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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Portraits d’Islam (4) : Averroès, la Lumière de l’Andalus

Portraits d’Islam (4) : Averroès, la Lumière de l’Andalus

Je poursuis cette semaine ma série de portraits consacrés à de grandes figures de l’histoire musulmane, par une espèce d’exercice de style, une pure gageure intellectuelle, du fait des dimensions, aussi bien du personnage que de son oeuvre : brosser le portrait d’Averroès, celui qui est passé à la postérité comme le « Commentateur d’Aristote » et un des hommes ayant contribué à transmettre la pensée aristotélicienne à l’Occident.

Un portrait entre continuité et rupture. « Continuité » dans la mesure où Averroès, à l’instar des trois précédentes figures évoquées (Abû Hanîfa, Abû Yûsuf et Ahmed bin Hanbal) est un juriste, à la fois théoricien et praticien du droit, qui du fait de sa formation et des fonctions qu’il exerçât, fut amené à se poser la question de la nécessaire interprétation de la loi religieuse, contenue dans le Coran et la Sunna, aux fins de répondre aux questions de la vie civile, politique et économique de son temps.

Continuité, donc, mais aussi rupture, car Averroès fut davantage qu’un juriste. Théologien, mathématicien, astronome, médecin et philosophe, il est aussi représentatif d’un certain Islam, en un temps et en un lieu particulier, en l’occurrence l’Espagne musulmane médiévale, société originale marquée notamment par une relative symbiose entre ses éléments conquérants arabo-berbères et les autochtones, chrétiens, juifs ou convertis. En cela, la vie d’Averroès, de même que son legs, sont fermement ancrés dans l’histoire de l’Andalus (Jâzirat al-Andalus, terme correspondant non seulement à l’Espagne mais aussi au Portugal sous domination musulmane), histoire qui, de bien des façons, bat en brèche et invalide la notion moderne de « Choc des Civilisations », dans la mesure où un tel choc suppose une fracture nette et irrémédiable entre les civilisations qu’il prétend opposer.

Là est mon prétexte : si le portrait d’Ahmed bin Hanbal me permettait d’introduire l’islamisme dans ma réflexion, celui d’Averroès -ainsi que celui qui suivra, que je consacrerai à Soliman le Magnifique- nourrira une réflexion plus globale sur les rapports entre Occident et Islam... si tant est cette présentation sous forme d’opposition ne soit pas, d’ores et déjà, viciée par une conception trop ethnocentrique.

Des Marwanides aux Almohades, six siècles d’histoire de l’Andalus

Il ne fallut pas longtemps pour que l’Islam prenne pied dans la péninsule ibérique, dans le sillage des armées venues du Maghreb pour la conquérir au nom des Califes omeyyades : dès avant la moitié du VIIIè siècle, une grande partie du territoire concerné est tombée entre les mains des musulmans, cependant que de l’autre côté de la Méditerranée, un événement va contribuer à l’originalité de l’Andalus, lorsqu’en 749 les Abbassides renversent les Omeyyades. Le petit-fils du dernier Calife omeyyade, un certain Abd al-Rahmân, se réfugie alors en Afrique du Nord avant de s’emparer de Cordoue en 756, où il se proclame émir. Au cours des deux siècles qui suivirent, ses descendants parviennent à se maintenir au pouvoir, et l’émirat cordouan prend finalement une telle ampleur qu’en 929 Abd al-Rahmân III coupe les ponts avec Bagdad et se proclame Calife.

Ce Califat des Omeyyades d’Occident, ou Marwanides, concurrent à la fois des Abbassides en place à Bagdad et des Fatimides chiites régnant au Caire, perdurera jusqu’au démantèlement de l’Andalus, fruit notamment de difficultés successorales, qui en 1031 explose en une vingtaine de principautés, les Taifas. Cette multiplication de potentats rivaux affaiblit la position musulmane en Andalus, la rendant plus fragile face au pouvoir grandissant des royaumes chrétiens du Nord de l’Espagne, menace qui expliquera pour partie l’intervention de l’Empire almoravide, une dynastie d’origine berbère, puritaine et conservatrice, installée à Marrakech et qui, par son action, parvint à stopper, pour un temps, l’entreprise de reconquête entamée par les Chrétiens, notamment suite à la victoire obtenue à Zallaqa en 1106, en même temps qu’elle parvint à mettre au pas les princes musulmans des Taifas.

Mais le répit fut relativement éphémère : entre 1125 et 1126, les Almoravides subissent de sérieux revers lorsqu’Alphonse le Batailleur, le roi de Saragosse, lance une expédition qui lui fera traverser l’Espagne, de la région de Valence jusqu’aux côtes de Grenade et de Malaga. Au cours de ces deux ans, il remporte de très nombreuses victoires sur les troupes musulmanes. Et de fait, bien que ne parvenant pas à arracher la moindre ville ou province à l’autorité almoravide, le souverain chrétien n’en inflige pas moins une sérieuse humiliation à cette dernière, qui flanche déjà peu à peu au Maghreb. Vingt-et-un ans plus tard, la dynastie almoravide s’effondre, laissant la place à celle des Almohades. Une époque charnière dans l’histoire de l’Andalus, dans la mesure où les rapports entre musulmans et non-musulmans en pâtissent, les derniers se voyant suspectés de soutenir les entreprises des royaumes du Nord. Le fait que le roi Alphonse revint de son expédition accompagné de nombreux Chrétiens quittant l’Andalus ne fit évidemment que nourrir cette suspicion.

La relation entre conquérants et autochtones en Andalus n’avait d’ailleurs jamais été facile. Non seulement, au sein même des armées musulmanes, Arabes et Berbères nourrissaient rivalités et tensions, mais les Chrétiens hispaniques se montrèrent souvent rétifs à la conversion : ces Chrétiens, nommés "mozarabes" conservèrent en conséquence un statut "inférieur" de dhimmis (tributaires) bénéficiant de la tolérance des autorités musulmanes et jouissant en outre d’une relative autonomie dès lors qu’ils s’acquittaient de l’impôt prévu. Mais cette "résistance" des mozarabes explique que, loin d’une assimilation complète des populations autochtones, l’Andalus vit s’épanouir une étrange symbiose, relative, originale et complexe, caractérisée par une coexistence plutôt pacifique entre les différentes composantes de cette société multiculturelle et multiconfessionnelle -musulmans arabes ou berbères, mudéjars (en arabe muwalladun, hispaniques convertis à l’Islam), mozarabes et juifs- et une interpénétration culturelle qui accouchera d’un mode de vie, d’une littérature et d’une architecture riches et singulières.

C’est cette société si particulière qui voit naître, en 1126, à Cordoue, Abû l-Walîd Mohammed ibn Rushd, dit Averroès.

Averroès, commentateur et vecteur de l’aristotélisme

La première chose à signaler au sujet de ce personnage, c’est que la pomme ne tomba pas bien loin de l’arbre : sa famille avait d’ores et déjà fourni à l’Andalus, et plus particulièrement à la Taïfa de Cordoue nombre de juristes de renom, notamment son grand-père qui occupa la fonction de Grand-Cadi de 1117 à 1120, de même que son père, de 1137 à 1145, à une époque mouvementée, correspondant au déclin de l’empire des Almoravides et à leur remplacement par les Almohades, autre dynastie d’origine berbère.

De fait, la famille des Banû Rushd connut un certain nombre de vicissitudes liées aux aléas politiques contemporains : ainsi le grand-père fut-il révoqué de son poste de magistrat suprême en 1120 pour avoir pris le parti des Cordouans révoltés contre le pouvoir central almoravide, et le père suivit peu ou prou le même chemin lorsqu’en 1145, seulement deux ans avant la chute d’Ishâq, le dernier souverain almoravide, il fut remplacé par un membre d’une autre famille de juristes, les Banû Hamdin. Ce nouveau magistrat se retrouve alors brusquement à la tête de la ville par les habitants au moment même où le pouvoir almoravide s’effondre définitivement, et il doit faire face à l’opposition de plusieurs forces politico-militaires -parmi lesquelles les Castillans qui profitent de la situation pour attaquer Cordoue, rien moins que l’ancienne capitale du califat marwanide- et se voit contraint, en 1149, de prêter allégeance à Marrakech. L’année suivante des jeunes gens de bonne famille de Cordoue et Séville sont envoyés dans la capitale almohade pour y recevoir une instruction en conformité avec les idéaux réformateurs du nouveau pouvoir en place.

Bien qu’on ignore nombre de détails de la première moitié de la vie d’Averroès, on sait qu’il fit partie de cette "délégation". Sa formation fut des plus complètes, et conforme aux préceptes de l’école malikite déjà dominante à cette époque dans tout le Maghreb, et "importée" en al-Andalus par les conquérants omeyyades. Formé à Cordoue -et sans doute aussi à Séville- il maîtrise le fiqh (science juridique), ainsi que les disciplines du hadith (tradition) et du kalam (théologie spéculative basée à la fois sur les textes religieux mais aussi sur une réflexion et une argumentation rationnelles, que pratiquèrent notamment les mu’tazilites), puis poursuit donc sa formation au Maghreb où il bénéficie du soutien et de la protection d’Abû Ya’qûb Yûsuf Ier, le deuxième souverain almohade. Politiquement, Averroès demeurera toujours un fidèle zélateur du régime almohade, bien qu’il connaîtra une disgrâce tardive et temporaire. Il n’est dès lors pas inutile de se pencher sur la nature du régime en place à Marrakech et qui tient l’Andalus sous sa coupe.

La dynastie almohade, issue de tribus berbères, s’est constituée autour de l’idéal religieux théorisé par Ibn Tûmart, personnage énigmatique qui se faisait lui-même appelé le Mahdi (Guide) et qui, ayant voyagé à Cordoue, Alexandrie, La Mecque et Bagdad, offrit une synthèse, intéressante quoiqu’assez paradoxale, d’idées profondément mystiques -telles les théories critiques d’al-Ghazali à l’encontre des philosophes grecs et notamment Aristote- et de rationalisme mu’tazilite. On y retrouvait notamment l’élément fondamental de l’unicité divine, qui donna d’ailleurs son nom au mouvement politico-religieux puis à la dynastie inspirée par Ibn Tûmart, le mot espagnol almohade dérivant de l’arabe al-muwahhidûn ou "partisans de l’unicité divine". Leur doctrine entrait ainsi dans une perspective "réformiste" dans la mesure où elle condamnait le laxisme des moeurs qui, selon Tûmart, s’était emparé du Maghreb sous la domination des Almoravides, et entendait restaurer une morale nettement plus rigoureuse et proche du message coranique.

On pourrait, dès lors, s’étonner qu’Averroès et le régime almohade aient fait bon ménage, d’autant que le Commentateur d’Aristote ne manqua pas de critiquer certains points de vue d’Ibn Tûmart, notamment, et de façon indirecte, en réfutant la critique de la philosophie d’al-Ghazâli dans son ouvrage Tahâfut al-tahâfut (Destruction de la destruction), dont le titre lui-même répond à l’oeuvre majeure de Ghazâli, Tahafut al-Falasifa (Destruction des philosophes). Toutefois, la réussite de l’Empire almohade, notamment en matière économique et liée à son rôle de carrefour entre l’Europe méditerranéenne et l’Afrique noire, permit l’épanouissement d’une vie intellectuelle brillante, et les maîtres de Marrakech surent s’attacher nombre de penseurs éclairés, tels Averroès ou Abubacer.

L’œuvre d’Averroès en elle-même est prolifique et multiforme, et ses écrits n’ont pas toujours été bien étudiés. Il s’intéressa bien entendu au droit, et notamment aux fondements des divergences séparant les quatre grandes écoles juridiques du sunnisme, de même qu’à la médecine et à la théologie. Mais c’est la philosophie qui occupa majoritairement ses pensées : Traité décisif et exposition de la convergence qui existe entre la Loi religieuse et la philosophie, Exposition des méthodes de démonstration relatives au dogme de la religion, Destruction de la destruction déjà cité, Commentaire de la Métaphysique d’Aristote... Averroès ne se considéra jamais lui-même comme autre chose que comme un commentateur, un transmetteur, modestie qui dissimulait l’idée profonde que la philosophie était une science achevée, que les penseurs de la Grèce Antique avaient déjà dit et écrit tout ce qu’il y avait à dire et écrire, postulat dans lequel il y a beaucoup de vrai, tant on constate avec amertume la pauvreté des créations intellectuelles de philosophes plus tardifs, et a fortiori contemporains. De ce point de vue, et sans aller jusqu’à dire que l’oeuvre d’Averroès manque d’originalité, il est utile de constater qu’elle s’inscrit dans la succession logique des penseurs musulmans tels qu’Avicenne, al-Farabi ou al-Kindi, qui tous se rattachaient, d’une manière ou d’une autre, à la pensée grecque. Averroès prend le relais de ces penseurs de l’Orient musulman, et achève, en un sens, la transmission de l’aristotélisme à l’Occident, d’abord musulman, puis judéo-chrétien via ses "successeurs", Moïse Maïmonide d’abord, Thomas d’Aquin ensuite.

Pour autant, la pensée d’Averroès s’inscrit dans une double originalité. D’abord celle qui naît obligatoirement de toute interprétation, car on ne peut interpréter sans créer, et Averroès a largement commenté, interprété et commenté la pensée d’Aristote. Ensuite celle d’une culture islamique où la philosophie rationaliste eut moins d’importance, moins d’écho, et au final provoqua de moindres bouillonnements intellectuels que la théologie qui inspira nombre de "sectes" que les musulmans eux-mêmes ne considéraient pas comme relevant de la philosophie (on pourra citer le mu’tazilisme évoqué dans le précédent article).

De ce point de vue, Averroès refusa d’opposer Aristote et le Coran, la sphère religieuse et la sphère philosophique, préférant les considérer comme indépendantes, pour ainsi dire parallèles, les jugeant à égalité comme des voies d’accès vers la sagesse : la voie du philosophe et la voie du prophète ne s’excluent donc pas l’une l’autre, et toutes deux conduisent à la vérité, une vérité unique, donc, bien que forcément protéiforme.

On trouve, dans cette description, nécessairement liminaire -cent pages ne suffiraient pas à effleurer la philosophie d’Averroès lui-même- une des raisons qui firent qu’Averroès tomba en disgrâce dans le monde musulman. D’abord de son vivant, bien que pour une courte durée : entre 1195 et 1197, des juristes et des penseurs hostiles à ses idées parvinrent brièvement à monter le souverain almohade contre lui. Des autodafés de ses écrits furent organisés, ses doctrines furent condamnées à Cordoue, et lui-même fut exilé à Lucena, non loin de sa cité natale. Il fut néanmoins réhabilité très rapidement, et rentra à Marrakech où il mourut en 1198.

Mais sa disgrâce fut surtout posthume, et si elle concerna au final l’ensemble du monde musulman où son oeuvre sombra dans une relative indifférence, elle trouva d’abord sa racine profonde dans l’effondrement programmé de la société hispano-musulmane. En 1198, l’Andalus était déjà sur le déclin, et le régime almohade, de plus en plus menacé par les royaumes chrétiens du Nord, renoua avec des conceptions religieuses plus dures, s’éloignant de fait de la doctrine rationalisante d’Averroès. Ce fut donc l’Occident chrétien qui "récupéra" cette pensée et se prit de passion pour elle, donnant naissance à cet "averroïsme" qui fut moins un mouvement de fond de la pensée musulmane, qu’à certains égards un genre de "tocade latine", déformant parfois la doctrine d’Averroès, mais qui n’en atteste pas moins d’un pont jeté entre l’Orient et l’Occident, entre le monde arabo-musulman et l’Europe.

De façon encore plus nette, c’est bel et bien à travers cette lignée de penseurs musulmans (Avicenne, al-Farabi ou al-Kindi, Averroès et d’autres) que l’Occident hérita de thèses, discussions et concepts qui marquèrent la philosophie, la théologie et aussi les sciences, héritage qui ne se fit donc pas en ligne directe de la pensée hellénique à l’Église catholique, comme certaines théories -y compris de l’actuel pape- voudraient le laisser penser. Et cette idée même d’une filiation entre les pensées grecques, persanes, arabes et occidentales suffisent à démonter une construction idéologique qui voudrait opposer Occident et Islam, jusqu’à la haine... voire au-delà.
 

Frédéric Alexandroff


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32 réactions à cet article    


  • Shaytan666 Shaytan666 1er décembre 2009 18:45

    Bonsoir l’auteur,
    Je pense que votre article tombe comme un cheveux dans la soupe, en pleine guerre des minarets, vous auriez peut-être du attendre quelques jours.  smiley


    • Le péripate Le péripate 1er décembre 2009 18:52

      Bon papier, bien qu’il fasse un sort un peu rapide aux thèses contenues dans « Aristote à Saint Michel », sans le nommer, ni surtout amener le moindre argument à ce propos.

      Mais ça reste intéressant.


      • morice morice 2 décembre 2009 11:33

        « Mais ça reste intéressant. »


        le mec qui n’écrit rien ici passe son temps à juger, du haut de son minaret intellectuel : quelle pitoyable prestance, quel mépris constant ce ceux qui nourrissent ici le forum : jamais vu pareil individu, hautain et prétentieux. Les lecteurs se rendent compte de ce que vous êtes ici, Le Péripate : un fat.


      • Phil Phil 1er décembre 2009 19:41

        Encore du politiquement correct.
        Aprés la raclée du vote des suisses ; il faut vite rétablir des « vérités » pour faire bon teint !
        et aprés quoi ! ils ont inventés le zéro, nos chiffres,l’algebre,la trigonométrie, ?
        Nous devons à leur grande culture tout notre savoir, la physique nucléaire !?
        C’est grace a leur enseignement que nous avons batis nos cathedrales ?
        Que les USA ont alunis !
        Heureusement qu’ils sont là autrement pas de scanner médical,pas de chaine hi-fi ni de playstation.
        ben tient
        Pour en venir à averoes il me semble qu’il a commencer à avoir de serieux problèmes
        dès qu’il a essayer comme Aritoste de douter.
        Douter de quoi ?! et bien du coran ! et là il a vite laisser tomber, et ses traductions sont pour aller dans le sens du coran, exit tout esprit critique de l’islam.
        Car le coran sont les paroles révéles de dieu à son prophete et non comme la bible qui est un récit écrit par des hommes donc soumis au verbe,la parole,le discours,la parabole,la raison et enfin aux doutes.


        • amipb amipb 1er décembre 2009 23:26

          Phil,
          Vous semblez oublier qu’il y a des courants parfaitement tolérants dans l’Islam. Les soufis, par exemple.
          Par ailleurs, l’Islam du Calife de Cordoue était nettement plus tolérant que notre église catholique durant le Moyen Âge...
          Il faut donc relativiser avec les époques, et celle que nous vivons aujourd’hui voit une radicalisation, voire une interprétation extrémiste des sourates. Dommage pour les peuples victimes soit de pseudo religieux utilisant la faible éducation des pauvres pour leur faire croire à un Islam dogmatique et intolérant, soit de ces mêmes fanatiques car n’appartenant pas à l’Islam.
          Espérons que les musulmans modérés se réveilleront un jour pour arrêter l’insulte faite à leur religion.



        • morice morice 2 décembre 2009 11:42

          Calife de Cordoue 


          à côté de la plaque, mcm comme d’hab..

          Abd al-Rahman III entretient de bons rapports avec les Juifs et les chrétiens. Il a pour conseiller et ami Recemundo, évêque de Cordoue, « Rabbi ben Zaïd ». Le calife prend à cœur de convoquer lui-même les conciles. Son médecin est le Juif séfarade Hasdaï ben Shatprut, à la fois philosophe et poète, qui traduit en arabe De materia medica, un manuscrit du médecin grec Dioscoride (d’Arnazarbe), envoyé par l’empereur byzantin Constantin VII Porphyrogénète. Hasdaï favorise d’autres intellectuels juifs, poètes et exégètes, dont les manuscrit nous sont ainsi parvenus (Jacob Al-Turtusi, Jeuda ben Sheshet, Dunash ben Labrat, Menahem ben Saruq, Moïse ben Hanoch, etc.). Ils communiquent avec le centre rabbinique deBabylone où se met au point la version définitive du Talmud sous l’égide de Saadia Gaon

          vous êtes un désinformateur et un menteur ici ! tout juste bon à alimenter des sites d’exrême droite ! tout le monde a reconnu cette période !!


        • yacoub yacoub 2 décembre 2009 12:31

          Al Mansour dévasta l’ Espagne et Compostelle. Il était le fléau de l’an mil
          Averroès a jugé avec raison que
           l’ islam était une loi pour les pourceaux


        • ASINUS 1er décembre 2009 22:54

          yep interressant , j ai appris. Reste qu avec le Cavadonga helvetique la Reconquista
          soit à l ordre du jour .


          • morice morice 2 décembre 2009 11:36

            L’islam s’est grandi au contact d’autres civilisations, puis le naturel est revenu au galop.


            pitoyable vision de l’histoire : comme ce sont des cons, ce sont les autres civilisations qui lui apportent... ce gars-là n’a aucun savoir historique. Aucun. Religieux il est , il est donc incapable de vision historique ! C’est un aveugle complet.

            • Régis Moulinier 2 décembre 2009 11:58

              Momo on parle quand du Nicaragua ?


            • anty 2 décembre 2009 15:15

              Je suis crétinophobe comme ce gars à mon avis.


            • DACH 2 décembre 2009 12:21

              Morice a écrit :

              « Mais ça reste intéressant. »

              le mec qui n’écrit rien ici passe son temps à juger, du haut de son minaret intellectuel : quelle pitoyable prestance, quel mépris constant ce ceux qui nourrissent ici le forum : jamais vu pareil individu, hautain et prétentieux. Les lecteurs se rendent compte de ce que vous êtes ici, Le Péripate : un fat.

              Synonymes arrogantavantageuxfaraudposeurprésomptueuxprétentieux,vaniteux.
              Morice qui s’autodécrit lui-même = encore un plaisir de le lire. Il manque un qualificatif cependant : ’’’grincheux à l’insu de son plein gré’’’’’. Cordialement. Namaste pour sa prochaine réincarnation avatarique. DACh

              • DACH 2 décembre 2009 12:34

                Encouragements à l’auteur pour la qualité de sa démarche et de son texte. Voilà une occasion de bien différencier l’avantage d’un débat sur des invectives puériles style le Momo de service, mais au moins lui et d’autres nous révèlent si bien ce qu’ils voudraient imposer qu’ils en désservent parfaitement leur cause. Et çà, c’est l’occasion d’une jubilation permanente.
                Heureusement que « le mot chien enragé ne mord pas... »

                Les 2 siècles andalous ne furent pas aussi civilisateurs que certains le prétendent, mais ils le furent bien plus que ce qui se passait dans d’autres régions d’Europe, où beaucoup d’obscurantisme régnait. Je signale à l’auteur la fondation du RP François Garnier à Noirlac qui nous a révélés le premier la signification de l’icconographie médiévale, et que le Moyen Âge ne fut pas non plus les siècles d’obscurantisme, (pour faire court), dont on véhicule si souvent l’image avant l’arrivée de la Renaissance par la Toscane.
                Cordialement. Namaste. DACh
                .


                • DACH 2 décembre 2009 12:40

                  Amphib a écrit : «  »«  »Espérons que les musulmans modérés se réveilleront un jour pour arrêter l’insulte faite à leur religion.«  »«  » Non c’est refuser ce qui dans la religion musulmane est à prétention liberticide. Aidons les musulmans dans leur Fitna, car les musulmans tolérants sont les premiers visés, avant nous occidentaux. L’exemple des talibans dont Massoud disait qu’ils ne leur manquent plus que les cornes.... Cordialement. Namaste. DACh


                  • abdelkader17 2 décembre 2009 12:42

                    @Dash

                    les criminels sionistes feront ils un jour le ménage dans leurs rangs ?


                  • DACH 2 décembre 2009 12:46

                    Salut Abdel la grenouille. Je croyais que tu t’en chargeais ? Depuis le temps, pour quels résultats ? DACh


                    • Ali 2 décembre 2009 13:29

                      salam

                      la qualité des discussions se déteriore sur Agx
                      depuis les jours passés je relève de plus en plus d’insultes

                      quant à ceux qui critiquent morice je les met au défit d’écrire un article aussi documentés et aussi truffés truffés d’informations qu’il sait le faire

                      aller !! à vos plumes faites moi mentir


                      • ASINUS 2 décembre 2009 13:52

                        bonjour Ali , si vous en prenez la peine ,vous remarquerez que bien des contradicteurs du « Professeur Morice » ne le sont pas tant a propos de ses articles mais plutot du ton grossier atrabilaire peremptoire et empli de suffisance dont il use avec tout le monde,
                        attitude qui sur n importe qu elles agoras réelles lui vaudrai au mieux son patronyme sur l’ostraca au pire du goudron et des plumes !


                        Asinus :ne varietur




                      • anty 2 décembre 2009 15:18

                        oui mais ce sont des insultes très hallal ...


                      • aladin aladin 2 décembre 2009 13:35

                        De la longue presence des musulmans en Espagne et de la symbiose qui s’en en suivie entre les musulmans, les Chrétiens et ls juifs, on peut tirer, en effet les leçons, sur le pacifisme de cette religion et battre en breche la thèorie du « choc des civilisations » pronées par les sionistes athés et les islamophobes en herbe.

                        Des faits, rien que des faits face à la propagande des racistes de services appointés copieusement polluer ce forum


                        • samir 2 décembre 2009 13:59

                          c’est qui les islamiques ? c’est les 1,6 millairds de muuslmans dans le monde ??

                          nan parce en trois ligne resumer le comportement de tant d’individus faut etre soit tres fort soit tres con...

                          ecoute mon grand je suis musulman mais personellement ce que tu penses de ma relkigion j’m’en fous comme de l’an mil alors tes raisonnements qui m’englobent tu te les gardes ok Rantanplan ?


                        • samir 2 décembre 2009 15:11

                          bah forcement tu ne connais que le musulman integriste alors un musulman quelqu’il soit ressemble a un musulman integriste...

                          bah oui c’est evident...


                        • samir 2 décembre 2009 15:14

                          et bien sir bertrand russell tout nobel qu’il soit est un inculte « des doctrines mystiques et un amour de la contemplation »

                          que dire du soufisme dans ce cas ??

                          et oui tu penses que la vision monlithique exprimée par un prix Nobel fait office d’argument d’autorité ?

                          on a beau avoir un Nobel on peut etre con l’un n’empeche pas l’autre

                          le prophete de l’Islam avait prédit lui meme les dissonnances dans la foi qu’il avait amené de telle facon qu’il avait auguré qu’il y aurait 73 sections différrentes se reclamant de l’Islam


                        • anty 2 décembre 2009 15:21

                          Si tu le penses pourquoi pas


                        • unpassant 2 décembre 2009 17:59

                          RUSSELL : prix nobel
                          SHIMON PERES : prix nobel de la paix
                          W. BUSH : nominé pour le prix nobel de la paix
                          ALFRED NOBEL : inventeur de la dynamite
                          BENOIT VI : ancien nazi
                          ça c’ est des modèles


                        • abdelkader17 2 décembre 2009 18:23

                          @Un passant
                          Vous avez oublié les deux plus importants criminels de guerre de l’histoire

                          Menahem Beginle responsable de l’opération paix en Galilée qui dévasta le Liban en 1982 et dont le ministre de la défense le sinistre criminel Sharon fut responsable des massacres de sabra et chatila.
                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sabra_et_Chatila
                          L’autre criminel c’est Kissinger responsable du génocide au Vietnam et au Cambodge,
                           artisan du coup d’état au Chili contre Salvador Allende un 11 septembre 1973.
                          L’inauguration de la première expérience néolibérale au monde sous les ordres de Pinochet avec l’aide Milton Friedman économiste de l’école de Chicago c’est le Chili, pour un programme se réclamant de la liberté c’est par les armes et la terreur qu’il s’imposait.
                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman

                        • unpassant 2 décembre 2009 18:53

                          Kissinger c’ est de la très haute criminalité, ça fait 50 ans que ce mec sévit, heureusement qui vive pas mille ans
                          Begin qui ose dire « si j’ étais palestinien je serai du côté de la résistance, c’ est normal nous leur avons volés leur terre »
                          Pour certains tous ces criminels sont des bienfaiteurs de l’ humanité


                        • unpassant 2 décembre 2009 20:14

                          C’ était Ben gourion et non Begin mais c’ est du même pedigrée


                        • aladin aladin 2 décembre 2009 16:47

                          voila plus d’un mois que les polueurs de ce forum, sevissent dans l’insulte et l’usage de repliques surgellees qu’ils nous ressortent sous l’oeil laxiste des moderateurs dont il font partie sous des pseudos connus sur l’autoroute raciste du web.

                          je leur reconnais cependant un mérite : il gagnent bien leur salaires, en pointant comme des fonctionnaires zelés sur ce forum du matin au soir.

                          A force de les frequenter on risque fort d’attraper le virus porcin qu’ils portent allegrement a côté de leur haine visqueuse.

                          , barra !


                          • ELCHETORIX 2 décembre 2009 18:39

                            @ l’auteur 
                            je vous remercie pour avoir écris ces faits historiques et d’avoir développé sur AVERROES et l’ISLAM en ESPAGNE et plus précisément en ANDALOUZIE .
                            Cordialement .
                            RA .

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