’objectif que vous voudriez poursuivre. Qu’à cela ne tienne : trouvez les moyens de réunir les collections nécessaires au projet que vous défendez, trouvez un lieu pour les exposer, et lancez vous. 

      Plus sérieusement, l’Université Paris V-Descartes n’a pas les moyens d’être plus ambitieuse en la matière, et ce n’est pas son rôle, sa mission étant l’enseignement et la formation de praticiens. Le projet que vous prônez relève plus du ministère de la Culture qui, lui-même, est asez largement exangue.


    • Fergus Fergus 26 mars 10:12

      Bonjour, San Jose

      Vous avez raison de souligner ce problème.
      Le temps des « pillages » culturels a fort heureusement cessé dans la plupart des cas.
      C’est même plutôt à des restitutions que l’on assiste désormais. Ces dernières sont d’ailleurs facilitées par les techniques modernes  et très fidèles de reproduction des oeuvres et objets « empruntés » au temps des colonies.


    • troletbuse troletbuse 26 mars 10:19

      @San Jose
      Il y a pire. on a déjà pillé toute l’intelligence et la culture de Micron, Castaner, Sibete, Peniscaud, etc...


    • Fergus Fergus 26 mars 10:31

      Bonjour, troletbuse

      Etonnant que vous n’ayez pas baptisé le minsitre de l’Intérieur « Castagneur », eu égard à son passé de rugbyman et à sa fonction de patron des utilisateurs de LBD. smiley


    • troletbuse troletbuse 26 mars 10:40

      @Fergus
      Manque de temps.


    • San Jose 26 mars 13:53

      @Fergus
      .
      Je vous pose un cas de conscience.
      Voici quelques années (je ne sais pas comment l’affaire a évolué) il fut extrêmement question de restituer à la Grèce les trésors de son inégalable numismatique antique disséminés chez les collectionneurs du monde entier. 
      La littérature savante sur cette science auxiliaire de l’histoire est abondamment française, allemande, anglaise, américaine...
      Rapatrions tout cela en Grèce. Est-ce qu’autant de savants numismates grecs vont tout à coup apparaître pour reprendre le flambeau ? Ou est-ce que les tonnes de pièces patienteront un temps indéterminé dans les réserves d’un musée ? 


    • Fergus Fergus 26 mars 14:03

      @ San Jose

      Je suis incapable de répondre sur un tel sujet.

      Cela dit, il me semble difficile  voire impossible  au plan juridique de contraindre des collectionneurs privés à restituer des monnaies qui n’ont pas été acquises de manière illégale.
      Il arrive d’ailleurs que certaines soient restituées volontairement dans le cadre des dernières volontés de collectionneurs décédés.

      Sur l’opportunité de restituer ou pas des trésors architecturaux ou artistiques, le débat sur la destination de ces pièces dans les pays d’origine, et sur les méthodes de conservation n’est pas près de s’éteindre...


    • troletbuse troletbuse 26 mars 14:06

      @Fergus
      Tiens, on pourrait aussi leur restituer leurs migrants.


    • San Jose 26 mars 14:10

      @Fergus
      .
      Sans oublier que... qui vous prouve que la monnaie grecque vieille de deux mille ans que vous possédez n’a pas été honnêtement reçue en paiement de quelque Massaliote par quelque Gaulois ? 


    • Cadoudal Cadoudal 26 mars 14:18

      @San Jose
      Scientifiquement, les Gaulois n’ont jamais existé...

      Les propos sur les Français gaulois ou de race blanche relèvent d’une ignorance crasse.

      https://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/raoult-nous-avons-besoin-d-universites-pas-de-prisons-21-09-2016-2070278_445.php

      D’ici deux semaines, la science aura peut-être fait une mise à jour, mais pour l’instant arrête de diffuser des fake news...lol...


    • Cadoudal Cadoudal 26 mars 14:26

      @San Jose
      Ou est-ce que les tonnes de pièces patienteront un temps indéterminé dans les réserves d’un musée ? 

      Sur les 5 900 bobines retrouvées par terre, seulement 400 sont saines. Les autres sont atteintes du « syndrome du vinaigre », « qui réduit la cellulose en bouillie ».
      « En tant qu’historien, la déperdition m’attriste et l’état de ces bobines menaçait d’engloutir le premier pan d’une histoire audiovisuelle réalisée par les Africains pour les Africains. »

      l’institution sénégalaise cherche des fonds...lol...

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/15/au-senegal-a-la-recherche-des-films-perdus_6026008_3212.html


    • Fergus Fergus 26 mars 15:20

      @ San Jose

      « honnêtement reçue en paiement de quelque Massaliote par quelque Gaulois »

      En effet !


    • Raymond75 26 mars 09:22

      ouverture de 14h à 17h30 (dernière entrée 17h) sauf les jeudis, dimanches et jours fériés ... hors confinement  smiley


      • Fergus Fergus 26 mars 09:43

        Bonjour, Raymond75

        Merci pour ces précisions. 
        Merci également d’avoir rappelé qu’il existe d’autre musées de la Médecine. Le musée d’Anatomie de Montpellier, notamment, est très réputé.


      • Trelawney Trelawney 26 mars 09:35

        Je connais bien ce musée, j’ai un aïeul qui y est représenté ....... dans un bocal smiley


        • Fergus Fergus 26 mars 09:49

          Bonjour, Trelawney

          Votre aïeul n’est pas dans ce musée, mais au Dupuytren.  smiley

          Malheureusement, le musée Dupuytren est actuellement fermé (lien) et on ne sait pas quand il rouvrira, les collections étant stockées dans les sous-sols de Jussieu. Il est donc impossible, sauf à quelques personnes habilitées, de voir cet aïeul. smiley


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 mars 12:47

          @Trelawney

          Moi de mon vivant je suis déjà

          représenté dans un bocal, au rayon cornichons des épiceries. La classe.


        • San Jose 26 mars 13:56

          @Fergus
          .
          A Paris on a découvert dernièrement un musée mal connu d’anatomie humaine à Paris-Descartes. 


        • Fergus Fergus 27 mars 10:58

          Bonjour, San Jose

          Désolé, ce commentaire m’avait échappé. Vous faites sans doute allusion aux dépouilles « données à la science » qui ont été conservées et utilisées dans des conditions indignes. C’est évidemment un scandale. Le point positif est que la publicité autour de cette affaire va permettre de mettre un terme à ces pratiques.


        • rita rita 26 mars 09:59

          L’histoire de la médecine, déjà en Egyptes ?

          La médecine egyptienne

          La médecine des anciens Égyptiens est celle pour laquelle nous possédons les documents authentiques les plus anciens. Elle jouit dans l’Antiquité d’une incontestable renommée, dont on trouve déjà des traces dans Homère ; on sait que Cyrus et Darius, fils d’Hystaspe, appelèrent à leur cour des médecins de l’Égypte.

           smiley


          • Fergus Fergus 26 mars 10:07

            Bonjour, rita

            C’est exact.
            Médecine et chirurgie : j’ai mentionné dans l’article la « Première opération moderne de la cataracte » en 1708. Mais c’est dans l’antiquité égyptienne que l’on trouve les plus anciennes traces d’opérations de cette opacification du cristallin.


          • dimitrius 26 mars 10:18

            Oui c’est çà allons visiter le musée de la Médecine , tousse ensemble pour choper le Coronavirus , très malin. Tu sais que t’es pas obligé de faire un n’article toutes les semaines. Tu le sais çà sauf à vouloir faire son savant sur Avox. 


            • Fergus Fergus 26 mars 10:29

              Bonjour, dimitrius

              Visiter les musées, c’est de toute façon impossible actuellement.

              « Tu sais que t’es pas obligé de faire un n’article toutes les semaines »

              Je ne m’y oblige pas : il arrive que j’en rédige un, rarement deux, et parfois aucun.

              En fait, je publie des articles sur une question d’actualité, ou sur un sujet qui m’intéresse  et dont je pense qu’il peut intéresser d’autres personnes —, lorsqu’ils sont prêts, et cela sans me fixer d’objectif.


            • gruni gruni 26 mars 11:04

              Bonjour Fergus

              Article très intéressant. La boîte à outils du passé était assez redoutable. Nous avons fait des progrès depuis, mais que diront les chirurgiens des instruments chirurgicaux actuels dans 50 ans voire moins ? 


              • Fergus Fergus 26 mars 12:59

                Bonjour, gruni

                « La boîte à outils du passé était assez redoutable »

                Effectivement. Et c’est pourquoi j’ai écrit qu’il valait mieux ne pas trop chercher à visualiser l’usage de certains instruments. smiley

                « que diront les chirurgiens des instruments chirurgicaux actuels dans 50 ans voire moins ? »

                il est sûr que des changements importants sont encore à venir. D’ores et déjà, entre le laser et les instruments miniaturisés qui interviennent dans le corps sans que celui-ci ait été ouvert, il y a eu d’énormes progrès. Mais il ne fait pas de doute que nos enfants et petits-enfants connaîtront d’autres progrès encore plus spectaculaires.


              • San Jose 26 mars 14:14

                @gruni
                .
                D’ailleurs le bourreau et le chirurgien n’étaient souvent qu’un seul et même homme.
                .
                .
                .
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                .
                .
                c’est pas vrai !


              • Et hop ! Et hop ! 26 mars 23:07

                @San Jose

                Vous avez raison les bourreaux étaient des offices de justice, et les chirurgiens une branche du corps des barbiers qui était un ort mécanique relevant de la marchandise, et donc complètement étrangère à la profession de médecin qui était un art libéral relevant de l’université.

                Toutefois certains bourreaux faisaient les remises d’entorses, defractures, ils faisaient les rebouteux, kinésithérapeutes, chiropracteurs, grâce à leur connaissance de l’anatomie et des traumatismes.

                On le sait par des procès qui leur ont été faits au XVIe et XVIIe siècle par les corps de maîtres chirurgiens pour exercice illégal de la chirurgie.


              • Cadoudal Cadoudal 26 mars 11:21

                Ne pas oublier de visiter le musée des médecins sans frontières de Lesbos...

                Il y a une très belle maquette du bateau de mon aïeul Jean-Baptiste Chateaud.

                https://www.youtube.com/watch?v=5ggaSA1eTEM


                • Fergus Fergus 26 mars 13:03

                  Bonjour, Cadoudal

                  Merci pour ce lien.
                  A noter  avec consternation  que les expériences du passé n’instruisent pas les affairistes et les politiques du présent : c’est déjà pour privilégier des intérêts financiers que la quarantaine de l’équipage et des marchandises du Grand Saint-Antoine n’a pas été respectée, avec les désastreux bilans que l’on connaît.


                • Cadoudal Cadoudal 26 mars 13:12

                  @Fergus
                  Faut pas s’inquiéter comme ça Fergus, c’est pas un virus qui ne connait pas les frontières qui va arrêter votre progrès progressiste...

                  Même son de cloche, selon des sources policières, chez les repris de justice qui constituent, on le sait, l’épine dorsale de l’ensemble de nos harragas

                  en renonçant à prendre le large, ils sont obligés de… jouer les prolongations dans nos murs et, par conséquent, s’adonnent au vol et à divers types de trafics.

                  il faut tout de même admettre que cette trêve sera sûrement provisoire. Car il n’est pas exclu que nos harragas reviennent un jour à la charge, une fois ce redoutable virus vaincu.
                  http://lapresse.tn/50310/immigration-clandestine-leffet-dissuasif-du-coronavirus/



                • troletbuse troletbuse 26 mars 14:02

                  @Cadoudal
                  Donc, je conclus que le 27/2/2020, il étaient plus au courant que Micron et sa clique sur le coronavirus. Faudrait donc associer le coronavirus avec du lard de cochon  smiley


                • Cadoudal Cadoudal 26 mars 14:42

                  @troletbuse
                  -Donc, je conclus que le 27/2/2020, il étaient plus au courant que Micron et sa clique sur le coronavirus.

                  Non, mais ils n’y avait plus de débouchés et rupture de la supply chain...

                  Il semblerait que l’Italie ait demandé à Soros de stopper l’importation de racailles Tunisiennes le 23 Février.
                  Dernière livraison : 276, puis mise en quarantaine de l’équipage....

                  L’Ocean Viking n’assurait déjà plus d’opérations de sauvetage depuis le 23 février

                  Après ce débarquement, les membres d’équipage ont tous dû observer 14 jours de quarantaine

                  https://www.infomigrants.net/fr/post/23594/coronavirus-en-mediterranee-plus-aucun-navire-humanitaire-n-est-present


                • Il faut grimper cinq étages pour atteindre ce minuscule musée, payant en plus ! A part les instruments de la période Louis XIV, on a vite fait le tour... 


                  • Fergus Fergus 26 mars 13:07

                    Bonjour, France Républicaine et Souverainiste

                    3 étages et non 5.
                    Pour ce qui est du prix (3,50 euros le plein tarif), il est dérisoire comparé à une place de cinéma dans le quartier : compter 12 euros le plein tarif !

                    Le fait est que la visite peut être rapide pour qui n’est pas spécialement intéressé par le thème. La dernière fois que nous y sommes allés, mon épouse et moi, nous y avons passé une heure.

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