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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Pourquoi je suis passée au livre numérique

Pourquoi je suis passée au livre numérique

J’ai tellement lu qu’à moment donné, je me suis dit que je n’allais pas faire entrer un livre de plus dans la maison.

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La librairie indépendante Caractères à Mont-de-Marsan

J’ai gardé l’amour du beau papier, du parfum de l’encre, de ce genre de choses, même si beaucoup d’éditeurs font de moins en moins d’efforts sur ces chapitres qualitatifs. J’étais donc extrêmement dubitative quant à l’intérêt du numérique. Ayant franchi le pas il y a un an et ayant testé la plupart des possibilités offertes par ce support, je suis aujourd’hui une utilisatrice régulière et convaincue. Je trouve cela infiniment pratique et agréable même si je déplore l’abominable mauvaise politique éditoriale en France sur le numérique, du niveau des conneries déjà faites pour la musique et les films : un catalogue pourri et le fait de traiter les clients comme des délinquants avec des verrous partout.

Tout nouveau livre devrait sortir en format numérique : quel éditeur ne le travaille pas en format texte ? C’est donc un choix délibéré de ne pas le faire, ou de le faire mal et de réussir à parfois commercialiser les titres numériques plus chers que le papier. Le problème, c’est l’offre. Mais les éditeurs devraient arrêter de jouer ce jeu-là, parce que de plus en plus d’auteurs choisissent délibérément de sortir directement en numérique en se passant des contrats léonins qui caractérisent la profession.

Sur l’usage : ça change littéralement la vie !

Les liseuses (je ne parle pas des tablettes, on reste bien d’accord) sont aujourd’hui de très bonne facture. La technologie e-link permet un confort de lecture équivalent à celui d’un livre (ce qui n’est pas le cas d’une tablette). Les dernières générations ajoutent la lumière intégrée et j’ai pété ma tirelire pour pouvoir lire partout, dans toutes les conditions, sans emmerder personne avec ma lumière ou sans être emmerdée à chercher une loupiote pour éclairer mes pages. Rien que ça, c’est merveilleux.

Sur le confort pur de lecture :
On peut changer à sa guise la taille des caractères : on adapte le texte à sa lecture. Si l’on est bigleux, plus besoin de loucher, on agrandit. Si l’on déteste changer de ligne toutes les secondes façon Bibliothèque Rose, on diminue. Ou on joue sur la taille des marges. Sur beaucoup de modèles, on peut changer la typo selon son confort de lecture. On peut même parfois ajouter les siennes !
Même pour le pavé de l’été, la taille et l’encombrement sont constants et très bien adaptés à une main standard. Finit de s’éclater les pouces à tenter de garder un bottin ouvert malgré lui. Très bien au lit où on peut caler l’ouvrage sur les genoux et garder les doigts au chaud sous la couette.

On ne perd jamais sa page. Même et surtout si l’on lit plusieurs livres à la fois. Les liseuses se souviennent systématiquement de l’endroit où vous vous trouvez pour chaque livre ouvert. Vous pouvez marquer les pages sans les corner, récupérer des portions de textes, souligner, surligner, annoter, sans pourrir le support. Vous pouvez visualiser la liste de vos notes, extraits, commentaires. Vous pouvez lancer des recherches dans les livres, les notes… Cela dit, j’aurais aimé que les fabricants de liseuses pensent à l’export facile de nos notes, pour une intégration directe dans Zotero, pour les besoins des rats de bibliothèque.

Quand vous vous déplacez, vous pouvez le faire avec l’intégralité de votre bibliothèque. Vous ne devez plus choisir, dans votre valise, entre la trousse de toilette et vos lectures du moment. Pas de supplément bagage. Comme ça ne tient pas de place, vous pouvez trainer votre liseuse partout : fini Madame Figaro dans la salle d’attente du médecin, vous pouvez même vous offrir le luxe de lire en bivouac (quiconque fait de la montagne ou de la rando sait que la question du poids fait qu’on n’emmène pas de livres… maintenant, oui, on peut). Et c’est d’autant plus vrai qu’une bonne liseuse tient entre 15 jours et un mois en autonomie, question énergie…

Avec un modèle non-propriétaire (qui ne restreint pas les formats lisibles) et l’aide du logiciel libre Calibre, vous pouvez même transformer des sites, blogs ou pages Internet en livre numérique à lire tranquillement hors ligne, dans vos toilettes, votre hamac, n’importe où, en fait.
Un mot pour Calibre, logiciel de gestion de bibliothèque qui vous permet de vous y retrouver, d’indexer, noter, chercher par auteur, série, langue… ce que vous voulez. Pour un peu, ça me rendrait ordonnée. Sans compter que l’on peut facilement convertir nos livres d’un format à l’autre, ce qui est fort pratique quand on doit faire circuler un ouvrage entre plusieurs supports. Et vous apprenez aussi à bien tenir une base de données : on rempli les bons champs au bon endroit et on retrouve absolument tout.

Bref, sans les conneries de DRM des éditeurs et leur politique de pissefroids allergiques au changement, ce serait parfait.
Il y a aussi la mauvaise volonté puante des journaux et magasines français qui couinent à longueur de temps qu’ils n’ont plus de lecteurs, mais qui n’offrent aucune solution d’abonnement pour les liseuses comme cela se fait couramment aux USA, par exemple. À noter que Le Monde Diplomatique a lancé un abonnement numérique où l’on peut télécharger le numéro du mois en format EPUB, mais je trouve parfois le formatage mal adapté au support.

Notons quand même quelques maisons d’édition un peu moins conservatrices que les autres, comme L’Atalante ou Au Diable Vauvert qui commercialisent pratiquement l’intégralité de leurs catalogues en numérique sans DRM et à des prix pas franchement délirants (même si…).

Le seul truc que je trouve limite, c’est que pratiquement personne n’a pensé à comment on peut offrir un livre numérique, en cadeau, dans l’offre légale. Il semble qu’Amazon bosse dessus… et c’est bien dommage de leur laisser encore une longueur d’avance.
J’ai commencé avec le Kobo Mini. Pour le prix, c’était un petit risque et, surtout, il respecte les standards et les formats ouverts comme l’EPUB. Je l’ai reconfiguré pour l’offrir à mon père.
Parce que j’ai compris l’intérêt de la lumière pour être totalement libre de lire partout, j’ai opté pour le PocketBook Touch Lux. Je l’ai choisi parce qu’il n’est lié à aucune librairie en ligne et qu’il accepte un grand nombre de formats de fichiers. Je peux même lire des documents persos (même si je dispose de plusieurs logiciels à créer des ebooks). Très bonne qualité d’écran, nettement meilleur que le Kobo Mini, mais ce n’est pas la même chose. Il est très réglable, très personnalisable et j’aime les choses que je peux paramétrer à ma façon.
Je l’ai pris chez Décitre, librairie mixte papier/ebook et surtout indépendante, fonctionnant dans un réseau de libraires indépendants.
C’est important, l’indépendance.

Bref, je suis très convaincue des nombreux avantages du livre numérique, mais, manifestement, ce n’est pas le cas des professionnels de la profession qui freinent des quatre fers contre cette évolution avec leur offre rachitique et dont les prix exubérants sont carrément risibles au regard des économies d’échelle pourtant réalisées sur ce type de support.

Pourquoi ne pas systématiser la sortie du format numérique pour tous les nouveaux ouvrages ?
Pourquoi ne pas éditer en numérique les livres épuisés, ce qui satisferait pas mal de monde sans couter un bras ?
Sur des marchés de niche comme les ouvrages professionnels, les essais pointus, les trucs universitaires un peu chiants à 100 acheteurs par impression, pourquoi ne pas opter pour le numérique ? D’ailleurs, comment expliquer la pauvreté des catalogues sur les bouquins un peu pointus. Je tuerai pour l’œuvre complète de Illich en EPUB.

Pourquoi, surtout, maintenir les DRM alors qu’ils gênent essentiellement les clients honnêtes et rendent inaccessibles les livres pour les Linuxiens dont je fais partie (alors qu’il existe une multitude de tutos en ligne pour expliquer aux gentils windowsiens comment péter le verrou d’Adobe) ?

Un dernier mot pour nos amis libraires.

J’ai toujours aimé trainer dans les librairies. Je devais filer ma carte bleue à un ami incorruptible avant d’entrer chez Ombres Blanches à Toulouse, tellement l’offre était affolante. J’aime toujours cela et j’aimerais qu’il existe des solutions pour pouvoir acheter aux petits libraires que l’on visite l’équivalent numérique du livre papier que je tiens dans ma main, voire, soyons fou, avoir un combo des deux pour ceux qui veulent remplir leurs rayonnages privés tout en gardant la possibilité de récupérer de larges extraits de texte pour les besoins bibliographiques de Zotéro. Il est vrai que, maintenant, il n’y a plus beaucoup de librairies dans mon coin. Celle du village a brulé il y a quelques années et n’a pas été remplacée. Beaucoup de libraires ont transformé leur magasin en lieux de rencontres et de partages et j’aimerais que cela puisse se marier avec la lecture numérique.

Après, je ne cherche à convaincre personne, mais, pour ma part, c’est une évolution que j’ai fini par apprécier après m’être longuement méfiée du côté technologique de la chose.


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58 réactions à cet article    


  • Alex Alex 21 mars 2014 17:18

    Première question : est-ce que le nombre de lecteurs se maintient où baisse ? Il y a quelques années, on voyait un certain nombre de personnes feuilletant un livre dans les transports en commun. Mes dernières expériences montrent une nette diminution, et une augmentation vertigineuse du nombre de personnes tapotant fébrilement le clavier de leur portable...
    Cette remarque vise à expliquer la protection des livres électroniques par des éditeurs en perte de vitesse.

    Ce type de support est effectivement très pratique. Avec l’informatique, on peut facilement calculer le nombre d’occurrences de « je » (ou « j’ ») dans un article : le résultat est amusant...


    • Abou Antoun Abou Antoun 21 mars 2014 17:42

      Avec l’informatique, on peut facilement calculer le nombre d’occurrences de « je » (ou « j’ ») dans un article : le résultat est amusant...
      L’auteur(e) parle de son expérience.
      Pour le reste je suis tout à fait d’accord avec elle.


    • Monolecte Monolecte 21 mars 2014 17:59

      Il y a moins de livres lus par moins de personnes. Par contre, impossible de parler de la réalité sociale de l’acte de lecture : blogs, forums, journaux en ligne, je lis beaucoup sur mon ordinateur (mais je n’aime pas trop ça, c’est un peu par défaut) et je sais que pas mal d’autres le font beaucoup aussi, sur leur tablette ou leur smartphone.
      Donc, je crois qu’on lit toujours autant, mais différemment, sur différents supports et des choses différentes.

      D’où le fait que les éditeurs devraient arrêter de nous péter les couilles à vouloir conserver le modèle précédent au lieu de s’adapter aux nouveaux comportements !

      Les livres papiers, on se les prête, on les donne, on les échange, on les photocopie, etc... ça n’a pas coulé le livre papier pendant des décennies. Par contre, la multiplication des écrans de lecture devrait entrainer une mutation du secteur... peut-être un modèle plus granulaire et moins concentré, avec moins d’intermédiaires, plus du producteur directement au consommateur, comme je l’ai fait avec Lulu : http://www.lulu.com/shop/agn%C3%A8s-maillard/les-chroniques-du-monolecte-le-syndrome-du-poisson-rouge/ebook/product-17521019.html


    • Alex Alex 21 mars 2014 18:54

      « je crois qu’on lit toujours autant, mais différemment. »

      Je n’en suis pas vraiment sûr, sauf si lire des tweets, des SMS est considéré comme de la lecture.
      Il existe une grande quantité de livres « classiques » (ou moins) disponibles sur internet, et l’on peut même avoir accès à des bibliothèques étrangères, voire à des sites « savants » moyennant quelques relations.

      « D’où le fait que les éditeurs devraient arrêter de nous péter les couilles à vouloir conserver le modèle précédent au lieu de s’adapter aux nouveaux comportements ! »

      La vulgarité, c’est très classe et très moderne...
      Je soulignais l’aspect économique, sans lequel il n’y aurait pas d’autres livres que ceux publiés à compte d’auteur. Il n’est pas étonnant que les éditeurs souhaitent maintenir leurs avantages, mais il est choquant non que les livres soient protégés, mais qu’ils soient vendus aussi chers que leur version papier : avec les logiciels professionnels (que je connais bien pour les avoir utilisés), il n’y a pratiquement pas de surcoût à faire d’un fichier destiné à l’impression papier un autre destiné à l’édition électronique.


    • Alex Alex 21 mars 2014 18:57

      @ Abou

      « L’auteur(e) parle de son expérience. »

      On peut exposer objectivement les avantages d’un produit (et ses inconvénients) sans recourir au « moi-je » systématique dont l’effet est contre-productif.
      Cela n’empêche nullement de donner son avis personnel à la fin.


    • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 00:32

      Je ne tiens pas un blog techno ou un blog de consommation. Ce genre d’article est rare parce que je ne préconise pas un produit, je ne fait pas de test, je partage un ressenti. En tant que personne, j’ai vraiment trouvé un grand intérêt à l’usage de liseuse. Mais il est possible que mon voisin n’en voit pas du tout l’avantage...


    • Deneb Deneb 22 mars 2014 11:57

      Monolecte : « ...du producteur directement au consommateur... »
      Excusez-moi, mais j’aimerai bien savoir ce qui est « consommé » en lisant un livre... Utiliser une sémantique marchande pour parler de la culture, ce n’est pas lui faire l’honneur qu’elle mérite.


    • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 21:18

      Franchement, quand je vois les « espaces culturels » qui mettent en avant les livres indignes des vedettes de la téléréalité ou les livres de cuisine avec accessoires, on est clairement dans le commerce de bas étages.

      Après, je faisais plutôt allusion aux locavores, aux filières courtes, au retour aux sources.


    • Jánošík Jánošík 21 mars 2014 17:54

      100% en accord. l’essayer c’est l’adopter.

      Deux liseuses a la maison plus une tablette. Je lis en moyenne 3 livres par semaine, la famille aussi, fille de 13 ans qui n’aurait certainement pas lu autant et donc se cultiver autant. Le soft ’calibre’ est un ’Must have’. Convertisseur dans tous les formats, meme proteges DRM et puis, comme les MP3, on trouve de tout sur le net, EPUB, MOBI, etc... Je lis meme les originaux en anglais maintenant. Alors pourquoi se priver, non ?

      Pour les nostalgiques de l’odeur du papier, faudrait trouver un brumisateur idoine smiley Mais au moins plus besoin de pousser les murs pour faire rentrer les bouquins...


      • foufouille foufouille 21 mars 2014 17:58

        ça s’est amélioré et le prix a baissé


        • Monolecte Monolecte 21 mars 2014 18:02

          On est encore loin du compte. Un ebook à 17€, c’est du foutage de gueule. Et des qu’on sort des grosses machines, on ne trouve plus rien dans les catalogues.
          Et surtout, comme je le rabâche, étant sous Linux, c’est toute la production sous DRM qui m’est interdite ! Cela dit, acheter un livre pour n’avoir pas le droit d’en faire ce que je veux, ça me débecte.


        • foufouille foufouille 21 mars 2014 18:49

          pour la liseuse ............
          tu sait que les drm, c’est juste électronique


        • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 00:37

          Maintenant, quand tu achètes un livre DRM, en fait, tu achètes un lien vers le système Adobe où tu peux entrer avec ton logiciel Adobe où tu t’es inscrit et où tu récupères ensuite le vrai fichier que tu as acheté avec un verrou qui n’est pas terriblement compliqué de faire sauter si tu n’es pas une bille en informatique ou même si tu sais juste taper « déverrouiller DRM » dans Google.

          Maintenant, je suis sous Linux et Adobe a jugé que les utilisateurs Linux ne lisent pas de livres, en tout cas pas honnêtement : le logiciel n’a pas été développé pour nous. Donc, il me faudrait avoir un Windows quelque part pour pouvoir récupérer ce truc que j’ai pourtant acheté avec de vrais sous. Et là, tu vois, il n’est pas question que j’installe un Windows quelque part, même pas en émulateur, même pas en serveur virtuel.

          Voilà, pour moi, la question des DRM est close.


        • Abou Antoun Abou Antoun 22 mars 2014 11:12

          Et là, tu vois, il n’est pas question que j’installe un Windows quelque part, même pas en émulateur, même pas en serveur virtuel.
          Ne jamais dire ’fontaine ....’ Virtualbox c’est un jeu d’enfant à installer et à utiliser.


        • foufouille foufouille 22 mars 2014 12:13

          wine n’est pas windows. ensuite, tu peut chercher une offre non légale. posséder windaube n’est pas obligatoire sinon c’est une vente liée ou forcée. ce qui est pas légal
          tu peut aussi les coller au tribunal


        • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 21:20

          Je vais peut-être contacter April à ce sujet... mais pour l’instant, ils sont occupés par les élections.


        • Croa Croa 23 mars 2014 11:35

          « Un ebook à 17€, c’est du foutage de gueule. »

          Grâce aux (ou ’’à cause des’’) socialistes les prix sont libres ! (en ce qui concerne le livre cette liberté n’est pas encore totale mais elle l’est au départ comme les autres prix.)

          Effectivement à ce prix c’est du vol à 95% !


        • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 mars 2014 13:07

          Maintenant, je suis sous Linux et Adobe a jugé que les utilisateurs Linux ne lisent pas de livres, en tout cas pas honnêtement : le logiciel n’a pas été développé pour nous.


          Question de marché. Linux ne représente que 1 % des utilisateurs informatiques hors serveurs. Et encore, il faut tenir compte en plus des incompatibilités entre les différentes distributions. 



        • Jean Keim Jean Keim 21 mars 2014 18:01

          Et bien non et encore non ! Je ne passerai pas au livre numérique, le premier plaisir du LIVRE papier est de le tenir, de le regarder et de prendre conscience qu’il est avant tout un contenu qui est là dans sa totalité et que le contenant soit beau, luxueux ou quelconque ne change rien. Je peux commencer la lecture et la laisser puis la reprendre quand je le veux, pas de batteries, pas de caprices électroniques, pas de fragilité au choc, pas de reflets importuns et il y a ... le plaisir de feuilleter, de revenir en arrière pour revoir, réviser un passage qui se situe à peu près par là dans l’épaisseur du bouquin. J’annote, je souligne et cerise sur la gâteau je peux le donner, le transmettre comme un legs sans droit de succession comme un partage.


          • Monolecte Monolecte 21 mars 2014 18:05

            On peut feuilleter, annoter, retrouver des passages, souligner et passer aussi ses bouquins sans DRM à ses proches (comme je l’ai fait avec mon père). Quant aux batteries, on est vraiment peinards, ça ne consomme pas grand chose.
            Et je peux lire la nuit sans réveiller l’autre :-P

            Après, chacun fait comme il veut ! Mais j’ai eu les mêmes arguments que vous avant d’essayer !


          • Abou Antoun Abou Antoun 22 mars 2014 11:18

            le premier plaisir du LIVRE papier est de le tenir, de le regarder et de prendre conscience qu’il est avant tout un contenu
            Ben justement il faut séparer le contenant du contenu. Un beau livre peut être considéré comme un objet de collection. Mais si on est un ’vrai’ lecteur on se concentre sur le contenu.
            Dans mes jeunes années le livre de poche commençait à se répandre et on trouvait de nombreux bibliophiles (doit on les appeler des lecteurs ?) qui juraient qu’au grand jamais ils n’achèteraient de classiques au format des romans de gare. Pour les étudiants, de toutes façons pas le choix, livres de poches et souvent d’occase ... Je crois que le problème est le même maintenant pour les gros lecteurs à petits budgets pas d’autre choix que la liseuse.


          • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 21:21

            Oui, tout à fait d’accord avec la différence livre de poche - beau livre.
            Ainsi, j’ai acheté L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet en format papier, parce qu’en numérique, ça n’aurait aucun sens !


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mars 2014 18:10

            Mouais , mais on sait toujours pas si une liseuse peut caler le buffet hérité de tante Ginette ...


            • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 00:38

              Commence par tester avec ton laptop, pour voir... smiley



              • Krokodilo Krokodilo 21 mars 2014 18:22

                Seul défaut : malaisé de se reporter par exemple aux premières pages lorsqu’un livre comporte des cartes ou des plans, ou une liste des personnages.
                Pour le prix, effectivement, on nage en pleine arnaque : il ne devrait coûter qu’à peine plus que la part gagnée actuellement par un auteur, soit quelques euros pour une nouveauté, environ 1€ pour un poche.
                Effectivement, les utilisateurs lambda sont pénalisés par rapport à ceux qui piratent ou connaissent des pirates et peuvent parfois se procurer des trucs introuvables.
                Sinon, y a aussi le s bibliothèques municipales (mais faut faire la queue pour les nouveautés) : j’ai lu entre autres la trilogie de Murakami pour un abonnement de moins de 20€/an, pas étonnant que certains rêvent de faire la peau des bibliothèques, jadis destinées à diffuser la culture et maintenant accusées de spolier les ayant-droits. Il faudrait quand même arrêter les droits au décès de l’auteur (hormis le droit moral de ne pas dénaturer l’oeuvre par les adaptations, et encore) : les enfants d’un ingénieur n’héritent pas de ses brevets !


                • Fergus Fergus 22 mars 2014 09:21

                  Bonjour, Krokodilo.

                  Je lis environ 2 livres par semaine. J’en achète parfois, mais surtout j’en emprunte en bibliothèque, un lieu où je me rends 1 à 2 fois par semaine, où je peux chercher les livres dans les rayons pour lire la 4e de couverture et pour les feuilleter avant de les emprunter. Tout cela pour un prix dérisoire (17 euros) qui donne droit également à des emprunts de CD et de DVD.

                  La liseuse, je ne crois pas être prêt à sauter le pas, tant j’aime le contact avec l’objet livre. Qui plus est, je n’en aurais pratiquement pas l’utilité en vacances, cette période étant celle où je ne lis quasiment rien, faute de temps, l’essentiel de mes journées étant consacrées à la randonnée.

                  Salutations à Monolecte.


                • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 10:00

                  La bibliothèque du village est tout de même assez restreinte en choix, de par ses contraintes de taille. Quand j’étais étudiante, je tapais très régulièrement à la BU où je trouvais vraiment tout ce que je voulais.
                  Butiner dans les rayonnages, c’est très exactement ce que permet de faire Calibre. Je pense que sans Calibre pour gérer ma bibliothèque numérique, c’est très simple, je n’aurais jamais franchi le pas. Une liseuse toute seule, déconnectée de mon ordinateur et seulement connectée à une librairie propriétaire a, pour moi, beaucoup moins d’intérêt.

                  En fait, maintenant que j’y pense, c’est par Calibre que j’en suis venue aux liseuses. Au début, c’est quelques personnes qui partagent avec moi des livres numériques qu’elles ont aimés ou écrits (merci encore à Irène Delse pour son travail et sa gentillesse !) et comme je n’avais pas de logiciel pour les lire, j’ai installé Calibre. Devant l’élégance de la gestion des livres, j’ai tout de suite été captivée par les possibilités offertes pour la rationalisation de la gestion des stocks, moi qui suis naturellement bordélique. Et j’ai trouvé que de devoir rester plantée devant ma bécane pour lire était gravement chiant et pas que les jours de beau temps.

                  Quand Kobo a soldé sa liseuse à moins de 50€, je me suis dit que le test ne serait pas atrocement couteux si cette technologie ne me satisfaisait pas. Et j’ai été pleinement satisfaite.

                  Pour ce qui est des randos l’été, c’est bien ce que je dis dans mon papier : avec une liseuse autonome en éclairage, il devient tout à fait possible d’envisager de lire pendant le bivouac du soir. Ma liseuse fait moins de 200g et c’est une surcharge que je suis prête à assumer pour avoir l’extrême plaisir de lire vraiment n’importe où et n’importe quand. Tout Proust à la montagne en moins de 200g : elle est pas belle, la vie ? smiley


                • Fergus Fergus 22 mars 2014 11:18

                  @ Monolecte.

                  D’excellents arguments que je ne conteste pas. Mais comme 97 % des Français, je ne suis pas encore prêt à sauter le pas. Sans doute par crainte que le contact du papier ne me manque.

                  Pour ce qui est des bibliothèques de village, le fait est que le choix y est restreint, contrairement à ce qu’il est possible de trouver dans les villes de 10 000 habitants et plus. Mais les choses évoluent avec l’intercommunalité qui permet maintenant de mutualiser les moyens pour disposer d’une offre supérieure.

                  Excellente journée.


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 mars 2014 13:12

                  Le contact du papier ne me manque pas en fait. Acheter un livre, cela a toujours été une loterie niveau qualité du matériau. Combien de bouquins n’ai-je lu qu’une fois car arrivé à la fin les cahiers ont commencé à se détacher, voire même avant !


                  Papier ou numérique ? Ce n’est qu’une différence de matériau. Zola est aussi prenant sur tablette que couché sur un vélin. Un hiéroglyphe est aussi parlant sur un papyrus que gravé sur la pierre de Rosette. 

                • Croa Croa 23 mars 2014 15:46

                  Contrairement aux idées reçues les bibliothèques font largement vivre l’édition !

                  Ces établissements essaient de fournir le plus grand choix possible à leurs lecteurs...
                  Résultat : La plupart des livres achetés par une bibliothèque ne seront lus qu’une, deux ou, rarement... trois fois ! Seuls les grands succès obligent les lecteurs à attendre leur tour car ils seront effectivement nombreux à les lire. Donc les bibliothèques ne portent atteinte qu’à ceux qui ne sont pas à plaindre et c’est très bien !


                • bleck 21 mars 2014 18:28

                  Pour ceux que cela intéresse il existe des sites ou les livres sont gratuits car libres de droits

                  En voici un par exemple :

                  http://www.livrespourtous.com/

                  Bonne lecture


                  • foufouille foufouille 21 mars 2014 18:53

                    tu en as aussi ou il y a plus de drm


                  • bleck 21 mars 2014 19:06

                    @ Foufouille

                     smiley


                  • Krokodilo Krokodilo 21 mars 2014 18:38

                    Exemples de quasi-arnaques (quasi parce qu’on est pas obligés d’acheter) : le dernier ou avant-dernier Tom Clancy, vendu en deux bouquins alors qu’il est sorti aux USA en un seul pavé (de toute façon, il est devenu très faible, s’il les écrit encore lui-même...), ou la grande Elisabeth George qui s’essaie à la saga pour ados, un brin fantastique (télépathie), en bouquin épais alors que le premier tome est infiniment plus court que ses pavés habituels mais vendus au même prix : et la SF, c’est pas son truc... Ou Millenium, dont la traduction est devenue célèbre pour sa mauvaise qualité, probablement parce que payée au lance-pierre.
                    Internet a beaucoup apporté aussi pour choisir ses lectures, car s’il peut exister des fausses critiques appointées par éditeurs ou auteurs, la moyenne des réactions sur les forums ou les sites vendeurs donne une idée plus fidèle que les meilleurs critiques littéraires - à condition d’éviter les commentaires qui en révèlent trop ! (Je reste quand même lecteur de la revue Lire, mais la transition numérique est dure pour tout le milieu)


                    • alinea Alinea 21 mars 2014 20:02

                      Quand je comprendrai tous vos sigles, tous les noms de vos merveilleuses machines, oui, sûrement je me mettrai à la liseuse électronique !
                      En attendant, je me tue le pouce à essayer d’écraser un bouquin, j’en perds systématiquement la page, je verse aussi, sans faire exprès bien sûr, du café ou du vin, sur le nom de l’assassin ; bref une vraie galère quoi, surtout que je n’y vois rien et que j’ai toujours perdu mes lunettes !  smiley


                      • fawkes fawkes 21 mars 2014 22:14

                        je n’ai pas passé le pas parce que j’aime lire du papier.
                        ceci dit je la rejoins sur deux aspects :
                        -j’aimerais parfois prendre avec moi toute ma bibliothèque professionnelle avec moi. et çà je le peux pas
                        -j’aimerais aussi prendre avec moi tous mes livres d’histoire et notamment de vieux livres que l’on ne trouve plus guère qu’en téléchargement libre sur les sites de bibliothèques nationales et qui sont souvent au format PDF et que je ne peux lire que sur mon écran de pc (et je trouve les tablettes inutiles à mon usage, je préfère de loin investir dans une liseuse).

                        mes questions à l’auteur
                        1) est ce que votre liseuse qui lit beaucoup de format lit le format PDF ?

                        2) lit elle des livres avec des images en couleur ?

                        3) peut on faire en sorte de séparer l’écran en deux et garder une page en fixe et naviguer sur le reste du livre ? (très pratique lorsque l’on veut garder une carte ou un plan sous les yeux tout en lisant, comme dans les vieux livres avec les plans dépliables en fin d’ouvrage)

                        mais je confirme le point de vue d’un autre agoavoxiens, rien ne vaut le toucher du papier d’un livre.


                        • bleck 21 mars 2014 23:53

                          @ Fawkes

                          Il existe un logitiel qui s’appelle Calibre avec lequel tu peux transformer le format PDF en format MOBI qu’il faut pour lire sur une liseuse genre Kindle

                          Il est gratuit ; il suffit de taper « Calibre » pour l’avoir

                          Les tablettes genre Sangsun Galaxie lisent en PDF

                          Les liseuses genre Kindle lisent en format MOBI

                          Pas de liseuses Kindle en couleur ( du moins pour l’instant) : il y en a avec éclairage intérieur et d’autres avec éclairages extérieurs

                          Les liseuses c’est fait juste pour lire

                          Pas de son ( pour l’instant )

                          Les liseuses Kindle se rechargent sur le 220 avec une prise transformateur avec cordon de branchement qu’il faut prendre en option ( tous les moyens sont bons pour que tu raques)

                          Autonomie ; une quinzaine d’heures de lecture

                          Pour Calibre , c’est d’une facilité enfantine que de s’en servir : je m’en sert

                          Avec Calibre tu peux passer de n’importe quel format à 16 options de formats

                          Je suis comme toi ; je préfére le format papier : mais cela te permet d’ avoir 2 000 bouquins dans la poche de ton blouson et de pouvoir les partager avec tes amis

                          Tu branches ton Kindle sur leurs PC et tu peux leur refiler les tiens et leur prendre ceux qu’ils ont qui te plaisent

                          Non ; je ne suis pas représentant chez Kindle

                          Bonne lecture


                        • bleck 22 mars 2014 00:07

                          Je précise aprés m’être relu ; qu’évidement avec Calibre tu peux tranformer à partir de Epub

                          En fait ça transforme le format que tu lui met en celui que tu veux

                          Ex : tu peux partir de Mobi pour transformer en PDF : comme tu veux tu choises


                        • Monolecte Monolecte 22 mars 2014 00:43

                          Oui, ma liseuse s’en sort pas trop mal avec le PDF, elle n’affiche que des niveaux de gris, mais la plupart des images passent très bien en niveau de gris et vu la taille d’un écran de liseuse, le splitscreen me semble un peu inutile.

                          Le mieux quand on se pose des question sur la lecture numérique, c’est de lire Aldus : http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog

                          Et quand on veut franchir le pas, on peut se donner un coup de main pour choisir avec cette page très intelligente (qui m’a permis de choisir mon Pocket Book en fonction de mes critères prioritaires !) http://liseuses.survol.fr/

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