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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Playlist de quelques poèmes chantés

Playlist de quelques poèmes chantés

Des poèmes mis en musique et chantés si bien qu’on croirait que ce sont des chansons ? « ça n’existe pas ! ça n’existe pas ! » dirait Desnos (qui est dans cette liste). Mais si ! Et ce sont de grandes oeuvres, de grands poètes. Cette liste propose des pistes à écouter qui privilégient des poètes ou des interprètes peu connus. Il eut été moins utile pour le lecteur d’y mettre des interprétations célèbres de Ferré ou de Ferrat. On verra que le talent des poètes troubadours ici signalés mérite amplement que l’on s’y attarde. Des trésors à conserver !

 
Je ne pouvais faire autrement que de commencer par le grand poète quimpérois, Max Jacob.
 
Max Jacob :
 
Mort au camp de Drancy en 1944, Max Jacob était admiré de Jean Moulin qui lui emprunta son prénom pour en faire son nom de résistant. Jean-Claude Brialy incarna le poète avec grand honneur à la fin de sa vie.
 
Invitation au voyage, chanté par Frezin Colombe
 
La Babylone, chanté par Frezin Colombe
 
Madame la dauphine, chanté par Jacques Douai.
 
Genre autobiographique, chanté par Bernard Ascal
 
Senghor, Césaire :
 
Femme noble, chanté par Bernard Ascal
 
Je t’ai filé une chanson douce, chanté par Bernard Ascal
 
Assassinats, chanté par Bernard Ascal
 
François Villon :
 
Ballade des temps jadis, chanté par James Ollivier
 
Baudelaire :

Réversibilité, chanté par Jean-Louis Murat
 
Supervielle :
 
Les amis inconnus

Gaston Couté :
 
L’amour anarchiste, chanté par Marc Robine
 
Le petit Poucet, chanté par Gérard Pierron
 
Sur un air de reproche, chanté par Gérard Pierron
 

Robert Desnos :
 
Il était une feuille, chanté par Bernard Ascal
 
La fourmi, chanté par Juliette Gréco
 
Concluons comme nous avons commencé, par un poète breton, ou plutôt deux !
 
Jean Richepin :
 
Jean Richepin écrivit "La chanson des gueux" que Brassens mettra en chanson, tout comme il reprendra un autre de ses poèmes.
 
Pâle et blonde, chanté par Frezin Colombe
 
René-Guy Cadou :
 
Il mourut à l’âge de 31 ans. "Continuez... Le temps qui m’est donné, que l’amour le prolonge", dira-t-il à sa femme Hélène, à ses amis. A Louisfert, ce que l’on a appelé "l’école de Rochefort" sera créée autour du souvenir de ce poète à la vie trop brève. Voici deux poèmes superbes en chanson en guise d’illustration de son oeuvre si sensible.
 
Femmes d’Ouessant.
 
Hélène
 
 

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18 réactions à cet article    


  • norbert gabriel norbert gabriel 11 juin 2009 16:25

    Salut*

    Allez faire un tour aussi du côté de Jacques Yvart qui a mis en musique avec beaucoup de talent des poètes du Nord, de la région de Dunkerque..
    Ses albums deviennent rares, mais ça vaut le coup. D’une part c’est un excellent musicien compositeur, d’autre part il a une voix de basse chantante absolument magnétique...


    • Je creuserai cette piste dès ce soir chez moi. Merci Norbert.


    • claude claude 11 juin 2009 17:04

      bonjour paul,

      merci pour cette petite ballade en vers et en chanson.

      j’ajouterais à celle-ci la mise en musique du poème de du bellay « heureux qui comme ulysse... » par ridan... lorsque cette chanson est sortie, je me surprise à penser au nombre d’ados qui renâclent à la poésie, qui ont du fredonner celle-ci avec ardeur...

      et n’oublions pas les immenses frères jacques qui ont interprété avec talent, pendant presque 4 décénie les poésies de prévert, quenau, boris vian, la fontaine..

      voir aussi :


      • Hey ! Salut Claude.

        Ridan bien sûr, j’ai le disque. Parfaite et moderne transposition du poème de Du Bellay. A ce propos, j’ai une anecdote. Je m’étais rendu dans un grand magasin culturel connu et j’ai demandé au responsable du rayon CD le nom de l’interprète qui chantait « Heureux qui comme Ulysse ». Voyant que son regard ne s’illuminait pas, j’insistai en précisant que c’était un texte de Du Bellay. Il me fait alors « Ah ! c’est une reprise ? » smiley

        Ma pov’ dame, où va la jeunesse ! Autant demander à Sarkozy la Princesse de Clèves ! Il vous répondrait « Princesse de Clèves, je ne l’ai jamais reçu à l’Elysée celle-là ! J’vois pas qui c’est. Elle est connue ? Elle est riche ? »


      • « reçue » (charité bien ordonnée commence par soi-même : je me corrige)


      • norbert gabriel norbert gabriel 11 juin 2009 18:30

        pour la confiture des Frères Jacques (et la déconfiture, ou le temps des noyaux) voir éventuellement

        postescriptum.hautetfort.com


        • moebius 11 juin 2009 21:49

          " Ma pov’ dame, où va la jeunesse ! Autant demander à Sarkozy la Princesse de Clèves ! Il vous répondrait « Princesse de Clèves, je ne l’ai jamais reçu à l’Elysée celle-là ! J’vois pas qui c’est. Elle est connue ? Elle est riche ? » NONNNNNNNNNNNNNnnnnnnnnnn.......... pas ça vous etes aussi obsédé que ce Bayrou !


          • moebius 11 juin 2009 21:54

             Allez tous en coeur, une p’tite chanson... Nous sommes les carabiniers, la sécurité des foyers, dans la troupe y’a pas d’jambes de bois, la meilleurs façon d’marcher c’est encore la notre, c’est de mettre un pied d’vant l’autre et d’recommencer gauche, gauche, gauche. 


            • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 11 juin 2009 22:32

              Le plus beau de tous reste selon moi « Je voudrais pas crever » de Boris Vian, interprété par le groupe Eiffel.
              Essayez de préférence la version du live Les Yeux Fermé, magnifique. Un des plus beau morceaux, et le crecendo le plus émouvant ; toute catégories confondues !!

              http://www.youtube.com/watch?v=UPe0MGivXa0
              Ici, une version filmée amateur, et sans les cordes pour une première impression
              Après des centaines d’écoute, ce morceaux me serre toujours autant la gorge.


              • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 11 juin 2009 22:41

                J’en oublie le plus important !!!!

                La mise en musique par mon propre groupe, ARMiSSAN, d’un poême de Prevert, « Le controleur »
                Le mp3 ici « Petit tour dans le monde »

                Il s’agit d’un arrangement des paroles du poeme,

                Allons allons 
                Pressons
                Allons allons
                Voyons pressons
                Il y a trop de voyageurs
                Trop de voyageurs
                Pressons pressons
                Il y en a qui font la queue
                Il y en a partout
                Beaucoup
                Le long du débarcadère
                Ou bien dans les couloirs du ventre de leur mère
                Allons allons pressons
                Pressons sur la gâchette
                Il faut bien que tout le monde vive
                Alors tuez-vous un peu
                Allons allons
                Voyons
                Soyons sérieux
                Laissez la place
                Vous savez bien que vous ne pouvez pas rester là 
                Trop longtemps
                Il faut qu’il y en ait pour tout le monde
                Un petit tour on vous l’a dit
                Un petit tour du monde
                Un petit tour dans le monde
                Un petit tour et on s’en va
                Allons allons
                Pressons pressons
                Soyez polis
                Ne poussez pas.

                - Jacques Prévert

                 


              • Vous savez ce qui serait bien ? C’est une page Agoravox où s’exprimeraient tous les artistes abonnés au site : poètes, musiciens, chanteurs, arts graphiques. Associez ces arts dans une oeuvre collective (vidéos) serait bien aussi. Pas pour une star ac mais pour un fest noz en quelque sorte ! Oui, je sais , on sent le breton qui parle...Alors une fête des arts annuelle ? Agor’Arts Vox !


              • moebius 11 juin 2009 23:02

                 Ha ! les années cinquante, l’après guerre... François Bayrou...quel modernité les frères Jacques....chef ! et les compagnons de la chanson !... attentions chef ils nous envoient des pavés....il y’a a un qui me fait des sourires goguenards, chef !


                • viking 12 juin 2009 02:34

                  Ballade des Dames du temps jadis de François Villon.
                  .
                  .
                  J’interviens rarement sur tes files mais aujourd’hui je veux en faire une exception non pas pour t’accabler à la manière des Renève et consorts mais parce que j’ai trouvé ton choix avec James Ollivier un peu cucu la praline. 

                  En effet je trouve qu’il chante mal les textes de François Villon, d’abord avec sa voix artificiellement et volontairement doucereuse ce qui ne sied pas avec un Villon plus forban que poète de basse-cour car même quand il était amoureux, il devait prendre parfois la poudre d’escampette pour ne pas être jeté en prison ou pendu au gibet. Il ne survivait qu’en fréquentant les voyous et qu’en effectuant de petits larcins pour se nourrir. A l’occasion, il donnait le coup de poing. Il avait blessé un de ses camarades de classe comme lui clerc, ce fut un fait pour lequel il fut condamné… il était donc costaud. 

                  Il ne pouvait donc parler d’amour qu’avec nostalgie ce qui n’apparaît pas dans l’interprétation de James… dés la première strophe le tempo est donné.

                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
                  Dites-moi où, n’en quel pays,
                  Est Flora la belle Romaine,
                  Archipiades, ne Thaïs,
                  Qui fut sa cousine germaine,
                  Echo, parlant quant bruit on mène
                  Dessus rivière ou sur étang,
                  Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
                  Mais où sont les neiges d’antan ?
                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
                  Au moyen age la négation pouvait s’écrire seulement qu’avec le « ne » ce que nous pouvons traduire par un « ni » comme ainsi :

                  Dites-moi où, ni en quel pays,
                  Est Flora la belle Romaine,
                  Archipiades, ni Thaïs,

                  Quant à Archibiades ( prononcer le S) au moyen age on le prenait pour une femme, de toutes façons, il lui invente une parenté avec Thaïs qui était le nom d’une femme symbolisant la petite vertu. Il y a donc une connotation érotique là-dedans. Nous sommes toujours dans l’évocation du rêve avec cette formulation « Echo, parlant quand bruit on mène » Très fort ici, le petit Villon. Chacun sait que l’écho n’est que le bruit que nous faisons et qui nous revient peu après. Autrement dit, je m’invente une image et je la contemple comme si elle était réelle…. Et le rêve se termine par un coup de conscience « Mais où sont les neiges d’antan » C’est vrai la neige est toujours plus belle quand nous ne souffrons plus du froid. Nous sommes dans la nostalgie et la tristesse des jours heureux que nous perdons en vieillissant.

                  La tragédie va apparaître à la deuxième strophe.

                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
                  Où est la très sage Héloïs,
                  Pour qui fut châtré et puis moine
                  Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
                  Pour son amour eut cette essoine.
                  Semblablement, où est la roine
                  Qui commanda que Buridan
                  Fût jeté en un sac en Seine ?
                  Mais où sont les neiges d’antan ?
                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

                  La nostalgie est à nouveau introduite par la question « où est… » qui évoque quelque chose qu’on a connue et là-dessus, il introduit l’idée de la sagesse. T’as vu, la Taverne, comment la poésie apparaît en quelques mots seulement. Et il insiste avec des idées de sacrifice en parlant d’un type qui fut châtré pour elle en se faisant moine. Nous sommes donc dans le tragique.

                  Toutes nos émotions ont un degré de sensation qui peut augmenter ou descendre selon nos humeurs. Dans la troisième strophe, il y met un degré de plus en évoquant une grandeur royale avec Berthes au grand pied qui était la femme de Charlemagne et la reine Blanche… allusion aux chansons de geste normandes et bretonnes ? Hé oui, la taverne le Roi Arthur, ce n’est pas entièrement breton, c’est aussi normand ou du moins, parce que mis à la mode par eux pour opposer les bretons aux anglo-saxons. Ensuite il évoque aussi le supplice de Jeanne d’Arc ce qui nous ramène à une idée de grandeur d’âme et de respect.


                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
                  La roine Blanche comme un lis
                  Qui chantait à voix de sirène,
                  Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
                  Haramburgis qui tint le Maine,
                  Et Jeanne, la bonne Lorraine
                  Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;
                  Où sont-ils, où, Vierge souveraine ?
                  Mais où sont les neiges d’antan ?
                  <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< 

                  Ce poème n’est donc pas romantique. C’est une tragédie. L’interprétation de James ne vaut donc rien. 

                  Cet interprète fut un mauvais choix. En voici un meilleur avec une très belle interprétation et une musique si digne qu’un François Villon ne l’aurait pas reniée.

                  La ballade des pendus par Serges Reggiani.



                  Encore un dernier mot la Taverne pour te montrer la malice de François Villon. Après avoir évoqué le nom d’une femme symbolisant l’érotisme, il achève son poème en regrettant les Vierges souveraines. Après avoir parlé de Jeanne d’Arc, il faut quand même être audacieux. Il n’a quand même pas osé y mettre la Sainte Vierge.


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